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| Marion Mandzimba, taupe de Sassou ou top de l'opposition ? (le 31/12/2008 à 01h51) |
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Marion Mandzimba, taupe de Sassou ou top de l'opposition ?<o:p></o:p>
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La
fièvre de la présidentielle à venir sest saisie des différents acteurs
politiques congolais. Ici et là, on affûte les armes, au figuré comme
au propre. Cest que, sous nos cieux de pays sous développés
économiquement et mentalement, les échéances électorales sont avant
tout, des rendez-vous avec la belligérance : menaces, jurons, armes,
proclamation anticipée des résultats, atmosphères dinquiétude, cris
dans la nuit striées de revendications et de protestations, policiers
tirant sur des foules aux mains nues, un dictateur tricheur (comme en
savent fabriquer les tropiques), le regard illuminé, en appelant à
lextermination de lennemi pour la défense de la légalité républicaine
et de la patrie en danger ; puis, après les massacres, tendant la main
à lopposition pour la composition dun « Gouvernement de
Réconciliation nationale » ou de « large ouverture » (encore des
nègreries). Au bout de la chaîne, une Communauté internationale lasse
de tous ces mauvais scénarios nègres
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Voilà
ce que sont que les élections, en Afrique ― lAfrique noire,
précisément. Et cest ce que le Congo de Sassou sapprête à nous servir
sous peu : une consultation tendue, crispante, présage dune élection
calamiteuse et inévitablement conflictuelle. Une élection dangereuse
surtout, qui soffre à mes yeux comme un tragique rendez-vous de
lapocalypse.<o:p></o:p>
Il faut des acteurs talentueux pour la réussite dun scenario. Sil apparaît de toute vraisemblance que Sassou reste le réalisateur incontesté, Marion
Mandzimba, juriste et Professeur duniversité est un des candidats pour
la réussite de cette uvre politico-dramatique. Dans cette tragédie que
semble nous imposer le cours des évènements, Monsieur Mandzimba est
désormais de toutes les sauces. Les déboires quil a connus en disent
long sur le climat délétère que Sassou se charge dinstaurer.
Cependant, on est sceptique quand on voit « le traitement » dont il a fait lobjet suite au bras de fer quil a eu avec le tout-puissant Jean Dominique Okemba. Les
durs propos quil a tenus à lencontre de ce sinistre personnage sont
sans commune mesure au meeting inoffensif de Tsonguissa MOULANGOU devant les militants UPADS de Mfilou. Et pourtant, ce dernier croupit en prison avec un chef dinculpation aussi fallacieux que ridicule « Apologie dun condamné », en loccurrence lex-Ministre des Finances Moungounga Nkombo Nguila.<o:p></o:p>
Si
Sassou choisit ses opposants, il en fait autant pour ses prisonniers.
En effet, en droit, seuls les faits et non les hommes sont amnistiés.
Ny a-t-il pas de conseillers autour de ce monarque pour lui faire comprendre que si Yhombi,
également « condamné » pour les faits que lon reproche à Nguila, ce
dernier doit bénéficier de « la magnanimité » du Prince dOyo ? <o:p></o:p>
Par ailleurs, un homme politique est jugé par sa démarche et sa pratique sociale si tenté que Monsieur Mandzimba en soit un. Peut-on imaginer que ce professeur de Sciences politiques, ancien Directeur de cabinet du Ministre de <st1:personname w:st="on" productid="la Défense">la Défense</st1:personname> soit si incrédule pour tenir des propos ci-dessous, publiés sur le Net ?
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« Tout cela ne change rien à mon programme. Tout en exigeant <st1:personname w:st="on" productid="la Concertation Nationale">la Concertation Nationale</st1:personname>
Inclusive que les jeunes de Talangaï se sont approprié et quils
appellent maintenant "Solola Bien !!! ", j'ai annoncé ma candidature de
principe à l'élection Présidentielle pour gêner la stratégie de l'unité
du nord telle que veulent le développer SASSOU YHOMBI - BOKAMBA -
MOKOKO. »<o:p></o:p>
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La réponse à la kyrielle de questionnements qui suit nous aiderait à élucider ses agissements. <o:p></o:p>
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Un vrai stratège politique denvergure, peut-il
annoncer à tout le monde, tel un amateur quil veut casser lunité du
Nord alors que ce message est adressé à tout le monde ? <o:p></o:p>
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Veut-il faire croire à certains naïfs du sud quil abandonnerait les siens ( avec qui ils ont gagné la guerre contre leur pays et concocté une constitution taillée sur mésure) par une subite fibre patriotique?<o:p></o:p>
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Pourquoi
mettre en avant lunité du nord alors quil est issu dun père du Nord
et dune mère du Pool ? Il avait là lopportunité dêtre un vrai
congolais à labri des querelles ethniques ( issu dun parent du nord
et du sud).<o:p></o:p>
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En fin de compte que vise son agitation ? Serait-il frustré de ne pas avoir été nommé ministre comme lavait dit JDO ?<o:p></o:p>
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La probité intellectuelle commande que lon rappelle à lopinion que Mandzimba fut victime des affres causées par le pouvoir, en tout cas, son bras armé na pas hésité à saccager sa demeure. Mais, ces actes ne pouvaient-ils pas rentrer dans le cadre dune intimidation pour ramener à la raison un des leurs, peu ou prou récalcitrant ? <o:p></o:p>
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Cest de notoriété publique, depuis sa création, « Lassociation Marien NGouabi et Ethique » sétait inscrite dans la logique dégrener
une partie de lélectorat du PCT, en somme un affront au pouvoir
dictatorial de Mpila. Et quand on connaît limpudence de Sassou, rien
nest laissé au hasard pour assurer la pérennité dictatoriale. <o:p></o:p>
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Chaque
jour, à travers les contrats qui ont été signés entre le pouvoir de
Mpila et le gouvernement de Pékin depuis 2004, dimportantes quantités
darmes et appareils militaires sont déversés dans notre pays depuis le
début de cette lannée 2008 , laéroport militaire dOllombo tourne à
plein régime, des milliards de CFA sont planqués çà et là, les
congolais sengloutissent davantage dans la géhenne, lopposition
congolaise plombée par ses querelles intestines, est incapable de
proposer une alternance crédible à cette odieuse dictature. Alors, elle
se met à rêver : seul un homme du Nord pourrait leur tirer daffaire parce quil connaîtrait lhomme Sassou. Peut être quil
leur révélerait dans quelles circonstances Ndenguet et cie ont fait
disparaître 360 de nos compatriotes en une seule après-midi, ou quil
ferait des révélations sur lextermination ethnique opérée par les
redoutables cobras en Décembre 1998 !<o:p></o:p>
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Alors, Madzimba taupe de Sassou ou top de lopposition ? (1)<o:p></o:p>
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(1) Le titre est de mon ami Loumo<o:p></o:p>
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Djess dia Moungouansi<o:p></o:p>
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Le blog de Djess <o:p></o:p>
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http://demainlecongo.oldiblog.com<o:p></o:p>
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| Les deux périls qui menacent le Congo: lillusion statistique et le syndrome hollandais (le 18/11/2008 à 20h23) |
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En règle générale, la croissance annuelle du PIB donne la traduction statistique de
lactivité économique dun pays. Toute fois, les effets induits par
laugmentation des biens et services dun pays pendant une période
déterminée, dépendent non seulement de la structure de son économie,
mais également des relais sur le terrain. Ces dernières années, on a
assisté à une augmentation concomitante du prix et du nombre de
barils/j. Pour évaluer les conséquences insidieuses sur le terrain,
jai opté pour une démarche qui emprunte tant aux réalités congolaises
quà la réflexion pure.
Nonobstant la sensation daise induite par la frénésie pétrolière,notre pays sexpose à deux périls qui ont toujours été mal expliqués ou mal perçus par nos dirigeants, au premier desquels, on a lillusion statistique.
Ce
concept, rébarbatif par sa forme, lest moins dans son contenu , tant
il traduit cette espèce deuphorie dans laquelle se sont toujours
baignés les chantres de la nouvelle Espérance, qui interprètent, sans
aucun effort intellectuel, des chiffres mystificateurs de la croissance
du PIB de notre pays en performances économiques.<o:p></o:p>
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Depuis bientôt une décennie, notre pays aligne
sans effort des taux de croissance du PIB que nous envient les
économies industrialisées. Selon les dernières estimations, le taux de
croissance réel du PIB au Congo-Brazzaville devrait être de lordre de
7,6%, largement supérieur à la moyenne de la zone CEMAC (Communauté
économique et monétaire de lAfrique Centrale). Ce taux de croissance
anormalement élevé, génère une certaine atonie, tant les autorités
congolaises se bercent dans lillusion statistique. À la faveur de la
hausse des prix des matières premières et à lamélioration des termes
de léchange donc, le budget de lÉtat congolais pour lexercice 2007- <st1:metricconverter productid="2008 a">2008 a</st1:metricconverter>
augmenté de 43,4% (soit 834,9 milliards de FCFA), passant de 1921,1
milliards de FCFA dans la loi de finance initiale à près de 3000 milliards dans la loi de finance rectifiée. Les dirigeants congolais se sont toujours leurrés par des taux de croissance
du PIB de 5, 6 voire 8%, mais ils ont naïvement ignoré la chose
essentielle : ces taux de croissance résultent davantage de la
valorisation de la rente pétrolière que dune dynamique de lappareil
productif. En dautres termes, les autorités de Brazzaville nont aucun
mérite dans la génération de cette croissance, tant, les entreprises
qui devraient être les seules à produire une croissance du PIB saine,
sont pour la plupart sous perfusion financière de lEtat.<o:p></o:p>
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Une
croissance résultant dun dynamisme de lappareil productif réduit le
chômage, injecte du pouvoir dachat aux populations qui augmentent leur
consommation et léconomie sen porte mieux. Cest bien le contraire de
notre pays qui, en dépit dune augmentation exponentielle des recettes pétrolières ces cinq dernières années, on est confronté à un chômage endémique et une pauvreté tenace, agressive et, presque structurelle qui sest
obstinément installée sur toute létendue du territoire national au
point que 75 % de la population congolaise vit désormais dans une
extrême pauvreté.
En
définitive, la richesse générée par 10% de taux de croissance au
Mozambique nest plus entraînée que par 0.08% de croissance en Corée du
Sud et 0.008% au Japon. Cest pourquoi, il convient de toujours
tempérer le triomphalisme né dune progression annuelle du produit
intérieur brut.
Le deuxième péril qui menace notre pays sappelle Syndrome hollandais ou en anglais « Dutch disease ».<o:p></o:p>
Ce
syndrome est une conséquence des problèmes macroéconomiques générés par
la capacité dabsorption dune économie suite à lentrée massive de
devises. Ce phénomène a été observé pour la première fois aux Pays-Bas,
dans les années 60.<o:p></o:p>
A titre dexemple, le budget national du Congo est passé de 3 milliards de francs cfa en 1962, à 3000 milliards de francs cfa pour cette année 2008. Notre
pays a sombré dans les facilités dune économie de rente, avec 90% des
recettes dexportation et 75% des recettes fiscales provenant des
hydrocarbures.<o:p></o:p>
Le Congo dépend donc dune monoproduction: le pétrole.<o:p></o:p>
Cest cette dernière très forte spécialisation qui induit des effets pervers. Le pays voit
son développement freiné. Le cas du Nigeria est très édifiant sur ce
plan. En effet, les deux booms pétroliers des années 70 ont engendré
lenvolée des prix, combinée à la baisse conséquente des exportations
non pétrolières (notamment agricoles). Ces booms pétroliers passés, le
Nigeria constatera avec effroi, la quasi-dislocation de toute son
agriculture dont la première conséquence a été lapparition dun grand
déficit alimentaire, dune inflation galopante et une balance
commerciale déséquilibrée dannée en année.
Le sous-développement congolais est en train de saggraver par le fait que les autres secteurs, aussi stratégiques pour un développement intégral, sont laissés en marge des priorités publiques.
Notre
économie est donc vouée aux fluctuations de cette rente. Par ailleurs,
elle se heurte à dimportants goulets détranglements, tels le poids du
tribalisme dans lattribution des emplois, les critères politiques de
localisation des unités de production (Exemple lusine deau dOkiessi
à Oyo), la lourdeur de lappareil administratif, la faible rentabilité
des grands projets( aéroport militaire dOllombo), linsuffisance des
équipements électriques, des télécommunications et des voies de
communication secondaires. Les quelques unités productives héritées de
la période Massambat Débat sont en fin de vie et ne sont plus en mesure
de créer la dynamique autonome du système productif ; celui-ci,
fortement dépendant de lextérieur, est caractérisé par des
dysfonctionnements techniques, financiers et gestionnaires.<o:p></o:p>
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Affronter
notre destin lié à la production pétrolière, cest réduire
considérablement les nombreux symptômes dus au syndrome pétrolier qui
tire notre économie vers le bas. Faute de diversifier nos exportations,
nous connaissons une spécialisation appauvrissante. Ce qui apparaît
comme une diversification, profite beaucoup plus au secteur des biens
non échangeables quaux biens échangeables. Ce sont pourtant les
derniers qui génèrent de la valeur ajoutée.<o:p></o:p>
Le pétrole devient alors, paradoxalement, la cause de lapprofondissement du sous développement congolais.
Cependant,
le Congo peut échapper à un tel syndrome si la gestion de toute
léconomie suivait la voie de la rigueur, par lutilisation des
compétences nécessaires pour remettre léconomie sur pied. Et là, cest
à lensemble des filles et des fils de ce pays quil faut faire appel
et redonner aux compétences leur vraie place dans la conduite de la
chose publique.<o:p></o:p>
Cest
de notoriété publique, un syndrome peut en cacher un autre, aussi, pour
linstant, la grande des priorités reste sans nul doute la réduction
des injustices entre le clan au pouvoir et le reste de la population,
au risque de voir arriver un autre syndrome plus nocif. Rwandais,
celui-là.<o:p></o:p>
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Djess Dia Moungouansi<o:p></o:p>
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Le Blog de Djess<o:p></o:p>
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http://demainlecongo.oldiblog.com
Cet arlicle a été publié sur MWINDA
http://www.mwinda.org/index.php?option=com_content&task=view&id=530&Itemid=1 | |
| Autopsie dune schizophrénie du pouvoir : Cas du Congo-Brazzaville. (le 22/10/2008 à 15h28) |
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Autopsie dune schizophrénie du pouvoir : Cas du Congo-Brazzaville.<o:p></o:p>
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De nombreux analystes politiques congolais rivalisent
de mâles propos sur les dérives du pouvoir actuel, les conclusions sont
presque les mêmes, à quelques détails près : Sassou et son clan ont
lintention de tout faire pour confisquer le pouvoir dEtat, fusse au
prix de leurs vies ; au prix de la vie des congolais, surtout.
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Une
telle démarche étonne, vu létat apocalyptique dans lequel ils ont
délibérément plongé notre pays. Une retraite, comme le lui a toujours
suggéré son ex-comparse ( ?) Ngouolondélé
serait peut être la meilleure porte de sortie pour lui, mais rien ny
fait. Une seule explication à tout çà : la schizophrénie du pouvoir.
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La psychanalyse nous aide à comprendre ce mal insidieux qui a habité et sali lâme de nombreux et célèbres empereurs, tout au long de lhistoire. Ses
symptômes sont connus : livresse que procure limage de soi que vous
renvoient chaque jour, les medias ; la sensation dêtre Dieu parce
quon détient entre les mains, le pouvoir de défaire des vies, den
fabriquer, dordonnancer même la mort et de ladministrer ; la crainte,
lenvie, la soumission et la terreur quon suscite autour de soi. <o:p></o:p>
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Comme lécrit bien J. Anouilh, « Le privilège des grands, cest dadmirer les catastrophes, de leurs terrasses. ». Ainsi, les congolais privés délectricité, deau courante, des soins de santé adéquats, rien nest inhérent à une fâcheuse conjoncture, cest une volonté machiavélique pour faire durer le plaisir. De même, les membres de lopposition appauvris à dessein, et contraints daller demander laumône à lempereur pour survivre, ou le spectacle affligeant des pseudo-sages du Kouilou qui viennent sagenouiller devant le trône , procèdent de cette démarche cynique qui vise à agrémenter les vices du roi de Mpila.<o:p></o:p>
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Le
plaisir de Néron fut ainsi de voir brûler Rome et de se délecter de la
fureur des flammes dévoratrices ; celui de Caligula était
dexpérimenter le droit de vie et de mort (surtout de mort) quil avait
sur le peuple, en ordonnançant, par moments, des exécutions à vous
procurer quelque frisson. Le plaisir de Chaka était de voir lennemi
empalé vivant, sur un pieu jusquà ce quil expire, las de souffrances
insupportables. Jules César et les Romains, sauvages, de cette époque,
jouissaient de voir les gladiateurs être dévorés par les lions ou bien
sentretuer : « Ave Caesar, morituri te salutan » ― Bonjour César, ceux qui vont mourir te saluent !
Tel était le rituel en vigueur, en prélude à la célébration des
plaisirs étranges du grand empereur romain ! Sassou et ses tueurs à
gage auraient aimé que nos 353 compatriotes froidement massacrés en une seule après <st1:time w:st="on" minute="0" hour="12">midi</st1:time> au Beach de Brazzaville, eurent rendu un dernier hommage à leurs bourreaux.
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<o:p> </o:p>On devine aisément , comment, des loges étincelantes de lumière du Palais de Mpila où il trône, satisfait de soi, Sassou se pâme daise quand plusieurs
membres de lopposition se bousculent au portillon de sa mangeoire. Ces
pseudos opposants , aux rêves si facilement monnayables, mais surtout, si
prompts à marchander leur conviction ! Cest cela, le plaisir des
princes et des hommes qui possèdent la culture de la cruauté délicieuse
: se délecter des petitesses de leurs (presque) semblables les
hommes. Un privilège des dieux. Lécrivain burkinabé Patrick Ilboudo a dailleurs approfondi la question dans un livre au titre très évocateur : "vertige du trône"<o:p></o:p>
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Les
peuples ne décèlent cette folie qui habite lesprit de certains
dirigeants maléfiques quaprès le temps de lapocalypse, quand ces
derniers ont fini de ruiner le monde, semant et laissant sur leurs
passages, cendres, cris, cadavres et désolations. <o:p></o:p>
<o:p> </o:p>
Et Sassou porte
en lui, lâme de ces dirigeants. Ni plus, ni moins dangereux queux ;
mais tout simplement, exactement comme eux. Ils sont venus pour
bousculer le monde, le rendre un peu différent de ce quil était, avant
eux. Pas forcément meilleur ni pire, mais tout simplement (ou
tragiquement cest selon), différent.<o:p></o:p>
<o:p> </o:p>
Après plus dun quart de siècle dun règne sans partage, lempreinte de Sassou ne passera jamais inaperçu. Elle entrera
forcément dans le ventre de lhistoire, car après le fracas de son
passage, les historiens et les survivants indiqueront, toujours, une
ère avant lui, une autre sous lui, et une ère après lui : il y aura
ainsi le Congo avant Sassou, le Congo sous
Sassou, et le Congo après Sassou . En définitive , une chaotique série
de Sassou I, II, III nous nargue, et si lon y prend garde, une
succession des Nguesso. Cela sera ainsi parce
que Sassou est venu pour déclencher le big-bang négatif au Congo en lui
imprimant un certain ordre dont lui seul et les maîtres des secrets de
lombre (ceux-là qui savent décrypter les grandes énigmes) ainsi que
quelques analystes avisés, savent la logique. Je confesse mon ignorance
sur ce plan.<o:p></o:p>
<o:p></o:p>
Idi
Amine, Hitler, Pol Pot, Staline, Sékou Touré, Mobutu nétaient tous,
que des fous, pas des grands hommes. Des fous lucides cependant, car
ils avaient perçu, dans des moments de transe subliminale, la
médiocrité du genre humain, la fragilité de la vie, enfin la puissance
― toute la puissance que donne le trône rouge du pouvoir.<o:p></o:p>
<o:p></o:p>
La
perte du contact avec la réalité obstrue toute lucidité, et le pouvoir
moribond de Sassou refuse de comprendre quil faut bien plus que la
maîtrise logomachique et l'habileté manuvrière, pour gravir l'ultime
marche du panthéon politique. Il faut plus, même
quau bout de longues années, être en paix avec sa conscience, serein
au soir tombant du destin, persuadé que l'action menée est sa meilleure
plaidoirie. Détaché des événements, détaché de soi, c'est parce qu'il
n'attend plus rien que le politique obtient alors ce luxe suprême
d'être un grand homme, au moment précis où cela lui est devenu
indifférent. Dommage pour le cobra-suprême, il ne sagit ici que des
grands hommes qui font vraiment lHistoire
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Djess dia Moungouansi<o:p></o:p>
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Le Blog de Djess<o:p></o:p>
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http://demainlecongo.oldiblog.com<o:p></o:p>
<o:p>Cet article a été publié sur Congo-Internet </o:p>
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<o:p>"Le MOUSTIQUE</o:p> |
Comment conjurer la grande supercherie électorale de 2009 ? <o:p></o:p> |
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