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    LE REGNE DRAMATIQUE  DE   L’IMPUNITE  ET  DE  L’ARBITRAIRE.

     

    Le  vent de la déraison attise le feu dans un espace politique transformé en une arène de gladiateurs au sein de laquelle l’argument intellectuel s’efface et se cèle devant la furie de la haine viscérale et tribale  que cultivent chaque jour, les tenants d’un pouvoir atteint de démence. Obsédé par  sa pérennité, ce pouvoir a installé une impunité au sommet de l’Etat, accentuant au passage le fossé entre couches sociales situées aux antipodes de la pyramide économique.

    Les Grecs, inventeurs de la démocratie, ont très tôt compris qu’un peuple ne pouvait vivre en harmonie que s’il existe des lois justes et valables pour tous. La demande sociale, c'est-à-dire l’amélioration du quotidien du peuple doit être garantie. Celle-ci est au-delà des statues et du mausolée de la honte, du grand aéroport militaire d’Ollombo,  du barrage d’Imboulou, des  routes financées par l’Union Européenne et   autres matières inertes dont la manipulation ouvre les portes de la richesse mal acquise aux gestionnaires des chantiers. Mettre en place un système éducatif performant, un réseau sanitaire opérationnel, des denrées de première nécessité de qualité à des prix accessibles et répartir les richesses de manière équitable, donner de l’eau et l’électricité, traquer les malfrats pour les livrer à la justice, respecter les règles de la bonne gouvernance et assurer le développement durable permettent à un chef d’installer sonpays dans les quartiers de la paix sociale et de partir dans la quiétude lorsque vient l’heure du départ.

    L’arrestation de Maître Hervé Ambroise Malonga, suivie des tortures, d’un simulacre d’assassinat  et même d’un probable empoisonnement ( les nervis à la solde du pouvoir, lui ont fait avaler un liquide inconnu), sont des actes qui par leur cruauté, feraient pâlir de jalousie des dictateurs de triste mémoire comme Amin DADA ou Mobutu.  Il s’agit d’un Avocat de premier plan, ancien bâtonnier de Brazzaville, dont la notoriété et les compétences dépassent les frontières. Mais au Congo, où ce régime a banalisé  les atteintes aux droits de l’homme,  les actes de barbarie et de crimes massifs sont légion, d’autant qu’ils sont  couverts par une impunité totale octroyée  aux membres  du clan. L’énergique Paul Marie MPOUELE a une fois de plus été victime de l’arbitraire, puisque le pouvoir ne communique pas sur les motifs de son arrestation d’il ya quelques jours.

    Une série interminable d’actions teintées de laideur morale, est à mettre au compte de ces mêmes  sbires du pouvoir, inspirés par la logique d’effronterie. De l’assassinat de Marien NGouabi, jusqu’à la tragédie de Mpila, en passant  par la disparition forcée de 353 de nos jeunes compatriotes de retour d’exil, après des garanties données par le vainqueur de la guerre civile himself ; ces tricheurs et assassins de bas étages, sûrs de leur impunité, courent toujours. Tous ces crimes sont rentrés dans la catégorie des chefs d’œuvre, comme nous le rappelle si bien  Jean Richepin  :  « Un crime n'est véritablement un chef- d'oeuvre que si l'auteur reste impuni. D'autre part, l’impunité n'est complète que si la justice condamne un faux coupable ».

     Ces individus immoraux   écument les rues de Brazzaville, Pointe-Noire, Oyo ou Nkayi,   toujours prêts à frapper dès qu’un  congolais lambda dénonce leurs turpitudes. Sinon , comment comprendre l’aisance avec laquelle, ils se sont permis d’aller soustraire des Avocats du Commissariat Central , pour les soumettre à des sévices  d’un autre âge ? Toutes les enquêtes diligentées par ce pouvoir mafieux, tombent en quenouille. Aucun responsable, aucun coupable donc.

     

    La violence politique actuelle, entretenue par ce  pouvoir,  a pour but d’inspirer une peur qui jette l’effroi dans le cœur des citoyens. Une peur qui leur ôte la capacité, la possibilité et le courage de se mobiliser pour dénoncer les flagrantes violations de la démocratie. En s’attaquant à Maitre Malonga et à son collègue Maître Hombessa, exhibés avec des menottes au balcon de l’humanité,  le pouvoir met en exergue ses muscles, se mettant de facto en porte-à-faux avec les règles  élémentaires du droit et de la bienséance. Il ne respecte qu’une  seule loi : la sienne. Celle  qui fait de Sassou le monarque absolu et  des membres de son clan,  des jouisseurs insouciants qui tuent et pillent en toute impunité.

    Notre pays baigne dans l’impunité totale à tous les niveaux, motivée par un homme qui ne se reconnaît plus en  dehors des délices du pouvoir. Cet homme est même prêt à tout et contre tout, pour demeurer au pouvoir ad vitam aeternam. Quand un homme est arrivé à ce stade, enivré par les abondantes recettes pétrolières, il perd complètement la raison, et est donc capable de mettre son pays inconsciemment, dans une insécurité permanente, rien que pour garder le pouvoir, la tragédie du 4 mars 2012  est une suite logique d’un tel état d’esprit.


    La violence physique, l’allié de ce pouvoir,  remplace celle symbolique dont Pierre Bour­dieu nous enseigne qu’elle irradie insidieusement les citoyens en les engluant dans un processus de socialisation et de structuration dont ils sont inconscients. C’est la plus dangereuse des violences, car elle institue un déni de la personnalité et influence subrepticement le citoyen dans son choix. C’est une violence douce, invisible et masquée. Elle est méconnue comme étant une violence, car elle est choisie autant que subie. Les officines de ce pouvoir et leurs communicants se sont basés sur les travaux de Thiakoutine et de Pavlov pour agir, à l’insu du citoyen, sur son choix.

    Le drame de Mpila aurait dû susciter une véritable levée de boucliers. Qu’a –t-on vu ? La Mairie de Talangaï a été prise d’assaut par les sinistrés, non pas pour demander des comptes à ces irresponsables gouvernants, mais pour la conquête de cette hypothétique indemnité de 3 Millions de FCFA. L’enjeu  a été délibérément déplacé et cantonné sur  le terrain que le pouvoir gère avec maestria : la corruption. Une fois de plus, ils ont réussi un de ces  tours de magie, dont ils ont le secret.  Pathétique !

    Il est superflu de pérorer sur l’arrestation du Colonel NTsourou, qui est tout, sauf un enfant de cœur. C’est de notoriété publique ; cet officier zélé, porte sur  sa conscience la mort de beaucoup de congolais. Il  est désormais voué aux gémonies par ce régime qu’il avait servi avec obséquiosité, au point de s’illustrer dans des actes à milles lieues de l’éthique militaire, au service d’un seul homme : Sassou NGuesso.

    Sassouest persuadé que la bataille sans merci que se livrent ses proches pour la succession, est à l’origine de cette tragédie sans précédent. C’est pour cette raison qu’il à dû renforcer le cordon sécuritaire par les Angolais et les éléments de Tsambitso. Il  n’a donné plein pouvoirs qu’à deux ou  trois personnes pour mener une véritable enquête sur les tenants et aboutissants de cette histoire.

     

    Lui, le lecteur assidu de Machiavel (sic) a compris qu’il fallait très vite ériger un contre-feu pour conjurer un imprévu fâcheux, en distillant au sein de la population, à dose homéopathique, la fébrilité qui s’est emparée du pouvoir. Certains membres de sa propre famille sont sous surveillance, ils se regardent désormais en chiens de faïence. En pareilles circonstances, c’est celui qui a plus peur qui attaque le premier. Dans sa stratégie, il a délibérément  jeté un véritable imbroglio sur l’enquête jusqu’à ce que les militaires s’entre-bouffent, les uns livrant les informations sur les autres, le temps de retrouver visibilité et  fiabilité au sein des services d’espionnage et de sécurité.

    Le sort du peuple, comme on le sait, n’a jamais été sa préoccupation ; et pour cause, son pouvoir est  l’émanation exclusive de la force des armes.  C’est pour cette raison qu’il  s’était résolu à reconstituer très rapidement, son stock des armes de destruction massive qu’il venait de perdre. Sans états d’âme, des ordres avaient été donnés de faire disparaître des corps pour maintenir le nombre officiel de victimes autour de 250, alors que tout laisse penser que le nombre de 1000 victimes a été largement dépassé. L’argent et les campagnes médiatisées d’aide, pensent-ils, suffiraient  pour calmer un peuple intentionnellement appauvri. Du cynisme à l’état pur.

    La nuit a trop duré, le jour doit se  lever pour chasser le voile noir qui couvre notre pays et installer un souffle nouveau. Le système actuel a fait son temps. Par sa rigidité, il est illusoire de l’améliorer sans heurter les intérêts du clan des prédateurs.Se cantonner à son embellissement,  s’apparenterait à appliquer un cautère sur une jambe de bois. L’enjeu principal des congolais s’impose comme le nez sur la figure. Des institutions fortes susceptibles de supporter les deux piliers d’un Etat de droit à savoir, la démocratie et la République. Seule une  réelle volonté populaire, brisant tout sur son passage,  installerait des institutions capables de protéger le citoyen congolais lambda contre l’impunité et l’arbitraire qui font depuis belle lurette rage chez nous. La place du Congo au concert des nations est à ce prix.

     

    Djess dia Moungouansi  «  la plume indépendante au service du peuple »

    Vice- Président du CERCLE  LA RUPTURE


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    CONGO-BRAZZAVILLE : LE DRAME  DE  L’OBSESSION DES ARMES.

     

    De la vaste culture chinoise enseignée par l’éminent écrivain Alain Peyferitte, nous avons appris que le pouvoir lit dans les consciences et qu’à cet effet, il a un système de commandement aussi délicat qu’un mécanisme d’horlogerie.

    Au Congo, il semble que le mécanisme a disjoncté et que les opérateurs sont pris au dépourvu, faute de n’avoir pas su établir un cadrage solide et cohérent avec des composants adéquats.

     

    Loin de moi l’idée de jouer les  Cassandre, c’est avec une colère saine que je reprends ma plume pour exprimer mon indignation.  Il faut le dire,  c’est bien le temps de l’apocalypse et  ce qui devait  arriver arriva… A  force de trop jouer avec le feu, on finit par se brûler les doigts. Un régime qui passe le clair de son temps à importer des quantités impressionnantes d’armes de guerre,  pour se protéger contre…son peuple,  ou  à rivaliser d’imagination dans l’intrigue, finit un jour par se casser les dents. Le problème serait moins grave, s’ils étaient les seuls à pâtir des conséquences de leur goût immodéré pour les armes. Malheureusement, c’est encore le peuple qui paie le lourd tribut.

     

    Plus de 200 vies innocentes, ont été gratuitement  fauchées, par la faute d’un gouvernement qui a depuis longtemps renvoyé aux calendes grecques, les préoccupations d’un peuple qui ne demande qu’à vivre paisiblement. Une fois de plus, ce régime, désormais habitué à traverser allègrement le Rubicon de l’ignominie, n’a pas volé sa réputation. Les images épouvantables qui nous parviennent, mettent à nu le cynisme d’un gouvernement qui gère un désastre d’une telle dimension dans l’amateurisme. Le CHU de Brazzaville, qui est tombé en quenouille depuis des lustres au profit de l’achat massif des armes de guerre, ne pouvait pas répondre à une telle tragédie. Dans une telle situation, chaque minute compte pour sauver des vies. Mais au Congo, où les gouvernants se livrent  impunément à l’enrichissement illicite( le scandale des biens mal acquis en est un volet essentiel) ; depuis longtemps, la vie humaine n’a plus de valeur.

    Nous avons encore à l’esprit, les dégâts causés par l’incendie du domicile du Général Blaise Adoua le 31 mai 2010, transformé en armurerie. Sans commune mesure, l’incendie provoqua des explosions et des détonations qui avaient fait fuir la population voisine et avaient provoqué d’importants dégâts matériels. Le serpent venait de  se mordre  la queue. On peut aisément se faire une idée sur la quantité d’armes de guerre entre les mains des tenants de ce pouvoir.

    S’inspirant de l’adage selon lequel, seule une arme à sa portée peut te sauver, les tenants du pouvoir n’ont jamais envisagé d’éloigner les dépôts d’armes des habitations.  La terreur, encore la terreur, toujours la terreur, c’est leur leitmotiv.  Ils le savent, le peuple congolais a fini par découvrir la folie qui habite certains dirigeants maléfiques qui rallument  la géhenne .Ils finissent ainsi de ruiner le monde,  semant et laissant sur leurs passages, cendres, cris, cadavres et désolations. Avec la même impudence, ils se livrent au spectacle scandaleux de la compassion, de promesses inutiles…

    On peut le deviner, Sassou porte en lui, l'âme de ces dirigeants qui estiment à tort, qu’ils sont irremplaçables. Ni plus, ni moins dangereux qu'eux ; mais tout simplement, exactement comme eux. Ils sont venus pour bousculer le monde, le rendre un peu différent de ce qu'il était, avant eux. Pas forcément meilleur ni pire, mais tout simplement (ou tragiquement – c'est selon), différent.

    Bien que la résolution 1874  des Nations Unies, adoptée au mois de juin 2009, interdisait la Corée du Nord d’exporter des armes, le régime de Brazzaville se faisait un malin plaisir à violer  cette résolution se mettant ainsi en contravention avec les Nations Unies.  L’Afrique du Sud avait intercepté en Novembre 2009, une impressionnante cargaison d’armes en provenance de Corée du Sud  et à destination du Congo-Brazzaville. Une inspection par les autorités sud-africaines avait permis de déterminer que la cargaison contenait des pièces détachées de chars T-54 et T-55.

    Ce régime est sous l’emprise d’une paranoïa obsidionale qui prend ses fondements sur cette obsession de la sécurité, en relayant au second plan des priorités ( l'eau, l'électricité, les soins pour tous) au demeurant plus pressantes.

    Ce n’est que la partie émergée de l’iceberg  de la campagne d’importations d’armes de guerre. En revenant au pouvoir dans les conditions que l'on sait, Sassou s'était très tôt inventé des alliés fidèles : la violence et la terreur. Il va les entretenir, les distiller à dose homéopathique au moindre soubresaut. Dès sa prise pouvoir en Octobre 1997, il annonce sans ambages à tous ses supporters venus nombreux le soutenir à un de ses meetings de victoire, qu'ils étaient revenus aux affaires, ce qui supposait une jouissance insouciante et inespérée des avantages conférés aux serviteurs de l'Etat. Le retour de l'ordre Kaki, avec lui le prestige et l'accumulation de richesses inespérées sur fond de l’exhumation du  " Yaka Noki noki " qui avait fait ses preuves autrefois dans l'accentuation de la dysharmonie sociale.

    L'euphorie de cette victoire militaire sur ses adversaires de 1997, conjuguée à la force de persuasion des marchands de la peur, avaient fini de convaincre les plus réticents de ses partisans qui croyaient encore aux vertus démocratiques. Désormais, chaque chute entraînerait la leur également. En liant son destin ombrageux au leur, le piège se referme sur tout le monde et seules les armes de guerre pourraient garantir leur pérennité au pouvoir.

    Alors que faut-il faire ?  Souffrir ? Rire ? Sourire ?
    Non ! La question est trop grave. Notre pays  continue à offrir l'image d'un enfant qui tombe dans un puits. Les témoins de la scène s'arrêtent à la margelle et personne n'ose entrer dans le puits pour sauver le pauvre innocent. Le pays est à sauver. Et comme pour  la fameuse jarre de Ghezo  Roi d'Abomey, l'apport de tout un chacun est appelé à être décisif.

    Djess dia Moungouansi :  « La plume indépendante, au service du peuple »

    Membre du cercle de réflexion LA RUPTURE

     

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    LE FCFA : MODESTE  REFLEXION  VERS UNE SOUVERAINETE  MONETAIRE

     

     

    C’est de notoriété publique ! La dépendance monétaire des Etats africains à l’égard de la France,  est un obstacle de taille à tout décollage économique des pays africains membres de la Zone Franc. La littérature sur ce sujet,  pourtant abondante dans le registre des  lamentations,  l’est moins dans la crédibilité des  propositions  relatives  à une souveraineté monétaire.  Habitués  à se morfondre  devant un outil de domination  bien identifié, conçu par l’ex- colonisateur pour ses intérêts, les Africains n’ont jamais su, ni voulu prendre leurs responsabilités, pour envisager une déconnexion monétaire.

    Je me garderais ici de m’étaler sur les mécanismes  du compte d’opérations, à travers lesquels  50% des avoirs extérieurs des Etats membres sont déposés sur ce compte, ouvert au trésor public français et que la France a toujours utilisé à sa guise.  Un véritable joug  financier qui ne dit pas son nom auquel  sont soumis ces Etats, avec discipline.

    Au-delà  des  persistantes  rumeurs  sur une autre dévaluation du Fcfa, qui  viennent une fois  de plus assombrir le ciel de ces Etats membres,  il est grand temps de regarder  l’avenir avec responsabilité, mais surtout de poser les jalons d’une véritable indépendance monétaire.

    Depuis l’indépendance  politique au début des années soixante, les dirigeants  africains n’ont  pas mieux  perçu l’importance de l’outil monétaire dans le développement économique d’un pays. Ils ont une conception restrictive de la monnaie comme instrument de transaction, alors que la monnaie a d’autres fonctions.

    La disposition d’un instrument monétaire permet à un Etat de mettre en œuvre une politique économique efficace, vecteur d’un progrès économique et social.  Bien évidemment, à condition de ne pas en faire un usage abusif et inconsidéré ( Cas des expériences maliennes et guinéennes qui furent un fiasco), mais plutôt une utilisation intelligente et adaptée avec toutes les rigueurs possibles. De même,  une gestion monétaire souveraine offre  à  un Etat les moyens de développer une politique de crédits  et de rationalisation de l’appareil productif conformément  aux  besoins de l’économie.

    Voici   comment  s’opèrerait  cette indépendance monétaire, qui permettrait aux économies africaines de se soustraire des contraintes  engendrées par « le malthusianisme monétaire » de la zone franc. Ce qui permettrait un véritable financement de l’économie, tout en observant les règles de base de l’émission monétaire et les équilibres macro-économiques.  Des pistes modestes certes, mais qui permettraient déjà d’effectuer un bond décisif  dans la gestion souveraine de la monnaie.

    Nonobstant les difficultés  que connaît la zone monétaire Euro actuellement ; au regard  des grandes tendances mondiales,  l’heure n’est plus à une tendance isolée  dans l’aventure, c’est-à-dire à une « balkanisation »  qui ne pourrait  que retarder, voire entraver  le développement économique  et l’intégration régionale, mais plutôt à une coopération.

    La longue expérience de gestion commune de la monnaie par les Africains au sein d’une même zone monétaire, a créé des  réseaux de solidarité monétaires qui seraient, somme toute, le point d’appui  pour la promotion de la souveraineté monétaire en instituant  une zone monétaire débarrassée  de la gestion tutélaire de la France. Et les règles de fonctionnement de la zone monétaire ainsi créée, prendront cette fois-ci  en compte, les besoins de nos économies.

    D’abord, les pays membres  instaureront d’emblée un contrôle de change rigoureux pour empêcher l’évasion des capitaux préjudiciable à l’économie par la ponction importante réalisée sur l’épargne intérieure.

    Chaque Etat membre adopterait  alors une réforme des institutions financières  et bancaires locales en vue de mobiliser l’épargne.  Un véritable plan de réhabilitations des circuits économiques, financières et bancaires sera envisagé, afin de drainer vers le circuit financier officiel, la masse très importante d’épargne  qui  circule dans les circuits informels et représente un manque à gagner pour l’Etat.  La plupart  des banques de développement étant fermées, il y a un engouement pour les tontines, basées sur la confiance mutuelle et régulées par la pression sociale.

    Ensuite, on instituerait  un renforcement de la coordination économique et monétaire entre les Etats membres, une harmonisation des législations sociales  et des affaires sera incontournable. On centraliserait ainsi des réserves internationales dans un Fonds Monétaire  Africain. L’utilisation des avoirs sera soumise à une  procédure rigoureuse et à une surveillance commune afin d’éviter de répéter  les erreurs de la Guinée et du Mali.

    Puisque la balance des paiements  de nos pays est mise à mal par l’importation des biens de consommation de luxe, on pourrait envisager  une taxe de 100% de ce type de produits. Pour preuve, avec une consommation de 151 000 bouteilles en 2010, le Congo  a battu un autre record de médiocrité de 5econsommateur de champagne  en Afrique. Une consommation superflue !

    Enfin, comme les matières  premières  font l’objet d’une cotation,  la future monnaie commune africaine sera rattachée à un panier de matières premières  telles que l’or, l’uranium, le pétrole, le café, le cacao, etc…, ou  à  quelques  unes des pierres précieuses  que les pays africains entrant dans l’union exportent.  Compte tenu des variations de cours de ces produits, une procédure de révision périodique de la composition du panier devra être envisagée.

    Voilà  des pistes non exhaustives, mais réalistes  pour arriver à une déconnexion monétaire, pourvu que ces pays  candidats procèdent avant tout à des plans d’assainissement économique et financier.

    En somme,  on ne peut naïvement s'accommoder d'un  avilissement général ni à des faux diagnostics du genre : les Africains n’y peuvent rien, nous n’avons pas les moyens,  la Françafrique  etc… on serait pour longtemps  loin, mais alors très loin, mais surtout  à mille lieues des solutions. Le temps de la mise en  cause des mécanismes de spoliation cacique mais  « légale »  de nos pays est révolu. Il devient urgent de démanteler cet asservissement financier qui se cache sous  ces cyniques falbalas d’un autre âge.

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    LE FCFA : MODESTE  REFLEXION  VERS UNE SOUVERAINETE  MONETAIRE

     

     

    C’est de notoriété publique ! La dépendance monétaire des Etats africains à l’égard de la France,  est un obstacle de taille à tout décollage économique des pays africains membres de la Zone Franc. La littérature sur ce sujet,  pourtant abondante dans le registre des  lamentations,  l’est moins dans la crédibilité des  propositions  relatives  à une souveraineté monétaire.  Habitués  à se morfondre  devant un outil de domination  bien identifié, conçu par l’ex- colonisateur pour ses intérêts, les Africains n’ont jamais su, ni voulu prendre leurs responsabilités, pour envisager une déconnexion monétaire.

    Je me garderais ici de m’étaler sur les mécanismes  du compte d’opérations, à travers lesquels  50% des avoirs extérieurs des Etats membres sont déposés sur ce compte, ouvert au trésor public français et que la France a toujours utilisé à sa guise.  Un véritable joug  financier qui ne dit pas son nom auquel  sont soumis ces Etats, avec discipline.

    Au-delà  des  persistantes  rumeurs  sur une autre dévaluation du Fcfa, qui  viennent une fois  de plus assombrir le ciel de ces Etats membres,  il est grand temps de regarder  l’avenir avec responsabilité, mais surtout de poser les jalons d’une véritable indépendance monétaire.

    Depuis l’indépendance  politique au début des années soixante, les dirigeants  africains n’ont  pas mieux  perçu l’importance de l’outil monétaire dans le développement économique d’un pays. Ils ont une conception restrictive de la monnaie comme instrument de transaction, alors que la monnaie a d’autres fonctions.

    La disposition d’un instrument monétaire permet à un Etat de mettre en œuvre une politique économique efficace, vecteur d’un progrès économique et social.  Bien évidemment, à condition de ne pas en faire un usage abusif et inconsidéré ( Cas des expériences maliennes et guinéennes qui furent un fiasco), mais plutôt une utilisation intelligente et adaptée avec toutes les rigueurs possibles. De même,  une gestion monétaire souveraine offre  à  un Etat les moyens de développer une politique de crédits  et de rationalisation de l’appareil productif conformément  aux  besoins de l’économie.

    Voici   comment  s’opèrerait  cette indépendance monétaire, qui permettrait aux économies africaines de se soustraire des contraintes  engendrées par « le malthusianisme monétaire » de la zone franc. Ce qui permettrait un véritable financement de l’économie, tout en observant les règles de base de l’émission monétaire et les équilibres macro-économiques.  Des pistes modestes certes, mais qui permettraient déjà d’effectuer un bond décisif  dans la gestion souveraine de la monnaie.

    Nonobstant les difficultés  que connaît la zone monétaire Euro actuellement ; au regard  des grandes tendances mondiales,  l’heure n’est plus à une tendance isolée  dans l’aventure, c’est-à-dire à une « balkanisation »  qui ne pourrait  que retarder, voire entraver  le développement économique  et l’intégration régionale, mais plutôt à une coopération.

    La longue expérience de gestion commune de la monnaie par les Africains au sein d’une même zone monétaire, a créé des  réseaux de solidarité monétaires qui seraient, somme toute, le point d’appui  pour la promotion de la souveraineté monétaire en instituant  une zone monétaire débarrassée  de la gestion tutélaire de la France. Et les règles de fonctionnement de la zone monétaire ainsi créée, prendront cette fois-ci  en compte, les besoins de nos économies.

    D’abord, les pays membres  instaureront d’emblée un contrôle de change rigoureux pour empêcher l’évasion des capitaux préjudiciable à l’économie par la ponction importante réalisée sur l’épargne intérieure.

    Chaque Etat membre adopterait  alors une réforme des institutions financières  et bancaires locales en vue de mobiliser l’épargne.  Un véritable plan de réhabilitations des circuits économiques, financières et bancaires sera envisagé, afin de drainer vers le circuit financier officiel, la masse très importante d’épargne  qui  circule dans les circuits informels et représente un manque à gagner pour l’Etat.  La plupart  des banques de développement étant fermées, il y a un engouement pour les tontines, basées sur la confiance mutuelle et régulées par la pression sociale.

    Ensuite, on instituerait  un renforcement de la coordination économique et monétaire entre les Etats membres, une harmonisation des législations sociales  et des affaires sera incontournable. On centraliserait ainsi des réserves internationales dans un Fonds Monétaire  Africain. L’utilisation des avoirs sera soumise à une  procédure rigoureuse et à une surveillance commune afin d’éviter de répéter  les erreurs de la Guinée et du Mali.

    Puisque la balance des paiements  de nos pays est mise à mal par l’importation des biens de consommation de luxe, on pourrait envisager  une taxe de 100% de ce type de produits. Pour preuve, avec une consommation de 151 000 bouteilles en 2010, le Congo  a battu un autre record de médiocrité de 5econsommateur de champagne  en Afrique. Une consommation superflue !

    Enfin, comme les matières  premières  font l’objet d’une cotation,  la future monnaie commune africaine sera rattachée à un panier de matières premières  telles que l’or, l’uranium, le pétrole, le café, le cacao, etc…, ou  à  quelques  unes des pierres précieuses  que les pays africains entrant dans l’union exportent.  Compte tenu des variations de cours de ces produits, une procédure de révision périodique de la composition du panier devra être envisagée.

    Voilà  des pistes non exhaustives, mais réalistes  pour arriver à une déconnexion monétaire, pourvu que ces pays  candidats procèdent avant tout à des plans d’assainissement économique et financier.

    En somme,  on ne peut naïvement s'accommoder d'un  avilissement général ni à des faux diagnostics du genre : les Africains n’y peuvent rien, nous n’avons pas les moyens,  la Françafrique  etc… on serait pour longtemps  loin, mais alors très loin, mais surtout  à mille lieues des solutions. Le temps de la mise en  cause des mécanismes de spoliation cacique mais  « légale »  de nos pays est révolu. Il devient urgent de démanteler cet asservissement financier qui se cache sous  ces cyniques falbalas d’un autre âge.

    Djess dia Moungouansi  La plume indépendante su service du peuple

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       COREE DU NORD - CONGO DE SASSOU: CHERCHEZ L’ERREUR

    Par Djess dia Moungouansi

    Pour mettre en évidence les similitudes entre la Corée du Nord, vampirisée par  la dynastie dictatoriale des Kim  et le Congo-Brazzaville, mis en charpie par  la dictature  Sassou, j'ai opté pour une démarche qui emprunte tout autant à l'analogie qu'à la réflexion pure. Comme Raymond Queneau,  d’aucuns pinailleront à satiété que toute comparaison étant minée par de limites,  jamais elle ne ferait  office de preuve. Qu’on ne prouverait rien par la comparaison !

    A la faveur du décès  du dirigeant nord-coréen Kim Jong –II, nous avons eu droit aux  reportages  télévisuels surréalistes, mettant en exergue le désarroi collectif de la population qui manifestait à qui mieux-mieux son affliction face  à la perte du grand leader de leur nation.  De fait, le climat de suspicion généralisé, délibérément mis en place par ce pouvoir, condamne par la clameur publique, quiconque ne manifesterait pas sa douleur de façon ostensible. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ces loques humaines, privées du minimum vital par ce despote, souffrent  d’une forme rare de  syndrome de Stockholm. Ce phénomène psychique caractérisé par l’empathie qu’une victime   éprouverait  à l’égard de son  ravisseur. Pathétique !

     Kim Jong-Un  va hériter d’une économie moribonde dans un pays marqué par la famine et de graves pénuries alimentaires à répétition. Son illustre  défunt  de père a abondamment  utilisé la propagande, un culte exacerbé de la personnalité, une armée docile et les camps de travail pour maintenir son pouvoir comme l'avait fait son père avant lui.  Dans ce pays, toute chose émane du leader et finit en lui. Les chansons chantent sa gloire. Tout progrès s’obtient grâce à sa vision.

    Osons la comparaison, relevons les similitudes. La Corée du Nord est un Etat à parti unique avec un Front Uni mené par le parti du travail de Corée (KWP). Evidemment, pour user de la formule consacrée, toute similitude avec le parti congolais du travail, qui fait la pluie et le beau temps au Congo,  n’est que fortuite. Le PCT,  ce parti artificiellement hégémonique, n’est majoritaire à l’Assemblée nationale que par des turpitudes  des magiciens de Mpila qui ont concocté d’étranges circonscriptions peuplées de fantômes, les votants étant plus nombreux que les inscrits. La logique mathématique est mise à rude épreuve.  Résultat des courses : ce parti est plus revigoré qu’au temps du monopartisme.

     Le gouvernement de la Corée du Nord  suit l'idéologie officielle d'autonomie du Juche développée par le président Kim Il Sung, déclaré « président éternel » après sa mort et succédé par son fils Kim Jong Il. Au pays de « l’immortel » Marien NGouabi, on voit avec quel cynisme, tout espoir d’alternance est anéanti  par le système Sassou, notamment lors de la diversion d’ EWO où les dés étaient pipés depuis, consacrant la pérennité dictatoriale.[][]

     Si un Nord-coréen regardait la Télévision nationale Congolaise,  il ne risquerait pas d’être dépaysé ! Il y verrait le même culte de la personnalité avec un Président omniprésent. Des reportages sur les grandes réalisations du «Grand bâtisseur» passent à longueur de journée et débordent même sur les  autres télévisions privées à coup de millions de francs CFA. On peut le rappeler opportunément ; ces télévisions privées appartiennent,  soit à un autre faucon du régime impliqué dans l’affaire qui hante leurs nuits : «  l’affaire des disparus du Beach », le Général Dabira, ou appartenant au grand frère du Président, Maurice NGuesso, devenu homme d’affaires redoutable. La preuve tangible d’une véritable main basse sur les pans entiers de l’économie congolaise par ce clan mafieux.

    L’insigne impéritie du système  congolais, éclate désormais dans toute son horreur. Aussi  ministres, dé­putés ( presque tous nommés), Directeurs généraux, administrateurs, chefs d’entreprises musiciens ou simples vendeuses de poisson ; bref ,  tous ceux qui ont l’inespérée occasion de parler devant une caméra de  Télé Tâ NKOMBO , s’appliquent à construire  l’imaginaire à partir des références à mille lieues de la réalité. Sur ce, ils  rivalisent d’ardeur pour chanter la vision extraordinaire du Grand leader, Grand bâtisseur, Grand maître, Grand Timonier,  la seule constante…

    Toute proportion gardée, nous sommes habitués au Congo à ces scènes d’hystérie collective à l’occasion  des déplacements du «  Grand bâtisseur »  lors  des  dépôts de pierre ou des pseudo-inaugurations. Cette façon de faire, symptomatique des régimes staliniens, constitue à double tire une véritable escroquerie. D’abord, les réalisations sont dans une large mesure financées  sur emprunt à long terme auprès de la Chine et  de la Communauté Européenne et non sur fonds propres, en dépit de l’explosion des recettes pétrolières. Ensuite, ceux qui viennent applaudir le Grand Timonier congolais, sont transportés par bus entiers sur les lieux de propagande. Où est donc passé l’argent du pétrole ?

    Par conséquent, si un Nord-Coréen visitait «  le pays de Marien »  par l’intermédiaire d’un affidé du régime, il ne serait pas tout aussi dépaysé. On lui ferait visiter sûrement le monument de la honte, planté en plein cœur de Brazzaville et construit à coups de milliards de F CFA, alors que l’ascenseur du CHU à quelques encablures de ce sinistre lieu, est en piteux état. On lui ferait une projection sur l’aéroport Maya-maya, le barrage d’Imboulou, tous construits par  ses voisins,  les chinois ; également financés par eux, inspirés par     les grandes idées du Président Bâtisseur  couchées  noir sur  blanc dans son funeste « Chemin d’avenir »… 

     On lui ferait un cours sur le « sassouisme », doctrine visionnaire  du Grand Maître et qui est en train de mener le pays à la prospérité, un Congo émergent en …2025(sic). Et enfin, on lui présenterait le successeur du Grand Maître, son fils  Christel NGuesso, promu au Comité Central du PCT, et  qui  continue de  gérer l’aval pétrolier au sein de la SNPC,  la caisse de l’épicerie familiale, alors que son incompétence et son impudence caractérisées ne sont plus un secret pour personne. Son  seul exploit ; il a réussi à  siphonner les recettes pétrolières du Congo à travers la défunte COTRADE, ce qui   lui a valu d’être   épinglé  par les experts des Institutions de Bretton Woods  qui avaient exigé la dissolution sur- le- champs de cette odieuse structure. Comme Kim Jong-un, il   a naturellement hérité des qualités de son géniteur pour conduire à bon port le destin du peuple. Destin fait de misère, de grandes famines, de recrudescence des maladies moyenâgeuses, de géants pillages des recettes pétrolières, bref un destin mis en péril ad vitam aeternam.

    Blackout oblige,  le Nord coréen se sentira une fois de plus chez lui au Congo quand il apprendra par la presse internationale que les autorités sud-africaines avaient  saisi en novembre 2010  deux conteneurs transportant les pièces des armes coréennes, qui ont été énumérées en tant que « pièces de rechange ».Ces containers  portaient une quantité importante de pièces pour les « chars T-55 » y compris les appareils de pointage, des radios, des voies et  d’une valeur d'environ un demi million de livres sterling. Selon les autorités sud-africaines, le port de destination finale était Pointe Noire en « République du Congo ». Il pourra également s’informer sur une autre vente d’armes. En effet,  en décembre 2010, les autorités thaïlandaises avaient arrêté cinq personnes, relâchées depuis, et bloqué sur un aéroport de Bangkok un avion cargo de type Ilyoushine transportant des armes de guerre venant de Corée du Nord vers le Congo. Pour se maintenir au pouvoir par la terreur, Sassou NGuesso, adopte cette politique d’importation massive d’armes, analogue au Songun, la politique « de l’armée d’abord » adoptée par Kim Jong-Il afin de renforcer le pays et le gouvernement.

    Beaucoup de dictatures  ont été  expédiées aux mille diables ces derniers mois, on ne peut que s'en féliciter. Cette pointe d’optimisme est diluée  dans  des perspectives  sombres, tant au Maghreb, ce sont les religieux qui pointent leur nez, et en Corée du nord, les dictatures se transmettent de père en fils. Le destin de la Corée du Nord est, somme toute,  lié à celui de  Kim Jong-deux( Kim Jong-un) qui saura très vite se faire aimer , lui aussi. Celui du Congo, tributaire de la rente pétrolière, est comme vous le savez déjà entre les mains de la dynastie dictatoriale de Sassou. Dénis Christel Sassou NGuesso( Sassou II) qui régente  la part du pétrole congolais, le nerf de la guerre, gère  ipso facto  le destin de tout un pays. Cherchez l’erreur…

     

    Djess Dia Moungouansi  «  La plume libre au service du peuple »

    Membre du Cercle de Réflexion LA RUPTURE.

    Le Blog de Djess

    http://demainlecongo.kazeo.com


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