• pauvreté : un défi occulté (le 11/04/2007 à 00h55)

    La réduction de la pauvreté au Congo : un défi occulté par les chantres de la " Nouvelle Espérance " <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>


    Il y a de quoi être pantois face à l’état d’expectative dans lequel se trouvent les chantres de la " Nouvelle Espérance " devant les défis du 3ème millénaire parmi lequel figure en bonne place, la réduction de la pauvreté.

    En dépit d’une explosion inespérée des recettes pétrolières ces cinq dernières années, une pauvreté tenace, agressive et, presque structurelle s’est obstinément installée sur toute l’étendue du territoire national au point que 75 % de la population congolaise vit désormais dans une extrême pauvreté.

    Le Congo aligne sans effort des taux de croissance du PIB que nous envient les économies industrialisées. Ces taux de croissance anormalement élevés, génèrent une certaine atonie, tant les Congolais se bercent dans l’illusion statistique. Les dirigeants congolais se sont toujours leurrés par des taux de croissance du PIB de 5, 6 voire 8%, mais ils ont naïvement ignoré la chose essentielle : ces taux de croissance résultent davantage de la valorisation de la rente pétrolière que d’une dynamique de l’appareil productif.

    En réalité, la richesse générée par 10% de taux de croissance au Mozambique n’est plus entraînée que par 0.08% de croissance en Corée du Sud et 0.008% au Japon. C’est pourquoi, il convient de toujours tempérer l’euphorie née d’une progression annuelle du produit intérieur brut.

    Les effets positifs induits par la croissance d’un PIB sur l’économie d’un pays, dépendent non seulement de sa structure, mais également des relais sur le terrain. Notre pays qui a sombré dans les facilités d’une économie de rente, avec 90% des recettes d’exportation et 75% des recettes fiscales provenant des hydrocarbures, a du mal à tirer son épingle du jeu. Et pour longtemps, le défi le plus redoutable que la communauté bancaire et les pouvoirs publics congolais devront relever reste indubitablement, la réduction de la pauvreté.

    Que peuvent le système bancaire et l’ingéniosité légendaire congolaise, là où programmes d’ajustements structurels, dévaluation, et autres reformes macro-économiques introduites et la flexibilité qu’elles entraînent, ont certainement permis au Congo de renouer avec la croissance mystificatrice, sans véritablement faire reculer la pauvreté ?

    Disons-le avec force : il est illusoire de s’attendre à brève échéance au développement d’un pays en plongeant délibérément sa population dans une pauvreté absolue. Des dynamiques endogènes, indispensables pour un maintien durable de la croissance, doivent être recherchées à l’intérieur du pays. A l’instar de beaucoup de pays asiatiques, des actions visant à développer le marché domestique doivent être menées en concomitance avec l’augmentation de l’investissement et de la productivité. Un pays comme <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName> compte énormément sur son marché domestique qui absorbe 75% de sa production.

    Dans la perspective d’une dynamisation de son marché domestique, la banque congolaise doit en finir avec l’exclusion financière. Du fait de la fonction centrale qui lui est impartie, le système bancaire a une responsabilité qui ne devrait pas se limiter à la création de valeurs pour ses actionnaires. Il doit participer en première ligne au développement de l’économie et au progrès de la société. La plupart des Congolais sont purement et simplement exclus du système bancaire, car, ne disposant pas d’un compte en banque, de moyens de paiement ni d’accès au crédit.

    Cette exclusion s’est accentuée depuis l’assainissement du paysage bancaire en Afrique francophone en 1991. Depuis lors, les objectifs de rentabilité sont au centre des préoccupations des banques, elles accordent une forte préférence pour le financement du cycle d’exploitation de l’entreprise, en rechignant à financer le haut du bilan.

    La nouvelle orientation des banques les contraint à octroyer plus de crédits à court terme pour les activités de commerce et de services au détriment du financement des petites et moyennes entreprises qui sont tout bonnement évincées.

    En excluant ainsi beaucoup de Congolais de la sphère marchande, on stérilise ce faisant, un potentiel considérable d’initiatives, de production et de consommation.

    Pour pallier à un tel état de fait, aux Etats-Unis par exemple, le Community Reinvestment Act a conduit les banques commerciales à se réimplanter avec des résultats positifs, dans des régions ou des quartiers en difficulté.

    Au Canada, les Caisses Desjardins ont commercialisé avec succès une offre de produits adaptée à une clientèle très modeste, délaissée par de grands réseaux bancaires. Cette démarche offre les avantages suivants : outre la suppression d’un système financier à deux vitesses, il renforce la cohésion sociale. Tous les acteurs sont placés sur un pied d’égalité – pas de distorsion de concurrence – et peuvent tirer parti d’un élargissement de clientèles solvables.

    Par ailleurs, une kyrielle de mesures, associant des réseaux bancaires, les acteurs publics nationaux et locaux, les responsables associatifs doivent être entreprises afin d’assouplir le système bancaire. A terme, ce système jouerait sa fonction essentielle d’allocation du capital aux besoins de la société, tout en redynamisant le marché domestique. Ces mesures doivent être menées sur les bases suivantes :

    • encourager la mise ne place d’un certain nombre de réseaux d’appui aux nouveaux entrepreneurs (exemple : Association des jeunes artisans, Associations des réparateurs de vélo etc..);

    • mise ne place d’un service bancaire accessible à tous à un coût très modique. On pourrait par exemple installer un fonds national de solidarité, géré par la profession bancaire et alimenté par exemple par une taxe insignifiante sur chaque transaction par chèque ou par carte bancaire. Ce qui permettrait d’en mutualiser en partie le coût et le risque;

    • extension des systèmes de garantie publics ou mutualistes, ce qui permettrait de sécuriser les prêteurs et les investisseurs;

    • au niveau des régions et des agglomérations par exemple, en contre partie d’une aide publique (gratuité de loyer ou exonération de taxe professionnelle), on peut opter pour des engagements contractuels négociés, afin de d’ouvrir des guichets bancaires et/ou de prêts à des activités économiques dans les territoires en difficulté...

    • une meilleure association public- privé permettrait de traiter efficacement les difficultés des personnes ou d’entreprises en situation fragile.

    En appliquant ces principes simples au sein de nos deux banques centrales africaines de <st1:PersonName ProductID="la Zone Franc" w:st="on">la Zone Franc</st1:PersonName> (BEAC et UEMOA) par exemple, on arrivera au niveau du Congo à l’émergence d’un véritable « citoyen- consommateur congolais ».

    Si tous les acteurs privés, mutualistes ou publics assuraient et reconnaissaient cet engagement sociétal, cela redonnerait incontestablement à l’industrie bancaire congolaise toute sa légitimité et sa noblesse aux yeux de tous les congolais.

    En dehors de l’action bancaire, un certain nombre d’actions doivent être entreprises pour injecter la masse monétaire et augmenter la demande intérieure :

    • Développer les établissements de capital-risque qui apportent aux entreprises des compléments nécessaires de fonds;

    • Au Sénégal par exemple, <st1:PersonName ProductID="la CBAO" w:st="on">la CBAO</st1:PersonName> a acquis depuis 1994, une société de capital-risque et une société de crédit-bail, ce qui a facilité l’accès des PME au crédit bancaire.

    Cependant, la principale innovation qui procède manifestement d’une grande ingéniosité est le micro- crédit : c’est un véritable projet d’activités générateurs de revenus. Une bonne leçon nous a été donnée par le prix Nobel de la paix, le Bangladais Muhammad Yunus qui en fondant <st1:PersonName ProductID="la Grameen" w:st="on">la Grameen</st1:PersonName> bank « la banque des pauvres » est en train de repousser chaque jour les limites de la pauvreté au Bengladesh qui est parmi les pays les plus pauvres de la planète.

    Une fibre patriotique par exemple suffirait à Dénis Ngokana, spécialiste de son Etat dans la création des sociétés écrans spécialisées dans les détournements des recettes pétrolières, de mettre en place des structures vouées à la redistribution du pouvoir d’achat à un grand nombre d’investisseurs potentiels. Non, le sieur Ngokana est préoccupé par la « privatisation » des centaines de millions de dollars de revenus pétroliers.

    Pourtant, les ASF (Associations de Services Financiers) qui ne sont qu’une version modernisée des tontines gérées et financées par les paysans eux-mêmes, ont la particularité d’être moins touchées par l’insolvabilité. Partout où elles ont été mises en place, les taux de recouvrement ont atteint les 98% avec une marge bénéficiaire de 20%.

    La généralisation de ces formes de financements permettrait non seulement de soustraire une frange importante de la population de l’assistanat pur, mais aussi les transformerait automatiquement en consommateurs à part entière. L’on sait par ailleurs qu’au Congo, les femmes sont souvent exclues de la possibilité d’accéder au crédit, ce système donne la chance à tout le monde.

    En définitive, en étendant ce formidable instrument de réduction de pauvreté dans les zones urbaines, on a toutes les chances de transformer raisonnablement ce cercle vicieux de la pauvreté dans lequel la " Nouvelle Espérance " entraîne notre pays, en un cercle vertueux de la solidarité, du progrès, seul gage pour la construction d’une société plus juste. Encore faudrait-il que Sassou et son clan de prédateurs, qui ont à leur disposition les leviers économiques essentiels de notre pays le veuillent.

    Djess dia Moungouansi <o:p></o:p>

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    Cet article a déjà été publié sur les sites suivants :

    http://www.mwinda.org/article/djess3.html

    http://www.congo-internet.com/dossiers/dossiers.php?val=171_le+deacutefi+pauvreteacute+occulteacute+par+chantres+nouvelle+espeacuterance

    http://congoechos.canalblog.com/archives/2007/01/10/3652692.html

    http://www.congoplus.info/tout_larticle.php?id_article=2101

     

    Comment conjurer la manipulation ethno-régionale ? (le 12/04/2007 à 21h08)



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    Comment conjurer la manipulation ethno régionale ? <o:p></o:p>


    Les échéances électorales futures constitueront un enjeu autant symbolique que décisif. Aussi, l'éventualité d'une mise en place d'une Commission Électorale Nationale Indépendante, ne sera pas la panacée, les inquiétudes resteront totales, car rien ne mettra le peuple Congolais à l'abri des manipulations ethno-régionales.

    Pour conjurer la catastrophe et aider à préparer notre pays à affronter la nouvelle donne internationale de plus en plus complexe, toute réflexion devrait s'interdire de distribuer l'aménité ni de séduire inutilement, elle doit armer. Comprendre pour s'armer contre les basses stratégies de ceux qui tirent doctement les ficelles dans le clair-obscur, exige un éclaircissement de l'approche conflictuelle des ethnies.

    Disons-le d'emblée : la polysémie autour du concept d'ethnie n'en fait pas un impedimenta. Au contraire, la diversité ethnique reste un socle autour duquel devrait se bâtir toute stratégie de développement. Je me garde ici de m'étaler sur ce changement de paradigme induit par la mondialisation, qui explique cet attrait constant que le monde des États Nations a de plus en plus envers les fédérations, qui paraissent répondre le mieux sur le plan politique, aux besoins inhérents à la diversité dans toute sa complexité.

    Par conséquent, à défaut d'un système de gouvernement de cette nature, susceptible de dissuader toute velléité manipulatrice des leaders véreux, il est urgent d'appréhender la volonté humaine qui s'ingénue chaque jour à transformer le domaine ethnique comme un lieu de chaos, de l'anarchie et de l'explosion de toutes les forces anti-culturelles. Depuis l'indépendance, à des degrés divers, les grands acteurs politiques congolais se sont livrés à cette instrumentalisation ethnique dans le but de s'approprier l'État pour ainsi extraire les avantages liés à sa confiscation exclusive. Avec l'avènement du multipartisme, les leaders politiques se sont repliés sur leur base ethnique en leur faisant miroiter l'imminence du contrôle ou de la perte de l'État.

    Les électeurs du Pool ont ainsi été abusés par Kolelas (Le Moïse du Pool) qui lors de la campagne pour des législatives anticipées en 1993, s'inspira d'une théorie sophiste, selon laquelle ils appartiendraient au " peuple élu " du Congo, et par conséquent le pouvoir leur revenait de plein droit. Il devenait donc aisé de galvaniser ces populations en leur faisant miroiter la conquête du pouvoir perdu depuis Massambat-Débat. Un peu de vulgarisation de l'information aurait suffi pour contrecarrer ses visées manipulatrices, qui n'avaient comme seul but, que la prise en otage de sa base ethno régionale pour la dresser contre d'autres concitoyens, pour la simple raison qu'ils étaient originaires d'une région différente. Son désir de revanche et ses combats politiques perdus par le passé étaient portés à bout de bras par sa base ethno- régionale, à qui il agitait le risque du martyre ethnique et attirer ainsi leur solidarité dans son combat politique.

    Alors que les dépouilles des victimes jalonnées par Sassou pour accéder au trône, étaient encore fumantes, contre toute attente, M'Béri Martin, ex-numéro deux du régime Lissouba, rejoint Sassou. Ce signal fort, a permis à Sassou de légitimer son coup d'Etat et de poursuivre son oeuvre macabre dont nous n'avons pas encore fini de payer la lourde facture. Pour avoir le soutien de certaines âmes fragiles de sa région, son leitmotiv était de servir de bouclier psychologique contre les éventuelles fureurs destructrices de Sassou, quand il voudra punir ceux qui avaient osé le priver de " son " pouvoir pendant plus de 5 ans. Sans scrupules, Sassou foula aux pieds cet accord tacite et fit dévaster avec maestria ces régions, par ses sbires angolais et hutus rwandais, sans que l'allégeance de M'Béri envers cette dictature ne serve à quelque chose. Le but inavoué de son ralliement était donc d'acquérir une parcelle de pouvoir politique permettant l'accumulation des richesses grâce à la prédation organisée au sommet de l'Etat. Il ne se fit pas prier.


    Le régime lissoubien fut caractérisé par la prise en otage de tout un pays en s'appuyant sur les ressources ethno-régionale. En dehors de l'inopportunité de sa théorie de " tribu-classe " aux fondements hasardeux, une autre stratégie plus dévastatrice et plus insidieuse avait les faveurs de ce régime. Le saviez-vous ? Le manque d'enthousiasme des leaders dans l'amélioration des conditions de vie des populations n'était pas fortuit, il obéissait à une stratégie de paupérisation de la base électorale pour l'avoir à sa merci pour des combats futurs.

    Pour cette raison, les travaux de la route stratégique Bouansa- Mouyondzi-Moukoukoulou, abandonnée sous Sassou I, n'ont jamais avancé d'un iota, alors que ce pouvoir avait entre ses mains tous les leviers économiques du pays. La subtilité réside en ce qu'il n'était pas dans l'intérêt de ces leaders d'éradiquer la pauvreté de leur base électorale. L'insignifiance de transfert des richesses des leaders vers les populations, ou encore cette manque de volonté à améliorer les conditions de vie des populations est délibérée. En effet, la vassalité puis l'allégeance des populations à l'égard des leaders ont été aisément obtenues en accentuant leur paupérisation. En clochardisant délibérément les jeunes, l'enrôlement du grand nombre d'entre eux dans les milices du pouvoir, conçues pour la réalisations de leurs desseins bassement matériels , s'est fait sans peine. Les populations sont ainsi victimes d'une violence insidieuse dont ils sont dans l'impossibilité de s'affranchir, car l'asymétrie de l'information qu'ils reçoivent des leaders augmente leur obscurantisme.

    Quant à Sassou, en revenant au pouvoir dans les conditions que l'on sait, il s'était très tôt inventé des alliés fidèles : la violence et la terreur. Il va les entretenir, les distiller à dose homéopathique au moindre soubresaut. Dès sa prise pouvoir en Octobre 1997, il annonce sans ambages à tous ses supporters venus nombreux le soutenir à un de ses meetings de victoire, qu'ils étaient revenus aux affaires, ce qui supposait une jouissance insouciante et inespérée des avantages conférés aux serviteurs de l'Etat. Le retour de l'ordre Kaki, avec lui le prestige et l'accumulation de richesses inespérées sur fond d'une mise à jour du " Yaka Noki noki " qui avait fait ses preuves autrefois dans l'accentuation de la dysharmonie sociale. Son discours devint plus accrocheur et surtout exclusivement dirigé vers sa base ethno régionale quand il exigea d'elle un soutien inconditionnel pour la consolidation et la pérennité de son pouvoir, car disait-il, " les ennemis de son pouvoir sont prêts à conquérir le plus enclavé des villages de la partie septentrionale du pays, le même jour de sa défaite pour y semer mort et désolation ". Dit autrement : " on boukoute ensemble, on meurt ensemble ! "

    L'euphorie de cette victoire militaire sur ses adversaires de 1997, conjuguée à la force de persuasion du marchand de la peur, avait fini de convaincre les plus réticents de ses partisans qui croyaient encore aux vertus démocratiques. Désormais, chaque chute entraînerait la leur également. En liant son destin ombrageux au leur, le piège se referme sur tout le monde. On se sent complice d'une barbarie.

    Le sort réservé aux dictateurs déchus est connu de tous, même des moins avertis, et la peur de tomber avec lui, achève d'altérer leur discernement. Quelques réalisations tape-à-l'œil, comme la construction de l'aéroport militaire d'Ollombo, sans réels effets d'entraînement sur l'amélioration des conditions de vie des populations, renforce la fascination des populations à l'égard de Sassou.

    Si la manipulation est incontestablement ethnique, on ne peut aucunement la confondre avec une volonté ethnique de domination. La vitalité du marché d'allégeances reste soutenue par les deux faces du miroir aux alouettes qui sont : l'espérance du contrôle de l'Etat et la crainte de la perte des avantages liés à l'accaparement de celui-ci. Les faits nous livrent une toute autre réalité. Sous Lissouba, seuls ceux qui gravitaient autour de " la bande des quatre " avaient réussi à rentabiliser leur allégeance. Partout ailleurs, la désillusion fut massive.

    La base ethno régionale de Sassou végète dans la misère totale, alors que les Nguesso, devenus fous par les recettes pétrolières exorbitantes, s'inventent des destins susceptibles de faire rougir les Duvalier. Dans l'histoire d'Afrique, peu de dictatures ont brillé par tant de mépris à l'égard de leur peuple.

    Le peuple congolais a suffisamment de preuves pour comprendre une fois pour toutes que la devise de ces leaders véreux a toujours été : " Tout pour eux, rien pour le peuple ".

    Djess dia Moungouansi

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    Cet article a été publié sur les sites suivants :

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    http://www.mwinda.org/article/djess1.html

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    http://www.africatime.com/Congo/nouvelle.asp?no_nouvelle=293050&no_categorie=

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    http://www.congoplus.info/version_imprimable.php?id_article=1587<o:p></o:p>

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    Congo Brazzaville : le risque d'une pérennité dictatoriale (le 12/04/2007 à 01h41)


    Congo Brazzaville : le risque d’une pérennité dictatoriale



    En dépit de toute vraisemblance, la résignation et le doute semblent prendre le pas sur la volonté et la détermination de vouloir changer les choses.

    Quelles sont les raisons réelles de notre passivité face à cette réalité insoutenable ? Est-elle inévitable ? Cache-t-elle un calcul politique ou une absence d’analyse politique ? Est-ce une résignation à la domination de l’empire de Mpila ? Ou une attente pour mieux contre-attaquer ? Que devrions-nous faire idéalement et que pouvons nous encore faire réellement ?

    Pour répondre à cette kyrielle de questions, j’ai opté pour une démarche qui emprunte tout autant à l’observation qu’à la réflexion pure.

    Au hasard, deux exemples de dictatures qui nous édifient non seulement sur la nocivité de ces systèmes, mais encore nous donnent une idée sur leur capacité à se pérenniser.

    • Plus proche de nous; celle de Mobutu dont les 32 ans ont apporté la déliquescence que nous connaissons. Le temps nécessaire pour mettre un pays en miette.

    • Plus emblématique; celle du Commandante en Jefe Fidel Castro de Cuba qui semble défier toutes les lois de la dialectique et s’adapte allègrement à tous les bouleversements internationaux.

    Soyons réalistes : le MCDDI a vendu son âme à la dictature de Sassou, l’UPADS est dans un état comateux avancé, L’URD-Mwinda n’a pas les ressources nécessaires pour renverser seul la vapeur. Les nouveaux petits partis n’ont aucune marge de manœuvre car nés pour la plupart de plates logiques redistributives des réseaux d’appartenance ou des faire-valoir du pouvoir et non des dynamiques démocratiques endogènes avérées. Tous les ingrédients du pessimisme sont réunis. D’ailleurs, il n’existe aucune corrélation entre le nombre de partis dans un pays et la certitude d’une alternance démocratique.

    Ce tableau hideux dessiné par l’opposition, ouvre un véritable boulevard pour la perpétuation de l’une des dictatures les plus rétrogrades d’Afrique. La machine à truquer les élections, mise en branle autour de l’idée de la refondation du PCT, sonnera le glas de l’espoir d’une alternance démocratique. La démarche de Ngouélondélé est, à plusieurs égards, respectable. Cependant, je reste dubitatif quant à son efficacité face aux pratiques d’un pouvoir qui manie l’intrigue comme sa langue maternelle.

    La nuée des ralliements qui se bousculent au portillon de sa cause, procède manifestement d’une réelle urgence du changement. Mais de quel changement parle-t-on ? La vieille classe politique semble s’ingénier à perpétrer une fois de plus, un véritable « hold-up » en faisant main basse sur la démocratie de l’inévitable ère de l’après Sassou. Autre motif de désespoir : le témoignage de l’histoire nous rappelle chaque jour qu’aucun tapage médiatique n’a précédé le renversement d’une dictature : ATT a permis au Mali de jeter les bases d’une démocratie exemplaire en Afrique noire, par le doigté et le bon sens. Kabila père est venu à bout de la redoutable dictature de Mobutu parce que le vieux « Nkoyi » était malade et privé de ses généreux soutiens extérieurs qui le considéraient comme « rempart au communisme » depuis son accession au pouvoir. Malgré cette victoire de Kabila, la RDC a du mal à se relever.

    Renvoyant aux calendes grecques les préoccupations des congolais, Sassou ne s’est attelé depuis son retour aux affaires qu’à l’élaboration des stratégies relatives à la conservation du pouvoir. Une constitution taillée sur mesure, consacrant une dictature constitutionnelle, un parlement croupion, un affermissement des relations par des accords de non agression avec le syndicat des dictateurs d’Afrique Centrale et d’ailleurs (OBO, Deby, Dos Santos, Bozizé), une réactivation des réseaux pour l’élection à la tête de l’Union Africaine et peut-être bientôt une incroyable reconduction, toutes ces manœuvres dilatoires ne visent, à n’en point douter qu’un but : la pérennité de cette dictature odieuse.

    L’œuvre d’Alexis de Tocqueville nous permet de jeter un regard approfondi sur les turpitudes du clan de Mpila. Ce brillant penseur politique français du XIXe siècle avait en effet observé qu’une société se battait d’autant plus contre l’autorité que le niveau de satisfaction des besoins y était élevé. En d’autres termes, les revendications se font plus agressives qu’elles ont déjà été largement couronné de succès, et surtout l’espérance de conquérir des avantages toujours supérieurs ne paraît pas illusoire, ce qui suppose un acquis substantiel de prospérité et de liberté.

    Le préjugé répandu selon lequel un détenteur de pouvoir devrait déguerpir sous prétexte que ses sujets sont mécontents, meurent de faim ou de maladies, est une élucubration fantasque dont l’histoire humaine atteste de la triste rareté. La capacité de survie d’un système dictatorial ne dépend donc pas de son aptitude à satisfaire les besoins de ses membres, mais peut on être tenté de dire, de l’intensité du mépris à l’égard de son peuple. Un système devient d’autant plus périssable qu’il résout davantage de problèmes, et sa longévité d’autant plus assurée qu’il en résout moins.

    En effet, ce n’est pas la stagnation ni la régression qui engendrent les révoltes, c’est le progrès, parce qu’il a engendré tout d’abord les biens grâce auxquels les révoltes ne sont pas vaines.

    Cette « loi » tocquevillienne nous permet de comprendre la déconcertante aisance avec laquelle l’opposition, dirigée par Sassou en 1997, avait exigé et obtenu du régime Lissouba la mise en place d’une Commission Nationale Indépendante. Subséquemment, on comprend que l’on ne veuille pas céder aux autres, ce que l’on a soi-même obtenu facilement par le passé. Plus l’égalité se renforce, plus les revendications d’égalité s’exacerbent. Sous Lissouba donc, bien que le décollage économique fut encore hésitant, l’euphorie du contexte démocratique naissant paralysait à des degrés divers certains secteurs de l’économie par des revendications toujours plus grandes.

    Pendant cette mandature, l’interprétation de certains articles de la constitution de Mars 1992 par les uns et les autres, avait donné lieu à des échauffourées qui risquaient de mettre, à tout moment en péril, les fondements de cette démocratie. Or, il est un truisme que, de façon permanente et flagrante, Sassou violait sa propre constitution, notamment en créant ex-nihilo, un poste de Premier Ministre. Personne ne s’en émeut, outre mesure.

    Comme toutes les dictatures, celle de Sassou a ceci de paradoxal : elle est la négation absolue de la démocratie, mais parvient à se présenter comme son perfectionnement. Quand l’économie va mal, la démocratie réduit sous la pression des représentants du peuple, les dépenses de prestige et les dépenses militaires, une dictature les augmente. La construction du mausolée de la honte à plus de 10 milliards de Fcfa ou l’assouvissement de ses ambitions mégalomanes en construisant l’aéroport militaire d’Ollombo sont des réalisations qui ne visent que l’embellissement de l’image de Sassou, au mépris des principes élémentaires de l’orthodoxie financière.

    Le Congo n’a jamais été aussi riche, avec des recettes pétrolières qui ont littéralement explosé au point de défier les prévisions les plus optimistes. Et pourtant, l’existence des congolais est devenue chaque jour plus aléatoire : l’électricité, l’eau potable, la santé sont des denrées rares et une misère sans précédent s’installe avec entêtement. Le clan au pouvoir nargue ce peuple désarmé qui ne sait plus à quel saint se vouer. La prolifération des Eglises dites de réveil, encouragée à dessein par le pouvoir pour anesthésier le peuple, et la consommation exagérée d’alcool, n’assurent plus leur rôle de soupapes de sécurité. Il ne nous reste plus qu’à constater les dégâts : une évidente corrélation entre cette détresse ambiante et l’augmentation des maladies mentales.

    On a vu les dégâts causés dans la mémoire collective des congolais, le bombardement de Bacongo par le régime Lissouba, un acte grave certes, mais insignifiant à comparer au nettoyage ethnique opéré par les services de Sassou en Décembre 1998 à Bacongo et Makélékélé. Aucune image, donc pas d’incidence dans l’opinion. Les révélations rétrospectives, n’ont que peu de valeur pratique. Le choc émotionnel, l’indignation, l’horreur causés par une atrocité ne seront jamais les mêmes selon qu’on apprend les évènements à chaud et « en direct », ou après coup et « en différé ». Aucune démocratie, même la plus vertueuse n’aurait survécue après une telle barbarie. Or, les borgnes politiques, ont flétri la démocratie, en inventant la parade de renvoi dos à dos. On assiste alors à une obsession binaire, une symétrie des apocalypses, la manie du couplage, l’égalitarisme sourcilleux, qui veillent à ce que les deux plateaux de la balance se répondent dans un équilibre de l’horreur.

    Quand tout le monde est coupable, en effet, plus personne ne l’est ; sauf le régime démocratique, puisqu’il n’a pas les mêmes excuses à faire valoir que son rival, ne se souciant pas, comme lui, de bâtir une société plus juste.

    Les séances de lavement de mains ou d’autres rites absolutoires, sont des procédés dont la fonction est de relativiser le mal, c'est-à-dire, en fin de compte de l’excuser.

    Le peuple congolais désabusé, n’attend plus rien de ce régime ; un régime qu’il n’a jamais véritablement porté au pouvoir, un régime équipé pour le mensonge, la dissimulation, l’intimidation. On ne peut tenir tête à un tel régime qu’avec les mêmes armes, et les démocrates n’en ont pas. Il va falloir les inventer. En s’imposant au peuple congolais par les armes, Sassou avait de facto refusé de signer ce contrat social qui doit lier un Président démocratiquement élu à son peuple. L’amélioration des conditions de vie du peuple, donne de la noblesse à l’action d’un homme politique ayant reçu un mandat à travers des élections libres et transparentes. Mais comment Sassou pourrait-il violer un contrat social qu’il n’a jamais signé ?

    L’idée selon laquelle un système rétrograde comme celui de Sassou devrait s’effondrer et faire place à un autre plus viable, parce qu’il est incapable de faire vivre dignement ses compatriotes, ne peut venir que d’un démocrate. En raisonnant de la sorte, on prête à tort au régime totalitaire les principes régulateurs et l’univers mental du système démocratique. Une fois de plus, c’est une erreur que de prêter une logique démocratique à un système totalitaire. Or, Sassou n’a rien d’un démocrate, il est urgent de s’en rappeler !! Il n’a qu’une passion : lui-même, et une religion : le pouvoir.

    Quelles solutions alors ? Le prolongement de la tendance actuelle, confirmera la progression de la dictature de Sassou dont les faiblesses et les échecs internes ne suffiront pas, l’expérience l’a prouvé, à faire cesser la marche en avant. En tout cas, les dispositions démocratiques (élections, Commission Nationale Indépendante etc.…) dont on nous tympanise régulièrement, ne nous ne tireront jamais de ce mauvais pas. Elles n’ont simplement pas cours dans une dictature. A Ngouélondélé est ses comparses, la balle est dans votre camp. « Essa E Louo ».

    Djess dia Moungouansi

     

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    Alternance politique au Congo : et si la jeunesse prenait enfin ses responsabilités ? (le 12/04/2007 à 01h18)

    Alternance politique au Congo : et si la jeunesse prenait enfin ses responsabilités ? <o:p></o:p>


    Le Congo est à un tournant de son histoire. Après l’essoufflement de l’espoir suscité par <st1:PersonName ProductID="la CNS" w:st="on">la CNS</st1:PersonName> et l’avènement du pluralisme politique, nous avons connu l’une des périodes les plus sombres, caractérisée par l’instrumentalisation des jeunes par les leaders véreux qui les ont utilisés tour à tour comme pourvoyeurs de voix et chair à canon. Actuellement, le Congo notre beau pays doute. Le climat de désarroi qui prévaut au sein de l’opposition actuelle et le cynisme du pouvoir de Sassou ôtent tout optimisme. Une ultime issue s’impose désormais pour notre pays : l’alternance politique.

    A travers le monde, la démocratie s’impose comme la norme incontestable, et l’alternance politique devient sa soupape de sécurité. Au Congo, l’alternance politique devra mobiliser d’autant plus d’énergie et d’intelligences que l’équipe actuelle au pouvoir, par sa culture héritée du système soviétique, ne s’en accommodera jamais. Point d’illusions, une victoire de l’actuelle opposition ne sera pas une sinécure. L’insigne impéritie du pouvoir de Sassou est un fait. Ce pouvoir est d’autant plus moribond qu’il aurait suffi, dans un pays normal, d’une élection démocratique pour redonner espoir au peuple congolais. Ce n’est plus le cas du Congo qui a perdu toute crédibilité et qui alimente désormais et de façon régulière la rubrique des faits divers de la presse internationale.

    On oublie trop souvent qu’en politique, la saine logique et le bon sens élémentaire recommandent de ne jamais sous-estimer son adversaire, même s’il a un genou par terre. Le pouvoir de Lissouba qui a pris à la légère cette appréhension raisonnée en a appris à ses dépens en 1997, entraînant malheureusement avec lui tous les espoirs d’une pérennité démocratique.

    En politique, la saine logique et le bon sens élémentaire recommandent de ne jamais sous-estimer son adversaire

    S’il est aujourd’hui un fait irréfutable, c’est que les jeunes qui avaient été à <st1:PersonName ProductID="la CNS" w:st="on">la CNS</st1:PersonName> n’avaient pas réellement pris leurs responsabilités. Faute de n’avoir fait ni le bilan, ni l’audit de l’Etat du Congo, la dynamique du changement s’était enrayée à leur grande stupeur. En faisant allégeance à ceux là même qui avaient des vieux comptes à régler entre eux, leur énergie avait été insidieusement récupérée par eux et mise au service du mal, notamment pour se faire une virginité et pour satisfaire leurs intérêts égoïstes. Trop vieux d’esprit et de caractère, ces jeunes avaient simplement succombé à la manipulation des leaders, qui n’attendaient pas moins pour masquer leur impuissance et se maintenir au pouvoir. La suite on la connaît.

    Avant le précipice, la jeunesse reste le dernier rempart d’un pays. Elle a été le catalyseur dans la plupart des grands bouleversements que ce monde a connus. Comme toutes les jeunesses du monde, celle du Congo se caractérise non seulement par cet élan de liberté et par la propension à prendre de risques, mais elle est également galvanisée par l’idéalisme, surtout par l’envie de changer le Monde à sa manière. Bien que soumis à des forces, des logiques qui lui échappent parce que dictées par les aînés en mal de projets, il n’en demeure pas moins qu’elle soit à certains égards, créatrice de son histoire.

    Tout en osant le pari du changement dans la modernité, nous avons l’obligation de concevoir des réels projets de société, en tenant compte des exigences de ce siècle nouveau. Tant d’occasions ratées par le biais desquels, on aurait pu imprimer notre touche dans l’édification de cette nation, encore hésitante, à mon sens.

    Un combat courageux doit être mené contre l’apathie actuelle de la jeunesse congolaise. Cette jeunesse qui fit à l’origine des premières contestations ayant fragilisé l’autorité du pouvoir du parti unique dans les années 80, subit actuellement la stratégie des autorités, fondée sur la déstructuration délibérée du tissu éducatif, dans le but d’abrutir le citoyen pour qu’il n’ait plus les moyens intellectuels appropriés afin de mettre en lumière leur incompétence par une analyse des résultats des politiques engagées. Le démantèlement de l’Université de Brazzaville n’a jamais obéi à des contingences financières imposées par les Institutions Financières Internationales, il répond à des considérations d’ordre stratégique : anéantir ce pôle de contestation par excellence.

    Nous avons l’obligation de concevoir des réels projets de société

    En imposant un réel rapport de force, les jeunes pourraient intégrer toutes les grandes structures politiques du pays ou en créer des nouvelles qui épousaient plus l’air du temps (à l’instar du RLBC de Joël Mafouta ou de « L’Initiative fédéraliste »), afin de marquer la rupture avec les pratiques aux relents nauséeux que nos aînés affectionnent tant. Ce changement de cap ne pourra être durable et viable que lorsqu’il ne fera pas l’objet d’un décret, ni croire naïvement à un déterminisme du changement. Il doit être le résultat d’une démarche claire, lisible, osée dans laquelle, le Congo serait le principal bénéficiaire.

    Les Congolais ont en effet trop facilement cru au déterminisme du changement, comme si l’adoption d’une nouvelle Constitution le 15 Mars 1992, suffisait pour impulser le changement de la société. La tentative d’appliquer aux réalités sociales le postulat déterministe est hasardeuse. Le déterminisme social ne saurait être calqué sur celui des faits physiques. Or, l’importance stratégique de la place et du rôle des acteurs dans le processus de changement, notamment cette force de frappe des jeunes, avait été mal utilisée ou méconnue. Les jeunes ne s’imposeront jamais dans ces structures par la simple force du Saint-Esprit. On doit donc éviter toute confusion, comme c’était le cas sous la période de transition dirigée par Milongo. Les conditions d’un vrai changement n’avaient pas été mises en place, nous n’avons malheureusement assisté qu’à une amorce du changement. Nuance !

    Il est urgent de ne pas s’accrocher au jeunisme, cette doctrine rétrograde qui ferait penser à une rente inépuisable dont le bon Dieu nous serait redevable, ni au déterminisme organiciste, fondamentalement immobiliste. La jeunesse doit plutôt s’appuyer sur une véritable stratégie, adaptée au management de la société systémique et syncrétique qu’est le Congo et ceci dans un caniveau des desseins clairement exprimés.

    Les idées ne sont rien sans réelle stratégie. Les pesanteurs de la société actuelle sont telles qu’il importe de bien redéfinir leurs interactions pour mieux saisir la complexité de notre paysage politique. Ce n’est qu’en saisissant les stratégies élaborées dans les officines de Mpila visant la conservation coûte que coûte du pouvoir, désormais à caractère médiéval, que l’on pourrait élaborer la contre-stratégie idoine.

    Il est urgent de ne pas s’accrocher au jeunisme

    Soyons clairs, la présence des jeunes aux commandes des grandes structures politiques n’est pas la panacée, encore faudrait-il qu’elle soit le fruit d’une stratégie lisible. Le spectacle que Makita Paulin nous offre à la direction de l’UPADS n’est pas rassurant. Sa nomination par LISSOUBA au poste de Secrétaire Général par intérim procédait peut être d’une bonne intention. N’était ce pas là l’opportunité pour un jeune d’insuffler du vrai dynamisme démocratique dans ce grand parti ? Erreur, cet espoir s’est au fur et à mesure dissout dans le cauchemar de la division orchestrée par les uns et les autres. Makita et Moukouéké nous offrent un spectacle digne d’un film à sensation, qui ressemble à s’y méprendre à l’épisode de la nuit des longs couteaux du 24 juin 1934 durant laquelle Adolf Hitler décida d'éliminer, avec l'aide des SS, Ernst Röhm et les chefs de <st1:PersonName ProductID="la SA. Ils" w:st="on">la SA. Ils</st1:PersonName> ne se privent plus des méthodes les plus basses pour donner du cynisme au spectacle.

    Pendant que Makita se cramponne pitoyablement sur cet héritage maléfique reçu de Lissouba dont l’indisponibilité devient un secret de polichinelle, de son côté, Moukouéké n’a pas fait la démarche nécessaire, consacrant une émulation à la loyale à travers laquelle, seul un débat d’idées serait privilégié. Pourtant, un congrès en bon et dû forme aurait suffi pour redonner le dernier mot aux militants qui choisiraient librement leurs dirigeants en fonction des orientations politiques des uns et des autres.

    La situation n’est guère reluisante du côté du MCDDI, un autre grand parti de notre pays. La place et le rôle des jeunes dans ce parti s’amenuisent chaque jour comme une peau de chagrin.
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    Depuis le retour de son chef incontesté Bernard Kolelas au bercail à la faveur du décès de son épouse, les choses vont à vau-l’eau. Le MCDDI et le PSVG de Mampouya, rivalisent désormais d’imagination pour accéder à la mangeoire nationale, jalousement gardée par le Roi de Mpila. Les militants qui ont cru en Kolelas tombent des nues, car l’allégeance au régime de Sassou est d’autant plus déconcertante qu’il est même allé se prosterner sur les tombes des parents du Tout Puissant Général à Oyo, alors que les jeunes ninjas, tombés par centaines aux champs de bataille, en croyant défendre les idées de leur chef, n’ont même pas de sépulture. La preuve est faite, si cela avait pu faire un doute, que la politique au Congo ne dépend en rien d’idées mais seulement de stricte obédience à la ligne donnée par le chef qu’on s’est choisi quoi qu’il puisse dire ou faire.

    C’est d’ailleurs, le cœur meurtri et complètement désemparé, mais dans une démarche qui méprise une fois de plus les intérêts des jeunes, que Samuel Badiinga a rejoint Ngouélondélé pour constituer l’un des plus curieux duo de l’histoire du Congo.

    L’opposition actuelle, dans le cadre de <st1:PersonName ProductID="la CODESA" w:st="on">la CODESA</st1:PersonName> présidée par A. Milongo avait introduit un mémorandum exigeant la mise en place d’une Commission Nationale Indépendante (CNI). En toute vraisemblance, Sassou et son gouvernement vont donner une fin de non recevoir à ce mémorandum. Ne vous y trompez pas, il n’y a rien d’informel dans la stratégie de Sassou, sa horde de Conseillers-prédateurs, qui viennent de tous horizons y travaillent. Pour jouer la diversion dont ce régime a le secret, la communication de Sassou est déjà montée au créneau pour fustiger « l’opposition irresponsable » qui aurait à cœur de remettre sur table le cycle de violence que Sassou « aurait patiemment régulé »(sic). Nous sommes dans une situation caractérisée par une inexistence des libertés qui finit par ankyloser la propagation des mécontentements. Les partisans de Sassou savent qu’en persévérant dans cette logique, ils auront gain de cause, l’opposition dans son ensemble sera contrainte de boycotter les élections. Or, nous avons une opposition hétéroclite, affamée à dessein, il sera donc aisé pour Sassou et son PCT en mal de projets de société, de trouver quelques faire-valoir à qui ils auront fait bénéficier des faveurs de leur DAB (Distributeur automatique de billets). Et le tour est joué. Comme en 2002, il triomphera sans peine.

    Quels moyens de pression efficaces dispose l'opposition contre un régime autiste qui affame son peuple ?

    La bataille des élections se gagnera à ce niveau. Si l’opposition arrivait à faire fléchir le régime de Sassou en lui imposant la création de cette commission, alors elle aura gagné. <st1:PersonName ProductID="La CNI" w:st="on">La CNI</st1:PersonName> constitue à n’en point douter, le garde-fou devant permettre de rationaliser le jeu électoral et d’assurer la survie de la démocratie. Or quels moyens de pression efficaces dispose-t-elle contre un régime autiste qui affame son peuple, pille les recettes pétrolières, encourage impunément la médiocratie ? C’est un enjeu capital pour lequel la place et le rôle de la jeunesse sont appelés à être décisifs.

    C’est évident, des causes de mécontentement comparativement mineures avaient rongé, perturbé, paralysé, désarçonné la naissance démocratique de la période post-CNS plus vite et plus fort que les dérives actuelles et la misère constante ne gênent le régime de Sassou, dont les populations asservies, n’ont ni droit réels, ni moyens d’agir.

    L'autre stratégie de Sassou à laquelle Kolelas semble déjà adhérer, c’est l’organisation d’une sorte de UMP à la congolaise à travers laquelle les grands partis comme le MCDDI ou l’UPADS seront tout bonnement avalés par le PCT à travers une OPA en bonne et due forme. Si une partie du chemin semble avoir été parcourue pour le MCDDI avec la complaisance de Kolelas qui a sans honte retiré son parti de l’opposition pour le mettre au service de Sassou, la tâche sera moins aisée pour l’UPADS. Gamassa dont l’épouse était éminente cadre de l’URFC, est en train de déstabiliser ce parti et avoir les coudées franches pour cette future alliance du diable. C’est pour cette raison d’ailleurs qu’il a organisé l’exclusion sans motif du tonitruant Kignoumbi kia Mboungou, afin de livrer en toute liberté l’UPADS à Sassou comme gage de sa fidélité.

    En toute hypothèse, la mort du PCT n'aura lieu que lorsque Sassou estimera que de ses cendres, naîtra un grand parti, qui sera mis à sa disposition pour une vraie conquête du pouvoir par les urnes.

    Le « Toto tire nama » entre refondateurs et conservateurs au sein du PCT s’inscrit dans une logique diabolique, motivée par l’appât du gain. Ces atermoiements sont symptomatiques d’un parti d’un autre âge, et qui ne se retrouve plus dans un environnement démocratique. C’est un non sens de vouloir faire du neuf avec du vieux.

    Le Congo est à l’agonie, et les Congolais dans leur majorité, aspirent à un réel changement, ils sont prêts à accepter les sacrifices pour justifier cette exigence, pour peu que, cette fois-ci, les jeunes prennent véritablement leurs responsabilités.

    Djess dia Moungouansi<o:p></o:p>

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    Cet article a été publié sur les sites suivants :<o:p></o:p>

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    http://www.congoplus.info/tout_larticle.php?id_article=1136<o:p></o:p>

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    http://www.mwinda.org/envoi/jeunesse_envoi.html<o:p></o:p>

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    http://www.planeteafrique.com/acorem/Index.asp?affiche=News_Display.asp&articleid=1037&rub=Revue%20de%20sites%20congolais<o:p></o:p>

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    necessité d'un congo adulte dans une afrique décomplexée (le 12/04/2007 à 01h05)





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    La nécessité d'un Congo adulte dans une Afrique décomplexée<o:p></o:p>





    C’est un bond en arrière sans précèdent que notre pays a fait au cours des cinq dernières décennies, elle est passée de la lutte pour l'indépendance et la liberté au combat pour la survie et la réduction de la dette.

    Aux yeux de beaucoup d’observateurs, la pauvreté récurrente semble être une fatalité en Afrique et notre pays n’y échappe pas en dépit de nos énormes potentialités économiques .Nous traînons péniblement, comme un boulet, notre record de médiocrité qui nous classe parmi les pays les plus endettés du monde par tête d’habitant. Sous d’autres cieux, là où la vertu a encore un sens, on en aurait honte, au Congo où ce sentiment se noie tout bonnement dans les méandres abscons de <st1:PersonName ProductID="la Nouvelle Espérance" w:st="on">la Nouvelle Espérance</st1:PersonName>, on n’hésite pas à exhiber cette prime à la médiocrité, à tout va, surtout au moment de quémander quelques faveurs auprès des Institutions financières internationales.

    Sans faire une analyse comparée systématique, il sied de constater que l’Amérique latine et certains pays d’Asie nous donnent chaque jour une bonne leçon de souplesse d’adaptation aux contraintes et vicissitudes de la mondialisation. En dépit d’une augmentation exponentielle des recettes pétrolières du Congo, on est frappé par le contraste saisissant entre l’augmentation de la pauvreté de masse chez nous et l’amélioration sensible des indicateurs sociaux partout ailleurs.

    D’innombrables travaux ont essayé de mettre en évidence les pesanteurs culturelles et sociales qui contribuent au déclin du continent africain.

    Par notre culture, les populations adhèrent moins aux idées abstraites, idéologiques que proposent les partis politiques

    Parmi les causes de cette débâcle, on a souvent peu mis en exergue notre espèce d’incapacité à nous projeter en tant qu’entité ou espace culturel distinct des autres civilisations. L’incapacité à adapter nos cultures à la modernité empêche l’émergence d’institutions viables et pérennes.

    Par notre culture, les populations adhèrent moins aux idées abstraites, idéologiques que proposent les partis politiques, alors que le contrat social se construit autour d’un socle d’idées partagé et c’est ce qui fait la différence ou la ligne de démarcation entre les nations qui réussissent et celles gagnées par le retard économique et technologique et la misère de masse. Ainsi, des thèmes mobilisateurs comme « les valeurs positives du progrès » ou l’idée du rendez-vous avec l’histoire pour créer la prospérité pour ses enfants et entrer dans la compétition avec les autres civilisations, doivent être mis en avant.

    Un pays comme <st1:PersonName ProductID="la Côte-" w:st="on">la Côte-</st1:PersonName> d’Ivoire, véritable locomotive de l’Afrique de l’Ouest a été géré depuis l’indépendance pour le compte de l’Elysée, comme si c’était une fatalité de continuer à gérer cet héritage. Rien n’a été entrepris pour concevoir de cadrages susceptibles d’estomper l’entropie des institutions que nous avons eues en héritage. C’est pathétique…

    Alors qu’il devenait urgent d’attaquer la difficulté, on a préféré la gérer. De même, la gestion de l’Etat a été privilégiée à un gouvernement qui prend des réelles responsabilités.

    Une Afrique responsable, c’est celle qui doit se réapproprier les moyens d’échange et de réserve des valeurs délaissés entre les mains de ses partenaires extérieurs, afin de véritablement battre monnaie. Un vestige de la colonisation qu’est <st1:PersonName ProductID="la Zone Franc" w:st="on">la Zone Franc</st1:PersonName> par le biais duquel <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName> exerce ses effets de domination monétaire sur les autres Etats membre, doit être démantelé sans attendre, et en concevoir un plus adéquat et exclusivement voué au développement des pays africains.

    Alors qu’il devenait urgent d’attaquer la difficulté, on a préféré la gérer

    La sagesse africaine nous interdit de dormir sur la natte d’un autre, on élimine ipso facto, le risque d’être à la merci des humeurs d’autrui. Nous avons encore en mémoire la dévaluation du FCFA le 11 janvier 1994, décidée et managée de façon unilatérale par <st1:PersonName ProductID="la France. Or" w:st="on">la France. Or</st1:PersonName>, la dévaluation d’une monnaie doit s'inscrire dans une stratégie large de développement économique et non pas être perçu comme le seul élément qui peut répondre aux difficultés économiques.

    Un fait est désormais établi par l’histoire et la pensée, Marx et Lénine la partagent. Hayek, Friedman et Kizner ne sont pas en reste : l’économie de marché et la propriété privée des moyens de production sont les meilleurs moyens d’enrichissement des pays et des individus à la fois.

    Il est par conséquent urgent d’adopter des politiques économiques capables de renforcer la liberté économique et la libre concurrence. A contrario, les marchés protecteurs de rentes et des entreprises monopolistiques, incapables de soutenir la concurrence, ne sont plus adaptés aux exigences de ce siècle nouveau.
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    Les chantres de <st1:PersonName ProductID="la Nouvelle Espérance" w:st="on">la Nouvelle Espérance</st1:PersonName> doivent comprendre qu’un développement ne serait possible au Congo, que lorsque les populations seront mises dans les conditions qui les rendraient aptes à s’enrichir. Il faut pour cela épargner et intégrer cette épargne dans le processus de production sous forme d’innovations et d’inventions par la technique et la technologie. Au lieu de se spécialiser dans la recherche de l’aide publique internationale ou de considérer sans honte que l’accession à l’initiative PPTE est un objectif à atteindre, il va falloir prendre des dispositions élémentaires pour stimuler l’épargne et mettre en place des mesures susceptibles de décourager la fuite des capitaux. Seule une démarche courageuse nous aidera à amorcer de perspectives de changement de tendance et mettre ainsi notre pays à l’abri des actes de prédations organisés avec la complicité des Institutions Financières Internationales. Des programmes de stabilisation et de relance économique qu’elles ont prônés jusque là n’ont fait qu’appauvrir nos pays.

    Notre salut passera donc nécessairement par la conception d’un système de gouvernement inspiré de nos us et coutumes, or le seul capable de redonner confiance au peuple tant abusé par des décennies de division et d’exclusion, de violence et de méfiance, d’ethnocide et d’ethnocratie, est celui qui garantirait la proximité entre le mandant et le mandataire, atténuerait le phénomène de domination et de l’exclusion ethnique que l’Etat unitaire actuel a insidieusement instaurée. Le Congo doit par ailleurs s’appuyer sur des leaders charismatiques (il y en a encore !) capables de promouvoir un contrat social basé sur l’amélioration des conditions de vie de la population, une émergence des capitaines d’industrie locaux, mais surtout une abolition de l’esprit de dépendance au plan individuel et collectif.

    Seule une démarche courageuse nous aidera à amorcer de perspectives de changement

    Intensifier et massifier le système de formation, redéfinir nos institutions et proposer des choix économiques osés. Toute action de grande envergure doit être un pari avec l’avenir. Les responsabilités d’un pays adulte, c’est à nous de les assumer et non se cacher derrière des faux-fuyants, comme cela s’est fait tout le temps.

    Au moment où la métaphore village planétaire devient plus que réelle, le Congo doit désormais, chaque jour chercher les voies et moyens qui assureraient sa survie sur cette redoutable planète. Plus qu’une survie, c’est de ses choix que dépendra sa place dans le concert des nations. Un mouvement culturel profond, indispensable à la réalisation d’une vraie renaissance congolaise, doit s’arrimer aux réalités politiques, économiques et non ressasser les idées mortes qui ont tant galvanisé nos grands frères de l’indépendance, telles colonialisme, impérialisme etc.

    Notre pays a besoin de ce rêve qui a toujours été au commencement de chaque civilisation. C’est cette sorte d’épopée qui permit à Homère de donner à <st1:PersonName ProductID="la Grèce" w:st="on">la Grèce</st1:PersonName> et aux Hellènes un rêve de grandeur. Virgile concrétisa le sien en confiant <st1:PersonName ProductID="la Rome" w:st="on">la Rome</st1:PersonName> impériale aux latins.

    Un Congo adulte dans une Afrique décomplexée, c’est celui qui reconnaît ses fautes, qui assume ses errements, qui domestique sa violence désordonnée et qui exorcise ses démons, ses hypocrisies, afin qu’elle devienne raisonnable pour construire la grande nation sur les fondations robustes de l’ethnie dont il faut élargir la notion.

    L’Afrique victorieuse d’elle-même sera redoutable aux prédateurs de tous bords, à l’inverse l’Afrique sans âme et pleurnicharde telle que nous la connaissons, sera toujours à la merci des politiciens véreux qui se prennent pour des libérateurs.

    Faute d’une âme intrinsèquement africaine, l'ancienne O.U.A. (Organisation pour l'Unité Africaine) et l'actuelle Union Africaine ne resteront pour longtemps, que des clubs de conversation fantoches, qui après avoir fait un pas en avant s’empresseront d’en faire deux en arrière, et pendant ce temps l’eau continue de couler sous les ponts. Dans la résignation, le Congo et l’Afrique verront encore passer, le train de ceux qui font l’Histoire.

    Djess dia Moungouansi        ......15 Août 2006<o:p></o:p>

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    Cet article a été publié sur les sites suivants :

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    http://www.mwinda.org/article/15aout1.html

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    Le boycott des futures élections : la pire des solutions (le 12/04/2007 à 22h02)

     

     




     

    Le boycott des futures élections : la pire des solutions




    Les analystes politiques congolais rivalisent de mâles propos sur la conduite à tenir lors des élections législatives et présidentielles de 2007 et 2009. Dans la frénésie du doute ambiant, d’aucuns mettent en avant les paradoxes et incongruités du boycott.

    Le boycott d’une élection est une démarche libre, réfléchie, volontaire et même idéologique qui vise à imposer des rapports de force différents au pouvoir, qui peut être amené à concéder à l’opposition, un véritable droit de regard sur le déroulement des élections (recensement, découpage électoral, égalité d’accès aux médias, etc.)

    En démocratie, la simple menace d’un boycott peut déjà garantir certains résultats, car la pression sur l’opinion augmente les effets psychologiques de cet acte. Surtout si les médias jouent leur rôle dans l’amplification de sa portée. Un boycott est motivé par des insatisfactions et les mandataires y sont donc sensibles, car un éventuel renouvellement de leur mandat est tributaire de la satisfaction de certaines revendications.

    Reposant essentiellement sur la communication, le boycott y tire sa force, mais elle peut être également annihilée par les effets pervers. En règle générale, cette forme de revendication est toujours utilisée comme une arme de dernier recours ou d’intimidation. Une importante page de l’Histoire, fut écrite de l’autre côté de l’Atlantique, par le Pasteur Martin Luther King qui, dans une démarche tant iconoclaste que mémorable, appela au boycott des bus de Montgomery en 1955 pour obtenir la fin de la discrimination raciale. Cet acte n’a pas mis un terme à la fin de la discrimination raciale, mais le peuple américain prit de plus en plus conscience de ce phénomène : s’ensuivirent des lois révolutionnaires sur la discrimination positive par exemple.

    Toutefois, les différents succès du boycott à travers le monde doivent être nuancés, surtout quand ils servent de références dans l’appréciation de la situation congolaise, rendue complexe par l’enchevêtrement des intérêts pétrolo-maçonniques et ceux des mafias équatoriales.

    Quels sont les enjeux alors ? Boycotter les futures élections congolaises parce qu’elles seraient perdues d’avance par l’opposition, les dés seraient pipés. Quel aveu d’impuissance pour un peuple qui entend retrouver sa place de choix dans le concert des nations !

    A mon humble avis, l’opposition congolaise n’a aucun intérêt à opter pour la politique de la chaise vide synonyme de résignation et un acte qui fait figure de riche. Cette attitude, comme je venais de l’indiquer tantôt ne porte ses fruits que dans une vraie démocratie, avec institutions efficaces et alternance politique inévitable.

    Je vais vous dire pourquoi le boycott, bouée d’air inespérée par les officines de Mpila, serait la plus mauvaise des solutions pour le peuple congolais. 

    Sassou est actuellement Président de l’Union Africaine, faute de candidats, il a des chances d’être réélu, c’est un poste budgétivore qui n’intéresse pas grand monde, mais stratégique pour le lobbying et le prestige. Il est devenu un élément important dans le dispositif Françafrique, il a donc le soutien de Chirac et demain celui de Sarkozy ou de Royal. Ne vous leurrez pas : pour la France, seule l’intensité de l’allégeance des françafricains compte, un hypothétique attachement aux valeurs démocratiques, est légué au second plan. Le natif d’Edou est désormais multi milliardaire, sa fille est l’épouse du Doyen de la Françafrique, et comme il s’en glorifie toujours, il garantit les intérêts français au détriment des intérêts congolais.

    Dans l’hypothèse où la tactique de la chaise vide représentait le seul projet d’alternance pour l’opposition, il serait illusoire de s’attendre à une unanimité, car, en dehors des quelques rares députés qui sont à l’abri du besoin, l’opposition dans son ensemble a été affamée à dessein. Sassou trouvera donc aisément quelques faire valoir censés représenter l’Opposition, qu’il saura bâillonner par la concussion et par la corruption. Et comme Milongo en 2002, ils se retireront sans honte de la course, pour laisser le boulevard à leur maître. Un hold-up réussi derechef !

    L’opposition criera à qui voudra l’entendre que les élections auraient été truquées, qu’une fois de plus sa victoire lui a été volée. La communauté internationale, représentée par qui on sait, entérinera comme toujours les résultats de ces élections, et il ne nous restera plus que les yeux pour pleurer. Pour ceux qui nous avaient tympanisés sur les vertus du boycott, il faudra s’attendre à deux réactions : pendant que certains députés légitimeront un pouvoir illégal en participant aux séances à l’assemblée, bien que dans l’impossibilité de s’exprimer librement, d’autres rejoindront sans états d’âmes, l’oyocratie pour continuer l’œuvre de destruction du pays. Pendant ce temps, le peuple congolais rempilera encore pour 7 ans de misère et de promotion de médiocrité.

    Devant la question « Quelle est la solution pour le peuple congolais ? ». Je suis tenté de recourir à Démosthène : « Il y a des gens, disait-il, qui croient confondre celui qui monte à la tribune en lui demandant : que faut-il donc faire ? A ceux-là, je donnerai la réponse selon moi la plus équitable et la plus vraie : ne pas faire ce que vous faites actuellement ».

    Un peuple incapable de relever les grands défis est condamné à l’esclavage, et subira de façon permanente, une grande l’humiliation infligée par des dirigeants véreux. En dehors de ses droits élémentaires de vivre, de se soigner, de se nourrir, confisqués par un groupe d’individus sans scrupules, il sera dans l’obligation d’accepter que les mécanismes de la démocratie soient pervertis et manipulés pour servir en toute impunité comme paravent grossier à un État policier. Le peuple doit donc tout mettre en œuvre pour tordre le cou à la fatalité que Sassou veut imposer afin d’organiser les conditions d’une véritable alternance politique.

    La chute du mur de Berlin en 1989, la Conférence de la Baule en 1990 et quelques effervescences internes menées tambour battant par l’ex-tonitruant Bokamba Yangouma et l’ex-agitateur Kolelas, avaient contraint Sassou à lâcher du lest en acceptant la tenue de la Conférence Nationale Souveraine. Une certitude : ce n’était ni un attachement soudain aux valeurs démocratiques, ni un hypothétique amour pour son pays qui auraient poussé Sassou à ce compromis. La contrainte, la pression, le fait accompli, la peur d’être lâché par ses mentors, sont les principaux axes à explorer pour faire triompher le droit sur la force.

     

    « L’homme des masses » est en train de faire le deuil d’une refondation du PCT par le biais duquel il espérait entériner son OPA sur l’UPADS et le MCDDI, et se « taper » un électorat inespéré, pour enfin porter les habits neufs d’un vrai démocrate. Par ailleurs, son incapacité à donner du bonheur à son peuple ne fait plus de doute. Bref, il a lamentablement échoué sur tous les plans. Il ne lui reste plus qu’à s’agripper comme un « muntudia » à ce pouvoir. Il ne donnera jamais au peuple congolais l’arme avec laquelle on va se débarrasser de lui. Cette arme, c’est au peuple congolais de l’inventer. Dussions-nous rappeler que toutes les fois qu’il en a eu l’occasion, il a toujours pris un malin plaisir à massacrer son propre peuple pour le pouvoir ?

    Je propose d’inventer une alternative au boycott :

    • Quel que soit le prix à payer, le peuple congolais doit prendre ses responsabilités devant l’histoire, et contraindre Sassou à mettre en place une Commission électorale Nationale Indépendante. Ce qui suppose une implication de l’opposition dans la confection des listes électorales, dans la surveillance du recensement pré électoral, et à peser de tout son poids dans le redécoupage électoral et non se contenter des tripatouillages iboviens.

    • Nul ne peut résister à la fureur d’une rue déchaînée, résolument décidée à reprendre ses droits, pour peu que cette action salutaire soit canalisée par des patriotes, ne mettant pas en avant leurs intérêts bassement égoïstes.

    • Toutes les forces vives du pays, sans exclusive, doivent s’unir pour conduire et préparer une alternance politique. L’économie congolaise est déjà dans un état apocalyptique, le pouvoir autiste ne s’en émeut pas. Ainsi, les opérations de type « ville morte » n’ont aucun effet sur eux. Il faut taper là où çà fait mal. Par des actions de grande envergure, montrer à cette barbarie, combien de fois le peuple en avait marre et voudrait remettre son mandat confisqué illégalement, à d’autres personnes dignes de confiance.

    • Un rejet de la passivité et du fatalisme pour s’opposer à cet énième viol des droits et libertés des congolais. L’opposition doit exiger la création des radios libres, ce que Sassou chef de l’opposition en 1996 avait obtenu sans peine. Créer un lobby puissant animé par la diaspora, qui fera pression sur les mentors de Sassou à l’étranger, en appuyant notamment l’action de Makosso et Mounzeo. Le peuple congolais, qui a relevé tant de défis dans le passé a aussi droit au bonheur et au respect.

    • Que ceux qui n’ont pas les moyens de venir se faire soigner à la Pitié-Salpetrière (Hôpital parisien), aillent déposer leurs ordonnances devant le Palais de Mpila.

    Le credo françafricain consiste à nous imposer leur pantin qui a brillé par sa capacité à distribuer la misère massive. Or, tout peuple aspire à vivre en paix, en choisissant librement ses dirigeants par des élections libres et transparentes, gage d’une bonne gestion des richesses nationales. En toute hypothèse, ces élections constitueront un tournant décisif qui décidera de la pérennité de la dictature actuelle ou du retour de la démocratie dans notre pays. L’apport du peuple congolais, par l’entremise d’une partie de son élite patriotique, est plus que jamais appelé à être décisif.

    Djess dia Mougouansi

    Cet article a été publié sur les sites suivants:

    Le Moustique

    http://www.congo-internet.com/xnews/index.php?val=121_le+boycott+des+futures+eacutelections+pire+des+solutions

    Mwindapress

     http://www.mwinda.org/article/djess2.html <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

     Congoplus
     
     
     

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    L'UPADS : la fin d'une histoire? (le 12/04/2007 à 22h14)


    L’UPADS : la fin d’une histoire ?



    A l'image de son père fondateur Pascal Lissouba, l'UPADS est dans un état comateux, et la déliquescence va manifestement se poursuivre jusqu'à sa dislocation totale. La dynamique « maba matatu », jadis véritable rouleau compresseur pour la conquête du pouvoir est en panne, et rien de rassurant à l’horizon pour sonner le tocsin. 


    C’est de notoriété publique, l’objectif principal d’un parti est la conquête du pouvoir, et cette perspective n’est réaliste que lorsque les moyens financiers et humains sont mobilisés autour d’un programme clair, conduit par une personnalité charismatique. Un parti qui se complait dans l’hibernation doublée d’une cacophonie assourdissante est un parti condamné à la glaciation. Or, au-delà de sa capacité personnelle à susciter l’adhésion massive, Lissouba bénéficia d’innombrables circonstances favorables : dans la mémoire collective congolaise, il fut le mythique Premier ministre de Massamba Débat qui dota le Congo de quelques infrastructures existantes; il fut qu’on le veuille ou non un grand scientifique de renommée internationale et son idée de vouloir allier les sciences à la technologie pour booster le développement du Congo n’était pas mauvaise en soi, bien qu’elle ait été réduite à la caricature et portée depuis les fonds baptismaux sur l’aire du mal-management.

    L’UPADS est actuellement confrontée à un problème que ses dirigeants refusent de voir et de traiter avec courage. Un électorat potentiel ne suffit pas à concevoir un parti de gouvernement : tout parti s’identifie à un chef qui imprime son empreinte par sa capacité de mobilisation et sa force de proposition.

    Qui parmi les dirigeants actuels a le charisme de Lissouba ? Qui parmi eux pourrait incarner le vrai renouvellement ? Qui parmi eux pourrait rassembler l'électorat du Niboland au-delà de son ethnie ? Qui parmi eux fait rêver tous les jeunes militants ? Finalement, l’UPADS survivra-t-elle au Professeur des Professeurs ?

    Répondre à ces questions devra être la priorité de ceux qui s'acharnent sur cet héritage.

    D’ailleurs, de quelle UPADS s’agit-il, entre l’UPADS-FR de Martin Mbéri, l’UPADS de Tsaty Mabiala qui a tenu son congrès le 27 et 28 Décembre 2006 à Brazzaville, l’UPADS de Makita et enfin celui de Moukouéké ? Les parangons de la vertu, obnubilés par leur exil douillet, en vouant aux gémonies ceux qui ont tenu leur congrès, à Brazzaville, semblent ignorer que la nature a horreur du vide, surtout la nature humaine. L’ataraxie de Moukouéké et son équipe n’est pas de nature à briser l’aboulie ni à doter un parti des moyens nécessaires pour affronter les arias et aléas de ce siècle nouveau. L’eau a coulé sous les ponts, aucun soupçon de congrès en vue.

    Quant aux « congressistes » de Brazzaville, en dehors des lourdes présomptions qui pèsent sur eux sur leur éventuelle collusion avec le pouvoir de Brazzaville, ils ont organisé leur congrès en violant les textes de leur parti. Serait-ce le mal nécessaire pour redonner un souffle de vie à ce parti ? L’histoire nous le dira.

    Comme si tirer à hue et à dia ne suffisait pas, les dirigeants actuels, toute tendance confondue, accumulent chacun des handicaps de nature diverse : certains trimbalent des casseroles dont ils ont du mal à se défaire; d’autres n’arrivent à mobiliser que leur cercle familial, car leur gestion calamiteuse du pays reste encore vivace dans la mémoire des populations, y compris des trois régions qui fondent le fief de l’UPADS.

    A première vue, le rapprochement entre Makita et Moukouéké, à travers « L’appel de Paris », aurait été salutaire pour ce parti, s’il n’était pas concocté pour des intérêts aux contours flous. Par sa forme, cet appel ajoute au climat délétère, une véritable confusion avec deux secrétaires généraux, l’un par intérim, l’autre issu du congrès. Le grand perdant dans cette opération est sans conteste Moukouéké, qui semble avoir été dépouillé de ses cadres. Que lui reste-t-il véritablement si les sieurs Tsaty Mabiala, Poungui, Nimi Madingou, et autres Koukébéné avec qui il avait organisé l’assemblée générale du 1er Octobre 2005 sur les Champs Elysées ont quitté son bateau pour rejoindre Gamassa, Kignoumbi et Kombo Kitombo ?

     
    Victor Tamba-Tamba, qui avait promis aller mettre un terme à ce qu’il appelait « l’amateurisme » de ceux qui préparaient le congrès à Brazzaville, s’est compromis en allant faire allégeance à Sassou, celui là même qui les avait chassés du pouvoir par la force des armes. Il se pavane dorénavant avec ostentation dans des limousines du parc présidentiel, sans doute au nom du « consensus national » qui est devenu le constant discours de VTT.

    Là encore, c’est un manque criard de grandeur d’âme que de se cacher derrière la pseudo tolérance, alors que c’est la cupidité qui éclate dans toute son horreur.

    Tant que la politique au sens propre du terme sera balayée par les basses tactiques, il serait illusoire pour ce parti d’atteindre sa force de frappe d’antan qui en faisait une redoutable machine à gagner les élections. Si rien de courageux n’est entrepris d’ici là, ils seront dans l’obligation de faire le deuil de la conquête du pouvoir par les urnes. On assiste à une crise de sens et de dessein.

    Un parti qui n'innove plus et ne fait plus rêver va directement au musée. Après le mausolée De Brazza, le roi de Mpila pensera probablement à une réalisation de ce type pour enterrer ses adversaires politiques et les avoir à l’oeil. L’UPADS est restée dans le collimateur de Sassou qui n’a jamais fait mystère de l’OPA qui entend réaliser sur ce parti fragilisé. Il ne se fera pas prier, surtout que quelques dirigeants semblent lui donner un coup de pouce dans ce sens. On tue le parti et on récupère sans effort son électorat. Le piège est entrain de se refermer inéluctablement.

    Gamassa
    Les rififis ne sont intéressants que lorsqu'ils aboutissent à la mise en place d'un système qui stimulerait l'émulation. Choisir le meilleur dans une brochette de personnalités, le plus talentueux, le plus compétent, c'est ce que leurs militants attendent.

    Qu'à cela ne tienne, les querelles intestines n'intéressent plus les Congolais qui affrontent chaque jour les affres imposées par la politique désastreuse de Sassou. Mais çà c'est une autre histoire.

    Il faut se rendre à l’évidence : un à un, tous les partis post-CNS rendent l'âme pour des raisons qui tiennent à leur inadaptation à la nouvelle donne. Ces partis construits autour de l'ethnie s'essoufflent quand ils ne disparaissent pas, surtout quand ils ne sont plus au pouvoir. Le « big bang » initié par la CNS n’a pas donné les résultats escomptés. On a malheureusement assisté à un retour insidieux de l’ethnie. L'ethnie au pouvoir organise un système de prédation de l'Etat avec un engouement qui frise l'hystérie. Une fois l'Etat confisqué, il ne reste plus hélas aux autres ethnies ou régions que des formes plus ou moins violentes en fonction de la cupidité de ses leaders et des violences subies pour le contrôler à leur tour. Une nouvelle recomposition du paysage politique est donc urgente.

    Ce travail d’architecte sur le paysage politique ne sera profitable à notre pays que s’il se faisait sur la base des idées et non, comme par le passé sur le rapprochement ethnique. Pour être viables, les formations politiques doivent transcender les clivages ethniques. Les nouveaux chefs de parti auront alors intérêt à ne pas transformer leur parti en une cour au sein de laquelle on participe à la redistribution de la manne pétrolière, mais en un lieu de gestation de compétences, d’élaboration des stratégies visant essentiellement le développement du pays. C'est encore tout un programme... et l’UPADS ne s’y inscrit me semble-t-il en aucune manière.

    Djess dia Moungouansi
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    Le Congo Brazzaville face à son destin (le 12/04/2007 à 00h56)

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    Le Congo Brazzaville face à son destin <o:p></o:p>




    Construire une nation est un travail de longue haleine qui suppose un désir de vivre ensemble entre peuples d’origines diverses ayant entériné un projet commun. Ce projet doit être la rampe de lancement sur lequel tout se repose. Cependant, depuis un certain nombre d’années, inexorablement, notre pays s’abîme dans une grave crise économique, sociale et politique, et apparaît à cet effet comme « l’exception négative » là où les autres, dans les mêmes circonstances auraient pu tirer leur épingle du jeu. L’arme du crime a été longtemps identifiée : la faute humaine (le gangstérisme politique, la concussion, les détournements et l’impunité).

    Pendant que le Congo broie du noir, beaucoup de pays africains essaient de sortir de l’ornière en entamant une recomposition profonde bien qu’inachevée de leur société, redonnant ainsi espoir aux populations. Les dirigeants d’un pays qui veulent réussir trouvent les moyens, ceux du Congo se cachent derrière les excuses.

    Une autre dynamique doit être inventée, ce qui appelle une autre approche permettant d’apporter en amont des réponses précises et concrètes à certains problèmes tout en opérant une rupture avec le passé dans bien des domaines. Des changements pourraient être saisis à travers le dynamisme des activités informelles, le refus des pratiques immobilistes que nous propose « <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="La Nouvelle Espérance" w:st="on">La Nouvelle Espérance</st1:PersonName> » et surtout à travers la redynamisation des projets viables pour notre pays.

    Au sortir de <st1:PersonName ProductID="la CNS" w:st="on">la CNS</st1:PersonName>, nous avons tous cru que le pont était fait entre le passé auquel on associait la gabegie, les assassinats, le monopartisme et le futur qui suscitait l’espérance puisque notre destin, pensait-on, était désormais entre les mains « des élus » qui auraient à tout moment une espèce d’épée de Damoclès représentée par l’éventuelle sanction des mandants que nous étions. Nous avons par paresse et par manque de rigueur, occulté un élément indispensable dans tout changement : le capital humain et on s’est naïvement attaché au seul côté institutionnel.

    Disons-le sans circonlocutions : bien que urgent mais surtout indispensable, le départ de Sassou du pouvoir ne sera pas la panacée, car il faudra penser à reconstruire ce pays. La tâche ne sera pas une sinécure. Mais avec qui pourrait-on le faire alors que la jeunesse, principal moteur d’une nation, a été longtemps déscolarisée, démotivée, mais surtout pervertie à dessein ?

    L’urgence sera de ce côté-là, car ceux qui ont été en contact avec les armes, et qui ont désormais d’autres centres d’intérêts, ne seront pas ramenés à la « vraie » réalité par la force du Saint esprit. Les campagnes de thérapie de groupe, maladroitement et indirectement organisées par « les églises de réveil », qui ont à l’heure actuel pignon sur rue au Congo, doivent être formalisées dans un programme lisible, avec des professionnels de la psychothérapie, de la psychanalyse, de la psychiatrie etc. Ne rigolez pas, c’est sérieux, car ces jeunes qui ont gratuitement tué, violé pour certains, et qui ont été violés, perdu des parents et l’espoir pour d’autres, doivent être soignés si l’on veut qu’ils soient utiles à la nation. Sans çà, nous n’aurons que des robots qui ignorent superbement les règles de la vie en société et continueront inconsciemment leur travail de sape. La dictature a besoin de tels alibis pour justifier son incapacité à améliorer les conditions de vie des populations en axant tout son programme sur la sécurité obsessionnelle.

    Pour tordre le cou à cette morosité ambiante, une massification de l’éducation est urgente, car la contribution du capital humain à l’élaboration de la richesse des nations est reconnue universellement, même si certains de ses effets n’apparaîtront qu’à long terme. Ainsi, les investissements en ressources humaines favorisent l’acquisition de certaines compétences et l’accès à l’instruction d’une masse importante de la population. Après la destruction par les guerres civiles successives du secteur de la formation académique et technique, structures nécessaires pour la construction ou l’amélioration du capital humain, une réorganisation s’impose. Avec la détérioration des systèmes de formation, c’est tout un système de valeurs qui s’écroule. La vision erronée consiste de ne plus percevoir l’école comme le vecteur principal de connaissances ou le lieu de promotion sociale par toute une génération.

    Il est illusoire de s’attendre à hypothétique augmentation de la productivité individuelle sans une acquisition des connaissances élémentaires, d’autant que celles-ci rendent apte l’individu à exploiter et à utiliser l’information, à s’adapter aux nouvelles technologies et méthodes de production. Ainsi, des études dans la province de HUNAN en CHINE, ont montré que les paysans relativement instruits étaient plus susceptibles d’adopter des variétés hybrides à rendement élevé. Dans le même ordre d’idées, et à grande échelle, un pays doté d’un niveau général d’instruction satisfaisant voit la probabilité d’accès à la formation de sa population active, après études, augmenter. C’est ainsi qu’au PEROU, selon le même rapport de <st1:PersonName ProductID="la Banque Mondiale" w:st="on">la Banque Mondiale</st1:PersonName>, la population active masculine, ayant fait des études secondaires, augmente de 25% (1) leurs chances de recevoir une formation d’employeurs.

    On ne le dira jamais assez : la rente pétrolière aurait dû desserrer les contraintes financières imposées par les institutions financières internationales. Contre toute attente, la presse internationale nous révèle comment Monsieur NGokana, à travers les sociétés écrans, détourne sans scrupule des millions de dollars au nez et à la barbe des congolais plongés dans une indigence sans précédent. Ces comportements hostiles à l’orthodoxie financière la plus élémentaire, limitent les effets d’entraînements qu’aurait pu produire notre rente. Les importations de biens d’équipements et des biens de consommation, le rapatriement des profits et des salaires des ingénieurs français de Total et enfin la fuite des capitaux, plombent considérablement tous les espoirs.
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    Le Congo est quasi exportateur d’un seul produit : le pétrole. Notre économie est donc vouée aux fluctuations de cette rente. Par ailleurs, elle se heurte à d’importants goulets d’étranglements, tels le poids du tribalisme dans l’attribution des emplois, les critères politiques de localisation des unités de production (Exemple l’usine d’eau d’Okiessi à Oyo), la lourdeur de l’appareil administratif, la faible rentabilité des grands projets( aéroport militaire d’Ollombo), l’insuffisance des équipements électriques, des télécommunications et des voies de communication secondaires. Les quelques unités productives héritées de la période Massambat Débat sont en fin de vie et ne sont plus en mesure de créer la dynamique autonome du système productif ; celui-ci, fortement dépendant de l’extérieur, est caractérisé par des dysfonctionnements techniques, financiers et gestionnaires. Figurez-vous, on n’a jamais pu construire une seule autoroute sur toute l’étendue du territoire national, alors que des pays comme <st1:PersonName ProductID="la Côte-d" w:st="on">la Côte-d</st1:PersonName>’Ivoire ou le Cameroun, des pays à revenus intermédiaires comme le nôtre, en sont dotés.

    Affronter notre destin lié à la production pétrolière, c’est réduire considérablement les nombreux symptômes dus au syndrome pétrolier qui tire notre économie vers le bas. Faute de diversifier nos exportations, nous connaissons une spécialisation appauvrissante. Ce qui apparaît comme une diversification, profite beaucoup plus au secteur des biens non échangeables qu’aux biens échangeables. Ce sont pourtant les derniers qui génèrent de la valeur ajoutée.

    Nous sommes, à n’en point douter à la croisée des chemins, là où on doit éviter que notre destin méandre, en lui imposant la rectitude et affronter cette réalité qui nous nargue avec violence. Pour cette raison, la résignation ne doit pas être notre allié. Une nation ne peut être construite que par des patriotes, prêts à faire des sacrifices, chacun à son niveau, et non par des fossoyeurs comme ceux qui sont actuellement aux commandes de notre pays. Ceux là qui ont malheureusement à la place d'un coeur qui bat, sensible, capable de compassion, une authentique pierre. Ils n’ont pas non plus des yeux d'humains capables de verser des larmes ni de voir la misère effroyable qu’ils répandent délibérément pour transformer les congolais en esclaves, mais ils ont des yeux de Condor qui fixent le soleil sans ciller.

    Quand on voit des moments de doute que connaissent même certaines grandes démocraties, on est persuadé d’une chose : toute œuvre humaine est imparfaite et la construction d’une nation ne finit jamais, tel Sisyphe, condamné à faire rouler sur la pente d’une montagne un rocher retombant toujours avant d’avoir atteint le sommet. Le Congo a les ressources nécessaires pour relever les grands défis, pour peu qu’elles soient rationnellement mises au service du développement et du progrès social.

    (1) Banque Mondiale « Le monde du travail dans une économie sans frontière » Rapport 1995 p.41

    Djess dia Moungouansi<o:p></o:p>

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    Cet article a été publié sur  http://www.mwinda.org/article/djess5.html

     

                                                http://www.iciafrik.salifa.com/article1562.html<o:p></o:p>

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  • Choix cornélien pour le Congo : investisseurs locaux contre vautours de l’intérieur. (le 11/05/2007 à 20h52)

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    Choix  cornélien  pour le Congo : investisseurs locaux  contre vautours de l’intérieur. <o:p></o:p>

    Qu’un manque de cohérence conduise à une multitude de problèmes n’est guère surprenant. Mais pourquoi ce manque de cohérence ? Là est la question. Pourquoi le régime de Sassou  se pâme d’aise pour avoir  « conquis » le statut de PPTE pour notre pays ? Eh ben, ce subterfuge comme on le sait, ne sert qu’à subjuguer les institutions financières internationales, car, les vautours de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la Nouvelle Esperance" w:st="on"><st1:PersonName ProductID="la Nouvelle" w:st="on">la Nouvelle</st1:PersonName> Esperance</st1:PersonName> s’en donnent à cœur joie et s’acharnent copieusement sur les abondantes recettes pétrolières aggravant chaque jour l’apoplexie de l’économie congolaise.<o:p></o:p>

    Pis encore,  les autorités de notre pays n’ont jamais voulu comprendre  que ces recettes pétrolières exorbitantes sont une chose, mais le développent d’un pays  est une véritable transformation de la société. L’exploitation excessive de notre pétrole  peut aider à créer une économie duale- une économie où existent des poches de richesse-, mais une économie duale n’est pas une économie développée !<o:p></o:p>

    Sans vouloir rentrer dans des détails abscons, il convient de rappeler  que mal géré, l’afflux massif d’argent  peut parfois constituer  une véritable entrave au développement, en vertu du mécanisme que les économistes ont baptisé par «  le mal néerlandais » : l’entrée massive des capitaux  provoque une appréciation de la devise qui rend les importations meilleurs marché et les exportations  plus chères.<o:p></o:p>

    D’ailleurs, cela se vérifie actuellement chez nous. Avec  l’abondance des ressources, il y a modification des incitations. L’obsession actuelle de ces vautours de l’intérieur se résume dans une  appropriation de la rente pétrolière  en oubliant les fondamentaux d’une création de richesses. Le corollaire à cet état de fait c’est que ceux qui sont invités à participer au marché de la redistribution de cette rente  ne sont pas inspirés par des investissements viables : on assiste à une course  frénétique  de constructions et d’achats de bâtisses, qui rivalisent de laideur, tant elles sont imprégnées de la misère du peuple congolais.

     La gestion catastrophique  d’un régime est un frein d’une puissance insoupçonnée  dans l’éclosion des PME/PMI dans notre pays. La confiance, élément essentiel dans le monde des affaires est inexistante. Ces autorités pensent à tort que les problèmes congolais seront exclusivement résolus par des investisseurs étrangers en excluant les nationaux. Il n’est pas vain de rappeler que le développement du secteur privé ne devrait pas se résumer seulement à la cession de toutes les entreprises du secteur public aux capitaux étrangers, mais il faut aussi susciter les repreneurs locaux en promouvant l’actionnariat populaire afin de contribuer à l’émergence d’un capital privé national.<o:p></o:p>

    De fait, lorsqu’il s’agit concrètement de favoriser, stimuler les créations d’entreprises, les choses deviennent plus vagues. Quelles approches et quelles modalités pour mettre en place des structures à la fois souples et rigoureuses à même de capter une partie de l’énergie du secteur informel pour l’intégrer à l’économie « institutionnelle » ? Les réponses, hélas, sont bien souvent d’essence fiscale, ce qui est tout à fait insuffisant. Pis, cela aboutit plutôt à faire disparaître des pans entiers d’activités, auxquels l’on n’a pas laissé un temps suffisant pour se structurer et évoluer harmonieusement.

    On ne le dira jamais assez, les lois du marché ne peuvent aucunement fonctionner sans  garde-fous et sans organisation.

    La plupart des entrepreneurs nationaux existants, ne sont pas nés des dynamiques économiques endogènes, mais des logiques clientélistes de redistribution de la rente. Incapables de survivre à la rigueur qu’impose la gestion des affaires, certains disparaissent à chaque alternance politique. De la même façon, ces grands chantiers entrepris par ces vautours de l’intérieur ne survivent jamais dès qu’il y a changement de régime et tombent en ruine.

    Il incombe donc à l’Etat de mettre en place des instruments d’une gestion économique efficace et de créer un environnement organisationnel et institutionnel propices aux affaires.

    La relance du secteur privé dans un cadre nouveau de partenariat avec le secteur public doit passer par la promotion d’une culture entrepreneuriale se substituant à la culture prédatrice et prévaricatrice longtemps véhiculée par <st1:PersonName ProductID="la Nouvelle Esp←rance." w:st="on"><st1:PersonName ProductID="la Nouvelle" w:st="on">la Nouvelle</st1:PersonName> Espérance.</st1:PersonName>

    Pour donner la possibilité à des talents d’éclore, certains pays ont créé des pépinières d’entreprises, car de même que certaines variétés végétales ont besoin de serre, les entreprises, pour germer et survivre ont besoin du bon terreau. Et, pour rester dans la veine botanique, on peut même ajouter que ces nouvelles pousses ont besoin de tuteurs qui les aident à échapper au maquis administratif toujours susceptible de les étouffer. Au-delà des modes et des crises de croissance, certains exemples devaient continuer d’inspirer. Ainsi, si le Congo ne peut créer sa « Silicon Valley » ou son « Sophia Antipolis », au moins peut-il trouver un cadre - au propre comme au figuré - favorable à la libération des initiatives économiques locales ! Faute de quoi, les soubresauts continueront à agiter notre pays dont les décideurs, parfois bien formés, mais plombés par un environnement malsain, finissent à ressembler à s’y méprendre à un pilote qui, simultanément, accélère avec énergie et freine avec une même ardeur.

    Les nationaux doivent être encouragés dans  la création d’entreprises conçues pour la transformation des produits sur place dans le but de les exporter, car, n’exporter que les produits de base est un véritable acte manqué comme diraient les psychanalystes. Compte tenu de la globalisation, il est urgent d’intégrer avantageusement les réalités de la mondialisation et de changer de modèle de référence en optant pour des pays émergents en pleine possession de leur processus d’industrialisation, exploiter des positions dominantes en inondant par exemple le marché d’Afrique Centrale de produits « made in Congo ». Il faut en outre donner le goût du travail et de l’entreprenariat, tuer le mythe du diplôme qui continue à faire rage dans notre pays, changer de mentalité et se méfier des fonds empruntés.

    Il faut surtout une promotion tous azimuts d’exportation des produits industriels à forte valeur ajoutée. Il faut viser l’exportation. Une exportation pilotée par nous et non par les bailleurs de fonds. L’exemple de <st1:PersonName ProductID="la Tha￯lande" w:st="on">la Thaïlande</st1:PersonName> et son riz peut nous inspirer : en effet au moment de la crise dans ce pays, beaucoup d’entreprises avaient mis la clé sous la porte. Tous ces chômeurs se sont retrouvés à la campagne et se sont adonné à l’agriculture plus précisément la riziculture. Résultat, la production de riz a atteint des sommets jamais égalés. Les thaïlandais ont considéré le riz comme leur pilier central et ont décidé de rebâtir leur économie en s’appuyant sur cette céréale. A partir de ce moment, le riz qui était un élément banal est devenu un produit industriel, sophistiqué. Leur riz devenait prisé à travers le monde et les campagnes se sont retrouvées du coup avec des revenus énormes à l’instar de l’Etat. C’est ainsi que <st1:PersonName ProductID="la Tha￯lande" w:st="on">la Thaïlande</st1:PersonName> a commencé  à relancer la machine, à recréer les banques, les usines etc. il faut citer l’envie de réussir. Il y a un dépassement permanent de soi dans leur esprit que nous n’avons pas encore. Nous ne sommes pas prêts à affronter les difficultés.

    Les abondantes recettes pétrolières peuvent aisément desserrer certaines contraintes financières. Mais il faut auparavant sensibiliser les congolais à l’entreprenariat et reformer le système de formation pour le rendre apte à favoriser l’émergence de l’économie qui est inexistante. Il faut repenser le développement. Cela fait vingt ans que nous faisons venir les investisseurs. Si nous sommes toujours sous développés il faut s’arrêter, constater l’inefficacité d’une telle façon de procéder et en changer.

    Le travail seul devrait être normalement porteur du développement. A un environnement propice aux affaires, il faut  ajouter  l’envie de réussir. Les investisseurs nationaux doivent avoir l’obsession d’un dépassement de soi, mais surtout être prêts à affronter les difficultés, c’est aussi ce qui nous différencie des Asiatiques. A quelques éléments près, <st1:PersonName ProductID="la Cor←e" w:st="on">la Corée</st1:PersonName> du Sud et le Congo auraient dû avoir le même parcours. <st1:PersonName ProductID="la Cor←e" w:st="on">La Corée</st1:PersonName> a démarré son développement en 1960. Pendant dix ans, ce pays a fait comme nous. Il a favorisé les investissements directs étrangers (IED). Quelques années après <st1:PersonName ProductID="la Cor←e" w:st="on">la Corée</st1:PersonName> a limité les IED pour qu’il y ait dans le pays des hommes d’affaires locaux suffisamment puissants pour développer une industrie nationale capable d’appliquer une politique interne d’expansion. Ce n’est pas ce que le Congo a fait. Nous sommes restés jusqu’à aujourd’hui à privilégier le développement par les IED. Or ces investissements sont conduits par les multinationales, c’est à dire des entreprises qui cherchent à conquérir le marché mondial en envahissant les marchés nationaux. Donc depuis quarante ans nous produisons pour la population locale. Dès lors, nous ne serons jamais une puissance industrielle parce qu’à un moment donné, le développement a besoin des ressources extérieures. Or ces ressources ne doivent pas provenir des emprunts ou des dons. Elles doivent provenir des ressources propres générées notamment par les exportations des produits industrielles. Nous aurions dû après les années 70-80, installer une politique de production industrielle. Les asiatiques l’ont compris. Ils ont limité l’installation des multinationales et ont crée des sociétés nationales qui marchent. Prenez le cas de <st1:PersonName ProductID="la Cor←e" w:st="on">la Corée</st1:PersonName> du sud avec Samsung, Hundaï, Daewoo etc.

    Le goût du travail doit rimer avec la naissance de nouveaux capitaines d’industrie  nationaux. Une subtile distinction  est nécessaire entre ces vautours sans foi ni loi qui vampirisent  chaque jour l’économie congolaise et les authentiques investisseurs nationaux  qui font face à des conditions d’attribution de crédits extrêmement sévères. Ces conditions sont d’ailleurs d’autant plus draconiennes qu’un dérapage du genre de celui du Crédit Lyonnais en 1992-1993, même ramené aux proportions africaines n’a jamais vu le jour au sud du Sahara. Le scandale politico-financier mené tambour battant par  Salu Humberto BRADA n’a été rendu possible que par le laxisme des autorités congolaises au mépris des intérêts des congolais déjà plongés dans une extrême indigence.

    Il est opportun de toujours mettre en avant quelques composants du contrat social qui font avancer une société : les pauvres doivent participer aux gains quand la société prospère, les riches aux souffrances quand elle est en crise. Le Congo actuel ressemble à l’Angleterre du XIXe siècle  où la paupérisation augmentait  alors globalement le pays s’enrichissait. Les taux de croissance  records que connaissent notre pays, exclusivement engendrés par la valorisation de cette rente, n’auront aucun effet positif dans l’amélioration des conditions de vie de la population, sans politique  volontariste du gouvernement. Une célèbre métaphore  nous rappelle que même si  «  la marrée montante soulève tous les bateaux », il n’en demeure pas moins qu’elle projette les embarcations les plus frêles contre les rochers de la côte et les réduit en miettes, surtout  quand elle monte vite.<o:p></o:p>

    Il est illusoire de vouloir s’adapter aux soubresauts de la mondialisation en ne comptant que sur nos recettes pétrolières et sur les investissements étrangers. Dans notre pays, en dehors de la main d’œuvre moins chère, nous avons une abondance de produits de base. Ces deux facteurs nous permettraient de jouer pleinement notre partition dans la mondialisation pourvu qu’ils soient combinés avec intelligence par des investisseurs congolais.<o:p></o:p>

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    Djess dia Moungouansi<o:p></o:p>

    Le Blog de Djess :<o:p></o:p>

    Perspectives congolaises : <o:p></o:p>

    http://demainlecongo.oldiblog.com

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    Cet article  a été  également publié par les sites suivants :

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    -Mwindapress<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    http://www.mwinda.org/article/djess7.html

    <o:p> </o:p>

    -Africatime<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    http://www.africatime.com/Congo/nouvelle.asp?no_nouvelle=327458&no_categorie=

     

    -Planète afrique

    <o:p></o:p> 

    http://www.planeteafrique.com/congo/index.asp?affiche=News_Display.asp&ArticleID=34

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    Comment organiser sa propre défaite (le 28/03/2007 à 21h47)

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    C'est un truisme de dire que le Congo est un pays béni des Dieux avec des ressources naturelles abondantes, c’en est un autre de  se résoudre à accepter qu’on y trouve sans conteste,  l’opposition la plus sclérosée d’Afrique. Depuis un certain temps, les grandes manœuvres politiques semblent désormais être l’apanage du PCT et de ses acolytes. L’opposition congolaise, essoufflée par une espèce d’incapacité   à s’organiser, est assujettie à la conduite des affaires que lui impose le pouvoir. <o:p></o:p>

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    Dans « <st1:PersonName ProductID="La Trag←die" w:st="on">La Tragédie</st1:PersonName> du pouvoir »(1978), Alfred Sauvy écrit : « La démocratie ne consiste pas à s’unir mais à savoir se diviser. L’unanimité, le plein accord, est un mauvais signe. » Par conséquent,  l’opposition a le devoir, autant que faire se peut, de faire plier le régime en place, afin de concevoir de manière consensuelle, les conditions d’une concurrence ouverte pour le pouvoir et qui soient compatibles avec le respect et la promotion de tous les droits de la personne humaine : civils, politiques, culturels, économiques et sociaux.

    Quel que soit le contexte politique ( démocratie ou dictature), l’opposition constitue non seulement un contre pouvoir, mais elle représente aussi la possibilité d’une alternance politique. Enfin, elle permet le renouvellement du personnel politique.

     Au Congo, Sassou et son clan jouent  une partition aisée alors que l’opposition est complètement désemparée, faute d’un projet politique fédérateur. Contre toute attente, on observe une  ruée vers la mangeoire de Mpila, et ceux qui sont censés incarner une véritable alternance rivalisent de médiocrité et d’amateurisme. Or, conquérir un pouvoir ou s’y maintenir, comme on l’a expliqué à maintes occasions, est forcement une question de gestion des rapports de force. Cette gestion repose, sous d’autres  cieux, sur des valeurs qui fondent l’universalité de sa pratique et de son ancrage au sein de la population.<o:p></o:p>

    L’argument qui consiste à dire que l’on souhaite changer les choses du dedans ne prend plus. Seuls ceux qui l’avancent font encore semblant d’y croire, le reste des citoyens a été depuis longtemps édifié sur ces questions. Conséquence, on est en pleine crise de confiance entre ceux qui sont guidés  par le boukoutage éhonté et la partie de l’opposition susceptible d’incarner une véritable alternance. Cette dernière  subit des réguliers coups de  boutoirs de la part du pouvoir  au point qu’elle s’amenuise chaque jour comme une peau de chagrin.

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    Tel un enfant conçu  à partir d’un viol, le régime de Sassou né dans la violence, se nourrit exclusivement de cette sève violente. Que l’on prenne en compte la violence ouverte à travers laquelle  Okombi Salissa par exemple, au nom de la victoire contre le peuple congolais et la démocratie, s’autorise d’aller agresser un collègue du gouvernement, ou que l’on examine la violence insidieuse distillée à dose homéopathique au sein de la société, on est édifié sur une chose : comme la constitution de 2002, la terreur est l’allié redoutable, à la hauteur de ses ambitions que Sassou s’est taillé. C’est pour cette raison qu’il s’emploie par des moyens divers à asservir, à faire souffrir, à anéantir  le peuple congolais, car l’ordre établi n’est que la manifestation de cette violence masquée qui ne permet exclusivement que l’exploitation, la répression, voire l’anéantissement des personnes. <o:p></o:p>

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     Il s’applique à diffuser une atmosphère de crainte dans la société avec pour finalité l’étouffement de toutes velléités contestataires.  Cette atmosphère de crainte devient une  ressource stratégique du pouvoir, car, ce régime incapable d’inventer  des politiques de développement efficaces pour le pays, se sert de cette violence comme alibi derrière lequel il se cache pour justifier la frivolité de son action gouvernementale. Quand le peuple  réclamera de façon énergique des élections libres et transparentes, ils brandiront  le spectre de la violence en érigeant la consolidation de la pseudo-paix en objectif prioritaire au détriment d’autres priorités au demeurant plus pressantes.<o:p></o:p>

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    Le peuple congolais, mis dans  l’impossibilité  de lever un seul doigt  dans cette période la plus sombre de son histoire, quand bien même il est soumis  aux affres inimaginables : privé d’eau potable, exposé aux pathologies moyenâgeuses, voué aux coupures quotidiennes d’électricité, aura-t-il les ressources nécessaires pour développer une révolte à la hauteur de ces épreuves méprisantes et vexatoires ?<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    La machine électorale de 2001, bien que rouillée par la corruption et  l’incompétence, est déjà mise en branle pour tenter d’abuser  une fois de plus la confiance des congolais qui avaient fermé les yeux en 2002,  période post-conflit chargée d’incertitudes et de passions. Le clan des marchands de la peur, à la tête duquel se trouvent  Ibovi et Alain Akouala, a repris du service. Ces marchands du cynisme abscons ne sont jamais d’honnêtes citoyens, ils sont de véritables empoisonneurs sociaux. Comme le sentiment de honte est inconnu dans leur univers,  ils nous remettent le découpage électoral inique de 2001 par le biais duquel certaines parties sous-peuplées de notre pays étaient devenues artificiellement plus peuplées que celles à forte densité de population.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Comme beaucoup d’experts, analystes et autres observateurs  attentifs au Congo l’avaient prévu, Sassou ne mettra jamais en place une Commission Electorale Nationale Indépendante  ( CENI), il ne reviendra pas sur le découpage électoral ibovien si on ne l’y contraignait pas. En somme, il n’organisera jamais son propre suicide, son égo est tellement surdimensionné  qu’il refusera  d’être derechef battu à plate couture . Le scénario idéal concocté  dans les officines de Mpila se réalise au grand dam du peuple congolais qui a mis tous ses espoirs sur l’opposition. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Suite à une mise en garde de l’UPADS, lue le samedi 10 février 2007 au cours d'une conférence de presse animée par M. Mouanda-Mpassi, Secrétaire National chargé de <st1:PersonName ProductID="la Communication" w:st="on">la Communication</st1:PersonName> et des Nouvelles Technologies du parti des Trois Palmiers, s'exprimant au nom de l'opposition congolaise, un des partis  satellites du PCT, « Force Citoyenne »,  par la voix « du Ministre des démentis » a jeté l’anathème sur  l’opposition en qualifiant les principaux acteurs de « pervers » et « vagabonds politiques ». C’est encore avec le  mépris que ce même ministre a répondu à l’article de A. Edouard Poungui qui ne réclamait ni plus ni moins, qu’une mise en place d’une CENI.  La preuve est aujourd’hui faite, qu’il serait illusoire de s’attendre à une organisation consensuelle des élections de la part de  cette race de rapaces qui n’a aucun respect pour l’opposition. Par conséquent, si l’opposition entend jouer un rôle historique dans  l’amélioration des conditions de vie de leurs concitoyens, des actions décisives doivent être entreprises.<o:p></o:p>

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    Alors que les choses vont à vau-l’eau au Congo, Sassou prend un malin plaisir  à tenir des propos  aux relents nauséeux dans « Jeune Afrique », et dans une insolence méprisante, il  est  presque surpris que les congolais ne se plaignent plus, même quand  il va dilapider - avec l’aide de toute l’Oyocratie-,  l’argent du contribuable congolais dans les Palaces new-yorkais et parisiens. Quel cynisme !<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Le peuple congolais attend de l’opposition un leader qui se prononce sur les questions essentielles, qui l’éclaire, demeure constant dans ses prises de positions, qui ne tergiverse pas et qui s’est doté de cet art combinant les actions  visant sa marche inéluctable vers le  pouvoir. Aujourd’hui, si celui-là existe, il doit certainement lui manquer des agents capables de porter son projet et d’assurer l’extension de sa pensée.<o:p></o:p>

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    Comme si notre pays n’a plus des vrais leaders, ceux qui sont censés représenter l’opposition  étalent des catalogues d’idées creuses  aux antipodes   de desseins clairement exprimés. Personne ne songe à mettre en avant  une réelle  stratégie sans laquelle toutes les idées du monde  seraient vaines. Les idées ne servent en effet à  rien sans réelle stratégie. En effet, avant de  réclamer à cor et à cri une Commission Electorale  Nationale indépendante, la priorité consistait de s’attaquer au préalable à la loi inique de 2001 qui a consacré les élections de 2002.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Où sont donc passés ces congolais, amoureux de leur patrie,  capables de concevoir et animer une espèce de « révolution orange » à la congolaise ? L’opposition congolaise a besoin de ce sursaut susceptible de démonter le système en place et venir à bout des préjugés et des peurs entretenus par la propagande du clan de Mpila, afin de sanctionner ce régime politique issu du coup d’Etat du 5 juin 1997.  Ni le mutisme actuel, ni les communiqués laconiques publiés çà et là, n’ouvriront une véritable voie à la réhabilitation du processus démocratique enclenché à <st1:PersonName ProductID="la CNS. Il" w:st="on"><st1:PersonName ProductID="la CNS." w:st="on">la CNS.</st1:PersonName> Il</st1:PersonName> est urgent  de disposer d’une connaissance pertinente des seules ressources qui comptent à terme : les ressources humaines disponibles pour entreprendre des actions de grande envergure. L’heure n’est donc plus à cette démarche défaitiste qui pousserait au boycott des élections. On ne le dira jamais assez : la politique de la chaise vide n’est pas payante. La question que devrait se poser l’opposition est la suivante : Comment faire pour qu’il en soit autrement ?<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Toutes les victoires majeures des peuples ont été des vraies conquêtes, avec  tout ce qui va avec. Les indépendances conquises ont toujours eu plus de portée que celles reçues en « cadeau » de l’ex-colonisateur. <o:p></o:p>

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    Peut-être que la conscience de courir à sa perte inspirerait à l’opposition des solutions de sagesse et de bon sens. Pour le moment, il faut le reconnaître, dût notre amour propre en souffrir, l’opposition congolaise ne ménage aucun effort pour le maintien de Sassou aux affaires. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    En réalité, il convient de briser l’aboulie et rétablir un climat de confiance  qui  casserait cette logique de non démocratie générée par la monopolisation du pouvoir par le PCT et  arriver à une dévolution du pouvoir digne des nations modernes. Nous sommes en face d’un pouvoir qui n’a aucune ambition noble pour le pays, il revient donc à tous les congolais de concevoir  un dispositif qui mettrait en avant l’alternance comme  moyen assurant la continuité de l’Etat.. Afin de mettre définitivement le peuple à l’abri des affres des guerres civiles et éviter les bégaiements de l’Histoire à chaque alternance, ce dispositif devra être conçu de manière consensuelle.<o:p></o:p>

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     L’opposition doit prendre ses responsabilités. Elle doit travailler à se ménager un parcours  héroïque et digne dans l’Histoire. En définitive, on ne trompe pas l’Histoire ! On se bat contre, ou, lâche, on se tait, et on se résigne à en être l’esclave.<o:p></o:p>

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    Djess dia Moungouansi

     

    Cet article a déjà été publié sur http://www.mwinda.org/article/djess6.html 

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    Le MCDDI : forte tempête, visibilité nulle. (le 29/03/2007 à 23h05)
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    La quête du pouvoir est le substrat de l’être humain, la comprendre permet aux décideurs de fournir des solutions  appropriées à leurs préoccupations. Si le propre du genre humain est d’évoluer  vers un avenir meilleur, l’égoïsme naturel de l’homme le pousse souvent vers la soumission et l’oppression de ses  semblables. L’actuelle position du Président du MCDDI, Bernard Kolelas,  ressemble à s’y méprendre à une proie à la merci des crocs  d’un redoutable prédateur. Ses cris étouffés par une machine diabolique, ne parviennent que de façon biaisée  à son électorat.<o:p></o:p>

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    Bien que produits de l’histoire, ce sont les hommes qui agissent et qui influencent le cours de l’histoire. Bernard Kolelas pouvait bien être parmi ceux qui auraient  marqué l’histoire du Congo de ces quarante dernières années, soit comme opposant radical au marxisme-léniniste instauré au Congo à l’aube de l’indépendance, soit comme Président-Fondateur du MCDDI, deuxième formation politique du Congo post-CNS. <o:p></o:p>

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    Bernard KOLELAS, le chef incontesté du MCDDI  porte actuellement l’habit de l’allégeance, de la collusion et même de la soumission. Un habit qu’il compte faire digérer à ses supporters avec  le temps qui devient  son tailleur attitré. Il est difficile de faire appel à la faculté des citoyens à oublier jusqu’à l’abominable meurtre de leurs  intimes espérances. Ces citoyens peuvent  jubiler sans comprendre que leur avenir est en train d'être charcuté à la cisaille comme au temps du partage de l'Afrique à Berlin. Ils peuvent également  se taire tout en étant conscient qu'une pièce de mauvais goût est en train de se jouer sur les morceaux épars de sa dignité. Cette dernière situation est la plus dangereuse. Le spectacle peut finir de deux manières. La première est l'irruption de corps étrangers et difficilement contrôlables dans le jeu politique, avec tous les risques y afférents pour le pays. A l’allure où vont les choses, rien n’augure des lendemains chantants, notamment l’imprévisible réaction du peuple face au refus obstiné de Sassou de mettre en place une commission  nationale électorale pour arriver en toute sérénité à une alternance. La  réaction du peuple de Guinée est là pour étayer  mes  craintes. La seconde est la voix des urnes pour départager tous les postulants à un mandat électif. Qu’il soit dépassé par le contexte est un fait, mais qu’il demande à tous ceux qui ont cru en lui d’abandonner la lutte pour l’alternance, est grave. <o:p></o:p>

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    Usé par l’exil, déstabilisé par le décès de son épouse, Bernard Kolelas  est dorénavant dans une logique ambiguë dont les ficelles sont tenues exclusivement par son ennemi d’hier. Et quand on connaît le cynisme et  l’impudence de ce dernier, on peut avec aisance, imaginer la violence  inhérente à une telle posture. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Un à un, les proches de Bernard Kolelas quittent le navire. Autopsions les départs les  plus emblématiques pour essayer de comprendre l’euphémisme monstrueux de «  homme du centre » que s’est forgé Bernard Kolelas et son combat  actuel qui se résume dans une phrase prononcée lors de son premier meeting post-exil «  Il faut soutenir les autorités du Congo parce qu’elles sont engagées dans la voie de la paix de l’entente et de la réconciliation nationale... ». Or, une réconciliation n’a de sens que lorsqu’elle se fait sur des bases claires et non  en rendant les vaincus d’hier en esclaves.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Après avoir été tout bonnement exclu du parti, Michel Mampouya le compagnon de « trente ans » de Bernard Kolelas a crée un nouveau parti, le PSV(Parti de <st1:PersonName ProductID="la Sauvegarde" w:st="on">la Sauvegarde</st1:PersonName> des Valeurs). Jusque là, tout est normal, mais là ou le bât blesse c’est que les raisons fondamentales de son exclusion étaient liées à sa collusion avec Sassou pendant que Bernard Kolelas était en exil. Ironie du sort, le plus fervent des supporters actuels des idées de Sassou n’est autre que …Bernard Kolelas Bakana.  Est malin celui qui trouvera de grandes divergences en terme d’idées  entre Kolelas et son fils spirituel sinon cette engouement  à  rivaliser d’imagination pour accéder à la mangeoire mpilienne?  <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Ayant appris par la presse sa nomination au Bureau Exécutif et au Comité National du parti, Samuel Badinga avait gentiment décliné l’offre. Il  s’était donc insurgé contre la parfaite violation des statuts du parti qui attribuent la compétence de la désignation des membres au congrès. Dans une démarche dont seule l’histoire jugera la pertinence, il a rejoint Ngouolondélé  qui pense naïvement qu’il suffit de demander  une simple démission à quelqu’un qui est arrivé au pouvoir en marchant sur des milliers de cadavres de ses compatriotes pour l’obtenir. Crédulité excessive, stratégie erronée ? Le bateau dans lequel cet ancien argentier et ancien Maire de Boko s’est embarqué paraît à maints égards périlleux. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Paulin Makaya, le « Mbua ya mbingu » de Kolelas, vient de jeter l’éponge en démissionnant du MCDDI le 12 janvier 2007. Il  a refusé d’assumer aveuglement le poids de la trahison des milliers des congolais qui sont morts en soutenant leur idéal, alors que celui qui était censé montré de chemin de la dignité a opté contre toute attente, pour une trahison éhontée. C’est quand même gros d’avoir attendu 16 ans pour comprendre l’inanité d’un combat voué à l’échec. C’est difficile d’attirer l’empathie du Congolais lambda quand on a été un homme à tout faire d’un des grands geôliers que le Congo ait connu, en gérant des prisons privées. Cette fracassante désolidarisation aurait eu un sens si elle avait eu lieu pendant cette  période sombre de l’histoire de ce parti.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Les idéaux de départ qui ont forcé l’admiration du   « Moïse du Pool »  n’ont pas résisté à l’épreuve du temps, et ont littéralement volé en éclat. Ils ont été emportés par une sorte  de locomotive qui entraîne la vertu dans l'abîme du vice. Envers et contre tout et tous ! Cette locomotive se dandine sur les rails des ego surdimensionnés, les grandeurs pourries au contact des ors de la « gloire » à tout prix. Ceux qui ont cru en lui sont surpris par sa quête obsessionnelle de vouloir rentrer dans le cercle fermé des rentiers de la politique, ce qu’il a paradoxalement combattu toute sa vie<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    En somme, la dimension messianique qui entourait Bernard Kolelas le maintenait de manière artificielle sur le piédestal et n’autorisait aucune quelconque mise en cause venant de la base. Comme tous les politiques congolais, il ne poursuivait que ses intérêts personnels, de son clan, de son ethnie. Et pendant longtemps,  rien n’était  entrepris pour  redonner à la politique ses lettres de noblesse qui devait en faire,  le lieu d’expression des attentes différentes quant à l’avenir de la cité. D’ailleurs, la libre confrontation de ces attentes reste le moteur dans une construction démocratique. Malheureusement, tout était mis en œuvre  pour considérer  l’Etat comme un réseau de relations et non pas comme un ensemble de fonctions devant être remplies de manière neutre et objective.  Les  retombées matérielles qu’aurait engrangé  un éventuel succès de Kolelas se sont transformées en une insondable montagne de désillusions. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Cette  déconfiture a peu à peu eu raison de la légendaire enthousiasme  de l’électorat du MCDDI, un électorat jadis malléable à tout va, toujours prompt à auréoler leur leader. Mais  méfiez-vous d’un tel électorat. L’exhumation de la levée de bouclier qui sommeille dans l’âme de tout  électorat,  est susceptible d’emporter tout sur son chemin.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Se pâmant actuellement d’aise dans le cercle rapproché de Mpila, le « Nkumbi de Total » joue sa dernière carte, une carte traîtresse aux antipodes de toute notion d’intérêt général et préjudiciable aux intérêts du Congo. C’est sans doute ce que l’on retiendra de  cet homme qui aurait pu marquer l’Histoire de notre pays au même titre que Mabiala Ma Nganga, André Matsoua etc... Quel gâchis ! Les personnes de l'acabit de Mandela, pour qui la libération de leur peuple n'a pas de prix, même rudesse d'une ascèse ne peut  les décourager. Mais n'est pas Madibu qui le veut. Rien d’étonnant en effet, car le propre de la politique congolaise est de défier souvent la logique.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Djess

     

    Cet article a déjà été publé sur http://www.mwinda.org/article/kolelaspool.html

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  • Congo-Chine : un partenariat gagnant gagnant à demi teinte (le 02/07/2007 à 18h21)

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p> 

     Nouveau- Nouveau- Nouveau- Nouveau- Nouveau- Nouveau-Nouveau-Nouveau

     

     

    <o:p>                                                                                                </o:p>

    <o:p></o:p> 

     

    Congo- Chine : un partenariat gagnant- gagnant à demi teinte.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Dans le Livre Blanc publié en début d’année en Chine, on peut lire : « <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la Chine" w:st="on">La Chine</st1:PersonName> œuvre à établir et à développer un nouveau type de partenariat stratégique marqué par l’égalité et la confiance mutuelle sur le plan politique, la coopération dans un esprit gagnant-gagnant sur le plan économique ». Ce catalogue d’intentions, remarquable par sa forme, l’est moins dans  son fond. C’est l’heure de la « realpolitik » chinoise. Avec  10% de part de marché en Afrique subsaharienne, <st1:PersonName ProductID="la Chine" w:st="on">la Chine</st1:PersonName> en est devenue le premier fournisseur devant l’Allemagne et <st1:PersonName ProductID="la France." w:st="on">la France.</st1:PersonName>

    <o:p> </o:p>

    Dans la frénésie de cette croissance du volume des échanges de l’Afrique avec la nouvelle superpuissance mondiale que constitue <st1:PersonName ProductID="la Chine" w:st="on">la Chine</st1:PersonName>, les africains en général et les congolais avec eux, se mettent à rêver.  Rien d’étonnant quand on sait que les égards que <st1:PersonName ProductID="la Chine" w:st="on">la Chine</st1:PersonName> montre envers nos pays changent la manière de regarder le continent africain. Ensuite, <st1:PersonName ProductID="la Chine" w:st="on">la Chine</st1:PersonName> semble a priori offrir des prestations de qualité, réalisées pour des prix bien inférieurs à ceux que pratiquent les entreprises européennes. Les entreprises chinoises raflent par conséquent les appels d’offre en les contournant, notamment dans le bâtiment et travaux publics où ils proposent des prix moins élevés, pour des prestations de même qualité, réalisées en temps record, sans faire appel aux sous-traitants locaux.

     

    Or,  ce que les chinois appellent deals win-win ( accords gagnant-gagnant) est un véritable leurre car l’autre  facette est moins reluisante. La naïveté congolaise  semble donner de l’ampleur et de l’emphase à cette envolée des échanges entre notre pays et le pays du matin tranquille, superpuissance mondiale. Loin d’être dans des relations de type nouveaux basées sur le respect mutuel, nous sommes en réalité, en face d’une « appétissante collaboration chinoise» qui rafle tout sur son passage : droit de l’homme, écologie, morale, bref, tout ce qui entoure des rapports de coopération normaux est occulté

    <o:p> </o:p>

    Sous prétexte de n’avoir aucun passif colonial avec les pays africains ( aucune occupation, ni guerre coloniale à se faire pardonner), les chinois sont peu regardants sur  la nature des  régimes politiques que leurs financements peuvent contribuer à soutenir. Ils  mettent au même diapason des régimes vertueux, ayant fait siennes les fondamentaux démocratiques,  comme celui du bénin et le régime  corrompu de Brazzaville.

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    L’on sait que les valeurs prônées au sommet des Chefs d’Etats d’Afrique et de France à <st1:PersonName ProductID="la Baule" w:st="on">la  Baule</st1:PersonName> en 1990 ont sonné le glas au monopartisme en Afrique et ont été à l’origine des avancées démocratiques significatives sur notre continent, mais il est aussi opportun de reconnaître que les pays européens n’ont jamais été exemplaires et leur influence a toujours été perçue comme le premier pilier qui soutient les chefs d’Etats corrompus. <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">La France</st1:PersonName> par exemple n’a jamais rompu avec les pratiques du passé et de <st1:PersonName ProductID="la Fran￧afrique" w:st="on">la Françafrique</st1:PersonName>  en soutenant sans réserve certains dirigeants locaux, incompétents, illégitimes et corrompus. Ainsi, affirmer certaines choses sans nuance, donnerait raison aux chinois et la leçon de morale occidentale  soulèverait certainement des tempêtes de rires dans certains pays africains.

    <o:p> </o:p>

    En disant cela, il y a un risque réel  de tomber dans le piège du renvoi dos à dos. Chacun connaît la ritournelle «  Affaires intérieures, …pas d’ingérence…on a le droit  de faire des affaires avec n’importe qui…, la démocratie est un luxe qui n’est pas pour les pauvres, ou du moins n’est pas pour eux une priorité, etc…). De même, il paraît  saugrenu et outrecuidant de vouloir que <st1:PersonName ProductID="la Cor←e" w:st="on">la Corée</st1:PersonName> du Nord se démocratise et, à défaut,  que <st1:PersonName ProductID="la Chine" w:st="on">la Chine</st1:PersonName> renonce à y  conserver un bastion stratégique.

     

     

    <o:p> </o:p>

    La stratégie chinoise inspirée par  un « dumping d’Etat »,vise l’anéantissement des entreprises existantes dans les nouveaux territoires de conquête pour  installer des insidieux comptoirs coloniaux. Le commerce informel pratiqué par les chinois, met à mal ce secteur  qui autrefois jouait  un rôle d'adoption des migrants et un rôle d'accueil des agents économiques exclus du secteur officiel. Quiconque se rend aujourd’hui dans le moindre petit commerce congolais risque d’être surpris par la quantité de produits chinois qu’on y trouve. Des produits de première nécessité en passant par des biens de grande consommation, de l’électroménager, des équipements industriels…, ces produits ne sont plus a priori très différents de ceux que l’on peut retrouver en Occident et qui valent à <st1:PersonName ProductID="la Chine" w:st="on">la Chine</st1:PersonName> son appellation d’« usine du monde ». Ce qui frappe ici, c’est la rapidité avec laquelle les Chinois se sont imposés sur les marchés congolais, en particulier ces dernières années. Nos entreprises déjà fragilisées par les affres de la mondialisation, perdent leur compétitivité et ce qui devait être notre fierté nationale est tout bonnement cassée. Notre élan entrepreneurial est ainsi plombé.  En dehors des relations exclusivement commerciales avec les   20 000 chinois actuellement installés sur notre territoire national, aucune mixité susceptible de sceller un avenir commun n’est envisageable avec eux.  Plus grave encore, dans leur cahier de charge, les chinois n’ont aucune obligation de former les autochtones. Par conséquent,  aucune valeur ajoutée ne peut être attendue dans cette coopération, or,  la contribution du capital humain à l’élaboration de la richesse des nations est reconnue universellement, même si certains de ses effets n’apparaîtront qu’à long terme. Ainsi, les investissements en ressources humaines favorisent l’acquisition de certaines compétences et l’accès à l’instruction d’une masse importante de la population. « The formation  is the key of success »  disent nos amis anglais.<o:p></o:p>

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    Une coopération gagnant- gaganant  supposerait que les chinois s’encombrent des exigences qui fondent la tendence actuelle : la mise en  place des “entreprises citoyennes “. Ce sont entreprises qui doivent, non seulement faire  des bénéfices, la raison fondamentale de leur existence, mais qui soient  également dans l’obligation de  faire la promotion dans le développement du citoyen.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <st1:PersonName ProductID="la Chine" w:st="on">La Chine</st1:PersonName> a la réputation de ne jamais respecter les conventions internationales.  Leur  sourde oreille et leur obstination  dans la situation du Darfour sont éloquentes. Les impératifs du développement durable étant totalement inconnus dans leur univers, les chinois déboisent nos forêts sans respecter aucune règle de préservation forestière. Nous avons encore en mémoire le ras le bol  des ouvriers de Société nouvelle des ciments du Congo (Sonocc) de Loutété, malheureusement mal relayé par les médias nationaux. L’inobservation des lois du travail et la manifeste dégradation des conditions de salariés se résument par la réaction d’un ouvrier qui a fait le tour de monde: « Il y a ici une injustice pratiquée par la direction chinoise de l'entreprise qui s'apparente à une forme d'esclavage. Nous n'avons pas droit à une visite ou à l'assistance médicales, ni aux congés payés. Et quand un travailleur congolais est malade, le nombre de jours qu'il passe chez lui pour se soigner n'est pas pris en compte dans sa paie à la fin du mois".» (1)

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    Par ailleurs, même si son impact reste dérisoire, les opinions nationales des pays européens qui  participent au pillage systématique des ressources naturelles africaines, rappellent à l’ordre tous les acteurs malveillants. Le travail qu’abattent des associations comme «  Survie » ou «  Global Whitness » pour la défense des intérêts de notre pays, a plus de portée que les petites manifestations de rue congolaises. Cet appui important est inexistants dans nos relations avec <st1:PersonName ProductID="la Chine" w:st="on">la Chine</st1:PersonName>, car, le respect des droits de l’homme dans ce pays n’a jamais été sa priorité. Et toute revendication susceptible de mettre en difficulté l’approvisionnement en matière première provenant d’Afrique pour soutenir la croissance chinoise, est simplement prohibée dans ce pays. Une fois de plus, Lénine avait raison : « Un peuple libre ne peut pas en exploiter un autre ».

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    Pour des raisons liées à notre inadaptation à la nouvelle donne, nous n’avons jusque là jamais réussi à tirer notre épingle du jeu dans nos rapports avec notre ex-colonisateur que nous sommes censés connaître à travers nos relations séculaires, il semble donc hasardeux d’envisager des lendemains fructueux avec un partenaire, prêt à concéder  tous les compromis pour assurer son approvisionnement en matière première. Il n y a que chez nous qu’une telle excessive crédulité  peut avoir cours.

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    Le déferlement économique et commercial des chinois sur notre pays,  ébranlera sans conteste, les fragiles  équilibres géostratégiques congolais. Une chose est vraie : le brassage des cartes s’impose et notre grand partenaire <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName> devra en tenir compte, au risque de solder définitivement ce passif colonial.  Face à cette coopération nouvelle,  totalement inconnue, quels recours aurons –nous à long ou moyen terme quand les malfaçons vont apparaître ?  Quel sera alors le coût réel de ces investissements ? Il n’y a guère d’illusions à se faire, une fois de plus, l’Histoire juge des temps saura dire le verdict : nous serons les grands perdants.

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    (1)   Afriquecentrale .info – Le 4 Mai 2007

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    Djess dia moungouansi

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    Le blog de Djess

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    Perspectives congolaises<o:p></o:p>

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    http://demainlecongo.oldiblog.com/

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    <o:p>sur congo internet</o:p><o:p> </o:p>

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    Quel homme pour le Congo du 3ème  millénaire?<o:p></o:p>

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    Vaste programme ! <o:p></o:p>

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    Au sortir de <st1:PersonName ProductID="la Conf←rence Nationale" w:st="on">la Conférence Nationale</st1:PersonName> Souveraine de 1991, les Experts dressaient un bilan sans appel : l’économie congolaise était sinistrée. Ce diagnostic qui pouvait déjà être retenu dans les registres noirs, s’apparente de nos jours à un euphémisme, au regard de l’état apocalyptique du CONGO actuel.

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    Tout a été dit, des perspectives intéressantes avaient été tracées, tant sur le plan des hommes que sur celui de nos ressources minières.<o:p></o:p>

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    Malgré cela, et presque  vingt ans plus tard, notre pays semble être frappé par une espèce d’incapacité  à prendre le train de la démocratie. Les complexités qui fondent  la corrélation entre démocratie et  le développement étant vulgarisées, on est presque surpris par l’obstination de nos dirigeants  à  opter pour la fuite tangentielle .<o:p></o:p>

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    Toutefois, même si notre pays semble s’enferrer de façon  insidieuse, force est de constater qu’il  reste - en dépit de toute vraisemblance- un pays doté d’éléments essentiels pour la mise en place d’une véritable rampe de lancement du décollage économique : des ressources humaines de qualité et des ressources naturelles diversifiées.<o:p></o:p>

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    L’histoire nous rappelle que le régime républicain à Rome au cours de la première moitié du IIème siècle avant J.C n’avait atteint  son apogée que parce que son efficacité reposait sur  la parfaite adaptation des institutions et de la société.

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    Arriver à concevoir des institutions adéquates pour  notre société multi ethnique  suppose que nous ayons  au sein de notre classe politique, une perle rare, une personnalité providentielle qui déclencherait l’ultime déclic ( voir l’article de Musi Kanda http://www.mwinda.org/article/musikanda19.html ).

    Car, ne l’oublions pas : un des grands problèmes qui se posent à notre pays  est de concilier la diversité ethnique et culturelle et la maturité que suppose l’appartenance à une seule et même nation. C’est pourquoi, cet homme aura à cœur  à se définir comme étant, non seulement  celui qui arriverait  à point nommé pour tirer notre pays de ce mauvais pas, mais ensuite, il  constituerait une chance, un secours exceptionnel. <o:p></o:p>

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    J’ai toujours été sceptique quant à  l’existence d’un tel homme. Cependant,  je reste persuadé que certaines personnalités, par leur parcours et par leur pratique sociale peuvent donner le coup de pouce nécessaire à notre pays, et lui éviter la place de dernier de la clase auquel on veut l’y contraindre. <o:p></o:p>

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     Le jeunisme, doctrine rétrograde qui consiste à penser que le bon Dieu nous devait une espèce de rente inépuisable, et que par la force du Saint esprit, « les vieux » disparaîtront pour nous laisser place, est à bannir. La jeunesse doit s’imposer par les idées et par sa force de frappe.  C’est de cette manière que pourrait clore cette nouvelle race des jeunes ambitieux, patriotes et on évitera que cette vieille classe politique réussisse son « hold –up » en détournant l’attention des jeunes générations. Les jeunes qui doivent incarner l’alternance, hésitent de franchir le pas, en prenant véritablement leurs responsabilités. <o:p></o:p>

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    Au moment où Sassou s’emploie à circonvenir ses opposants intérieurs les plus nuisibles dans le but de remplier une fois de plus pour 7 ans en 2009, il n’est pas sans intérêt de scruter  l’actuel marigot politique congolais. J’avoue que ma démarche est risquée, mais osons !<o:p></o:p>

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    Par la dimension des torts infligés au peuple congolais,  Sassou, Lissouba et Kolelas ne peuvent aucunement obtenir  leur laisser- passer pour incarner le renouveau et susciter l’espoir qu’ils avaient tout bonnement esquinter  dans l’univers des congolais.  <o:p></o:p>

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    Le Général  NGouolondélé :<o:p></o:p>

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    Il a été le premier, bien que proche du pouvoir,  à demander publiquement la démission du Président Dénis Sassou Nguesso, l’accusant d’avoir conduit le pays dans «  une impasse socio-économique et politique ». C’est quand même naïf de penser qu’il suffit de demander  une simple démission à quelqu’un qui est arrivé au pouvoir en marchant sur des milliers de cadavres de ses compatriotes pour l’obtenir. <o:p></o:p>

    <o:p></o:p>

     

    Ses atouts : homme de renseignements et homme courageux <o:p></o:p>

    Inconvénients : Il est inféodé à la famille de Sassou avec laquelle il entretient des relations ambigües. Ensuite, les militaires ( retraité ou pas) véhiculent une image néfaste à laquelle on associe le pouvoir absolu et l’arbitraire. <o:p></o:p>

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    Le Pasteur Frédéric Bitsangou alias Ntoumi<o:p></o:p>

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    Ce rebelle avait pris les armes et s’était retranché dans son village  et a pu défier le pouvoir central de Brazzaville pendant de longs mois. Aujourd’hui, on constate avec stupéfaction que ses revendications  n’avaient comme seul but que la conquête d’un strapontin .<o:p></o:p>

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    Ses atouts : Homme de Dieu et guérisseurs de fous.<o:p></o:p>

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    Inconvénients : Il reste avec Sassou, les deux va-t-en guerre de notre pays.  Son goût pour les armes et la bible l’empêcheront de porter l’habit d’un démocrate.<o:p></o:p>

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    Bernard KOLELAS ( le Moïse du Pool ) qui a rejoint avec armes et bagages le Roi de Mpila n’est ni le messie  qui mettait en transe  ses supporters à la moindre apparition, ni  celui sur qui  le peuple Congolais pourra compter. En crise de dessein et de sens, il est devenu l’ombre de lui-même sans réelle ambition pour le pays. Il ne lui reste qu’une passion : lui-même, et une religion : gagner sa place dans l’oyocratie. Quel dommage !<o:p></o:p>

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    A l’UPADS, on peut observer une chose : la désintégration de ce parti en différentes entités ne facilite pas l’émergence d’une personnalité de l’acabit de LISSOUBA.  Tsaty  Mabiala, le Secrétaire général issu du congrès de Décembre 2006, n’est reconnu, ni par le Secrétaire Général issu du congrès de 2005, Christophe MOUKOUEKE, ni par  Paulin MAKITA, le Secrétaire par intérim( à vie)  nommé par Pascal Lissouba. <o:p></o:p>

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    Tsaty –Mabiala semble s’imposer comme vrai secrétaire général, mais là où le bât blesse c’est que son élection, effectuée au mépris des statuts de leur parti,  jette le doute sur sa légitimité. <o:p></o:p>

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    Dans le panel des  personnalités militaires,  Jean Marie MOKOKO pourrait faire l’affaire, à condition qu’il ait la  souplesse d’adaptation qui lui permettrait de se métamorphoser à la manière de ATT. Peut –il véritablement s’affranchir des fourches caudines de  Sassou ? That is the question.<o:p></o:p>

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     L’on doit également se méfier des dinosaures, rentiers de la république qui ont un destin de feuille morte et naviguent allègrement dans tous régimes. Parmi eux, on peut citer Tchystère Tchikaya, Yhombi Opangault, Martin Mbéri , Victor Tamba Tamba etc..

    <o:p></o:p> 

    Par la constance de son discours, NGuila MOUNGOUNGA NKOMBO est  le seul homme politique congolais d’envergure qui n’a jamais travaillé avec Sassou. Ni sous Sassou I, ni sous la sinistre série sassouiste en cours ( Sassou II, SassouIII etc..). Cet argument ne suffit pas pour en faire la panacée ni l’homme providentiel.  Toute fois, ces fréquentes périodes d’ascèse l’ont manifestement muri. Des doutes sur son humilité et sa radicalité sont levés. Sa parfaite connaissance des grands dossiers du pays n’est plus à démontrer.  Les faits semblent accorder les suffrages à son léitmotiv  « Au nom de l’unité nationale, on ne peut pas composer avec n’importe qui ». A-t-il l’envergure d’un homme d’Etat ?  Son charisme et sa valeur intrinsèque  peuvent lui donner la hauteur nécessaire  pour  se mettre au service de tous les congolais.

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    Encore fois, loin de faire l’apologie aveugle d’un acteur politique, ni la diabolisation ennuyeuse d’un tel autre, encore moins jouer les porte drapeaux des équilibristes,  je n’ai fait que passer en revue le marigot politique congolais, souillé par des décennies de guerres fratricides, de pillage à grande échelle, de promotion de la médiocrité, mais surtout de propagation d’une pauvreté effroyable, massive. Chacun appréciera selon ses convictions.  Et comme le disait Albert LONDRES  « notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie ».

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    En tout cas, une revendication non négociable s’impose pour le peuple congolais : il doit reconquérir  le droit de choisir librement ses dirigeants à travers les élections libres et transparentes. C’est le moins qu’on puisse dire.<o:p></o:p>

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    Djess dia Moungouansi

     

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    Le Blog de Djess<o:p></o:p>

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    Perspectives congolaises<o:p></o:p>

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    http://demainlecongo.oldiblog.com/<o:p></o:p>

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    L’autopsie d’un imminent hold – up électoral.<o:p></o:p>

    Le Congo actuel s’apparente à une frêle embarcation à la dérive et dont l’issue fatale est connue : elle va être inéluctablement projetée contre les rochers de la côte et réduite en miettes. Le vent de la démocratie qui souffle sur cet océan de misère qu’est notre pays, est tellement violent qu’il ne restera au peuple congolais tétanisé,  que des yeux pour pleurer. Et pourtant, personne ne peut à l’heure actuelle ignorer le credo de Sassou qui est de préparer l’arme stratégique pour s’approprier un pouvoir qui, dans un environnement de transparence, mais surtout dans une arène qui lui est quantitativement défavorable, pourrait sans conteste lui échapper.

     Face à  la grande machination du pouvoir en place pour  réaliser le  hold-up électoral le plus éhonté et surtout  le plus abouti d’Afrique centrale afin d’obtenir le renouvellement de l’Assemblée acquise à sa cause, l’opposition, sortie d’une hibernation volontaire,  semble mobiliser à hue et à dia ses dernières énergies  en faveur de l’alternance. Mais tout fraudeur invétéré qu’il est, ce régime n’est pas prêt à lâcher du lest.

    Faute de mettre en place un cadre juridique électoral sur lequel  reposeront l’organisation et le déroulement des futures élections, Sassou maintient le découpage électoral le plus inique issu de la loi électorale de 2001. La démarche de ce pouvoir s’est nûment affirmée, il s’apprête donc à organiser des tripatouillages à grande échelle, aux quelles il faudra ajouter les « doubles inscriptions » ainsi que des erreurs portant entre autres sur l'identité, l'âge et l'adresse des électeurs. Est malin celui qui nous dira comment feront-ils pour mettre à jour  le fichier électoral non seulement pour y éliminer les morts, mais ensuite pour y intégrer ceux qui sont en âge de voter.<o:p></o:p>

     N’ayant jamais digéré  le statut de putschiste qui lui colle à la peau et qui lui va si bien,  Sassou  est toujours obsédé par la conquête d’un hypothétique habit de démocrate.  Par conséquent, il ne ménage aucun effort pour atteindre  cet objectif lointain qui ne consacre que  les vrais démocrates dans l’âme et non les adeptes de la ruse.

    La manœuvre la plus saillante et la plus déterminante reste à n’en point douter le ralliement, ou on dirait mieux l’allégeance  de Kolelas  à <st1:PersonName ProductID="la Nouvelle Esperance" w:st="on"><st1:PersonName ProductID="la Nouvelle" w:st="on">la Nouvelle</st1:PersonName> Esperance</st1:PersonName>, entérinée  à travers  « L’accord électoral entre le MCDDI et le PCT pour gouverner ensemble ». Tout a été déjà dit sur cet accord concocté dans une ambiance de marchand de dupes. « Denis Sassou Nguesso et Bernard Kolelas, c’est bien l’équilibre de “la peur”, mais, jamais le “ cessez-le-feu ” » disent les mauvaises langues. C’est dans le patrimoine symbolique du politique que Sassou va puiser son arme fatale en réactivant le défunt accord MCDDI-PCT investi d’une puissante charge émotive et idéologique basée sur le rejet de Lissouba. Cet accord, pensait-on, aurait fait preuve de dignité démocratique en faisant fonctionner les contre-pouvoirs afin de réguler les comportements prédateurs du pouvoir en place. Or, il ne visait que la fragilisation du régime en place pour  accéder aux postes ministériels. On redoute une fois de plus que l’histoire ne se répète sous forme de farce comme le disait Marx. D’ailleurs, la manière d’agir de Sassou n’est pas condamnable, car après tout, l’art de manier la ruse et l’efficacité en politique, c’est aussi avoir cette capacité à rassembler en dehors de son camp, mais surtout savoir se servir des autres quand on en a besoin et ensuite avoir l’impudence de les jeter comme des serviettes usées quand on a fini de les discréditer : Paul KAYA et Martin M’BERI entre autres, en ont fait l’amère expérience. Reste que, bien qu’en train d’épuiser ses dernières cartes Kolelas  est par son histoire et par ses actes plus ou moins controversés qui jalonnent l’histoire  politique congolaise, un personnage à gérer avec une extrême prudence. On ne peut pas occulter  l’espérance messianique que ce personnage suscitait et continue à susciter sur la jeunesse du Pool. On peut aussi, dans une moindre mesure  le dire pour Lissouba et pour Sassou.

    Près de dix ans après son retour par la violence, Sassou  est en train de réussir à faire main basse sur  la démocratie  qu’il s’évertue à vider de sa substance, pour avoir le maximum de coudées franches. Cette main mise totale que Sassou veut conquérir  sur l’ensemble du territoire national, se fait bien entendu en enrayant l’ascension politique  de Kolelas qui tombe dans un piège implacable. Sans ambitions nobles par lesquelles se sont distingués les grands hommes qui ont marqué l’histoire, la conservation du pouvoir devient  une fin en soi pour  « boukouter » (néologisme franco congolais qui signifie … croquer à belles dents sur les fruits de <st1:PersonName ProductID="la R←publique" w:st="on">la République</st1:PersonName>, se servir et disposer des deniers publics en toute impunité) aux sommets de l’Etat. Le pouvoir et son entourage sont assimilés à un univers  festif des jouisseurs des fruits de <st1:PersonName ProductID="la R←publique" w:st="on">la République</st1:PersonName> au détriment de la collectivité nationale et de l’Etat.  A qui pourront-ils faire comprendre qu’il leur a manqué de pactole financier nécessaire pour  redonner de l’eau, de l’électricité et s’occuper de la santé des congolais, alors que les recettes pétrolières crèvent le plafond ?  Et même dans la profonde Likouala aux herbes, reste-t-il des compatriotes  susceptibles d’avaler les grosses couleuvres, alors qu’ils sont en train de perdre jusqu’à leur dignité ?

    Comme les mauvaises habitudes ont la peau dure, Sassou a repris son bâton de pèlerin pour propager  les peurs au sein de la population. Oubliant le moment d’un voyage à Nkayi que son régime se nourrit de violence, Sassou a osé déclarer : « Nul n’a le droit d’évoquer la violence, au moment où l’on parle de dialogue et de recherche de consensus. ». Mais de quel consensus parle-t-il alors qu’il donne avec mépris et arrogance, une fin de non recevoir  à l’opposition qui réclame  obstinément la mise en place d’une Commission électorale nationale indépendante conçue de manière consensuelle ? Et la violence, ce n’est pas lui qui l’a érigée en seul programme  de gouvernement en la banalisant ?

    Plus qu’un devoir, la diaspora congolaise a l’obligation d’interpeller la communauté internationale et l’Union européenne sur le hold-up électoral qui se prépare au Congo : il témoigne d’une nouvelle dégradation de la situation des droits humains dans le pays. Le contexte actuel ne peut que déboucher sur des élections inéquitables, et sur la suppression de toute voix divergente dans ce futur Parlement croupion.

    Une ultime issue semble s’imposer : le report des élections. En effet, l’impréparation des élections nous met dans des circonstances  prévues par l’article 92 de <st1:PersonName ProductID="la Constitution" w:st="on">la Constitution</st1:PersonName> : le prolongement des mandats des députés et des sénateurs n’est possible «  qu’en cas de circonstances exceptionnellement graves empêchant le déroulement normal des élections ». Nous avons un tableau désespérant qui met notre pays dans une situation « exceptionnellement grave » : pas de cadre juridique, pas de Commission électorale nationale indépendante ( CENI), pas de sérieux dans le règlement de la crise du Pool. Nous avons là une kyrielle  d’ingrédients d’une extrême sensibilité qui peuvent à tout moment exploser. Il revient donc au gouvernement de saisir la cour constitutionnelle qui est la seule institution habilitée à reporter les élections.

    Si on n’y prend garde, l’indépendance politique du Congo et l’espoir de démocratie suscité par <st1:PersonName ProductID="la CNS" w:st="on">la CNS</st1:PersonName> seront à jamais confisqués par l’implantation aux sommets de l’Etat d’une classe de redoutables prédateurs, constituée en grande partie par la famille Sassou, des Géréraux improductifs, des alliés de circonstance et de quelques transfuges de l’ancien régime déchu qui piaffent désormais d’impatience pour rejoindre la mangeoire mpilienne. Et si la jeunesse qui a plus à perdre dans cette affaire ne se révolte pas contre cette distribution inégalitaire des rôles et des fonctions, contre cette domination, elle aura raté une réelle occasion pour prendre ses responsabilités…Restera à assumer pour longtemps, ce manque de courage.<o:p></o:p>

    Djess dia Moungouansi<o:p></o:p>

    Le Blog de Djess :

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    <o:p>Cet article a été également publié par les sites suivants:</o:p>

    <o:p></o:p> 

    <o:p>- Mwindapress</o:p>

    <o:p>http://www.mwinda.org/article/djess8.html</o:p>

    <o:p></o:p> 

    <o:p>-Congoplus.info</o:p>

    <o:p>http://www.congoplus.info/article_congoplus-3335.html</o:p>

    <o:p></o:p> 

    - Africatime

    http://www.africatime.com/Congo/nouvelle.asp?no_nouvelle=328321&no_categorie=

    <o:p> </o:p>

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  • Les deux défis indissociables pour le Congo : l'homme et le système politique. (le 28/11/2007 à 23h56)

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p>                                                                                                 </o:p><o:p>                                                                                                                  </o:p>

     

     

                      

                                

     

    Les deux défis indissociables pour le  Congo : l’homme et le système politique.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Les affrontements armés qui ont pris, par la suite de fortes connotations ethniques, ont provoqué dans notre pays une évidente dysharmonie sociale. Loin de cicatriser les plaies, les slogans creux qu’affectionnent les chantres de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la Nouvelle Esperance" w:st="on"><st1:PersonName ProductID="la Nouvelle" w:st="on">la Nouvelle</st1:PersonName>  Esperance</st1:PersonName>, les ont ravivées.

    <o:p> </o:p>

    En faisant table rase sur les acquis de <st1:PersonName ProductID="la CNS" w:st="on">la CNS</st1:PersonName>, les dirigeants actuels se sont dotés d’une nouvelle constitution, taillée sur mesure. Cependant, les rédacteurs de la dite constitution étaient beaucoup guidés par l’obsession de la stabilité politique qu’incarnerait un « Homme fort », en rejetant tout bonnement aux calendes grecques, la mise en place d’un climat propice à l’éclosion des valeurs, par une paix juste.

    <o:p> </o:p>

    L’histoire nous rappelle obstinément que la démarche d’un  homme ayant tous les pouvoirs, ressemblait à s’y méprendre à celle d’un authentique dictateur.

    <o:p> </o:p>

    Si un chef de tribu, Président de comité, Patron de petite entreprise, ou un  Meneur de bande  peut exercer tout seul le pouvoir dans un petit groupe social,  le pouvoir se divise nécessairement entre plusieurs gouvernants dès que le groupe s’étend. C’est vrai pour un Etat.  Un gouvernement au sens large du terme est cet ensemble de gouvernants, cette petite communauté dirigeante à l’intérieur de la grande. Or, en dépit de l’hypertrophie de la cour mpilienne ( pseudo conseillers, ministres, autres collaborateurs adeptes de l’allégeance etc..),  Sassou semble être isolé en tout point, d’autant plus que tout repose exclusivement sur lui.

    <o:p> </o:p>

    Il a mis en place un système dans lequel il serait   le seul à générer les idées  et à les exécuter.  Comme il n’a aucune ambition pour son pays, il ne fait ni l’un ni l’autre. De même, ceux qui devraient jouer leur rôle dans l’initiative et dans l’exécution, ne le font pas, et pour cause, ils sont relégués dans des tâches qui relèvent de la pure sinécure. Résultat des courses : la culture rétrograde du « Ledza lenua » a pris le dessus sur les principes élémentaires de gestion de la cité.

    <o:p> </o:p>

    Qu’on évoque la manière dont  Dénis NGokana à travers les sociétés écrans, siphonne impunément les abondantes recettes pétrolières de notre pays, ou encore qu’on mette à jour  l’édification des éléphants blancs (Okiessi), sans  oublier les fastes, d’un Edgar ou d’un Willy NGuesso qui spolient l'argent du contribuable congolais, le peuple congolais tétanisé, n’a face à ces turpitudes abondamment relayées par les ONG et par la presse internationale, que des yeux pour pleurer.

    <o:p> </o:p>

    A un évident problème d’incompétence des hommes qui gouvernent le Congo, s’est greffé un autre boulet, plus insidieux, mais plus grave puisqu’il empêche notre pays d’entrer dans la modernité. Le manque de souplesse du système actuel le rend impuissant à tordre le coup à la morosité actuelle et attirer les compétences. Une des urgences de notre pays consiste  à penser un système plus rassurant qui permettrait de concilier la diversité ethnique et culturelle et la cohésion et la maturité que suppose l’appartenance à une seule et même nation.

    <o:p> </o:p>

    Or, nous avons un système rigide, difficile à améliorer sans heurter les intérêts du clan des prédateurs. Et loin de consolider  des perspectives intéressantes pour la jeunesse, le Congo  assiste impuissant, à la fuite des cerveaux.  Les cadres et intellectuels congolais brillants, compétents et honnêtes ont été laissés au bord de la route, les uns tombant dans les consolations dérisoires de l’alcool, les autres repliés dans celles plus douillettes des organisations internationales, l’errance dans les capitales occidentales, laissant écœurés, le Congo aux arrivistes pressés et affairistes.

    <o:p> </o:p>

    Le Congo est notre bien commun, plus qu’un devoir, c’est une exigence qui incombe à tous les fils et filles de ce pays, de  faire des propositions pour le tirer de cette mauvaise passe. Au cas contraire, ceux qui font la preuve de leur  incompétence depuis plus d’une décennie, ne se feront pas prier pour installer une monarchie médiévale et continuer superbement leur œuvre méprisable.

    <o:p> </o:p>

    Pour dissuader tous les politiciens véreux, nous devons œuvrer pour un système qui nous offre la possibilité de se rebeller contre le fatalisme en conspirant un avenir désiré. C’est cet esprit de résistance face à l’adversité et d’action militante pour la conquête du futur qui est la clé du succès. A l’inverse, s’endormir sur la rente pétrolière ( qui du reste, ne profite qu’à Sassou et à son clan ) et se résigner à subir les changements, ne peuvent conduire qu’à l’implosion irréversible de notre cher Congo.

    <o:p> </o:p>

    Pour terminer sur une note positive, je reste persuadé que ce n’est le temps que prendrait la mise en place d’un système de gouvernement viable qui compte, en fait, la construction d’une  véritable démocratie dans notre pays sera une œuvre de longue haleine, nous devons donc mettre tous les atouts de notre côté pour conjurer cette fois -ci  les affres de Sisyphe, condamné à faire rouler sur la pente d’une montagne un rocher retombant toujours avant d’avoir atteint le sommet.

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    Djess Dia Moungouansi.

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    Le blog de Djess<o:p></o:p>

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    Perspectives congolaises<o:p></o:p>

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    http://demainlecongo.oldiblog.com/<o:p></o:p>

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     Après le désastre électoral du siècle, des turpitudes comme suite du programme… (le 17/09/2007 à 11h35)
    47 ans d’indépendance politique pour rien. (le 08/08/2007 à 23h16)

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             Le gouvernement de l'indépendance                        Le Congo-Brazzaville

     

     

     

        47 ans d’indépendance politique pour rien.<o:p></o:p>

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    Au moment de son accession à la souveraineté internationale, il foisonnait pour notre pays, d’innombrables raisons de fonder un espoir en un avenir de prospérité. Contre toute attente,  47 ans plus tard, on nous propose un tableau d’une extrême mocheté  qui n’a d’égale que la laideur morale des ceux qui à un moment ou un autre, avaient entre leurs mains les destinées de notre pays.

    <o:p> </o:p>

    En ce début du 21e siècle, les valeurs démocratiques ne sont plus l’apanage des pays développés, elles s’enracinent à travers le monde sous la houlette de certaines bonnes volontés. Dans un contexte irrémédiablement plombé par les avatars de <st1:PersonName ProductID="la Nouvelle Esperance" w:st="on">la Nouvelle Esperance</st1:PersonName>, le génie du peuple congolais ne trouve toujours pas les conditions de son éclosion et de son envol. La prise en compte de nos conditions matérielles d’existence ne sont ni en projet, ni  garanties.

    <o:p> </o:p>

    Cette grande désillusion rend  nos aînés nostalgiques de la période coloniale. Or, l’Histoire de la colonisation du Congo reste un long cauchemar fait de l’écrasement  continuel des peuples privés de la plupart de leurs droits. Elle fut une opération de broyage de nos cultures qui finit par détruire une grande partie de nos repères identitaires. Et l’inconscient  de la psyché individuel et collective en est traumatisée sous la forme d’une angoisse  existentielle sans cause apparente. D’aucuns restent dubitatifs  quant à la capacité du congolais à prendre le train de la démocratie et du progrès social. Face à cette résignation maladive et généralisée, c’est encore l’Histoire qui vient à la rescousse de notre honneur. A  travers les écrits du missionnaire Giovanni Antonio Cavazzi ( Cavazzi  A., 1732) qui fut envoyé deux fois au royaume Kongo en 1654 et en 1670. On apprend avec fierté  que chez  nos ancêtres, les Kongo précoloniaux, sur le plan de prestige social, le Noir passe avant le Blanc. Ainsi à la fin du  XV e siècle, le Roi de Kongo et son peuple ne se firent baptiser  que parce qu’ils estimaient que la religion des Blancs était un moyen d’élargissement de leur connaissance pour améliorer les conditions d’existence des humains.

    <o:p> </o:p>

    C’est à la faveur des contacts soutenus avec les Blancs  qu’il y eût redistribution des hiérarchies renversées et leur redonner le rang que d’abord les  kongo leur avaient refusé.

    <o:p> </o:p>

    Notre pays regorge actuellement des intelligences dans des domaines inimaginables, et il  n’a jamais été aussi riche que maintenant, paradoxalement il est dans un  piteux état. La société et les cultures sont éclatées, mutilées. Ces savants congolais n’attendent qu’une opportunité pour rassembler les fragments de notre pays pour nous donner une image susceptible d’asseoir des perspectives plus lisibles.

    <o:p> </o:p>

    Le peuple congolais au passé glorieux, est désormais, curieusement  plongé dans une espèce d’hébétude dont il a tant de mal à se réveiller. On ne peut autrement expliquer un tel état de fait que par  les incohérences des discours, la lenteur de l’action et la décision lorsqu’il s’agit d’actes ce courage ; la couardise, la pusillanimité, l’instrumentalisation des ethnies, l’insuffisance du rêve et la peur du risque sans lequel il est irrationnel d’envisager quelque chose de grand.

    <o:p> </o:p>

    A un assourdissant silence public, s’ajoute le vacarme de l’indifférence. Les sporadiques manifestations de la diaspora troublent l’indolence commune, mais  ne parviennent pas à soulever le couvercle plombé de l’aboulie nationale. Reste donc à jeter un énorme pavé dans les douves de la politiques pour que tous les congolais, dessillés par les éclaboussures jettent un regard sur ces cloaques. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    On est presque surpris que dans des conditions extrêmement difficiles, Mabiala Ma NGanga et André Matsoua  aient bravé l’ordre colonial alors que les Congolais du 3e millénaire,   disposant des moyens de communication les plus modernes,  continuent à subir tant de frustrations pendant une  longue  période de désordre et d’angoisses existentielle ouverte par un pouvoir putschiste qui n’est pas  prêt à se terminer. 

    <o:p> </o:p>

    Après 47 ans d’indépendance, on nous impose un Congo où le clan familial détourne impunément l’exclusivité des recettes pétrolières à travers les sociétés écran établies  dans les paradis fiscaux, alors que le peuple congolais s’enfonce chaque jour dans une misère effroyable. On nous impose un Congo où les constitutions changent au gré des stratégies personnelles des hommes politiques, c’est ainsi qu’un putschiste abroge la constitution élaborée en toute indépendance par les congolais, pour la remplacer par une autre, taillée sur mesure, mais qu’il ne daigne même pas respecter. On nous impose un Congo où la quête du pouvoir et s’y maintenir devient un combat sans merci, tout adversaire devient un comploteur en puissance. On nous impose un Congo où, un régime disposant de tous les pouvoirs est incapable d’organiser des simples élections dignes, justes et transparentes. Il pousse l’impudence à l’extrême en nommant ses «  députés ». Bref, on nous impose un Congo où tout va à vau-l’eau comme si le suicide collectif était l’ultime alternative.

    <o:p> </o:p>

    Quand Pierre Bourgault dit «  L’indépendance, ce n’est pas une récompense, c’est une responsabilité », il met en exergue la responsabilité qui nous incombe à tous, nous fils et filles de ce pays. Cette responsabilité nous condamne à refuser la résignation, mais surtout d’éviter que le Congo, ce bateau ivre ne sombre définitivement  dans les flots de la médiocrité.

    <o:p> </o:p>

    Qu'on ne se méprenne pas: l'indépendance n'est pas un état des choses, ni une fin en soi. C'est une dynamique. Comme la liberté, elle n'est jamais acquise. Comme pour la démocratie, c'est un combat de tous les instants. Comme pour le progrès, c'est un devoir. C'est cette dynamique quasiment ontologique qui fait l'honneur des peuples qui se battent pour en faire une réalité. L'universel démocratique se comprend précisément comme ce qui est en attente de contenu, en attente de sens, en instance de remplissage ou de complétude par et dans une histoire, une culture, une période ou une vision du monde particulière. Ce qu’on doit y mettre ne  doit s’inscrire que dans un seul cadre : celui qui garantit le bien être des congolais.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    On ne peut naïvement s’accommoder d’un  avilissement général ni à des faux diagnostics du genre : manque d’argent, inadaptabilité de la démocratie à la diversité ethnique, baisse des cours de matières premières, opposition nuisible, privatisations des entreprises etc.., on est loin, mais alors très loin, mais surtout  à mille lieux des solutions.

    <o:p> </o:p>

    Il ne faut pas se tromper d'enjeu ! Aujourd'hui, au-delà de l'indépendance, le vrai combat reste,  adaptation des systèmes de gouvernement  aux temps et aux lieux; les modifier suivant les circonstances et les hommes, l'émulation généralisée pour distinguer les plus aptes à se mettre à la disposition des  congolais, la mise en place des conditions de répartition plus égalitaire des richesses de notre pays. Tels devraient être les devoirs  imposés à ceux qui dirigent la société.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Une indépendance n’a de sens que lorsque l’on peut librement choisir les acteurs politiques capables d’inventer  une stratégie de progrès réfléchie, cohérente avec les stratégies de différents sous-systèmes de la société congolaise, autrement le désenchantement sera récurrent et notre indépendance politique n’aura servi à rien puisqu’elle ne nous aura pas conjuré l’abîme. Bien au contraire…

    <o:p> </o:p>

    Djess dia Moungouansi

     

    Le Blog de Djess

     

    Perspectives Congolaises

     

    http://demainlecongo.oldiblog.com/

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    <o:p>Cet article a également été publié sur les sites suivants :</o:p>

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    http://www.mwinda.org/article/djess9.html

    <o:p> </o:p>

    http://www.congo-internet.com/Xdossiers/dossiers.php?val=31_47+ans+dindependance+politique+pour+rien/

    <o:p> </o:p>

    http://www.congoplus.info/article_congoplus-3927.html

    <o:p> </o:p>

    <o:p>http://africdossier.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=1568789</o:p>

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                  La fraternelle militaire & maçonnique de réconciliation    

     

                                                                        

     

    Après le désastre  électoral du siècle, des turpitudes comme suite du  programme…<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

     Dans des conditions normales, après la pluie, le beau temps finit de toute évidence par s’imposer. Dans des conditions anormalement déformées par <st1:PersonName ProductID="la Nouvelle Esperance" w:st="on"><st1:PersonName ProductID="la Nouvelle" w:st="on">la Nouvelle</st1:PersonName> Esperance</st1:PersonName>, le désastre électoral ibovien n’est que le  prélude à une période encore plus sombre. Et dorénavant, dans tous les tréfonds congolais, où qu’il se porte, le regard n’enregistre que morosité, mollesse et manque d’esprit de créativité. L’enthousiasme, depuis longtemps disparu, semble définitivement fuir notre pays.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Il ne s’agit pas d’une fatalité des temps modernes, car, certains pays africains comme le Bénin réussissent à tirer leur épingle du jeu.  Le Mali continue d’écrire son destin, influent encore et toujours, partout en Afrique. Quant à notre géant voisin, <st1:PersonName ProductID="la RDC" w:st="on">la RDC</st1:PersonName>, après avoir réussi  avec brio son premier test électoral, il est en train de réinventer sans cesse son miracle, éclatante de créativité et de bonne humeur.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Pendant ce temps, au «  pays de Marien » l’intrigue et la médiocrité dansent une sorte de guigne incessante. La course sans merci aux détournements bien organisés  lors de ces pseudo « municipalisations accélérées » n’est plus qu’un secret de polichinelle. S’il est désormais établi que  les projets de  la ville d’Owando étaient basés sur la conjecture, il n’en est pas moins vrai  que les 100 milliards de FCFA consentis à cette occasion ont bien été redistribué aux courtisans, natifs de la cuvette.  En réalité, c’était une occasion inespérée pour Lékufé et son ancien compagnon du CMP, le Général Yhombi  Opango d’aplanir leurs divergences. Ce dernier, pour avoir eu la mauvaise idée d’être Président du Congo alors que le natif d’Edou était encore vivant, l’a appris à ses dépens. Il fut sévèrement puni par une longue et pénible mise à l’ombre de 11 ans sans jugement pour une banale histoire de lit de Conforama, mais surtout, Mwana ya mâ Bondo fut  parmi ceux qui subirent les  préjudices de tous ordres lors de la guerre du 5 juin 1997. Aussi, cette pseudo réconciliation restera  un non évènement dans la mémoire collective des congolais.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Pourquoi notre pays, riche de tant d’intelligences et de ressources minières, cultive-t-il, presque seul cette culture de morosité proche du morbide ?<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Des deux choses l’une : Sassou est bien au fait de l’état de déliquescence actuelle  du Congo sur tous les plans, mais n’ayant  aucune quelconque ambition pour ce pays, il a délibérément opté pour  une logique de naufrage collectif  dont ils sont,  lui et sa famille les seuls à avoir les bouées de sauvetage. Autre hypothèse,  il est dans la situation de l’impératrice Cathérine II de Russie au 18ème siècle qui, emmurée dans une tour d’ivoire, mais surtout entourée d’une cohorte des incompétents courtisans et profiteurs, incapables d’élever <st1:PersonName ProductID="la Russie" w:st="on">la Russie</st1:PersonName> au rang de grande puissance à l’instar de l’Angleterre , de <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName> ou des Etats-Unis naissants,  se contentaient de lui mentir sur la situation désastreuse du pays,  l'archaïsme étant de mise dans tous les domaines : économique, politique, social, culturel. La ressemblance est troublante avec le Congo actuel. Conséquence directe d’un Etat policier, Sassou est devenu réfractaire aux bains de foules qui étaient à la base de la légendaire  popularité de Marien NGouabi. Pour ses déplacements, « L’homme des masses » préfère les chars aux voitures légères. C’est d’une affligeante tristesse !!<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Dans les deux hypothèses, il est pleinement responsable  du sort de notre pays, car sa gestion calamiteuse et familiale des recettes pétrolières n’est pas  digne d’un Président-patriote. Le  Congo, ce pauvre pays et non pays pauvre, a besoin  d’un héros qui se dévoue pleinement pour le tirer de ce mauvais pas et non d’un roi fainéant.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Sourd aux exigences d’une  digne ouverture  politique, Sassou a tenu  organiser les élections législatives de façon unilatérale, refusant obstinément la mise en place d’une CENI, voulant une fois de plus réaliser le tour de force dont son parti, artificiellement hégémonique a le secret. Le fiasco a été tellement patent  qu’ils sont en train de se mordre les doigts. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Ce mauvais calcul  a d’ores et déjà eu plusieurs conséquences qui pourraient modifier les rapports de force au sein d’une société bâillonnée par un Etat policier. C’est la première fois en dix ans  d’une autocratie inaugurée par l’éviction, le 15 Octobre  1997, de Pascal LISSOUBA, que  le pouvoir de Sassou est entrain de subir des sérieux coups de boutoir  de la communauté internationale. Ses richesses thésaurisées aux quatre coins  de la planète, sur le dos du contribuable congolais, sont désormais étalées au grand jour.

    <o:p> </o:p>

    Sous les projecteurs des médias sur le perron de l’Elysée,  l’image d’Epinal, entretenue par le service de communication de Sassou, composé essentiellement des prédateur sans foi ni loi, cette image disais-je, s’est brisée par des propos consternants, sans aucune prise sur la réalité.

    <o:p> </o:p>

    Et elle n’a fait  que  propager,  aux USA,  en Angleterre et en France notamment, l’image d’un Congo  où, somme toute, on ne fait que jouir  gaiement des abondantes recettes pétrolières. Après la tourmente médiatique provoquée par les maladresses de Sassou qui ont  mis à nu la nature du régime, Oyo ne chante ni ne danse déjà plus comme avant. Le sort semble désormais s’acharner sur la mafia de Mpila. Après les péripéties de la villa «  Suzette » du Vésinet, les partisans de URD-Mwinda  lui ont fait un véritable pied de nez  lors des funérailles de l’ancien Premier Ministre. La vraie fausse arrivée de Ntoumi à Brazzaville ce samedi 8 septembre a mis jour les failles de ce régime moribond.

    <o:p> </o:p>

    Plus qu’un devoir, nous avons l’obligation d’accompagner cette modification des rapports de force, afin de porter un coup fatal à l’arme principale de ce régime : la peur  distillée au sein de la population. Les associations et les partis politiques jusqu’ici réduits au silence pourraient, dans ces conditions, renaître progressivement de leurs cendres

    <o:p> </o:p>

    De Brazzaville à Paris, en passant par Londres et New-York, les grosses pointures de la presse internationale mettent Sassou dans leur collimateur, ce qui préfigure d’un infléchissement de sa puissance. L’insoutenable réalité qu’ils dénoncent chaque jour brise l’armure  derrière laquelle se cache  ce régime honteux et autiste. Le propre des régimes autistes c’est de ne jamais accepter la critique ni de débat contradictoire qui restent pourtant les racines du progrès dans l’ordre du matériel comme dans celui  de l’idéel. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Tel un automate, ce pouvoir avance à hue et à dia, fermant les yeux et se bouchant les oreilles pour ne pas voir  les douleurs des parents  des Disparus du Beach, ni entendre  les  revendications du peuple congolais privé d’eau, d’électricité, et des soins de santé  adéquats, afin de  s’emparer impunément des recettes pétrolières exorbitantes.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Sa seule réponse aux critiques qui mettaient en doute la réalité de la démocratie au Congo fut, jusqu’ici, de vilipender ses auteurs, «jaloux de la réussite du Congo, notamment d’avoir atteint le point de décision de l’initiative PPTE». Un riche qui sollicite le statut de pauvre. C’est pitoyable !!

     

    Sassou installe chaque jour une chaotique par le biais de laquelle il entend réaliser ses desseins aux contours flous.  Malgré le ralliement de Kolelas à sa cause, Sassou et ses stratèges savent qu’une élection présidentielle organisée dans les conditions de transparence et d’équité, ne lui donnera aucune chance. Et croyez-moi, il ne prendra aucun risque d’affronter le suffrage des congolais en 2009. Pour assurer la pérennité de son régime, il modifiera la constitution déjà taillée sur mesure, il l’adaptera aux exigences de la laideur morale en créant un poste de Vice-Président qu’il attribuera bien entendu, au doyen de son assemblée croupion : Bernard Kolelas Bakana.  En organisant une élection présidentielle par les  « élus nommés », restera à l’assemblée issue des  législatives chaotique  de 2007 pour entériner ce hold up électoral. Le tour sera joué et une fois de plus, le peuple congolais ne verra que du feu.<o:p></o:p>

     

     

    Notre planète  abrite encore des dictatures, ainsi je ne peux qu'aimer et vouloir la démocratie avant tout. Cette envie anesthésie le temps que je perdrais à comprendre et à critiquer tous ceux qui feront fi de cette grande avancée humaine. Il nous incombe donc de conjurer ce tragique destin qui semble enfermer notre pays dans une histoire trop difficile dans laquelle nous ne serons plus maîtres. S’installera alors le royaume de l’obscurantisme.

     

    Un jour, bien sûr, la vérité et ses douleurs finiront par s’imposer. D’autant que, à long ou moyen terme, l’honneur et l’histoire de notre peuple exigeront que l’on mette notre pays sur la seule marche qui vaille : la plus haute.

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    Djess dia Moungouansi<o:p></o:p>

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    Le blog de Djess<o:p></o:p>

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    Perspectives congolaises<o:p></o:p>

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    http://demainlecongo.oldiblog.com/

     

    Cet article a été également publié sur les sites suivants:

    http://www.mwinda.org/index.php?option=com_content&task=view&id=77&Itemid=1<o:p></o:p>

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