Dimanche 29 Janvier 2012, St Gildas

Perspectives congolaises

Texte libre
  •                                       new_083

     

     Les Gendarmes au Congo Brazzaville tirent sur leurs collègues de la force publique

    Source : http://www.frtdh.org/  

     

     

     

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    INFO - INFO - INFO

     

    Congo : 26% des enfants de moins de 5 ans touchés par la malnutrition

    BRAZZAVILLE (Xinhua) - En République du Congo, 26% des enfants de moins de 5 ans sont touchés par la malnutrition chronique, 14% par l'insuffisance pondérale et 7% par la maigreur, selon des statistiques communiquées lors d'un séminaire d' adaptation des "Directives et instructions" pour la mise en oeuvre du Paquet essentiel d'interventions en nutrition (PEIN), en milieux institutionnel et communautaire, tendu mardi et mercredi à Brazzaville.

     

    Au cours de ce séminaire organisé par le ministère congolais de la Santé et de la Population en collaboration avec l'UNICEF, les participants issus du ministère de tutelle, des médias, des confessions religieuses et des communautés de base, ont élaboré des plans de communication adaptés au PEIN, respectivement dans les Centres de santé intégrés (CSI), dans les hôpitaux et dans les communautés de base, en vue de mieux sensibiliser les femmes enceintes et les mères allaitantes sur l'allaitement maternel précoce et exclusif.

    Ces plans de communication, a-t-on indiqué, vont permettre aux agents de santé dans les différentes structures sanitaires du pays, de bien assimiler et vulgariser  les notions essentielles et fondamentales sur l'alimentation de l'enfant de 6 à 59 mois et la lutte contre les carences en vitamines et minéraux, ainsi que sur le dépistage et la prise en charge communautaires de la malnutrition.

    Ces documents de référence du PEIN, précise-t-on, visent à promouvoir l'allaitement maternel précoce et exclusif, une alimentation adéquate de l'enfant de 6 à 59 mois et une amélioration du dépistage et de la prise en charge de la malnutrition aiguë chez les jeunes enfants. 

    Source: AFRIQUINFOS

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  •             CONCERTATION  D'EWO, LE PRESIDENT DU FRONT S'EXPLIQUE

    Après une nouvelle mascarade de concertation nationale politique à Ewo (un village des Plateaux ou de la Cuvette), M NGouolali Rigobert, président du Front des partis de l'opposition congolaise (FPOC) a participé à une émission de télévision où il a donné un brillant éclairage sur cette concertation du village. C'est avec plaisir que j'ai accepté le Dvd qu'il m'a remis et j'ai pris l'engagement de le diffuser en le convertissant d'abord au format compatible pour les sites de diffusion de vidéos afin que la diaspora congolaise et l'opinion internationale soient informées sur la situation politique du Congo-Brazzaville imposée par DSN. Ce dernier met tout en oeuvre pour préparer les élections législatives en 2012 à sa guise afin de retirer tous les verrous l'empêchant d'être toujours au pouvoir sans la moindre élection transparente ni démocratique. DSN se souvient chaque seconde après la Conférence nationale souveraine qu'il fut placé 3ème donc éliminé en juillet 1992 à l'élection présidentielle démocratique ! Il s' exila en France pendant 4 et demi ! Il avait juré de détester la démocratie universelle ! Cette vidéo est à regarder avec attention et en parler autour de vous et partout. Merci. (par Dr LOUBELO E.F, Secrétaire chargé de Communication du CODICORD).

TELE RUPTURE
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    TELE RUPTURE 

    Vous pouvez aussi regarder cette télé sur Real Player.

    La chaîne étant à l'essai, nous vous invitons à nous faire part de toute éventuelle difficulté de reception. A noter qu'à certaines heures de la journée la chaîne peut être indisponible pour des raisons de maintenance

    AMEDEE KETI, Manager principal et Directeur des programmes

    Cercle La Rupture

Texte libre
  • La grande nausée

    Comme à l’accoutumée, dès que le pouvoir de Brazzaville, désormais  dans le collimateur de la communauté internationale,  est sérieusement  ébranlé;  la meute oyocratique  rivalise des mâles propos dans la fustigation des trouble-fêtes. A coups de divagations, les unes plus insipides et plus abjectes que les autres, elle prétend pourfendre  «  les ennemis de la nation ». 

    A la faveur de « l’affaire des mallettes »(1), menée tambour battant par Robert Bourgi, les griots du « Chemin d’Avenir » n’ont pas dérogé à la règle. Dans  un abyssal déficit de sincérité, le Porte parole du Gouvernement, Bienvenu Okiémys’est une fois de plus illustré  dans l’esquive et la tangente; des arts qu’ils manient, somme toute,   comme sa langue maternelle. Pour nous gaver de pestilences, il a osé affirmer avec emphase que des sommes colossales ne pouvaient aucunement  être soustraites  du Trésor public congolais par son « Propriétaire » Sassou Nguesso, sans que cela ne puisse susciter  une levée de boucliers. Les procédures y seraient scrupuleusement respectées. Un véritable scoop. C’est vraiment nouveau, si se servir dans « l’épicerie familiale »( dixit Ngouolondélé) devenait répréhensible !  Mais de qui se moque-t-il ce Ministre?

    Evitons toute circonlocution : le spectaculaire dédouanement d’Abdoulaye Wade et de son fils Karim par Bourgi, n’absout nullement Sassou Nguessoet feu Omar Bongo, deux piliers de la Françafrique. D’ailleurs, alors que Maître Wadeet son fils menaçaient vigoureusement de porter plainte pour diffamation, Brazzaville et  Libreville sont dans une assourdissante torpeur. 

    Là où le bât blesse, au point de susciter une grande nausée c’est  le toupet de ce pouvoir  qui  estime que cette affaire serait exclusivement franco-française, et que seuls les relents colonialistes  justifieraient  que l’honneur  et la souveraineté du Congo soient -comme dans l’affaire des « Biens mal acquis »-  mis à mal.  Il feint d’ignorer que la postérité ne rendait à tout un chacun qu’un honneur qu’il méritait  et que toute  souveraineté était une authentique et perpétuelle conquête.

    D’ailleurs, de quelle souveraineté nous parle-t-on quand les fondements d’un Etat républicain et indépendant  sont chaque jour si joyeusement jetés aux orties ? 

    Aucun pays, sur ce vaste planisphère, ne peut soutenir la comparaison avec le nôtre, à cause de la singularité des comportements de nos dirigeants. Aucun pays ne cultive le culte de la dépendance autant que le nôtre. Aucun pays ne méprise ses habitants autant que le nôtre. Aucun pays ne croit à la puissance des forces extérieures, au détriment des forces internes dans le processus de développement, ou dans la gestion du pouvoir au­tant que le nôtre. Oui, nos dirigeants mal  élus ou pas du  tout élus, refusent  toute «normalité», ils redoutent, d’être sevrés de toute dépendance, même  encombrante et infâme. Ils n’ambitionnent pas du tout  d’être à la table des hommes et femmes qui font l’Histoire en construisant leur monde.   La franc-maçonnerie, la Françafrique, le FCFA  sont des impedimenta  que nos dirigeants font peser comme un boulet sur les épaules de notre pays, accentuant chaque jour notre vassalisation  et notre extraversion.

    Le plus important dans cette affaire n’est pas dans le contenu des mallettes que transportait, dans le clair-obscur,  Robert Bourgide Sassou  et/ou de Bongoà Chirac; celles-ci ne constituent que des détails d’une vaste et ruineuse es­cro­querie accomplie par ces deux satrapes  et leurs complices Français. Comment peuvent-ils avoir l’outrecuidance de se livrer à des pratiques d’une telle laideur morale, sachant que leurs populations respectives sont exposées aux affres inimaginables ? Une autoflagellation justifierait –t-elle une telle conduite ? Ces questionnements en appellent d’autres:   Que se passe-t-il derrière ces mallettes ? Elles garantissent quoi ? Elles protègent qui ? Elles protègent contre quoi ?  Les réponses coulent de source...Un véritable secret de polichinelle.

    Nous avons tous en mémoire, l’hystérie qui s’était emparée de Jacques Chirac  quand il  congratula ostensiblement, Dos Santosd’avoir envoyé ses militaires à Brazzaville, pour -officiellement –mettre un terme aux souffrances des congolais empêtrés dans une guerre civile sans merci. Il fallait se rendre à l’évidence et ne pas  se faire d’illusions.  Seuls les bornes politiques pouvaient croire à un soudain et désintéressé attachement  du Président Français  au peuple congolais, martyrisé par ses dirigeants.

    Alexis de Tocquevillel’avait relevé très tôt : « la France reste spécialiste des règles dures et des applications molle». Et à son contemporain le Général De Gaullede renchérir : «  La France n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts ». L`hypocrisie de la rhétorique diplomatique d`aujourd’hui est tout bonnement mise à nu. Les lois et les principes vantés dans ce pays sont bons quand ils s’appliquent aux autres, notamment aux pays africains francophones. Les dirigeants Africains putschistes ou non élus, sous perfusion politique, « Grands maîtres » et Représentants locaux  de la franc-maçonnerie, principaux acteurs de la nébuleuse Françafrique, sont à la merci  des humeurs de leurs protecteurs hexagonaux. 

    En conséquence, nos analystes politiques, nos journalistes et notre «  opposition »,  à la lumière des dénonciations de Robert Bourgi, au lieu de se contenter d’être les relais des médias français, ont des questions fondamentales à se poser, sur le fonctionnement de nos économies, sur nos politiques culturelles, sur le pacte colonial, sur l’état de la démocratie dans nos pays, car l’existence de la Françafrique, avec son économie, sa diplomatie parallèles; avec sa politique culturelle, et l’utopie de bâtir des régimes démocratiques, dans les mêmes pays, sont antinomiques. Elle est et demeure ce qu’elle est, quelle que soit la nature du régime politique à la tête de l’Etat français. Que ce régime soit de droite avec Charles de Gaulle, Georges Pompidou, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, de centre avec Giscard d’Es­taing, de gauche avec François Mit­ter­rand, la Françafrique ne renonce pas à ses manœuvres criminelles.

    Tout le génie de Foccartest ici : son monument échappe à toute éthique et à toute idéologie politique. C’est là un des aspects de l’exception africaine dans la politique française et dans le comportement de ses élites et de ses médias. S’il y a Françafrique il ne peut y avoir de démocratie, qu’il ne faut pas confondre avec le multipartisme; la Françafrique constitue plutôt de confortables nids pour les dictatures. Et s’il y a démocratie, il ne peut y avoir de réseaux criminels et «voyous» comme ceux de la Fran­çafrique.  La coexistence des deux phénomènes est impossible.

    Après tant de crimes, il est normal que Robert Bourgitienne à «soulager sa conscience», si tant est qu’il en avait une. Les pratiques nauséeuses, qui sont du reste un frein d’une puissance insoupçonnée contre le progrès social et le développement, ne seront éradiquées  qu’avec un véritable assainissement de la vie politique. Sur ce, nous devons œuvrer pour un système qui nous offre la possibilité de se rebeller contre le fatalisme en conspirant un avenir désiré. C'est cet esprit de résistance face à l'adversité et d'action militante pour la conquête du futur qui nous permettra de faire florès. A l'inverse, s'endormir sur la rente pétrolière ( qui du reste, ne profite qu'à Sassou, à  son clan et ses protecteurs) et se résigner à subir les changements, ne peuvent conduire qu'à l'implosion irréversible de notre cher Congo.

     

    Djess dia moungouansi   La plume libre au service du peuple

    (1)           Lire à ce propos le dernier ouvrage  de Pierre Péan : « La république des mallettes »- Septembre 2011- Editions Mille et une nuit

    Blog de Djess

    http://demainlecongo.kazeo.com

Djess sur Radio Forum
  •           DJESS SUR   RADIO DES DROITS DE L'HOMME

    Réaction au discours du 12 août 2011 de Sassou Nguesso selon Djess dia Moungouassi la croissance économique congolaise serait une véritable escroquerie :

    POUR  ECOUTER DJESS  -CLIQUEZ ICI

     


    En réagissant au Discours dit de l'Etat de la Nation prononcé par le Président Denis SASSOU NGUESSO, le vendredi 12 août 2011, le numéro 0033631072180 a enregistré l'appel de nombreux congolais dont Djess dia MOUNGOUANSI un internaute analyste économique et politique des tribunes africaines. Il estime que:

    "Les laudateurs du « Chemin d’Avenir » auraient dû tempérer la frénésie née de la croissance annuelle du Produit Intérieur Brut(PIB) qui était de 10.20% en 2010 et même de 8.4% attendue pour 2011(1). Ils auraient dû avouer au peuple que même un piètre dirigeant, pour un pays nanti comme le Congo, aurait pu au minimum réaliser de tels taux de croissance. Dont acte !
    Cette croissance appelée « Croissance incursive » est pauvre en création d’emplois, mais surtout inappropriée pour la mise en oeuvre de stratégies de réduction de la pauvreté (SRP). Mal gérée, elle peut même être contre-productive".

CRISE DE L'UPADS
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    INTERVIEW DE PASCAL TSATY MABIALA

    SECRETAIRE GENERAL DE L'UPADS

     

     

     
     
     
     
     
     
CAHIERS DE BRAZZAVILLE

  • LES CAHIERS DE BRAZZAVILLE N°8- CLIQUEZ CI-DESSOUS

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SCISION DU CONGO
  • HUMEUR : PROJET DE SCISSION DU CONGO

    Face aux dérives du pouvoir actuel qui a élaboré comme projet l'accaparement des richesses nationales au seul profil de la famille Sassou et de ses sbires, certains congolais estiment qu'il devient impossible de vivre ensemble.

    Je vous propose la réaction du député Robert POATY PANGOU,, tirée du Blog de mon ami Kovalin.

    Djess

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                                        Robert Poaty pangou

                                                     LETTRE A SASSOU NGUESSO

    Paris, le 16 Juin 2011

    Honorable Robert POATY PANGOU A Monsieur Denis SASSOU-NGUESSO

     

    Objet : La SCISSION du CONGO est désormais évidente.

    Monsieur le Président,

    J’ai l’honneur de vous adresser la lettre dont la teneur suit.

    « Il est au vu et au su de tous, que vous prenez le CONGO pour un BIEN personnel et/ou élargi à tout membre du Peuple NGala et dont l’héritage est à transmettre à votre famille et/ou à tout originaire du NORD. Pourvu que le Pouvoir soit conservé au NORD ».

    C’est le Plan que tout le Peuple NGala a arrêté. La candidature unique de tout le NORD en 2002 en est la preuve irréfutable sur l’unité du NORD.

    Le Peuple Kongo l’a bien compris. Quant au Peuple Téké, je n’en sais rien. Je ne sais s’il voit ce qui se passe.

    Le Peuple Kongo demande que les choses se fassent au clair et demande la SCISSION du pays. Le Peuple Kongo demande cette SCISSION pour une raison toute simple et pourtant profonde.

    Le Peuple Kongo tient à protéger seul, les vies des membres de son groupe ethnique. Il doit faire éviter des nouveaux massacres à ses membres.

    Il veut reconstruire seul son avenir et réparer seul tout ce qui lui a été détruit. Il en est capable. Il l’a prouvé dans le passé.

    N’oubliez pas, Monsieur Denis SASSOU-NGUESSO et tout le monde le sait, que vous êtes entrain de préparer un nouveau Coup d’Etat à travers la révision de votre propre Constitution de 2002. Vous savez très bien pourquoi vous tenez à faire cette révision.

    Monsieur le Président,

    Vous allez certainement dire que le Peuple Kongo demande la SCISSION du pays. NON. Ce n’est pas le Peuple Kongo qui le veut. Même si c’est effectivement le vœu qu’exprime désormais l’homme du SUD.

    Le Peuple Kongo a tout simplement fait le constat suivant :

    En effet le Peuple NGala dont vous êtes au fond le représentant aujourd’hui, est arrivé au Pouvoir par la force des Coups d’Etats ce depuis Marien NGOUABI.

    Le Peuple NGala s’est accaparé de la gestion de toutes les richesses du pays. Et pour en avoir la maîtrise totale sur toutes ces richesses et mieux conserver le Pouvoir, le Peuple NGala s’est très lourdement armé.

    Voilà pourquoi tirant la leçon sur ce qu’il a subit du fait de ces Coups d’Etats à répétition, le Peuple Kongo pense qu’il faut procéder à la SCISSION du pays.

    Mais la fuite en avant sur cette question ne sera plus acceptée. Le 18 Mars 1977, nous avons tous entendu dans les rues de Brazzaville que : « Ba Kongos ba bomi Marien ».

    La suite de cette phrase fut le massacre du Cardinal Emile BIAYENDA, d’Alphonse MASSAMBA-DEBAT et des pauvres innocents.

    Depuis 1992, année de l’élection de Pascal LISSOUBA, la démocratie n’existe plus. La corruption a détruit tous les Partis Politiques à l’image de l’UPADS, le MCDDI, le PCT, l’UDR-Mwinda, le RDPS, le RDD et j’en passe.

    Or malheureusement pour le Pouvoir que vous incarné, les militants de ces différents partis sont conscients et ils sont restés fidèles malgré tout.

    L’impossibilité de faire usage de la démocratie à travers les partis politiques dans le vivre ensemble à cause de nos appartenances ancestrales comme unique moyen pour accéder à la Magistrature Suprême, nous oblige à revenir en arrière afin de rechercher la véritable solution en mettant autour d’une même « Table Ronde » les Peuples ; Kongo, NGala et Téké.

    Car les partis politiques ne pourront jamais trouver la solution nous permettant de nous libérer de cette « Nasse » dans laquelle le Colon nous a enfermé. Faute de quoi, nous allons finir par nous entre bouffer jusqu’à notre disparition totale.

    Depuis Février 1959 à Juin 2011, voici plus de 42 ans que nous nous entre tuons pour le Pouvoir.

    D’ailleurs la Loi sur les partis politiques exige une représentation ethnique. Ce qui démontre à suffisance qu’il existe un malaise entre les différentes composantes ethniques du pays.

    Le Peuple Yougoslave avait comprit son problème et il a trouvé la solution. Le Peuple Yougoslave à procédé à la SCISSION de la Yougoslavie.

    Les nouveaux Etats nés de la disparition de l’Etat Yougoslave à l’image de la Croatie se portent mieux.

    L’Unité des Peuples : Tékés, NGala et Kongo sur un seul et même sol a causé la destruction du Peuple Kongo. Ce Peuple souffre aujourd’hui à cause de cette Unité imposée par le Colon.

    Les trois(3) Peuples : Téké, NGala et Kongo n’ont été que contraint de vivre ensemble.

    L’affaire Georges YAMBO, la guerre NORD/SUD de Février 1959 sont les événements révélateurs sur nos réelles différences culturelles qui du reste dépendent de nos appartenances ethniques.

    Depuis ces évènements, les Congolais vivent :

    • de conflits guerriers en conflits guerriers,

    • de Coups d’Etats en Coups d’Etats,

    • de tueries en tueries. Tout ceci, pour le Pouvoir.

    Il n’y a pas de tranquillité. Tout le monde est inquiet. Vous-même y compris.

    Le Peuple Kongo ne veut plus vivre ces drames. Le SUD est détruit juste à cause d’un Pouvoir que le NORD tient à posséder et à conserver.

    Le Peuple Kongo a désormais compris que sa Paix et son Avenir sont conditionnés par la SCISSION du pays.

    Au moment où je vous adresse la présente lettre, tous vos enfants, neveux et autres filles ou fils du NORD qui prétendent à votre succession sont tous aux aguets.

    Vous avez autours de vous, des gens qui vous font allégeance malgré tout ce qu’ils peuvent vous reprocher.

    Et pourtant nul n'ignore qu’avant l’arrivée du Colon, ces trois (3) Peuples vivaient chacun sur son Territoire avec ses Lois et Règlements qui garantissaient la quiétude et la tranquillité sagement assurées par les Rois et autres chefs de Tribus.

    Seuls les échanges commerciaux et autres occasions leurs permettaient de se rencontrer. Ces rencontres se passaient dans le Strict Respect des Coutumes des uns et des autres.

    En résumé, avant la fabrication du CONGO par le Colon, la vie était bonne à vivre dans nos Territoires respectifs.

    Monsieur le Président,

    Durant la période coloniale, le Colon était le seul garant de l'intégrité territoriale du CONGO. Le Colon était aussi le seul à maintenir la quiétude entre les différents Peuples vivants sur son territoire.

    Or c’est dès 1945, année des premières élections démocratiques au CONGO, que va s'afficher le clivage NORD/SUD d’une part et d’autre part celui entre les trois groupes ethniques.

    Le regroupement autour de Jean Félix TCHICAYA pour le SUD et autour de Jacques Luc Napoléon OPANGHAULT pour le NORD en sera l’illustration.

    Ce regroupement n'est pas une invention de la démocratie. Il est justement l’expression de notre sentiment sur nos réelles appartenances. C'est-à-dire qu'avant d'être devenu Congolais, on était avant tout : Téké, NGala et Kongo. Au moment où je vous écris, cette réalité est toujours présente en chacun de nous.

    Plusieurs autres faits nous ont servi de rappel sur nos appartenances ethniques.

    - l'élection d’André MILONGO comme Premier Ministre

    - votre élimination dès le 1er tour en 1992

    - l'élection de Pascal LISSOUBA

    - en 2002, tout le NORD qui n'a qu'un seul Candidat : Denis SASSOU-NGUESSO. Alors que le SUD en présente 9

    - il y a des innocents qui disparaissent au Beach et d'autres qui sont tués et brûlés au Palais du Peuple

    - la configuration de la Mandature de LISSOUBA et la structuration de votre Régime qui laissent perplexe.

    Tous ces faits sont révélateurs d'un mal très profond auquel un courage et une honnêteté seront nécessaire pour y mettre un terme définitif.

    Monsieur le Président,

    Aucun Congolais n’ignore que le Fief électoral de tout candidat originaire du NORD est trop faible. Cette faiblesse rend impossible son accession au 2éme tour d’une élection présidentielle. A ce sujet, les preuves existent.

    Et pourtant, l'enfant du NORD doit aussi diriger le CONGO. Mais comment ? Voilà la question qui justifie les Coups d'Etats aux conséquences très désastreuses.

    L'affaire Georges YAMBO en 1958 et l'alliance entre l'UPADS et le PCT en 1992 nous ont démontré les limites de l'exercice démocratique.

    Ambroise Edouard NOUMAZALAYE avait déjà exprimé sa préoccupation et son inquiétude sur la faiblesse démographique du NORD.

    Monsieur le Président,

    Je voudrais après ce rappel des faits, vous poser la question de savoir si : les Peuples NGala, Téké, Kongo ont encore un intérêt commun à suivre, ou s’ils étaient réellement fait pour vivre ensemble ?

    Le seul espoir sur lequel réside la poursuite d’une vie commune reste le respect de l’Accord signé en Mai 1997 à Paris. Encore qu’il faudra laisser à l'ONU toute l'organisation du processus électoral et de la tenue de l'ensemble des élections.

    Si le recours à cet Accord vous semble impossible, alors la solution suivante nous permettra de mettre un terme définitif à l'usage des Coups d'Etats et aux tueries inutiles.

    Cette solution est la SCISSION du pays.

    Cette SCISSION va permettre la création de trois(3) nouveaux Etats indépendants. Nous allons faire au cœur de l'Afrique ce que le Peuple Yougoslave a fait au cœur de l'Europe.

    En effet tous les Congolais y compris vous-même sont très inquiets sur leur sécurité physique et sur celui de leur bien matériel. Tout le pays est sous le règne d’une très faible minorité aujourd’hui au Pouvoir et qui détient les armes et l’argent.

    Ce climat de vie dans lequel sont plongé les Congolais est très regrettable. Il faut y mettre un terme définitif. 

    Alors soyons des hommes courageux et repartons d'où nous venons. C'est là, la clé de notre mieux vivre dans le Respect et avec Dignité.

    Le développement économique et social autrement dit le Progrès de chacun de nous se trouve dans cette décision à prendre. Cette décision est un salut pour : les NGalas, les Kongos et les Tékés.

    Monsieur le Président,

    Les conséquences qui ont suivi la disparition de la Compagnie des Potasses du Congo (CPC) de Holle dont l’usine était à Makola sont restées un cauchemar pour les populations de tous les villages environnants.

    Aujourd’hui l’argent du pétrole qui devrait servir à construire au minimum le Barrage du Kouilou à Sounda est entrain de remplir des comptes et les poches des individus qui n’ont aucun lien avec le Royaume Loango dont l’exploitation des richesses de son sous-sol aurait pu contribuer à sa modernisation et à son industrialisation.

    Or à ce jour, la région du Kouilou est entrain de se détruire. Le désordre règne dans le Kouilou. Rien n’est fait pour construire cette région qui pourtant est le premier pourvoyeur de l’économie du pays.

    Il est sûr et certain qu’une fois le pétrole fini, seules les populations du Kouilou continueront d’y vivre avec toutes les conséquences que cette exploitation aurait engendrées. C’est pourquoi, il est temps que la population du Kouilou prenne la décision de se ressaisir.

    La construction du barrage du Kouilou est désormais entre les seules mains de tous les enfants de cette région.

    La SCISSION du CONGO est aujourd’hui la seule solution équitable pour chacun des trois Peuples. Prenons tous ensemble dès maintenant, le courage de regarder la vérité en face.

    N’ayons peur de rien.

    Monsieur le Président

    Faisons-le tous ensemble pour la tranquillité et la vie paisible des futures générations. Arrêtons enfin d’être des hypocrites. Cessons de faire semblant. Faisons-le dans toute la sérénité possible afin que les Coups d’Etats s’arrêtent définitivement.

    La démocratie ne pourra jamais résoudre les problèmes dus à nos appartenances Ethniques.

    Je dirais d’ailleurs, que la démocratie nous a rappelé nos appartenances ethniques.

    Et, n’oublions jamais que nous sommes et restons avant tout : Téké, Kongo et NGala. C’est notre héritage et notre identité. L’Unité n’a été jusqu’ici qu’un maquillage.

    C’est le Colon qui nous a mis dans un même « panier ». Nos ancêtres ne l’auraient jamais fait. Nos Ancêtres étaient très sages et ils savaient que l’individu dans la société reste toujours attaché à son cordon ombilical.

    Les Coups d’Etats sans fin et ce depuis l’Affaire Georges YAMBO et la guerre de Février 1959 en sont les conséquences tragiques.

    La SCISSION du pays va enfin nous permettre de résoudre cet épineux problème du Pouvoir.

    NB : Le 10 Juin 1991 n’a servi à rien puisque des enfants Kongos ont disparus au Beach et que d’autres ont été tué et brûlé au Palais du Peuple. Pourquoi ? C’est la grande question à laquelle je vous laisse répondre.

    Voilà comment moi, Honorable Robert POATY PANGOU, justifie la SCISSION du CONGO. Et le Peuple Kongo est aujourd’hui très inquiet de son avenir.

    Veuillez, Monsieur le Président croire à mon intime conviction et daignez apporter avec efficacité votre très sincère contribution.

    Fait à Paris, le 16 Juin 2011

    Honorable Robert POATY PANGOU

    Ancien Membre du Conseil Supérieur de la République

Texte libre
  •  

    La République du Congo actuelle est un pays d'Afrique centrale, parfois appelé Congo-Brazzaville pour le différencier d'avec la République démocratique du Congo (appelée Congo-Kinshasa pour la même raison). La République du Congo a aussi été connue sous le nom de République populaire du Congo de 1969 à 1992 avant de reprendre son nom d'origine.

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   COREE DU NORD - CONGO DE SASSOU: CHERCHEZ L’ERREUR

Par Djess dia Moungouansi

Pour mettre en évidence les similitudes entre la Corée du Nord, vampirisée par  la dynastie dictatoriale des Kim  et le Congo-Brazzaville, mis en charpie par  la dictature  Sassou, j'ai opté pour une démarche qui emprunte tout autant à l'analogie qu'à la réflexion pure. Comme Raymond Queneau,  d’aucuns pinailleront à satiété que toute comparaison étant minée par de limites,  jamais elle ne ferait  office de preuve. Qu’on ne prouverait rien par la comparaison !

A la faveur du décès  du dirigeant nord-coréen Kim Jong –II, nous avons eu droit aux  reportages  télévisuels surréalistes, mettant en exergue le désarroi collectif de la population qui manifestait à qui mieux-mieux son affliction face  à la perte du grand leader de leur nation.  De fait, le climat de suspicion généralisé, délibérément mis en place par ce pouvoir, condamne par la clameur publique, quiconque ne manifesterait pas sa douleur de façon ostensible. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ces loques humaines, privées du minimum vital par ce despote, souffrent  d’une forme rare de  syndrome de Stockholm. Ce phénomène psychique caractérisé par l’empathie qu’une victime   éprouverait  à l’égard de son  ravisseur. Pathétique !

 Kim Jong-Un  va hériter d’une économie moribonde dans un pays marqué par la famine et de graves pénuries alimentaires à répétition. Son illustre  défunt  de père a abondamment  utilisé la propagande, un culte exacerbé de la personnalité, une armée docile et les camps de travail pour maintenir son pouvoir comme l'avait fait son père avant lui.  Dans ce pays, toute chose émane du leader et finit en lui. Les chansons chantent sa gloire. Tout progrès s’obtient grâce à sa vision.

Osons la comparaison, relevons les similitudes. La Corée du Nord est un Etat à parti unique avec un Front Uni mené par le parti du travail de Corée (KWP). Evidemment, pour user de la formule consacrée, toute similitude avec le parti congolais du travail, qui fait la pluie et le beau temps au Congo,  n’est que fortuite. Le PCT,  ce parti artificiellement hégémonique, n’est majoritaire à l’Assemblée nationale que par des turpitudes  des magiciens de Mpila qui ont concocté d’étranges circonscriptions peuplées de fantômes, les votants étant plus nombreux que les inscrits. La logique mathématique est mise à rude épreuve.  Résultat des courses : ce parti est plus revigoré qu’au temps du monopartisme.

 Le gouvernement de la Corée du Nord  suit l'idéologie officielle d'autonomie du Juche développée par le président Kim Il Sung, déclaré « président éternel » après sa mort et succédé par son fils Kim Jong Il. Au pays de « l’immortel » Marien NGouabi, on voit avec quel cynisme, tout espoir d’alternance est anéanti  par le système Sassou, notamment lors de la diversion d’ EWO où les dés étaient pipés depuis, consacrant la pérennité dictatoriale.[][]

 Si un Nord-coréen regardait la Télévision nationale Congolaise,  il ne risquerait pas d’être dépaysé ! Il y verrait le même culte de la personnalité avec un Président omniprésent. Des reportages sur les grandes réalisations du «Grand bâtisseur» passent à longueur de journée et débordent même sur les  autres télévisions privées à coup de millions de francs CFA. On peut le rappeler opportunément ; ces télévisions privées appartiennent,  soit à un autre faucon du régime impliqué dans l’affaire qui hante leurs nuits : «  l’affaire des disparus du Beach », le Général Dabira, ou appartenant au grand frère du Président, Maurice NGuesso, devenu homme d’affaires redoutable. La preuve tangible d’une véritable main basse sur les pans entiers de l’économie congolaise par ce clan mafieux.

L’insigne impéritie du système  congolais, éclate désormais dans toute son horreur. Aussi  ministres, dé­putés ( presque tous nommés), Directeurs généraux, administrateurs, chefs d’entreprises musiciens ou simples vendeuses de poisson ; bref ,  tous ceux qui ont l’inespérée occasion de parler devant une caméra de  Télé Tâ NKOMBO , s’appliquent à construire  l’imaginaire à partir des références à mille lieues de la réalité. Sur ce, ils  rivalisent d’ardeur pour chanter la vision extraordinaire du Grand leader, Grand bâtisseur, Grand maître, Grand Timonier,  la seule constante…

Toute proportion gardée, nous sommes habitués au Congo à ces scènes d’hystérie collective à l’occasion  des déplacements du «  Grand bâtisseur »  lors  des  dépôts de pierre ou des pseudo-inaugurations. Cette façon de faire, symptomatique des régimes staliniens, constitue à double tire une véritable escroquerie. D’abord, les réalisations sont dans une large mesure financées  sur emprunt à long terme auprès de la Chine et  de la Communauté Européenne et non sur fonds propres, en dépit de l’explosion des recettes pétrolières. Ensuite, ceux qui viennent applaudir le Grand Timonier congolais, sont transportés par bus entiers sur les lieux de propagande. Où est donc passé l’argent du pétrole ?

Par conséquent, si un Nord-Coréen visitait «  le pays de Marien »  par l’intermédiaire d’un affidé du régime, il ne serait pas tout aussi dépaysé. On lui ferait visiter sûrement le monument de la honte, planté en plein cœur de Brazzaville et construit à coups de milliards de F CFA, alors que l’ascenseur du CHU à quelques encablures de ce sinistre lieu, est en piteux état. On lui ferait une projection sur l’aéroport Maya-maya, le barrage d’Imboulou, tous construits par  ses voisins,  les chinois ; également financés par eux, inspirés par     les grandes idées du Président Bâtisseur  couchées  noir sur  blanc dans son funeste « Chemin d’avenir »… 

 On lui ferait un cours sur le « sassouisme », doctrine visionnaire  du Grand Maître et qui est en train de mener le pays à la prospérité, un Congo émergent en …2025(sic). Et enfin, on lui présenterait le successeur du Grand Maître, son fils  Christel NGuesso, promu au Comité Central du PCT, et  qui  continue de  gérer l’aval pétrolier au sein de la SNPC,  la caisse de l’épicerie familiale, alors que son incompétence et son impudence caractérisées ne sont plus un secret pour personne. Son  seul exploit ; il a réussi à  siphonner les recettes pétrolières du Congo à travers la défunte COTRADE, ce qui   lui a valu d’être   épinglé  par les experts des Institutions de Bretton Woods  qui avaient exigé la dissolution sur- le- champs de cette odieuse structure. Comme Kim Jong-un, il   a naturellement hérité des qualités de son géniteur pour conduire à bon port le destin du peuple. Destin fait de misère, de grandes famines, de recrudescence des maladies moyenâgeuses, de géants pillages des recettes pétrolières, bref un destin mis en péril ad vitam aeternam.

Blackout oblige,  le Nord coréen se sentira une fois de plus chez lui au Congo quand il apprendra par la presse internationale que les autorités sud-africaines avaient  saisi en novembre 2010  deux conteneurs transportant les pièces des armes coréennes, qui ont été énumérées en tant que « pièces de rechange ».Ces containers  portaient une quantité importante de pièces pour les « chars T-55 » y compris les appareils de pointage, des radios, des voies et  d’une valeur d'environ un demi million de livres sterling. Selon les autorités sud-africaines, le port de destination finale était Pointe Noire en « République du Congo ». Il pourra également s’informer sur une autre vente d’armes. En effet,  en décembre 2010, les autorités thaïlandaises avaient arrêté cinq personnes, relâchées depuis, et bloqué sur un aéroport de Bangkok un avion cargo de type Ilyoushine transportant des armes de guerre venant de Corée du Nord vers le Congo. Pour se maintenir au pouvoir par la terreur, Sassou NGuesso, adopte cette politique d’importation massive d’armes, analogue au Songun, la politique « de l’armée d’abord » adoptée par Kim Jong-Il afin de renforcer le pays et le gouvernement.

Beaucoup de dictatures  ont été  expédiées aux mille diables ces derniers mois, on ne peut que s'en féliciter. Cette pointe d’optimisme est diluée  dans  des perspectives  sombres, tant au Maghreb, ce sont les religieux qui pointent leur nez, et en Corée du nord, les dictatures se transmettent de père en fils. Le destin de la Corée du Nord est, somme toute,  lié à celui de  Kim Jong-deux( Kim Jong-un) qui saura très vite se faire aimer , lui aussi. Celui du Congo, tributaire de la rente pétrolière, est comme vous le savez déjà entre les mains de la dynastie dictatoriale de Sassou. Dénis Christel Sassou NGuesso( Sassou II) qui régente  la part du pétrole congolais, le nerf de la guerre, gère  ipso facto  le destin de tout un pays. Cherchez l’erreur…

 

Djess Dia Moungouansi  «  La plume libre au service du peuple »

Membre du Cercle de Réflexion LA RUPTURE.

Le Blog de Djess

http://demainlecongo.kazeo.com

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Le Vendredi 30 Décembre 2011Poster un commentaire

AFFAIRE DES DISPARUS DU BEACH- BENJAMIN MOUTSILA

 

Description :

AFRIRADIO s’est intéressée à l’affaire dite « des disparus du Beach », un symbole de la lutte des congolais contre l’omerta nationale et internationale sur les massacres dont ils ont été victimes, au nom du pétrole.

Les « disparus du Beach » sont les jeunes assassinés par les militaires au service de Sassou Nguesso en 1998 marquant la stabilisation de son sanglant retour au pouvoir en 1997. « Affaire » parmi d’autres, elle permet de mettre en lumière la guerre civile qui continuera jusqu’en 2002 par le fait de milices financées par le dictateur, lui-même financé par les pétroliers français.

Cette plainte sera l’objet de pérégrinations diverses entre le Congo-Brazzaville et la France. Elle verra encore une fois l’ingérence des pouvoirs politiques français dans notre système judiciaire. Elle éclaire enfin cette guerre oubliée, ces enjeux pétroliers, et le tribut payé par la population congolaise… Avec Benjamin Moutsila et Olivier Bidounga de la Fédération des Congolais de la Diaspora, et Jean-François de Montvalon de l’association Survie.

Téléchargement :

  1. http://www.afriradio.net/audio/Paris_Francafrique_19.12.2011_Congo-Brazzaville_les_disparus_du_Beach_1_.mp3

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Le Vendredi 23 Décembre 2011Poster un commentaire

                                            

  LES  DES  PIPES  D'UNE  CONCERTATION  BIDON                      

 C'est un truisme de dire que le Congo est un pays béni des Dieux avec des ressources naturelles abondantes, c’en est un autre de se résoudre à accepter qu’on y trouve sans conteste,  l’opposition la plus sclérosée d’Afrique. Au moment où l’Histoire lui tend une main généreuse à travers la vague d’indignation qui secoue le monde occidental, l’opposition congolaise, essoufflée par son incapacité de s’organiser, est assujettie au rôle marginal que lui impose le pouvoir. 

Le Congo est au tournant de son histoire, il est donc de bon ton de révéler le caractère cauteleux de la «  concertation » qui se concocte dans les officines du pouvoir de Brazzaville. Ce marché de dupes n’attire que les opposants véreux qui rivalisent d’imagination pour garantir leur place à la mangeoire. Ces pseudos opposants, aux rêves si facilement monnayables, mais surtout, si prompts à marchander leur conviction étalent leur cupidité dans toute son horreur. Ces retrouvailles lugubres, aux allures d’un authentique complot contre le peuple, seront  d’autant plus teintées de laideur morale que se touilleront dans le chaudron du diable des mots complicité, achat de conscience et prostitution politique. Un mélange indigeste pour un  peuple atterré par les frasques d’un clan sans foi ni loi. 

Raymond MBOULOU, le ministrecongolais de l'administration du territoire et de la décentralisation, au service de son Maître, et qui a toujours menti comme un arracheur de dents, ne peut aucunement se muer en interlocuteur crédible, au regard des grands  enjeux électoraux à venir. Une opposition qui sait prendre ses responsabilités devrait, autant que faire se peut, faire plier le régime en place, afin de concevoir de manière consensuelle, les conditions d’une compétition pour le pouvoir ouverte et compatible avec le respect et la promotion de tous les droits de la personne humaine : civils, politiques, culturels, économiques et sociaux.

Lors des dernières législatives, redoutant un raz de marrée des députés de l’opposition dans l’hémicycle, le satrape d’Oyo avait déjà donné le ton : « Je ne veux pas de ces gens dans mon assemblée » répétait-il avec emphase.Dit autrement, à contresens du choix et des intérêts du peuple, il s’arrogeait le droit de nommer les parlementaires en fonction de leur degré d’allégeance et nul n’aurait osé s’y opposer. En réalité, les futures élections législatives sont sans enjeu pour Sassou. Quelle que soit la couleur politique du parlement, l’Homme fort du Congo ne court aucun risque de renversement; la constitution de 2002, taillée sur mesure ne prévoit ni cohabitation, ni dissolution, ni la possibilité pour les élus du peuple de sanctionner l’exécutif. Les dés sont véritablement pipés !!

Au Congo, Sassou et son clan jouent une partition aisée alors que l’opposition est complètement désarmée, faute de projet politique fédérateur. Contre toute attente, on observe une  ruée vers la mangeoire de Mpila, et ceux qui sont censés incarner l’alternance rivalisent de médiocrité et d’amateurisme. Or, conquérir un pouvoir ou s’y maintenir, comme on l’a expliqué à maintes occasions, est forcement une question de gestion des rapports de force. Cette gestion repose, sous d’autres  cieux, sur des valeurs qui fondent l’universalité de sa pratique et de son ancrage au sein de la population.

L’argument qui consiste à dire que l’on souhaite changer les choses de l’intérieur ne tient plus. Seuls ceux qui osent encore l’avancer feignent d’y croire, les citoyens pour leur part ont depuis longtemps perdu leurs illusions. En conséquence, dans les formations hors majorité, on est en pleine crise de confiance entre les collaborationnistes et ceux qui voudraient incarner l’alternance. Ces derniers subissent la pression et les tentations du pouvoir au point que le nombre de leurs membres se réduit chaque jour comme peau de chagrin.

Sans modification de rapport de force, qui cristalliserait toute la fureur de la rue congolaise, il serait  illusoire de s’attendre à la mise en place d’un dialogue bipartite aux fins de réviser les listes électorales par le biais d’un recensement objectif du corps électoral. On gommerait ainsi tous les  tripatouillages confectionnés en 2009, qui contribuèrent à la réalisation du hold up électoral. En dépit d'énormes sommes d'argent indûment mises au service de la communication de Sassou, avec les résultats d'un recensement qui défient toute la logique mathématique(1).

Chaque jour, les raisons du ras-le-bol  s’amoncèlent dans la gibecière des indignés congolais. De l’arrestation et la détention arbitraire du Jeune Amédée Deleau  Louemba, en passant par le pillage systématique des recettes pétrolières au seul profil du clan, sans oublier la dégradation des conditions de vie du congolais lambda, les  tenants de ce pouvoir s’acharnent à ôter cette lueur d'espoir jamais concrétisée en raison de leur facétie et de leur morgue. Ils sont  absorbés par la versatilité, la mondanité et l'excès de confiance, mais surtout enivrés par des recettes pétrolières abondantes.

Comme partout ailleurs, le mot indignation fait liesse, le concept fait florès, la scansion fait promesse. Il ne faut plus s’appuyer sur  les partis politiques – frappés d’une intrinsèque incapacité à créer un véritable rapport de force – pour faire aboutir leurs revendications.  

Qu'ils soient baptisés "indignés" ou non, leur contestation sous forme d'occupation s'étend bien au-delà des rives de la Méditerranée. Du mouvement « Y'en a marre ! » au Sénégal notamment porté par les rappeurs Thiat et Sidy Cissokho à celui « du 15 mai » en Espagne rallié au chant des Républicains espagnols de 1936, No nos moveran ("Ils ne nous feront pas bouger !"), les insurgés de notre monde globalisé prennent bien garde à ne pas être récupérés.

« Le mouvement du 1712 », qui est  la traduction congolaise de cette indignation entend se situer dans le sillon tracé par les acteurs du « printemps » arabe et des autres mouvements des « indignés ». L’action de ce mouvement n’aura de sens que si elle devenait  le point de départ  d’une véritable révolution qui ébranlerait ce pouvoir despotique.

Comme à la veille de la CNS en 1992, nous avons un contexte qui sied à un vrai dialogue entre fils et filles de ce pays. Une occasion où on se parlerait franchement, sans langue de bois, pour réaliser de façon concertée un véritable audit du Congo. En dépit des exponentielles recettes pétrolières,  «  l’indice de pauvreté multidimensionnelle » ( IPM), indique que les Congolais vivaient mieux dans les années 70 qu’aujourd’hui, ce qui traduit la dimension du désaveu et, ceux qui s'accrochent encore à ce pouvoir ont tout faux. Le monde change, les acteurs aussi. Sous Sassou Nguesso, le Congo a connu vingt sept années d'un pouvoir liberticide, inégalitaire et boulimique qui a fini par réveiller soudain la conscience des congolais pressurés et foudroyés par l'onde de choc des promesses non tenues, remplacées par des projets mal ficelés, quitte à sacrifier le destin de tout un peuple plongé dans la précarité. Espérons que ce peuple réveillé ne se rendormira plus et réussira à contourner la grande supercherie que lui prépare, une fois de plus, ce pouvoir en organisant de façon unilatérale les élections futures, sans qu'aucune condition de transparence ne soit garantie.

En réalité, il convient de briser l’aboulie et rétablir un climat de confiance  qui  casserait cette logique de non démocratie générée par la monopolisation du pouvoir par le PCT et  arriver à une dévolution du pouvoir digne des nations modernes. Nous sommes en face d’un pouvoir qui n’a aucune ambition noble pour le pays, il revient donc à tous les congolais de concevoir un dispositif qui mettrait en avant l’alternance comme moyen assurant la continuité de l’Etat.. Afin de mettre définitivement le peuple à l’abri des affres d’une indigence provoquée par le pouvoir et éviter les bégaiements de l’Histoire à chaque alternance, ce dispositif devra être conçu de manière consensuelle.

Au delà des vraies tractations susceptibles de préparer des consultations crédibles et transparentes, il faut se projeter dans la gestion des  conditions de l’éviction  de toute l’équipe  dirigeante. Le Congo  trouverait ainsi l'occasion de pansement des blessures d'un peuple broyé par la mauvaise foi d'un régime cupide, tyrannique, dénaturé et infecté par des transfuges éhontés. L'ampleur du désappointement de ce peuple en quête d'équité, de justice et de liberté n'avait jamais autant atteint son paroxysme. En jouant le pourrissement, Sassou et son clan courent le risque d'être désavoués et défenestrés par le réveil brusque d'un peuple prétendu fataliste, longtemps grugé, humilié et opprimé.

(1)Personne n'est à même d’expliquer comment des districts comme Ollombo dont la population est estimée à 21277 habitants a pu fournir 25755 électeurs ou comment le district de Mpouya avec ses 9284 habitants a pu faire voter 9178 électeurs ?

Djess Dia Moungouansi 
« La plume libre au service du peuple » 
 
Membre du cercle de Réflexion  LA RUPTURE
 
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Le Mardi 22 Novembre 2011Poster un commentaire

                                            

                                                                    

                                                       

 

Comité ad’hoc « Libérons Amedé Deleau Loemba »

                               Le 10 novembre 2011

 

M Alain Juppé

 

Ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes.

37, Quai d’Orsay

75351 Paris

 

 

Objet : Information pour action

                                

« Mon seul péché aux yeux du gouvernement du Congo-Brazzaville a été de demander un Congo uni et prospère pour tous, une justice impartiale au service du peuple et la dénonciation des malversations financières de nos dirigeants qui sont la cause de notre misère socio-économique…

Je ne vendrai jamais au plus offrant ma probité et mes convictions profondes et s’il faut que je me sacrifie pour mon pays, je le ferai ! »

 

Ce sont-là, Monsieur le Ministre, les derniers mots, à notre disposition, de notre compatriote Amédé Deleau Loemba, dans les geôles du Congo-Brazzaville. Mots qui, au regard de l’actualité internationale récente, ne vous seront aucunement étrangers et, parce que nous avons observé en ce sens une célérité de la France et de vous-même particulièrement en affirmant à propos des événements de la Libye au début de l’été dernier que « les dictateurs, les tyrans, les bourreaux sont peu à peu mis en demeure de rendre des comptes à la communauté internationale et que le progrès ne devrait pas se briser à Benghazi ».

 

Amedé Deleau Loemba, âgé de trente et un ans, avait projeté, en mars de cette année,  d’organiser une manifestation pacifique à Pointe-Noire pour dénoncer l’insalubrité, la dégradation des routes, les inondations de la ville à chaque pluie diluvienne, mais surtout les détournements de fonds impunis des autorités municipales. Depuis cette date, il avait été arrêté et transféré en avril 2011 à Brazzaville dans les geôles de la maison d’arrêt de Brazzaville, où il est incarcéré arbitrairement et sans jugement depuis huit mois.

Depuis le 20 octobre 2011 Monsieur Amedé Deleau Loemba a commencé une grève de la faim pour dénoncer ses conditions de détention, et sa santé se dégrade considérablement.

Le droit de manifestation est expressément mentionné et reconnu par le dispositif constitutionnel congolais en vigueur et, en y recourant, notre compatriote ne comptait qu’exercer un droit fondamental et universel, retenu comme tel par les conventions internationales pourtant ratifiées par le Congo-Brazzaville. Qu’à cela ne tienne, il a été arrêté.

Il ne demande alors qu’à être jugé, mais les autorités judiciaires congolaises qui, apparemment, reçoivent les ordres du pouvoir politique ne semblent pas pressées de le juger, pour des raisons qui échappent aussi bien à l’Etat de droit qu’au bon sens.

Nous vous prions, Monsieur le Ministre, en votre qualité de Ministre des Affaires étrangère du pays des droits de l’homme, de vous enquérir de l’exacte portée de cette affaire et éviter qu’un drame supplémentaire ne vienne s’ajouter à d’autres plus connus, comme « l’affaire des disparus du Beach » ou l’assassinat du journaliste franco-congolais Bruno Ossebi.

 

Pour le collectif ad’hoc « Libérons Amedé Deleau Loemba »

Mingua mia Biango (Informaticien)

Benjamin Toungamani (Enseignant)

Brice Nzamba (Avocat)

Djess dia Moungouansi (Expert Financier)

Paul Tsouares : (Architecte)

Alexis Bouzimbou : (Juriste)

Armand Mandziono (Technicien agricole)

 

Copie envoyée à :

-      François Fillon – Premier ministre : 57 Rue de varenne 75007 Paris

-      Hillary Clinton – Secrétaire d’Etat des Etats-Unis d’Amérique

                         US Department of States

                         2201 C Street NW

                         Washington, DC 20520

 

-      Amnesty internationale : 76 Boulevard de la villette 75940 Paris cedex 9

 

NB : Nous avons l’obligation et le devoir de nous mobiliser pour notre compatriote Amedé Del’eau Loemba détenu arbitrairement à la maison d’arrêt de Brazzaville,mais aussi pour tous les congolais quelques soient leurs fonctions civiles ou militaires, leurs opinions politiques ou religieuses qui sont victimes de l’arbitraire du pouvoir de Denis Sassou Nguesso.

Tags associés : Comite, ad’hoc, liberons, amede, deleau, loemba

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Le Vendredi 18 Novembre 2011Poster un commentaire

 

INTERVIEW DE DJESS- INTERVIEW DE DJESS                                                                                     

 

AUTOPSIE DE LA CRISE FINANCIERE ACTUELLE  ET IMPACT SUR LE CONGO  par Djess dia Moungouansi

 

La crise financière actuelle fait couler de l’encre et de la salive. Les profanes sont largués par les termes utilisés et se demandent jusqu’à quand s’arrêtera-t-elle, mais surtout les Congolais se posent la question sur l’impact réel de cette crise sur l’économie congolaise ?

Djess dia Moungouansi, Expert Financier auprès du Cabinet MIQ et Analyste politique, tente de vulgariser cette crise en  mettant certains concepts rébarbatifs à la portée de tous.

 

La crise financière actuelle, est –elle d’abord une crise politique ?

 

Djess dia moungouansi :

 

Je peux  affirmer sans ambages que cette crise est d’abord politique. Je m’explique : d’un strict  point de vue économique, en matière de balance courante, de déficit public ou de dette publique; quand on s’amuse à comparer la situation de la Zone Euro et celle des Etats Unis, les Etats Unis montrent des indicateurs les plus mauvais. Or, c’est de notoriété publique, l’Europe était au bord de l’implosion  et la crise de la dette touche la zone Euro et pas les Etats unis.

 

La raison  est simple à comprendre : du côté américain, nous avons l’affirmation sans complexe de la puissance politique et du côté européen, c’est l’hésitation, l’indétermination et la divergence ce qui ne peut manquer d’attiser la méfiance des créanciers. Ces faits nous  démontrent à suffisance qu’il ne saurait y avoir de monnaie  indépendante du politique : une monnaie qui n’est pas adossée à une souveraineté politique ne peut exister durablement. Pour ne l’avoir pas compris, les européens se trouvent en grande difficulté.

 

Mais,  est ce que les Responsables politiques Européens ont-ils assez anticipé la crise ?

 

Djess dia moungouansi :

 

On en serait pas là si cela s’était traduit dans les faits. Ils l’ont fait en paroles oui. En réalité, le capitalisme n’a pas été régulé de manière à juguler la crise et ce depuis 2007-2008. Je suis persuadé d’une chose : ils n’ont pas compris l’essentiel : nous abordons une nouvelle étape de la crise du capitalisme, je dirais mieux du capitalisme financiarisé qui a émergé à la fin des années 70 aux Etats Unis et au Royaume uni, et qui s’est propagé à tous les pays développés.

 

Quel est le trait distinctif de ce capitalisme financiarisé ?

 

Djess dia moungouansi :

Dans cette forme de capitalisme, les évaluations financières sont devenues l’élément déterminant de la gouvernance de l’économie. La crise a débuté en 2008  lorsqu’est apparue une situation de surendettement des ménages et des institutions financières, déjà provoquée par des estimations de risque erronées. Pour éviter l’effondrement du système, les Etats ont émis massivement de la dette publique en remplacement de la dette privée. Mais aucune réforme autre qu’une reforme de convenance, n’a été conduite pour modifier structurellement les règles du jeu financier. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la crise s’est déplacée aux dettes souveraines.

 

 

 

 

 

Mais c’est quoi exactement, une dette souveraine ?

 

Pour faire simple, les dettes souveraines sont  des emprunts émis par un Etat, une collectivité publique ou une Banque Centrale. Dans les pays développés, comme c’est le cas, c’est le Trésor Public de l’Etat qui émet ce titre de dette.

 

Paradoxalement, en fonction de la qualité des émetteurs, elles sont plus sûres que celles des entreprises, quand il s’agit d’un pays très solvable, mais moins sûre du fait de la quasi absence des recours juridique envers les Etats défaillants.

Les possibilités de remboursement sont étroitement liées à la capacité fiscale des pays émetteurs, et donc dépendant étroitement des performances économiques et de la bonne gestion budgétaire de ces pays. C'est à partir de ces critères que se fait la notation de la dette souveraine. Le ratio endettement / PIB est l'une des bases d'appréciation.

 

Finalement, les mouvements des marchés financiers sont-ils dangereux pour l’économie réelle ?

 

Djess dia moungouansi :

Les marchés financiers sont frappés d’une myopie. Alors qu’en théorie, ils sont censés prévoir à long terme, on constater au contraire leur propension à se tromper. La crise des subprimes (des crédits à risque accordés à des foyers américains, ont été à l’origine d’une crise qui s’est transformée en crise financière internationale à l'automne 2008)  l’a démontré. Loin de favoriser le bien être collectif, la finance est un facteur d’instabilité macroéconomique d’une extrême dangerosité. Ils ont des mouvements intrinsèquement portés aux excès, à la hausse comme à la baisse. Par conséquent, mettre les marchés financiers aux commandes d’une économie est une folie qui doit être corrigée.

 

Quel est l’impact réel de cette crise sur les économies africaines ?

 

Djess dia moungouansi :

Il y a des répercussions différentes selon les dimensions économiques des pays et  selon la nature de leur système bancaire :

-         d’une part les pays  des marchés pionniers et émergents  comme l’Afrique du sud, le Nigeria, le Ghana et le Kenya sont plus concernés par la crise. En réalité, plus le système bancaire est moderne et mondialisé, plus il est affecté. Ces pays sont plus ouverts sur le monde. On a constaté une chute des cours boursiers, une inversion des flux de capitaux et des tensions sur les taux de change. Pour l’Afrique du Sud et le Nigeria, le financement extérieur devient  rare pour les entreprises et pour les banques. Elle dépend plus des capitaux à court terme.   Plus une économie est dynamique, plus elle est insérée dans la mondialisation, plus elle consomme des liquidités à court terme et plus elle est exposée à la crise.

 

-         Dans une autre catégorie des pays dont le Congo, membre de la Zone Franc,  il est paradoxalement protégé par le caractère archaïque du système bancaire. Leurs économies sont bien moins bancarisées que celles du Nord et du Sud de l’Afrique et le poids des grandes banques anglo-saxonnes  y est très faible. En outre les banques y sont sur-liquides, surtout en Afrique centrale. Cette surliquidité – qui est un défaut en temps normal – devient une protection. 

 

Avec des taux de croissance de 13,9% en 2010 et même 7,4% prévu pour 2011, cette croissance  sera-t-elle menacée par la récession annoncée en Europe ?

 

Djess dia moungouansi :

 

La chine , l’Inde et les autres économies émergentes sont là pour tirer la croissance mondiale, même si l’Europe et les États-Unis entrent en récession. Si le taux de croissance chinois passe de 10 à 6 ou 8 % c’est encore beaucoup. La demande en matières premières continuera de croître mais moins rapidement. Au Congo, la croissance devrait également se poursuivre mais à un rythme inférieur aux prévisions. 

 

Malheureusement pour notre pays, cette croissance n’étant pas née d’une dynamique entrepreneuriale endogène, mais d’une simple valorisation de la rente,  est très pauvre en création d’emplois et inappropriée pour la réduction de la pauvreté.

 

Quelles devraient être les priorités pour les autorités monétaires congolaises ?

 

Djess dia moungouansi :

Ces autorités ont sombré depuis dans une facilité monétaire et  répondent aux abonnés absents quand on parle de la surveillance du secteur financier en particulier les banques, pour réduire au minimum les facteurs de vulnérabilité et atténuer les risques.

 

Tous les congolais, notamment la plèbe plongée délibérément dans une indigence abyssale a été plus qu’indignée suite aux turpitudes de l’épouse du Ministre des Finances du Congo,Mme Odongo, interceptée à Roissy au début du mois d’Octobre avec des valises de milliards de FCFA.

 

Avec l’euphorie née de l’explosion des recettes pétrolières, les autorités soucieuses d’une gestion saine et parcimonieuse devraient  surclasser cet excédent dans les secteurs  économiques productifs qui valorisent la division du travail  et donc la productivité à long terme. Or, c'est tout le contraire qui se produit au Congo. Le syndrome hollandais  ne favorise pas le développement du secteur privé hors pétrole qui ne représente que 10% du PIB.

 

 

Propos recueillis par MINGA MIA BIANGO pour Congo- Liberty

J'kaz !
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Le Lundi 31 Octobre 2011Poster un commentaire
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      JE VOUS SOUHAITE DE JOYEUSES FETES DE FIN D'ANNEE                                                                             044



        

    UN ESPRIT LIBRE

        PREND DES LIBERTES

        MEME A L’EGARD

        DE LA LIBERTE
       

        

        


     

       Ce blog  "PERSPECTIVES  CONGOLAISES"  a pour vocation d'abriter les publications de  Djess dia Moungouansi,LA PLUME LIBRE AU SERVICE DU PEUPLE

    Certains articles , en conformité avec la ligne éditoriale de ce blog, seront les bienvenus.

     

    Ni l'apologie aveugle d'un acteur  politique, ni la diabolisation  ennuyeuse de ceux qui tirent notre pays dans les abysses de la médiocrité.

    L'analyse, la réflexion, la distance et un zeste d'humour pour jeter un énorme pavé dans les douves de la politique congolaise, tout en proposant des pistes qui permettraient à notre pays de reprendre la place qu'il mérite  dans le concert des nations.

    Djess                                                              

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