Étrange et dramatique coïncidence : le 21 janvier 2009, à 6000 kilomètres de distance, deux journalistes franco-congolais ont vu leurs maisons ravagées par un incendie. Deux journalistes qui, autre coïncidence, ne craignaient pas de critiquer avec virulence le président de leur pays dorigine, Denis Sassou Nguesso, lui reprochant son autoritarisme, son népotisme mais surtout le fait de sêtre fabuleusement enrichi au détriment du peuple congolais.
Une information qui, il faut bien le dire, na guère été relayée par les médias français Pourtant, le premier journaliste, demeurant à Brazzaville et dont la compagne et les deux enfants ont péri dans lincendie, possédait aussi la nationalité française. Et il est mort assez mystérieusement une dizaine de jours plus tard, alors quil nétait pas grièvement brûlé. Quant au deuxième journaliste, également professeur dans un collège français, il habitait Orléans Autant dire que cette double information, outre la coïncidence de ces deux incendies qui ont éclaté le même jour et à peu près à la même heure, aurait pu éveiller la curiosité de la presse.
Mais il faut bien avouer que tout ce qui touche la Françafrique, car cest bien de cela quil sagit, demeure toujours un domaine sensible. La récente affaire des « biens mal acquis » par trois présidents africains lillustre de façon spectaculaire Et justement, ce dernier développement nest pas absent du dossier quouvre aujourdhui Monsieur X.