•                                                                                         

    Chers amis,

    Suite au débat ô combien fécond sur la tribalité, initié par Kovalin Tchibinda, auquel je n'ai pas pu participer par le simple fait que j'avais mon anniversaire à organiser ce jour là; je vous propose ma contribution


    Djess

    ...................................................................................................................

    La manipulation ethnique : le péril congolais


    Dans notre longue et laborieuse quête d'un système de gouvernement  idoine pour le Congo, nous avions il y a quelques temps, avec d'autres patriotes,  exploré les vertus du fédéralisme. La réflexion avait été dévoyée par  certains bornes politiques qui avaient  flétri ce système,  en portant sur les fonts baptismaux,  le présidentialisme à la congolaise, source de dérives notamment celle de  se muer en  dictature constitutionnelle.  Par conséquent, je me garderais  ici de m'étaler sur ce changement de paradigme induit par la mondialisation, qui explique cet attrait constant que le monde des États Nations a de plus en plus envers les fédérations, qui paraissent répondre le mieux sur le plan politique, aux besoins inhérents à la diversité dans toute sa complexité.

    Une constante : depuis l'indépendance,  l'utilisation subliminale de l'ethnicité reste la  figure classique de la chorégraphie politique dans notre pays, toujours pour le pire. Ainsi, à défaut  d'utiliser  la diversité ethnique comme un socle autour duquel devrait se bâtir toute stratégie de développement, les grands acteurs politiques congolais se sont livrés à une instrumentalisation ethnique en règle, dans le but de s'approprier l'État pour ainsi extraire les avantages liés à sa confiscation exclusive. Avec l'avènement du multipartisme, ils se sont donc repliés sur leur base ethnique en leur faisant miroiter l'imminence du contrôle ou de la perte de l'État.

    Pour conjurer la catastrophe et aider à préparer notre pays à affronter la nouvelle donne internationale de plus en plus complexe, toute réflexion devrait s'interdire de distribuer l'aménité ni de séduire inutilement, elle doit armer. Comprendre pour s'armer contre les basses stratégies de ceux qui tirent doctement les ficelles dans le clair-obscur, exige un éclaircissement de l'approche conflictuelle des ethnies.

    Disons-le d'emblée : la polysémie autour du concept d'ethnie n'en fait pas un impedimenta. Au contraire, la diversité ethnique reste un socle autour duquel devrait se bâtir toute stratégie de développement. Il est urgent d'appréhender la volonté humaine qui s'ingénue chaque jour à transformer le domaine ethnique comme un lieu de chaos, de l'anarchie et de l'explosion de toutes les forces anti-culturelles.

    Les leaders véreux, adeptes de la manipulation  ethnique ne sont pas l'apanage d'un seul parti politique ni d'une seule ethnie. Cependant, pendant la  longue période du pouvoir  Pctiste, notamment   ces dernières années, c'est   l'ethnicité qui éclate dans toute son horreur.

    Les électeurs du Pool, orphelins de Kolelas qui s'était inventé un rôle messianique, ne sont pas sortis de l'auberge. Ils risquent désormais de tomber dans les griffes envoûtantes du Pasteur  NToumi, l'actuel allié de Sassou qu'il  qualifia jadis de  « illuminé (…) à la tête de bandits armés et de secte mystico-religieuse sans programme politique ». (1)

    Alors que les dépouilles des victimes jalonnées par Sassou pour accéder au trône, étaient encore fumantes, contre toute attente, M'Béri Martin, ex-numéro deux du régime Lissouba, rejoint Sassou. Ce signal fort, a permis à Sassou de légitimer son coup d'Etat et de poursuivre son oeuvre macabre dont nous n'avons pas encore fini de payer la lourde facture. Pour avoir le soutien de certaines âmes fragiles de sa région, son leitmotiv était de servir de bouclier psychologique contre les éventuelles fureurs destructrices de Sassou, quand il voudra punir ceux qui avaient osé le priver de " son " pouvoir pendant plus de 5 ans. Sans scrupules, Sassou foula aux pieds cet accord tacite et fit dévaster avec maestria ces régions, par ses sbires angolais et hutus rwandais, sans que l'allégeance de M'Béri envers cette dictature ne serve à quelque chose. Le but inavoué de son ralliement, de même que ceux de Moukouéké et Tamba-Tamba étaient  donc d'acquérir une parcelle de pouvoir politique permettant l'accumulation des richesses grâce à la prédation organisée au sommet de l'Etat. Il ne se font  pas prier. Munari, ex-directrice de cabinet de Lissouba  est celle qui a fait ce grand écart inimaginable en soufflant le chaud et le froid.

    Le régime lissoubien fut caractérisé par la prise en otage de tout un pays en s'appuyant sur les ressources ethno-régionale. En dehors de l'inopportunité de sa théorie de " tribu-classe " aux fondements hasardeux, une autre stratégie plus dévastatrice et plus insidieuse avait les faveurs de ce régime. Le saviez-vous ? Le manque d'enthousiasme des leaders dans l'amélioration des conditions de vie des populations n'était pas fortuit, il obéissait à une stratégie de paupérisation de la base électorale pour l'avoir à sa merci pour des combats futurs.

    La vassalité puis l'allégeance des populations à l'égard des leaders ont été aisément obtenues en accentuant leur paupérisation. En clochardisant délibérément les jeunes, l'enrôlement du grand nombre d'entre eux dans les milices du pouvoir, conçues pour la réalisations de leurs desseins bassement matériels , s'est fait sans peine. Les populations sont ainsi victimes d'une violence insidieuse dont ils sont dans l'impossibilité de s'affranchir, car l'asymétrie de l'information qu'ils reçoivent des leaders augmente leur obscurantisme.

    Quant à Sassou, en revenant au pouvoir dans les conditions que l'on sait, il s'était très tôt inventé des alliés fidèles : la violence et la terreur.
    Il va les entretenir, les distiller à dose homéopathique au moindre soubresaut. Dès sa prise pouvoir en Octobre 1997, il annonce sans ambages à tous ses supporters venus nombreux le soutenir à un de ses meetings de victoire, qu'ils étaient revenus aux affaires, ce qui supposait une jouissance insouciante et inespérée des avantages conférés aux serviteurs de l'Etat. Le retour de l'ordre Kaki, avec lui le prestige et l'accumulation de richesses inespérées sur fond d'une mise à jour du " Yaka Noki noki " qui avait fait ses preuves autrefois dans l'accentuation de la dysharmonie sociale.

    L'euphorie de cette victoire militaire sur ses adversaires de 1997, conjuguée à la force de persuasion des marchands de la peur, avaient fini de convaincre les plus réticents de ses partisans qui croyaient encore aux vertus démocratiques. Désormais, chaque chute entraînerait la leur également. En liant son destin ombrageux au leur, le piège se referme sur tout le monde. On se sent complice d'une barbarie.

    Quelques réalisations tape-à-l'œil, comme la construction de l'aéroport militaire d'Ollombo, ou la construction des bâtisses hideuses à Oyo, sans réels effets d'entraînement sur l'amélioration des conditions de vie des populations, renforce la fascination des populations à l'égard de Sassou.

    Si la manipulation est incontestablement ethnique, on ne peut aucunement la confondre avec une volonté ethnique de domination. La vitalité du marché d'allégeances reste soutenue par les deux faces du miroir aux alouettes qui sont : l'espérance du contrôle de l'Etat et la crainte de la perte des avantages liés à l'accaparement de celui-ci. Les faits nous livrent une toute autre réalité. Sous Lissouba, seuls ceux qui gravitaient autour de " la bande des quatre " avaient réussi à rentabiliser leur allégeance. Partout ailleurs, la désillusion fut massive.

    La base ethno régionale de Sassou végète dans la misère totale, alors que les Nguesso, devenus fous par les recettes pétrolières exorbitantes, s'inventent des destins susceptibles de faire rougir les Duvalier. Dans l'histoire d'Afrique, peu de dictatures ont brillé par tant de mépris à l'égard de leur peuple. Les dernières turpitudes évoquées par «  La lettre du Continent n° 579 »  mettent à nu  une pseudo  confrontation ethnique sur fond de gestion de la principale ressource du Congo qu'est le pétrole. Elle  opposerait Mbochi d'Ollombo et Mbochi de Boundji. Elle ne concerne que les fils d'un même périmètre du territoire national. Un flagrant délit de « tribalisme gouvernemental ».  D'un côté il y a Blaise Elenga ( d'Ollombo) qui serait soutenu par Claudia Sassou et Bouya, de l'autre, Denis Gokana ( Boundji) qui aurait le soutien de Rodolphe Adada. C'est le Congo actuel, où un clan de mafieux s'empare de la principale ressource du pays.

    Alors que faut-il faire ?  Souffrir ? Rire ? Sourire ?
    Non ! La question est trop grave. Notre pays  continue à offrir l'image d'un enfant qui tombe dans un puits. Les témoins de la scène s'arrêtent à la margelle et personne n'ose entrer dans le puits pour sauver le pauvre innocent. Le pays est à sauver. Et comme pour  la fameuse jarre de Ghezo  Roi d'Abomey, l'apport de tout un chacun est appelé à être décisif.

    (1 ) Le Monde   du 21 mars 2003

    Djess dia Moungouansi  (Membre du Cercle de Réflexion LA Rupture)

    Le blog de Djess


    votre commentaire

  • votre commentaire
  •                                                                                                           

                       

       

       Mais, où se trouve donc   le  talon d’Achille du système Sassou ?


    L’histoire des pays d’Afrique du Nord qui défile stoïquement sous nos yeux, est riche en  enseignements : tout autocrate aurait donc un talon d’Achille ; un maillon faible  inhérent à ce mode de gestion  conçu pour opprimer  leurs peuples ?. Heureusement. Au Congo, comme ailleurs, les pouvoirs qui ne s’occupent qu’à élaborer des stratégies pour durer, renvoyant  aux calendes grecques les préoccupations des populations, sont d’une extrême fragilité qui n’a d’égal que le mépris qu’ils ont à l’égard de leurs concitoyens.


    Tous ces pouvoirs si redoutés par la terreur qu’ils sèment, auraient-t-ils  alors  un ou plusieurs maillons faibles ? Comment peut-on affaiblir  leurs sources de pouvoir ? En réalité, après avoir sonné le tocsin, comment sonner le glas d’un système dépourvu de toute souplesse d’adaptation et  inapte à toute évolution?


    Une kyrielle d’interrogations   kafkaïennes aux quelles les Tunisiens et les Egyptiens  ont apporté avec brio,  des réponses idoines. Le peuple Libyen, convaincu de la forte corrélation entre liberté d’un peuple et la volonté à s’affranchir de l’asservissement et de  la domination, n’a pas l’intention de lâcher prise. En présence, deux camps  aux intérêts divergents, mais à la fin ; c’est le peuple qui en sort toujours vainqueur…


    Aussi, l’insigne impéritie du pouvoir de Sassou, devient  un sacré boulet qui va le précipiter dans la géhenne, déjà jonchée d'autres arcanes de l'histoire tels Ben Ali, Moubarak. Ce pouvoir, dépourvu de toute légitimité issue du peuple,  méprisant les institutions pourtant façonnées par lui et pour lui, est l’incarnation d’un régime autocratique  retrograde  dans lequel,  seuls le clan et la famille tirent leur épingle du jeu. Or, un pouvoir qui s’appuie sur un clan, au mépris des institutions, est voué  aux arias et aléas  de la rue. En dépit de toute vraisemblance, de nombreux  points forts de ce régime, deviennent, quand on y jette un regard approfondi, des vraies béances, tant, ils sont cristallisés dans un égoïsme qui dessert allègrement l’intérêt général.

     Jean Dominique Okemba, neveu de Sassou, secrétaire général du Conseil national de sécurité (CNS), qui a pour rôle de garder les fétiches et de gérer l’argent  pour les coups tordus, n’assure aucune sécurité pour les Congolais. Il est donc le pilier d’un dispositif conçu pour perpétuer le pouvoir pour le pouvoir, sans aucune ambition pour le pays. Ses responsabilités sont du fait du Prince –Distributeur de la rente, mais ne viennent pas  de la plèbe  qui ne lui a jamais confié un quelconque mandat. Sa défaillance entraîne ipso facto celle de tout un clan. Moralité : mieux vaut s’appuyer sur des solides institutions que sur un homme, fut-il contre-Amiral   de son Etat !

    Autre point faible, la cohorte des Généraux  de l’armée congolaise. A l’instar du Général Adoua, les sbires de ce pouvoir ont transformé leur domicile en dépot  d’armes et de munitions, croyant se mettre à l’abri des fureurs d’un peuple subjugué par l’espoir d’une vie meilleure. Erreur. Ils sont plus des faux supporters de Sassou que des vrais remparts contre la colère d’un peuple désabusé. Préoccupés par la protection de leurs biens mal acquis et à sauver leur peau, il seront les premiers à prendre leur jambe au coup quand sonnera le glas  de ce système moyenâgeux.  

    Enfin, le dernier point relatif au nerf de la guerre est d’une importance capitale. Pour fragiliser une dictature, et lui porter le coup fatal,  il faut en priorité « taper là où ça fait mal ». Agir sur la rente pétrolière- source de financement essentielle du pouvoir-  pour imposer des mesures coercitives au gouvernement congolais, résume l’essentiel du travail  de nos deux infatigables compatriotes : Christian Mounzéo et Brice Makosso. Monseigneur Portella, dans les limites de ses prérogatives religieuses,  y apporte également une contribution d’une valeur insoupçonnée.


     A travers l’Initiative de Transparence des Industries Extractives ( ITIE) proposée en Octobre 2002 à Johanesbourg par Tony Blair, on impose une action directe et conjointe entre les gouvernements, la société civile, les entreprises et les investisseurs au développement et à la gouvernance de l’Initiative, avec le soutien technique et  financier des Institutions Financières Internationales (IFI). Les structures de gouvernance de l’Initiative au Congo n’ont été mises en place qu’en 2007. Cependant, on ne peut pas encore être euphorique d’autant qu’en 2010, un  écart abyssal de 32% a été constaté entre les chiffres de versements déclarés par les pétroliers  et  ceux du gouvernement congolais, encore hostile à une gestion orthodoxe. Les mauvaises habitudes ont la peau dure !


     Cependant, au fur et à mesure, la coalition «  Publiez ce que vous payez » (PCQVP) devient un véritable carrefour  de pouvoir. Elle permet aux corps constitués d’agir collectivement dans le cadre de l’encadrement et de  "la mise sous tutelle" de la rente pétrolière qui est l’instrument de corruption par excellence.   Cette coalition a obtenu un certain nombre de recommandations relatives à la transparence des recettes pétrolières. Partant du principe qu’il  n’y aurait jamais un seul corrompu sans  corrupteur,  des action ciblées et efficaces sont menées sur  trois fronts  (Gouvernement congolais, France et gouvernement du Nord, IFI). Et la marge de manoeuvre du régime de Brazzaville pour siphonner des recettes pétrolières,  se réduit chaque jour comme peau de chagrin.


    Toutes ces actions, comme vous l’avez  deviné, visent à porter un grand coup à la capacité de corruption de ce régime qui a fait de  l’achat des consciences, de la distribution des prébendes pour acheter la paix sociale, des véritables   leviers pour la poursuite de sa besogne anti –démocratique.Une chose ets vraie :le peuple congolais sait désormais que plus de 300 000 barils/j sortent des puits de pétrole congolais et que paradoxalemnt, une pauvreté tenace, agressive et, presque structurelle est entrain de s'installer obstinément dans notre pays.


    Dans le n°2616 de Jeune Afrique,  Sassou Nguesso, avec une insolence méprisante, réaffirme de façon subliminale au journaliste de complaisance F. Soudan,  qu’il ne craignait rien des partis politiques congolais ;  on le comprend aisément, ils tous englués dans une concussion qui atténue toute velléité revendicatrice.  Mais le peuple congolais qui aurait « le sens de la réalité »(sic) sait bien reconnaître son bourreau, il sait même que plus de 300 000 barils/j sortent des puits de pétrole congolais et que paradoxalement, une pauvreté tenace, agressive et presque structurelle est en train de s'installer obstinément dans notre pays. Motivée par la nécessité de survie de notre pays, l 'ingulgence légendaire de notre peuple se fissure. cette fois-ci,son indulgence légendaire sera mis à mal  par la nécessité suprême : la survie du Congo.

    Aucun dictateur n’est indéboulonnable, c'est de notoriété publique!. Ces fossoyeurs des temps modernes, avec une pierre à la place du cœur, sont  en réalité des vrais colosse aux pieds d’argile. Leurss sources de pouvoir , représentées par  les mesures répressives, ne sont pas toujours disponibles, pire, elles ne sont pas fiables.  Il n’est donc pas illusoire qu’une population à mains nues, sans chars ni bombes, vienne à bout d’une dictature redoutable.

    La phase crépusculaire des dictatures va se prolonger, et l'onde de choc qui se répand comme une traînée de poudre, dévalera le désert du  Sahara pour éclabousser ces citadelles présumées imprenables. En infligeant tant d’abjections  à son peuple, le système Sassou génère des ingrédients de sa propre destruction. La geste du clan d’Oyo qui confisque tout bonnement tout l’espace du pouvoir, en avalant l’espace politique, procède de  l’élaboration d’un  véritable plan de carrière familial, pour une dévolution monarchique du pouvoir. Le coup d’arrêt de la privatisation de tout un Etat par cette famille gloutonne, est un grand défi  qui s’impose au peuple congolais. Mis dos au mur, par dignité, il est dans l’obligation de  le relever  par tous les moyens.  Ainsi,  ce  pouvoir autiste l’apprendra à ses dépens : lorsqu’on  étouffe l’humanité d’un peuple, on  libère son animalité.


    Djess dia moungouansi 

    LE BLOG DE DJESS

     


    votre commentaire
  •                                          

     NOUVEL APPEL A MANIFESTATION A PARIS LE 19/03/2011         

      

                                                                          

    Nouvel appel à manifestation à Paris

     

    Congolaises, Congolais, Chers Compatriotes,

    Comme chacun le sait, la peur a déjà changé de camp dans toutes les dictatures du monde entier.

     

    Dans notre pays, le Congo (Brazzaville),

    Même s’il continue d’afficher une sérénité apparente,

    Même s’il continue de garder son allure martiale,

    Même s’il continue de bomber le torse,

    Même s’il continue de nous proférer les menaces en parlant de sa fameuse paix chèrement acquise,

    Même s’il continue de nous chanter sa chanson préférée, toujours la même depuis son retour au pouvoir par les armes, chanson qui nous rappelle inlassablement les événements de 1997, 98 et 99,

    Même s’il croit pouvoir nous dissuader en jouant sur les peurs et en agitant son épouvantail de la guerre civile ; comme son ami Kadhafi en Libye,

    Chacun le voit bien, notre dictateur a perdu de sa superbe ; l’air inquiet, Denis Sassou Nguesso a très peur comme on a pu le lire dans son interview qu’il a accordée à Jeune Afrique.

     

    Chers Compatriotes,

    Nous l’avons tous compris, c’est maintenant Denis Sassou Nguesso qui a peur même si en bon dictateur endurci, il tente de faire bonne figure et nous faire croire le contraire.

     

    Chers Compatriotes,

    Ne nous laissons pas avoir une nième fois et cessons d’avoir peur,

    Certes, notre peuple a été profondément traumatisés par les guerres de 1997, 98 et 99 mais est-ce vraiment une raison valable pour baisser définitivement les bras et refuser de se battre pour notre liberté et notre dignité ? Que serait devenue la France si ses Fils et Filles avaient définitivement baissé les bras devant la puissance allemande ? 

    Et que dire des peuples tunisien, égyptien ou libyen ? N’ont-ils pas été eux aussi longtemps traumatisés par leurs dictateurs ?  

     

    Alors Chers Compatriotes,

    Suivons ce bel exemple de courage que nous ont montré les peuples de Tunisie, d’Egypte et de Libye,

    Ne laissons surtout pas échapper cette formidable opportunité qui s’offre à nous aujourd’hui,

    Mobilisons-nous, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays et débarrassons-nous définitivement de la dictature,

     

    Face à la dictature et à la misère, nous sommes tous logés à la même enseigne,

    Du Nord au Sud, de Tâ Nkombo, Mikalou, Talangaï ou Ouenzé à Bacongo, Makélékélé, Dzata ou Moutabala, notre misère est la même ; il n’y a pas une misère du Nord et une misère du Sud, la misère est la même pour tous les Congolais,

     

    Que nous soyons sur place au pays ou à l’extérieur, nous avons tous un rôle à jouer,

    Ceux de l’intérieur qui refusent lâchement de se lever pour la liberté et la dignité, et qui accusent ceux de l’extérieur de les inciter et les envoyer à la mort devraient faire preuve de modestie et se rappeler que lorsqu’ils sont confrontés à un quelconque besoin d’argent (soins médicaux, fêtes…), c’est toujours vers leurs Frères et Sœurs qui sont à l’extérieur qu’ils se tournent. Autrement dit, dans l’adversité comme dans la joie, les Congolais de l’extérieur ont toujours été solidaires de ceux restés au pays. N’est-ce pas là une raison suffisante qui leur donne le droit de demander à ceux restés au pays de manifester pacifiquement pour la liberté et la dignité de notre peuple ?       

     

    Chers Compatriotes,

    Laissons de coté nos égos et oublions ce qui nous divise,

    Tous ensemble, levons-nous dans un formidable élan de communion nationale pour manifester notre ras-le-bas et chasser la dictature afin d’offrir de meilleures perspectives d’avenir à nos enfants,

    Il y a dans notre pays de nombreuses personnes diplômées qui ont aujourd’hui 50 ans, voire plus et qui n’ont jamais travaillé de leur vie ; ils vivent toujours chez leurs parents et y font des enfants. Totalement désœuvrés et sans aucune perspective d’avenir, ils passent le plus clair de leur temps à jouer aux jeux de dames et à consommer de l’alcool ou de la drogue. Pourtant, ils ne sont pas prêts à se lever pour demander le départ de ce régime corrompu qui les sacrifiés, 

    Quel avenir et quel héritage laisseront-ils à leurs enfants ?

    Et que dire de toutes les personnes licenciées et qui n’ont jamais été indemnisées (RNTP, ONPT, BCC, COMILOG, AIR AFRIQUE…) ?

     

    Ceux qui ont peur de se lever parce qu’ils ne veulent pas mourir seraient-ils si aveugles pour ne pas voir qu’en les privant d’hôpitaux et de soins décents, notre dictateur les tue chaque jour comme des mouches ?

    Pourquoi le fait de mourir d’une simple morsure de moustique pour cause de privation de soins décents ou encore le fait de mourir prématurément parce qu’on n’a pas pu arriver à temps dans la salle d’opérations à cause du manque d’ascenseurs au CHU de Brazzaville serait-il mieux accepté par les Congolais que le fait de mourir sous les balles d’une milice privée venue de  Tsambitso ou d’Oyo pour mater un peuple qui manifeste pacifiquement et qui réclame la liberté,  la dignité, la démocratie et la justice sociale ?

    Ne vaut-il pas mieux de mourir pour une cause juste que de mourir d’un palu non soigné ou pour cause de manque d’ascenseurs à hôpital dans un pays qui engrange des centaines de milliards de pétrodollars chaque jour ?    

     

    Chers Compatriotes,

    Ce n’est pas pour servir les intérêts d’un Homme ou ceux d’un groupe ethnique quelconque que nous devons nous lever pour chasser notre dictateur, mais c’est pour notre liberté et notre dignité collective, C’est pour permettre l’instauration dans notre pays d’un système de gouvernance plus démocratique, plus humaine et plus juste qui favorisera de facto notre créativité et offrira ainsi de bien meilleures perspectives d’avenir à nos enfants,

     

    Chers Compatriotes,

    Chacun l’aura donc bien compris, il ne s’agit pas ici d’un combat partisan qui servirait les ambitions d’un Homme, d’une ethnie, d’une région ou d’une partie du pays contre une autre, mais bien d’un combat pour l’édification d’une véritable nation congolaise, moderne et fondée sur les valeurs de liberté, de démocratie et de justice sociale.

     

    Il s’agit donc bien d’un combat pour notre salut national, et notre peuple, le vaillant peuple congolais qui est un peuple mûr qui a toujours su se lever avec courage à chaque grand rendez-vous de l’histoire l’a très bien intégré.  A Brazzaville, à Pointe-Noire et partout ailleurs dans le pays, le peuple est prêt à descendre massivement dans la rue, les mains nues, pour demander de manière pacifique le départ du dictateur Denis Sassou Nguesso et son régime corrompu.

     

    C’EST POURQUOI LA DIASPORA DOIT MAINTENANT DONNER LE TEMPO

     

    RETROUVONS-NOUS LE SAMEDI 19 MARS 2011 A PARTIR DE 14h JUSQU'A 17h

    Place Victor HUGO à Paris 16è (non loin de l’ambassade du Congo en France)

    MetroVictor HUGO  - ligne 2 – Direction porte de Dauphine

       Contact : Maurille LOUZALA - tél. : 06 84 58 03 09

                        


    votre commentaire
  •                                                

     
    Intervention de l’A.R.D à la conférence de presse du 26 février 2011 à Brazzaville

     

     



    Distingués invités,

    Mesdames et Messieurs les journalistes,

    Militants et militantes de l’ARD,


    ...................................................................

    Aujourd’hui, les dictatures prennent l’eau de toute part. Un monde nouveau est en marche. Le vent de la liberté qui a déjà emporté les dictateurs Ben Ali et Hosni Moubarak en Tunisie et en Egypte souffle actuellement sur d’autres dictatures du monde arabe. C’est ici l’occasion pour l’ARD de saluer le courage et la combativité des peuples tunisiens et égyptiens, qui ont su surmonter la peur et les interdits, pour exprimer au grand jour leur soif de liberté et de démocratie.
    Ce mouvement de révolte qui aura assurément un effet domino, s’étendra à coup sûr à d’autres pays où les dictatures au pouvoir font la loi, à l’instar de celle du Congo.

    L’ARD appelle l’opinion internationale à soutenir et à renforcer les combats pour l’instauration d’une véritable démocratie en Afrique. Dans ce contexte, l’ARD dénonce l’envoi, dans le cadre de l’organisation de l’élection présidentielle en République Centrafricaine, d’éléments de la force publique congolaise, d’hélicoptères et d’experts en tricherie électorale du Congo Brazzaville, sous couvert d’observateurs électoraux. Ces derniers ont, d’après l’opposition de ce pays, perpétré des fraudes électorales, menaçant ainsi la paix civile dans ce pays frère.

    De même, l’ARD dénonce avec vigueur les manoeuvres de déstabilisation des pays de la sous-région d’Afrique centrale, orchestrées par le pouvoir de Brazzaville depuis un certain temps, notamment, les tentatives de déstabilisation de la République Démocratique du Congo où, d’après les médias internationaux, des hommes en armes du Congo Brazzaville ont été arrêtés dans la partie Est de ce pays voisin, où les populations aspirent à vivre en paix avec nous.

    En ce qui concerne le Congo, l’ARD lance un appel aux fonctionnaires, afin qu’ils comprennent que la prétendue revalorisation de la grille salariale est un bluff. Elle est un miroir aux alouettes pour ennoblir une basse opération d’escroquerie politique. Au lieu d’améliorer leur pouvoir d’achat, la nouvelle grille salariale diminue de 200 points en moyenne, le nombre de points de leur indice. C’est donc pour eux une régression et non pas un progrès. L’augmentation forfaitaire de 10.000 F ou de 15.000 F de leurs salaires est très insignifiante par rapport au coût très élevé de la vie. Ils méritent mieux et le pouvoir dispose d’énormes ressources financières pour améliorer de façon substantielle leurs salaires. C’est pourquoi, ils doivent redoubler de combativité pour exiger du gouvernement, une véritable revalorisation de la grille salariale de la fonction publique qui implique la prise en compte de l’évolution d’ensemble de la carrière des agents de l’Etat et du coût de la vie.

    L’ARD exhorte également, les jeunes, les élèves et étudiants sans lendemain, les diplômés sans emploi, les enseignants dits volontaires, les licenciés des entreprises liquidées, les retraités, bref, tous les exclus et toutes les victimes de la politique anti-sociale du pouvoir actuel, à vaincre la résignation, à se mobiliser et à s’organiser pour participer à la lutte de l’ensemble du peuple pour une alternance démocratique au Congo et une rupture totale d’avec ce régime qui s’ingénie à les maintenir dans un chômage massif, la misère, la précarité et l’extrême pauvreté.

    En matière électorale, l’ARD réitère sa proposition d’un dialogue politique préalable pour mettre en place les dispositions consensuelles pour toutes les opérations préélectorales et électorales et lance un vibrant appel aux forces politiques dans notre pays, afin qu’elles s’imprègnent des expériences de lutte des autres peuples (Tunisie, Egypte) et s’arment de courage pour les batailles politiques et sociales actuelles et futures.

    De façon générale, l’ARD lance un vibrant appel au peuple congolais, pour qu’il tire les enseignements de la lutte des autres peuples du monde, afin que se réalisent au Congo les conditions d’exercice d’une démocratie vraie en vue de l’alternance démocratique.
    De façon particulière, l’ARD appelle ses militants et sympathisants, à redoubler de vigilance, pour faire échec aux manoeuvres du pouvoir visant à déstabiliser l’opposition en général, l’ARD en particulier, à travers les intimidations, la corruption et les tentatives de mise en place en leur sein, de groupements politiques fantoches, acquis à son injuste cause.

    La suite Conférence ARD

    fait à Brazzaville le 26 Février 2011

     

    La Conférence des Présidents


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique