• Qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas, le Colonel Daniel NKOUTA a toujours mis,    sans complexe, du piment dans le débat relatif à la construction de la nation congolaise.  Avec l'état apocalyptique du Congo actuel, les faits semblent lui accorder leurs suffrages-  A force de pratiquer la langue de bois face aux dérives du pouvoir tribaliste  actuel, nous previent-il, un jour, on se reveillera avec une gueule de bois, car le le Congo n'existera plus. Lisez le avec attention

    DJESS

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    L'artificialité de la nation congolaise

     

                                                        Daniel  NKOUTA

    L’article dont intitulé: L’IRREVERSIBILITE DE L'OPTION SECESSIONISTE EN AFRIQUE LE CAS DU CONGO-BRAZAZAVILLE, que j’ai, il y a quelques mois publié dans un hebdomadaire local puis sur Internet, a été perçu par certains tribalistes récalcitrants et irréductibles qui se réservent bien de s’afficher comme tels, comme un brûlot susceptible d’attiser la haine tribale. C’est du reste l’argument récurrent dont on use pour espérer par la peur étrangler tout débat sur ce sujet pourtant essentiel de la construction d’une véritable nation congolaise. Quand cet argument est brandi par des fanatiques d’un régime dont la seule essence est justement la pratique du tribalisme au quotidien, cela relève de la pure hypocrisie, et aucun Magistrat n’osera, en toute conscience, le regard franc, faire grief à un Congolais de diffuser des propos réputés dangereux pour leur ethnicité, lorsque l’on sait qu’ici et là, et cela depuis de retour de SASSOU, les nominations dans toutes les institutions répondent justement au seul critère ethnique par un régime qui a décidé de mettre la compétence en congé ad vitam.

    Ces hypocrites s’abritent derrière le premier article trompeur de ce qui nous tient lieu de Constitution, et qui ne contient dans sa formulation aucune réalité lorsqu’il proclame : « La République du Congo est un État souverain, indivisible, laïc, social et démocratique ». Belle arnaque ! On sait tous qu’un pays dont les seules fêtes officielles et célébrées sont chrétiennes, n’a rien d’Etat laïc, et le ongo n’a rien de souverain, d’indivisible de social ni de démocratique. Ainsi, pour menacer toute velléité de mise en cause de cette sacro-sainte indivisibilité de la République, on proclame le principe de l'intangibilité des frontières. Ce principe issu du Droit romain, qui autorisait une partie à contester et à réclamer un territoire qui a été acquis par la guerre, a servi de légitimer la conquête coloniale du continent africain. S'appuyant sur ce principe d’une évidente absurdité, les nouveaux Etats africains nés au lendemain des indépendances ont, à travers l’Organisation de L’Unité Africaine (OUA) espéré par ce biais réduire la possibilité de guerres frontalières entre les nouveaux Etats indépendants. Cinquante années plus tard, nonobstant le fait que de nombreux litiges de revendication de frontières opposent ces Etats, l’on tente obstinément de nier l’évidence en regardant dans le sens contraire de la réalité.

    Le constat de l’absurdité, mais surtout de la dangerosité des frontières léguées par la colonisation est une vérité d’évidence. Ces frontières résultant de la simple articulation du pantographe des intérêts et des rapports de forces des puissances coloniales, en ignorant la réalité sociologique et historique des populations, ont généré des problèmes insolubles résidant dans l’impossible cohabitation harmonieuse des groupes ethniques qui y ont été enfermés d’autorité.

    Les Chefs d’Etat africains engoncés dans leur certitude de «l’intangibilité des frontières», ont fait mine d’ignorer le drame d’un Soudan délité au sein duquel la population de la partie méridionale avait cessé d’être un peuple pour muer en une population qui voyait ses droits légitimes bafoués par la partie septentrionale détentrice du pouvoir politique et militaire, pour générer in fine un déni de droits qui a abouti à une guerre dite civile, harassante. Cette situation du Sud Soudan, si l’on persiste ici et là à jouer les sourds aux gémissements des populations asservies par le pouvoir d’une ethnie arrogante, pourrait très bientôt devenir contagieuse dans le continent.

    On a beau vouloir par l’intimidation propre au régime policier, interdire tout débat tendant à réfléchir sur la question de la validité du principe de l’intangibilité des frontières héritées du colonialisme, et donc sur la question de la fictivité des nations africaines enfermées à l’intérieur de ces frontières, on a beau vouloir par des théories absconses donner à croire que telle approche constitue un brûlot susceptible de dynamiter la stabilité de la société actuelle pour bancale qu’elle soit, et que donc, comme la foi chrétienne, toute tentative de questionnement sur le sujet est blasphématoire, et qu’il suffit de croire que la nation congolaise existe sans s’interroger sur sa réalité pour cela soit vrai; on avance sourdement mais sûrement vers l’éclatement de la fameuse République une et indivisible. La nation congolaise est morte, elle a été tuée par la mboshisation de l’Etat dans la totalité de ses compartiments, dont les récentes nominations des Généraux au parcours scolaire douteux est la consécration, acte solennel de la privatisation de la Force publique en Forces Armées Claniques (FAC). Je ne cesserai de la clamer, notre fameuse nation congolaise n’aura en fait été et demeure qu’une simple pétition de principe une formule incantatoire.

    Les naïfs qui refusent de lire la vérité ont beau chanter que la nation congolaise existe, et que nonobstant le verdict des faits qui statue en sens contraire, il convient de nous convaincre qu’avec le temps, malgré leur apparente hétérogénéité, les diverses populations du Congo finiront par constituer une Nation congolaise au sens propre du vocable, proclamant que notre diversité est une richesse ; chaque jour qui passe, cette espérance s’amenuise. Il s'est, hélas, trouvé à chaque période du parcours historique de notre société depuis cinquante ans, je demeure courtois, des pires imbéciles, des déments et des criminels de notre intelligentsia ou ce qui en tient lieu, qui se sont trompés du tout au tout, prenant ce discours empreint de lyrisme candide pour de la science, ces certitudes tranquilles pour des démonstrations scientifiques. Ces cerveaux à la santé douteuse qui se laissent bercer par l’espérance d’une Nation congolaise hybride du Nord au Sud justifiée et magnifiée par des raccourcis nauséeux qui donnent le vertige, s’emploient à diffuser des théories sans lendemain qui étourdissent nos diverses populations martyrisées, professant un concept national cité à comparaître devant l’histoire.

    La question essentielle aujourd’hui après cinquante ans de tergiversation dans la recherche de la solution idoine pour notre développement, c’est de trouver la cause de cette déchéance que personne ne saurait nier. Certaines théories qui s’imposent à nos sens, non à cause de leur valeur, mais à cause de la notoriété prétendue de leurs auteurs, affirment sans souci de preuve, que certaines maladies du corps social comme : la mauvaise gouvernance, le fanatisme, l'irréligion, seraient la cause de la déchéance déplorée de toute société humaine. Je consens personnellement comme l’opinion générale, que le développement de ces tristes fléaux est un frein à l’émergence d’une société moderne. J’entends toutefois préciser que si ces fléaux de désorganisation qui ne sont en réalité que des épiphénomènes, ne sont pas entés sur un principe destructeur plus vigoureux, s'ils ne sont pas les conséquences d'un mal caché plus dangereux, on peut rester assuré que leurs coups ne seront pas mortels, et tôt ou tard la société en guérira.

    La cause réelle de la déchéance d’une société se trouve ailleurs. Pour la diagnostiquer, il faut préalablement nous entendre sur la définition du vocable « société » autrement dit bien expliquer d'abord ce qu’il convient d’entendre par ce vocable. La société, loin s’en faut, n'est pas comme on le laisse croire, le cercle plus ou moins étendu dans lequel s'exerce, sous une forme ou sous une autre, une souveraineté distincte. La société est une réunion, plus ou moins parfaite au point de vue politique, mais complète au point de vue social, d'hommes et de femmes vivant sous la direction d'idées semblables et avec des instincts identiques. C’est au sein de ce corps social autrement désigné par « nation » ou « peuple » notion débarrassée de l’amphibologie qui en résulte souvent, et distincte de « population » qu'existe la cause de sa déchéance. Et en creusant plus loin que l'écorce avec la volonté de comprendre vraiment, on trouve inévitablement l'existence irrécusable, bien que latente, d'une cause générale de la déchéance d’un corps social : « la dégénérescence ». La dégénérescence d’un corps social signifie que ce peuple n'a plus la valeur intrinsèque qu'autrefois il possédait, parce qu'il n'a plus dans ses veines le même sang, dont des alliages successifs ont graduellement modifié la valeur. Autrement dit, qu'avec le même nom, les membres de ce peuple n'ont pas conservé la même nature que leurs ancêtres ; que l'homme de la déchéance est un produit différent. Tout être humain crée sa culture à l’intérieur d’une communauté qui se définit par opposition aux autres. C’est une loi de la nature que les théories assimilatrices diffusées par les falsificateurs ne sauraient démentir.

    L’on voudra bien soutenir, il est vrai, que cet homme du compromis né de la greffe sociale multiethnique possède quelque chose de son essence originelle; mais, plus il dégénère, plus ce quelque chose s'atténue. Les éléments hétérogènes qui prédominent désormais en lui, composent une nationalité toute nouvelle et bien malencontreuse dans son originalité. Il n'appartient à ceux qu'il dit encore être ses ascendants qu'en ligne très collatérale. Il mourra définitivement et sa civilisation avec lui, le jour où l'élément ethnique primordial se trouvera tellement subdivisé et noyé dans des apports d’ethnies hétérogènes, que la virtualité de cet élément n'exercera plus désormais d'action suffisante. Elle ne disparaîtra pas, sans doute, d'une manière absolue ; mais, dans la pratique, elle sera tellement combattue, tellement affaiblie, que sa force deviendra de moins en moins sensible, et c'est à ce moment que la dégénérescence pourra être considérée comme complète, et que tous ses effets apparaîtront, car, c’est une certitude scientifique que toute nation meurt lorsqu’elle est se trouve composée d'éléments dégénérés.

    Lorsque je révèle ces vérités qui mériteraient pourtant de faire partie de l’enseignement dans nos écoles, afin que nos enfants puissent comprendre pourquoi, dans un pays producteur de pétrole ils doivent s’asseoir à même le sol dans les salles de classe, que nos hôpitaux ne disposent d’aucun médicament, que nos soldats ou ce qui en tient lieu sont mal vêtus, que nos quartiers vivent sans eau potable et sans électricité, que dans nos casernes désormais la langue officielle est devenue le mboshi, etc., on dit, cet homme est dangereux, il est tribaliste ! Ce qui dérange le plus, c’est que j’ai toujours revendiqué avec courage et fierté ma tribalité, n’ayant jamais prêté le moindre serment m’interdisant d’être tribaliste, ce qui est différent pour SASSOU qui lui est tenu par un serment devant le pays dont il est tristement parjure.

    Mais comment en sommes nous arrivés là ? La cause gît dans la partie de notre histoire jamais enseignée. Et même si l’on avait voulu enseigner ce pan de notre histoire, si la tâche est facile dans le midi du pays, il faut dire qu’elle n’est pas aisée pour l’historien qui s’emploierait à rechercher les sources sur l'origine et l'histoire des peuplades du septentrtion de ce qui nous tient lieu de pays commun. Hormis le fait que la totalité de leurs régions sont forestières, le gros handicap pour l’historien vient de ce que ces régions sont abondamment inondées, l'eau, qui n’autorise pas de laisser des traces sur son plan, dégradant ensuite systématiquement tous les vestiges. Enfin, le mode de vie dicté par la pêche conduit à un nomadisme au gré des saisons. Cette situation de vasière envahissante a conduit à l’époque de la pénétration coloniale, un administrateur colonial à déclarer, que cette zone ne doit pas être mesurée en mètre carré, mais en hectolitres. Conséquences fâcheuses, le défaut de vestiges archéologiques, fait de ces peuplades des êtres anhistoriques, car retracer l’histoire de ces zones marécageuses n’est désormais réalisable que par une succession d'hypothèses, et d’ailleurs, comme l’a mentionné avant moi un autre citoyen averti, la mémoire vive interrogée par les premiers explorateurs détenant l'écriture, n'a pu nous restituer que cinq générations au mieux. Ce qui est très peu pour fonder l’histoire d’un peuple.

    La première constatation de cette situation est, qu’issus de ces zones où l’eau et la forêt règnent en souveraines interdisant toute pratique de l’agriculture ; nos amis du Nord n’ont connu jusqu’ici que la civilisation de la cueillette, qui leur épargne le moindre effort pour trouver la nourriture dans la terre, la mère nourricière de toutes les civilisations. Ils cueillent tout dans la nature, ils pèchent et chassent ; hormis les Tékés, les Mboshi ne cultivent rien. Conséquence immédiate : LEDZA LENUA. Vivant depuis toujours au bord de l’eau quand ce n’est pas dans l’eau, où il suffit donc simplement de puiser directement dans le marigot ou la rivière, quelque soit le Mboshi qui viendra au pouvoir, la question de l’eau potable dans nos Communes, ne sera jamais une préoccupation. Habitués dans une cohabitation séculaire avec le moustique, la condition hygiénique dans nos agglomérations n’a jamais été dans la pensée de l’homme du Nord. Crions, vociférons, nous ne changerons rien dans leur mode de pensée. Si sous Alphonse MASSAMBA ma NDEBANI l’on a pu constater les nombreuses réalisations sur le plan économiques, les Présidents du Nord nous ont servi un hiatus profond et effrayant entre le discours et l’action.

    Mais pourquoi donc les Tékés qui cohabitent avec ces Mboshi depuis longtemps, sont-ils différents, laborieux, sociables, organisés me rétorquera-t-on? La réponse se trouve d’une part dans le fait que les Tékés, longtemps avant la pénétration coloniale, connaissaient déjà la notion de pouvoir central et ont toujours eu le sens du commerce. Autrement dit, ils connaissaient déjà la civilisation. L’autre raison est le fait qu’historiquement, in fine culturellement, les Tékés et les Mboshi n’ont rien, absolument rien en commun. En tout cas, cette belle pagaille de la vasière qui couvre l’étendue septentrionale, aura permis de dissimuler la traçabilité des origines réelles de certaines peuplades du Nord, autorisant la confusion malheureuse volontairement entretenue depuis longtemps qui a fait désormais des Tékés d’Alima ressortissants de Mboundji des Mboshis.


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    Jean Claude BERI

     

    " Le véritable héroïsme n'est pas l'absence de peur mais la canalisation de la peur vers l'action. " Doric Germain : Extrait de Le soleil se lève au nord.

     

    Dans notre société congolaise secouée par une fuite en avant, une désaffection grandissante à l'égard de l'activité politique laisse libre court aux personnes investies d'une quelconque  autorité d'abuser injustement de leur pouvoir. Le ballottage des médias et de la presse condamne  les populations à subir un abreuvage orientée et totalement partial  de l'information. Si le peuple congolais est victime de cette culture de la désinformation sur le terrain favorisé par le pouvoir en place, ceux de l'extérieur ont le devoir d'éclairer l'opinion sur l'état réel de notre pays. C'est cela la liberté d'expression, porter l'information juste et impartiale à tous ceux qui en sont privés. La démarche de Patrick Eric MAMPOUYA s'inscrit dans cette optique pour dénoncer, comme l'ont précédemment fait beaucoup d'autres avant lui, l'accaparement de tous les leviers du Congo par un clan qui en abuse en traumatisant et appauvrissant  le peuple. Nous n'oublions pas ceux qui ont sacrifié leur vie comme Bruno OSSEBI, et ceux qui ont été arbitrairement incarcéré comme  Gilbert NSONGUISSA MOULANGOU pour ne citer que ces deux cas.   S'indigner contre cela ne  suffit plus. Il faut y adjoindre un consensus populaire et unitaire  pour susciter une adhésion nationale pour restaurer une vraie justice sociale et démocratique.


    La mobilisation aujourd'hui autour d'une volonté de dialogue avec tous les partenaires exclus par cette politique de déni de démocratie instaurée par le pouvoir de Brazzaville est grandissante. Notre société actuellement regorge plus des gens qui sont " contre " et pendant que  se raréfie ceux qui sont  " pour "  cette politique déshumanisante. Tout le problème repose, non pas sur le courage politique des uns et des autres à aller braver la dictature, mais dans la cohésion pour mener une action concertée et solidaire dans un but précis. Les tentatives solitaires et non concertées affaiblissent  notre action et peut renforcer le pouvoir de Brazzaville à accélérer ses manœuvres de récupération, d'étouffement dans l'œuf de toute velléité de revendication  sociale.


    Nous ne devrions pas nous s'opposer à cette dictature comme des amateurs ni encore moins comme des prédateurs égoïstes dans la mesure ou notre action ne dessine rien de commun et de bien précis  à l'horizon, a part vouloir le départ de Mr SASSOU. N'oublions pas le cas de Thierry MOUNGALLA, un ancien virulent contre le pouvoir de Brazzaville, mais qui s'est révélé comme étant un prédateur assoiffé de pouvoir.

    Nous devrions savoir valoriser notre indignation positive et surtout ne pas tomber dans une colère régressive. Notre souhait de revendications a un but, celui de mettre en mouvement toutes les forces patriotiques en branle pour des actions transformatrices.


    Les actions isolées, comme sont tentées de les mener  bon nombre d'entre nous,  conduisent forcément à décrédibiliser la véritable raison de notre indignation. Ceci  renforce l'hypothèse que la diaspora est incapable de modifier la situation insupportable que traverse notre pays par une analyse constructive et  raisonnée. Or, nous le savions tous que ce n'est pas le cas. Au sein de notre communauté, les analyses ont été faites et les pistes  clairement identifiés. Il ne s'agit pas d'aller débusquer les coupables dans leur  terroir en dramatisant à outrance notre mécontentement. Ni encore moins de susciter des guérillas urbaines totalement incontrôlables.

    Aujourd'hui l'un d'en nous  a été interpellé et questionné, demain çà sera le tour d'un autre et ainsi de suite et nous nous contenterons de publier des communiqués ? Notre action sera ainsi minée de l'intérieur faute d'avoir suffisamment su s'organiser et se mobiliser de concert.  Aussi gardons-nous de faire extrêmement attention du positionnement plus ambigu de beaucoup d'entre nous qui se font passer pour des opposants au régime de M. SASSOU. De même gardons-nous de plébisciter des héros qui le font par calculs pour des intérêts mesquins et égoïstes. Parfois nous acclamons ceux qui ne le méritent peut-être pas. La prudence et la responsabilité sont des principes qui doivent impérativement guider notre action. Autrement  nous nous réveillerons submergés par nos adversaires traînés à nos portes par ceux-là même que nous pensons être les héros.


    La peur a peut-être change de camp, mais il est aussi visible que l'individualisme, l'égocentrisme saborde notre action. Ce quelque chose dont nous avions besoin pour s'orienter vers une clarification de la situation actuelle est une organisation seule et unique pour parler d'une seule voie et d'animer toutes nos revendications. Nous avons besoin d'une cohérence dans les actions, qui pourtant ne sous divise point, afin qu'elles soient soutenues par l'ensemble des gens mécontents, pas forcément seulement ceux de la diaspora. Si l'on arrive à s'entendre sur l'essentiel et s'accorder sur la manière d'agir, il sera plus aisé de formuler des programmes, des projets, des actions à mener pouvant favoriser une adhésion nationale   susceptible d'engrener la majorité des congolais qui ne sont pas forcément ceux qui sont en colère aujourd'hui. S'indigner pour favoriser le changement contre le chaos politique actuel doit être un combat commun c'est ainsi qu'on pèsera politiquement, sans bien-sur  cesser de combattre, pour instaurer la démocratie.

     

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                           PCT : le congrès des turpitudes...

    Sans surprise, la montagne de vingt milliards de CFA,  engloutis dans les festivités du 6e Congrès du PCT, a accouché d’une souris de turpitudes. C’est que, en quarante six ans d’existence, les mauvaises habitudes que ce parti  traîne péniblement le long de son histoire,  comme un boulet, l’empêchent de prendre le train de la modernité. Elle répand une  léthargie  paralysante, comme une traînée de poudre. Et in fine, dans les tréfonds congolais, où qu’il se porte, le regard n’enregistre que morosité, mollesse et manque d’esprit de créativité.

    Il ne s’agit pas d’une fatalité des temps modernes, car, certains pays africains comme le Bénin – pourtant ancien pays marxiste comme le Congo- réussissent à tirer leur épingle du jeu et les partis au pouvoir jouent leur rôle de locomotive. Le Mali continue d’écrire son destin, influent encore et toujours, partout en Afrique. La Côte-d’Ivoire sort peu à peu de son marasme post électoral. Quant à notre géant voisin, la RDC, après avoir réussi avec brio à assainir le paysage politique, il est en train de réinventer sans cesse son miracle, éclatante de créativité et de bonne humeur.

    Pendant ce temps, au «  pays de Marien » et au sein du parti qu’il créa, l’intrigue et la médiocrité dansent une sorte de guigne incessante. Une vingtaine de partis et associations auraient rejoint officiellement  le PCT. La  ruée  vers ce parti  n’est nullement le fruit d’une adhésion basée par l’attraction de son  programme, mais elle répond à  une invite à la mangeoire, garnie par les recettes pétrolières exorbitantes, sous les yeux du satrape d’Oyo, assisté de son fils Christel Nguesso, qui officiera désormais au Comité  ce de  parti. Le ton est donné. Tous ceux qui avaient encore- par naïveté doublée d’une  paresse intellectuelle- des doutes sur la dévolution monarchique du pouvoir, doivent être dessillés par  la stratégie de pérennisation du pouvoir par Sassou.

    Le PCT a totalement privatisé toute la vie politique au Congo, et l’engouement de certaines marionnettes envers ce parti n’est pas le fruit   d’une conquête démocratique, mais une honteuse manipulation des esprits fragilisés par  la promotion des anti-valeurs en vertu. Une OPA a été dûment lancée envers les partis satellites, incapables de survivre dans un environnement où seul le PCT  a le coffre-fort. Le pied de nez de Willy Nuesso  qui a refusé de rejoindre avec armes et bagages le PCT,  résume à suffisance, l’autonomie financière acquise, notamment avec son salaire de complaisance de près de 50 millions de FCFA( 76 0000€/mois), plus que le DG  du FMI ( 46000 €/mois).

    La nomination de Pierre NGOLO, personnage aboulique et homme sans relief, au poste de Secrétaire Général du PCT, répond à une ligne de communication qui vise  à démentir  les Observateurs qui  mettent, à juste titre en épingle,  le tribalisme viscéral de Sassou. Il a du mal a se départir  de son naturel : Mr NGOLO reste , en dépit de toute  vraisemblance,  Mbochi...des Plateaux. En réalité, l’encombrant Mvouba, qui a pourtant poussé  son allégeance maladive à Sassou et  à son clan, jusqu’à la parfaite maîtrise de la langue mbochi, n’est plus en honneur de sainteté avec ce pouvoir. Les velléités contestataires dont sa région d’origine a le secret,  risqueront un jour de perturber le long et interminable règne du clan d’Oyo. Les incertitudes  politiques qui pointent à l’horizon, recommandent la méfiance. Après avoir concocté patiemment une armée dominée par l’ethnie Mbochi ( 56 % de généraux de l’armée sont originaires de la Cuvette centrale), il faut un parti malléable à satiété et conçu pour la satisfaction exclusive des caprices du Chef.

     Côté intrigues, Guy Parfait KOLELAS en a appris à ses dépends. L’alliance réactivée  PCT-MCDDI  est un véritable marché de dupes. Le PCT conscient de son impopularité au niveau de l’électorat de base du Pool, essaie pour le moins,  de tirer la couverture de son côté pour sortir vainqueur de cet accord dont les deux signataires NOUMAZALAYE  et  KOLELAS sont aujourd’hui décédés. Guy Parfait KOLELAS a failli à sa mission et  se transforme chaque jour en homme d’affaires vorace  dans l’immobilier. Il est dans le collimateur des intrigants du PCT qui ne cachent pas leur désir de lui faire mordre la poussière lors des prochaines consultations ; les Préfets et sous-Préfets étant encartés PCT. Moralité : il ne faut jamais pactisé avec le diable !

    Quant à l’UPADS,  les cadres de ce parti  pratiquent une politique de la terre brûlée. Après leur épisode du nombre incalculable de vice-présidents, les voilà encore plongés dans une crise sans issue. Les divergences aplanies avec l’aide de Mme LISOUBA, elle-même sous l’emprise de l’Homme d’Oyo,  n’ont été qu’un feu de paille.

    A la confusion s’ajoute  une étrange démarche, teintée de laideur morale, dans laquelle, un ténébreux groupe composé de  Dominique MIMI-MADINGOU, Victor TAMBA-TAMBA, Clément MOUAMBA, Jean ITADI, Jean MOUYABI et Alphonse NIANGOULA qui  se chargerait -contre l’avis des autres- de la préparation de leur prochain congrès. A qui va profiter le crime ? Ou encore, qui a inspiré le crime ?

    L’ARD qui continue de tourner en rond, se morfond dans des lamentations, en attendant que MBOULOU les invite à une « organisation consensuelle des futures élections ». Dans l’état actuel des choses, ils attendront longtemps...

    Pourquoi notre pays, riche de tant d’intelligences et de ressources minières, cultive-t-il, presque seul cette culture de morosité proche du morbide ?Pourquoi les partis politiques, expression de la vitalité politique d’un pays, sont-ilsenglués dansune telle hibernation ?

    Des deux choses l’une : Sassou est bien au fait de l’état de déliquescence actuelle du Congo en général et des partis politiques en particulier ;  mais n’ayant aucune quelconque ambition pour ce pays, il a délibérément opté pour une logique de naufrage collectif dont ils sont, lui et sa famille les seuls à avoir les bouées de sauvetage. Autre hypothèse, il est dans la situation de l’impératrice Cathérine II de Russie au 18 ème siècle qui, emmurée dans une tour d’ivoire, mais surtout entourée d’une cohorte des incompétents courtisans et profiteurs, incapables d’élever la Russie au rang de grande puissance à l’instar de l’Angleterre , de la France ou des Etats-Unis naissants, se contentaient de lui mentir sur la situation désastreuse du pays, l’archaïsme étant de mise dans tous les domaines : économique, politique, social, culturel. Lors de ses déplacements, les gouverneurs faisaient construire des faux villages modèles peuplés de faux paysans le long des routes où elle passait, afin de lui prouver que la Russie était moderne. La ressemblance est troublante avec le Congo actuel. Conséquence directe d’un Etat policier, Sassou est devenu réfractaire aux bains de foules qui étaient à la base de la légendaire popularité de Marien NGouabi. Pour ses déplacements, « L’homme des masses » préfère les chars aux voitures légères. C’est d’une affligeante tristesse !!

    Dans les deux hypothèses, il est pleinement responsable du sort de notre pays, car sa gestion calamiteuse et familiale des recettes pétrolières n’est pas digne d’un Président-patriote. Le Congo, ce pauvre pays et non pays pauvre, a besoin d’un héros qui se dévoue pleinement pour le tirer de ce mauvais pas et non d’un roi fainéant.

    Sourd aux exigences d’une digne ouverture politique, le PCT tient à organiser les futures élections législatives de façon unilatérale, refusant obstinément la mise en place d’une CENI, voulant une fois de plus réaliser le tour de force dont ce  parti, artificiellement hégémonique a le secret.

    Plus qu’un devoir, nous avons l’obligation d’accompagner cette modification des rapports de force, afin de porter un coup fatal à l’arme principale de ce régime : la peur distillée au sein de la population. Les associations et les partis politiques jusqu’ici réduits au silence pourraient, dans ces conditions, renaître progressivement de leurs cendres. Le propre des partis staliniens, c’est de ne jamais accepter la critique ni de débat contradictoire qui restent pourtant les racines du progrès dans l’ordre du matériel comme dans celui de l’idéel. 

    Tel un automate, ce parti au pouvoir,  avance à hue et à dia, fermant les yeux et se bouchant les oreilles pour ne pas voir la déliquescence généralisée de notre pays, ni entendre les revendications du peuple congolais privé d’eau, d’électricité, et des soins de santé adéquats, afin de s’emparer impunément des recettes pétrolières exorbitantes.

    Notre planète abrite encore des parti-Etat, ainsi je ne peux qu’aimer et vouloir la démocratie avant tout. Cette envie anesthésie le temps que je perdrais à comprendre et à critiquer tous ceux qui feront fi de cette grande avancée humaine. Il nous incombe donc de conjurer ce tragique destin qui semble enfermer notre pays dans une histoire trop difficile dans laquelle nous ne serons plus maîtres. S’installera alors le royaume de l’obscurantisme.

    On l’a tous compris, l’avenir du Congo se fera sans le PCT, en tout cas pas dans son état actuel. Du reste, quelque soit la durée, la vérité et ses douleurs finiront par s’imposer. D’autant que, à long ou moyen terme, l’honneur et l’histoire de notre peuple exigeront que l’on mette notre pays sur la seule marche qui vaille : la plus haute.

    Djess dia Moungouansi  «  la plume libre au service du peuple »

    Membre du cercle de Réflexion  La RUPTURE

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  • L’opposition congolaise : agir pour créer un rapport de force ou périr

     

    L’opposition congolaise : agir pour créer un rapport de force ou périr

    L’opposition congolaise : agir pour créer un rapport de force ou périr 

     

    « En relations internationales, les grands font ce qu’ils veulent et les petits ce qu’ils peuvent »(Morgenthau)

     

    C'est une bien grande ambition que de vouloir abréger  les souffrances d’un peuple, soumis aux affres  d’une dictature féroce. Et si l'opposition congolaise  ne considère pas cela comme une ambition, mais comme un dévouement suprême, il faut des qualités bien supérieures encore, et une abnégation qui confine au sacrifice. En face, c’est un  truisme d’affirmer que SASSOU a définitivement élevé sa personne  au rang de passion, et a fait du pouvoir sa religion. Le décor est planté. Valétudinaire.  Aussi, bien que les dictatures  maghrébines les plus redoutables soient passées de vie à trépas, il s’accroche, comme un arapède à son rocher, contre vents et marrées, multipliant à foison,  turpitudes et intrigues.

     

    L’opposition  congolaise,  passée depuis maître  dans l’art des incantations oiseuses ou  dans cette propension à se morfondre dans les  lamentations inaudibles, attendant en vain que SASSOU lui cède quelque parcelle du pouvoir, ou un peu de « sa » rente pétrolière, doit créer d’autres ressources pour relever les défis des temps nouveaux.

     

    Et pourtant,  face à une dictature autiste, une opposition au service du peuple, devrait nécessairement faire usage des deux arcs, les plus  redoutables de son  carquois, à savoir : la mise en exergue d’un projet  d’ alternance viable, mais surtout, la capacité de créer un rapport de force susceptible de faire plier toute dictature.

     

    Dans les relations humaines en général,  et sous une dictature notamment,  si l’avilissement  d’un peuple  par un autocrate, peut paraître comme une péripétie dont la fin est écrite d’avance, dans un second temps, la capacité d’organisation, de persuasion et de se faire des alliés, doit à coup sûr, renverser ce rapport  asymétrique.

     

    Pour réussir à prendre l’ascendant sur la force dominante, aujourd’hui et  plus encore demain, il faut nécessairement, s’approprier le champ cognitif, c’est à dire par la compréhension  de l’environnement dans toutes ses dimensions. Et pour l’opposition congolaise extrêmement affaiblie à dessein, l’importance des forces morales et les pouvoirs du calcul stratégique lui donneraient au moins une chance de renverser un rapport de force  qui lui est d’abord défavorable.

     

    Voici comment,   dans l’ivresse du pouvoir,  SASSOU  occulte  les éléments les  plus déterminants en ne se cantonnant qu’aux  constituants matériels,  mécaniques et quantitatifs de la force : avoir une armée, une police et une gendarmerie à son service. Importer une quantité impressionnante d’armes de guerre  et les stocker aux domiciles de ses sbires, transformés en armurerie, quitte à provoquer des incendies dans les quartiers, comme récemment avec un incendie dévastateur  au domicile de Blaise ADOUA. Recruter sur des bases bassement tribales, de jeunes originaires de sa région pour les incorporer dans les grands corps d’Etat. Les nominations au grade de général répondent également à des ignominieuses  logiques  tribales dans le but  de constituer et d’exhiber une force dissuadant de façon permanente toute velléité contestataire,  qui couve dans toutes les couches de la société. But inavoué : la domination militaire ( théoriquement ) d’une ethnie sur le reste de la population . Il a réussi l’étrange exploit d’ethniciser cette profession. Pour un pays de  52 ethnies, et une armée de 44 généraux, nous avons 25 généraux appartenant à la même ethnie (Mbochi). Dit autrement, plus de la moitié des généraux ( 57%) que compte notre pays sont originaires de la Cuvette Centrale.  

     

    L’autocrate d’Oyo pense qu’il suffit de compter les divisions et leur puissance de feu pour déterminer le plus fort. Il espère ainsi  établir des rapports immuables, conformes à ses propres désirs mégalomanes avec le  peuple. Toute confrontation, pense-t-il,  serait vaine et les arts de la tactique et de la stratégie, inutiles. Il oublie royalement que ces disciplines  perpétuées depuis au moins deux mille cinq cent ans, ont leur raison d’être.

     

    En gérant par  la terreur,  il estime avoir  des coudées franches pour assouvir ses fantasmes  et  s’accaparer de la rente  pétrolière qui contribue à hauteur de  80% dans les  recettes d’exportations du Congo. Le pétrole congolais, devenu ainsi une rente familiale, est tributaire des caprices de SASSOU et de son fils Christel, les seuls à connaître   la quantité de pétrole vendue et les montants colossaux  générés par cette vente. Opacité oblige.

     

    De même, les officines du pouvoir sont déjà à pied d’oeuvre pour  échafauder  les tripatouillages géants lors des futures élections législatives de 2012. L’opposition, faute d’avoir  imposé leur implication dans la préparation du processus électoral,  lors de la rencontre du 18 Avril 2011 avec MBoulou (Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation),  s’étonne avec une naïveté désarmante, qu’elle soit purement et simplement  oubliée. Roulée dans la farine, à la manière de qui vous savez.  Mais que fait-elle, diantre ?l’ARD sous la plume de son Président Mathias DZON,  s’est fendue d’une impérissable saillie  épistolaire en date du 1er juillet 2011 que  MBoulou – encore une fois-  se fera un malin plaisir d’ignorer superbement. Non, toute  crédulité excessive est inopportune dans une dictature.

     

    Il y a près de deux mille cinq cent ans, les Grecs,  avec  un mode d’organisation de la société relativement bien structurée, étaient arrivés à la conclusion selon laquelle, une harmonieuse  gestion de la cité exigeait que  le renversement de la suprématie du plus fort, cède la place à une égalité, au moins partielle.

     

    Ce cheminement  leur avait permis de trouver le levier nécessaire pour abattre, du moins de limiter la force  du despote. Leur méthode consistait à décomposer la force  dans ses  éléments constituants ( matériel, mécanique, quantitatif) et démontrer  qu’ils pourraient être vaincus par d’autres constituants d’ordre affectif, intellectuel et moral.  Trois voies principales sont mises en évidence, aux quelles,  pour vous épargner une rhétorique fastidieuse et rébarbative, je n’attacherai que les noms d’Ulysse, de Léonidas et de Périclès.

     

    Pour Ulysse qui privilégie la ruse, il estime que le discours étant le lien ou l’instrument privilégié, il doit être truffé de simulacres et de mensonges. Il devient par conséquent plus puissant que la réalité, la parole l’emporte sur les faits. Etant de l’ordre du fait, la suprématie naturelle du plus fort peut être renversée par le discours, pour peu que celui-ci soit assez adroit pour séduire. Dans cette lignée, Platon nous rappelle le talent des sophistes qui par la force et la parole, donnent aux petites choses l’apparence d’être grandes, et grandes d’être petites.

     

    La voie de Léonidas est celle du courage. Pour lui,  le courage -  non pas l’intrépidité  instinctive - mais la vertu civique l’emporte sur le nombre. Démarate révèle au Roi le secret de la bravoure grecque. Celle par laquelle  des hommes libres, soumis à un maître tyrannique la loi,qu’ils craignent bien plus que tout, sont  contraints à exécuter tous les ordres, et ne doivent aucunement reculer devant l’ennemi, si nombreux soit-il, ils doivent rester à leur rang et vaincre ou périr.

     

    Quant à Périclès, il privilégie l’intelligence éclairée par le savoir. Sur le champ de bataille, le talent, les connaissances et l’expérience, estime-t-il, l’emportent davantage que le nombre et la vigueur corporelle.

     

    L’opposition congolaise doit s’inspirer de ces trois voies,  et avoir à l’esprit  que la notion de rapport de force ne s’opère que lorsqu’elle est déployée dans l’espace et dans le temps ; et que la supériorité des forces morales  est la traduction de la primauté du cœur et de l’intelligence sur tout.

     

    En dehors des cérémonies à la gloire «  du grand timonier », aucune marche de protestation n'est  autorisée dans une dictature. L’opposition sénégalaise n’a pas demandé l’autorisation à Abdoul WADE de marcher le 23 juin 2011, pour exiger le retrait de son funeste  projet de modification constitutionnelle qui aurait consacré une dévolution monarchique du pouvoir. C’est une démocratie, me dira-t-on. Tout de même, des vrais opposants le savent, un rapport de force se crée et s'aménage.  Au lieu de cela, notre opposition s'est conformée sans peine à   cette espèce d'avilissement. Depuis 2002, elle participe à des élections  même quand elle ne se fait pas d'illusions sur la transparence et la crédibilité des scrutins. De qui se moque-t- on ?

     

    « Créer  un rapport de force ou périr », l’opposition congolaise doit en faire son leitmotiv.  Pour cela, elle doit  travailler à se ménager un parcours  héroïque et digne dans l'Histoire. En définitive, on ne trompe pas l'Histoire ! On se bat contre, ou, lâche, on se tait, et on se résigne à en être l'esclave.

     

    Djess Dia Moungouansi  «  La plume libre au service du peuple »

                                                Membre du groupe de Réflexion La Rupture.

    Blog de Djess

     

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