
Après le désastre électoral du siècle, des turpitudes comme suite du programme <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>
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Dans des conditions normales, après la pluie, le beau temps finit de toute évidence par simposer. Dans des conditions anormalement déformées par <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la Nouvelle Esperance" w:st="on"><st1:PersonName ProductID="la Nouvelle" w:st="on">la Nouvelle</st1:PersonName> Esperance</st1:PersonName>, le désastre électoral ibovien nest que le prélude à une période encore plus sombre. Et dorénavant, dans tous les tréfonds congolais, où quil se porte, le regard nenregistre que morosité, mollesse et manque desprit de créativité. Lenthousiasme, depuis longtemps disparu, semble définitivement fuir notre pays.<o:p></o:p>
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Il ne sagit pas dune fatalité des temps modernes, car, certains pays africains comme le Bénin réussissent à tirer leur épingle du jeu. Le Mali continue décrire son destin, influent encore et toujours, partout en Afrique. Quant à notre géant voisin, <st1:PersonName ProductID="la RDC" w:st="on">la RDC</st1:PersonName>, après avoir réussi avec brio son premier test électoral, il est en train de réinventer sans cesse son miracle, éclatante de créativité et de bonne humeur.<o:p></o:p>
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Pendant ce temps, au « pays de Marien » lintrigue et la médiocrité dansent une sorte de guigne incessante. La course sans merci aux détournements bien organisés lors de ces pseudo « municipalisations accélérées » nest plus quun secret de polichinelle. Sil est désormais établi que les projets de la ville dOwando étaient basés sur la conjecture, il nen est pas moins vrai que les 100 milliards de FCFA consentis à cette occasion ont bien été redistribué aux courtisans, natifs de la cuvette. En réalité, cétait une occasion inespérée pour Lékufé et son ancien compagnon du CMP, le Général Yhombi Opango daplanir leurs divergences. Ce dernier, pour avoir eu la mauvaise idée dêtre Président du Congo alors que le natif dEdou était encore vivant, la appris à ses dépens. Il fut sévèrement puni par une longue et pénible mise à lombre de 11 ans sans jugement pour une banale histoire de lit de Conforama, mais surtout, Mwana ya mâ Bondo fut parmi ceux qui subirent les préjudices de tous ordres lors de la guerre du 5 juin 1997. Aussi, cette pseudo réconciliation restera un non évènement dans la mémoire collective des congolais.<o:p></o:p>
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Pourquoi notre pays, riche de tant dintelligences et de ressources minières, cultive-t-il, presque seul cette culture de morosité proche du morbide ?<o:p></o:p>
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Des deux choses lune : Sassou est bien au fait de létat de déliquescence actuelle du Congo sur tous les plans, mais nayant aucune quelconque ambition pour ce pays, il a délibérément opté pour une logique de naufrage collectif dont ils sont, lui et sa famille les seuls à avoir les bouées de sauvetage. Autre hypothèse, il est dans la situation de limpératrice Cathérine II de Russie au 18ème siècle qui, emmurée dans une tour divoire, mais surtout entourée dune cohorte des incompétents courtisans et profiteurs, incapables délever <st1:PersonName ProductID="la Russie" w:st="on">la Russie</st1:PersonName> au rang de grande puissance à linstar de lAngleterre , de <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName> ou des Etats-Unis naissants, se contentaient de lui mentir sur la situation désastreuse du pays, l'archaïsme étant de mise dans tous les domaines : économique, politique, social, culturel. La ressemblance est troublante avec le Congo actuel. Conséquence directe dun Etat policier, Sassou est devenu réfractaire aux bains de foules qui étaient à la base de la légendaire popularité de Marien NGouabi. Pour ses déplacements, « Lhomme des masses » préfère les chars aux voitures légères. Cest dune affligeante tristesse !!<o:p></o:p>
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Dans les deux hypothèses, il est pleinement responsable du sort de notre pays, car sa gestion calamiteuse et familiale des recettes pétrolières nest pas digne dun Président-patriote. Le Congo, ce pauvre pays et non pays pauvre, a besoin dun héros qui se dévoue pleinement pour le tirer de ce mauvais pas et non dun roi fainéant.<o:p></o:p>
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Sourd aux exigences dune digne ouverture politique, Sassou a tenu organiser les élections législatives de façon unilatérale, refusant obstinément la mise en place dune CENI, voulant une fois de plus réaliser le tour de force dont son parti, artificiellement hégémonique a le secret. Le fiasco a été tellement patent quils sont en train de se mordre les doigts. <o:p></o:p>
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Ce mauvais calcul a dores et déjà eu plusieurs conséquences qui pourraient modifier les rapports de force au sein dune société bâillonnée par un Etat policier. Cest la première fois en dix ans dune autocratie inaugurée par léviction, le 15 Octobre 1997, de Pascal LISSOUBA, que le pouvoir de Sassou est entrain de subir des sérieux coups de boutoir de la communauté internationale. Ses richesses thésaurisées aux quatre coins de la planète, sur le dos du contribuable congolais, sont désormais étalées au grand jour.
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Sous les projecteurs des médias sur le perron de lElysée, limage dEpinal, entretenue par le service de communication de Sassou, composé essentiellement des prédateur sans foi ni loi, cette image disais-je, sest brisée par des propos consternants, sans aucune prise sur la réalité.
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Et elle na fait que propager, aux USA, en Angleterre et en France notamment, limage dun Congo où, somme toute, on ne fait que jouir gaiement des abondantes recettes pétrolières. Après la tourmente médiatique provoquée par les maladresses de Sassou qui ont mis à nu la nature du régime, Oyo ne chante ni ne danse déjà plus comme avant. Le sort semble désormais sacharner sur la mafia de Mpila. Après les péripéties de la villa « Suzette » du Vésinet, les partisans de URD-Mwinda lui ont fait un véritable pied de nez lors des funérailles de lancien Premier Ministre. La vraie fausse arrivée de Ntoumi à Brazzaville ce samedi 8 septembre a mis jour les failles de ce régime moribond.
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Plus quun devoir, nous avons lobligation daccompagner cette modification des rapports de force, afin de porter un coup fatal à larme principale de ce régime : la peur distillée au sein de la population. Les associations et les partis politiques jusquici réduits au silence pourraient, dans ces conditions, renaître progressivement de leurs cendres
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De Brazzaville à Paris, en passant par Londres et New-York, les grosses pointures de la presse internationale mettent Sassou dans leur collimateur, ce qui préfigure dun infléchissement de sa puissance. Linsoutenable réalité quils dénoncent chaque jour brise larmure derrière laquelle se cache ce régime honteux et autiste. Le propre des régimes autistes cest de ne jamais accepter la critique ni de débat contradictoire qui restent pourtant les racines du progrès dans lordre du matériel comme dans celui de lidéel. <o:p></o:p>
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Tel un automate, ce pouvoir avance à hue et à dia, fermant les yeux et se bouchant les oreilles pour ne pas voir les douleurs des parents des Disparus du Beach, ni entendre les revendications du peuple congolais privé deau, délectricité, et des soins de santé adéquats, afin de semparer impunément des recettes pétrolières exorbitantes.<o:p></o:p>
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Sa seule réponse aux critiques qui mettaient en doute la réalité de la démocratie au Congo fut, jusquici, de vilipender ses auteurs, «jaloux de la réussite du Congo, notamment davoir atteint le point de décision de linitiative PPTE». Un riche qui sollicite le statut de pauvre. Cest pitoyable !!
Sassou installe chaque jour une chaotique par le biais de laquelle il entend réaliser ses desseins aux contours flous. Malgré le ralliement de Kolelas à sa cause, Sassou et ses stratèges savent quune élection présidentielle organisée dans les conditions de transparence et déquité, ne lui donnera aucune chance. Et croyez-moi, il ne prendra aucun risque daffronter le suffrage des congolais en 2009. Pour assurer la pérennité de son régime, il modifiera la constitution déjà taillée sur mesure, il ladaptera aux exigences de la laideur morale en créant un poste de Vice-Président quil attribuera bien entendu, au doyen de son assemblée croupion : Bernard Kolelas Bakana. En organisant une élection présidentielle par les « élus nommés », restera à lassemblée issue des législatives chaotique de 2007 pour entériner ce hold up électoral. Le tour sera joué et une fois de plus, le peuple congolais ne verra que du feu.<o:p></o:p>
Notre planète abrite encore des dictatures, ainsi je ne peux qu'aimer et vouloir la démocratie avant tout. Cette envie anesthésie le temps que je perdrais à comprendre et à critiquer tous ceux qui feront fi de cette grande avancée humaine. Il nous incombe donc de conjurer ce tragique destin qui semble enfermer notre pays dans une histoire trop difficile dans laquelle nous ne serons plus maîtres. Sinstallera alors le royaume de lobscurantisme.
Un jour, bien sûr, la vérité et ses douleurs finiront par simposer. Dautant que, à long ou moyen terme, lhonneur et lhistoire de notre peuple exigeront que lon mette notre pays sur la seule marche qui vaille : la plus haute.
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Djess dia Moungouansi<o:p></o:p>
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Le blog de Djess<o:p></o:p>
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Perspectives congolaises<o:p></o:p>
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