• Les deux défis indissociables pour le Congo : l'homme et le système politique.

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    Les deux défis indissociables pour le  Congo : l’homme et le système politique.<o:p></o:p>

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    Les affrontements armés qui ont pris, par la suite de fortes connotations ethniques, ont provoqué dans notre pays une évidente dysharmonie sociale. Loin de cicatriser les plaies, les slogans creux qu’affectionnent les chantres de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la Nouvelle Esperance" w:st="on"><st1:PersonName ProductID="la Nouvelle" w:st="on">la Nouvelle</st1:PersonName>  Esperance</st1:PersonName>, les ont ravivées.

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    En faisant table rase sur les acquis de <st1:PersonName ProductID="la CNS" w:st="on">la CNS</st1:PersonName>, les dirigeants actuels se sont dotés d’une nouvelle constitution, taillée sur mesure. Cependant, les rédacteurs de la dite constitution étaient beaucoup guidés par l’obsession de la stabilité politique qu’incarnerait un « Homme fort », en rejetant tout bonnement aux calendes grecques, la mise en place d’un climat propice à l’éclosion des valeurs, par une paix juste.

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    L’histoire nous rappelle obstinément que la démarche d’un  homme ayant tous les pouvoirs, ressemblait à s’y méprendre à celle d’un authentique dictateur.

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    Si un chef de tribu, Président de comité, Patron de petite entreprise, ou un  Meneur de bande  peut exercer tout seul le pouvoir dans un petit groupe social,  le pouvoir se divise nécessairement entre plusieurs gouvernants dès que le groupe s’étend. C’est vrai pour un Etat.  Un gouvernement au sens large du terme est cet ensemble de gouvernants, cette petite communauté dirigeante à l’intérieur de la grande. Or, en dépit de l’hypertrophie de la cour mpilienne ( pseudo conseillers, ministres, autres collaborateurs adeptes de l’allégeance etc..),  Sassou semble être isolé en tout point, d’autant plus que tout repose exclusivement sur lui.

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    Il a mis en place un système dans lequel il serait   le seul à générer les idées  et à les exécuter.  Comme il n’a aucune ambition pour son pays, il ne fait ni l’un ni l’autre. De même, ceux qui devraient jouer leur rôle dans l’initiative et dans l’exécution, ne le font pas, et pour cause, ils sont relégués dans des tâches qui relèvent de la pure sinécure. Résultat des courses : la culture rétrograde du « Ledza lenua » a pris le dessus sur les principes élémentaires de gestion de la cité.

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    Qu’on évoque la manière dont  Dénis NGokana à travers les sociétés écrans, siphonne impunément les abondantes recettes pétrolières de notre pays, ou encore qu’on mette à jour  l’édification des éléphants blancs (Okiessi), sans  oublier les fastes, d’un Edgar ou d’un Willy NGuesso qui spolient l'argent du contribuable congolais, le peuple congolais tétanisé, n’a face à ces turpitudes abondamment relayées par les ONG et par la presse internationale, que des yeux pour pleurer.

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    A un évident problème d’incompétence des hommes qui gouvernent le Congo, s’est greffé un autre boulet, plus insidieux, mais plus grave puisqu’il empêche notre pays d’entrer dans la modernité. Le manque de souplesse du système actuel le rend impuissant à tordre le coup à la morosité actuelle et attirer les compétences. Une des urgences de notre pays consiste  à penser un système plus rassurant qui permettrait de concilier la diversité ethnique et culturelle et la cohésion et la maturité que suppose l’appartenance à une seule et même nation.

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    Or, nous avons un système rigide, difficile à améliorer sans heurter les intérêts du clan des prédateurs. Et loin de consolider  des perspectives intéressantes pour la jeunesse, le Congo  assiste impuissant, à la fuite des cerveaux.  Les cadres et intellectuels congolais brillants, compétents et honnêtes ont été laissés au bord de la route, les uns tombant dans les consolations dérisoires de l’alcool, les autres repliés dans celles plus douillettes des organisations internationales, l’errance dans les capitales occidentales, laissant écœurés, le Congo aux arrivistes pressés et affairistes.

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    Le Congo est notre bien commun, plus qu’un devoir, c’est une exigence qui incombe à tous les fils et filles de ce pays, de  faire des propositions pour le tirer de cette mauvaise passe. Au cas contraire, ceux qui font la preuve de leur  incompétence depuis plus d’une décennie, ne se feront pas prier pour installer une monarchie médiévale et continuer superbement leur œuvre méprisable.

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    Pour dissuader tous les politiciens véreux, nous devons œuvrer pour un système qui nous offre la possibilité de se rebeller contre le fatalisme en conspirant un avenir désiré. C’est cet esprit de résistance face à l’adversité et d’action militante pour la conquête du futur qui est la clé du succès. A l’inverse, s’endormir sur la rente pétrolière ( qui du reste, ne profite qu’à Sassou et à son clan ) et se résigner à subir les changements, ne peuvent conduire qu’à l’implosion irréversible de notre cher Congo.

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    Pour terminer sur une note positive, je reste persuadé que ce n’est le temps que prendrait la mise en place d’un système de gouvernement viable qui compte, en fait, la construction d’une  véritable démocratie dans notre pays sera une œuvre de longue haleine, nous devons donc mettre tous les atouts de notre côté pour conjurer cette fois -ci  les affres de Sisyphe, condamné à faire rouler sur la pente d’une montagne un rocher retombant toujours avant d’avoir atteint le sommet.

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    Djess Dia Moungouansi.

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    Le blog de Djess<o:p></o:p>

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    Perspectives congolaises<o:p></o:p>

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    http://demainlecongo.oldiblog.com/<o:p></o:p>

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  • Commentaires

    1
    visiteur_said
    Mercredi 26 Décembre 2007 à 20:32
    Peux-tu nous dire où est ce qui viendra cet homme ? Je présume que les congolais n'auront pas de droit de cité ?

    Bien à toi
    2
    visiteur_Benda
    Mercredi 26 Décembre 2007 à 20:36
    Cher Djess

    Est-il possible de parler d'institutions sans hommes ? Ce sont deux défis indissociables, mais je paris le plus grand et le plus redouatble est bien l'homme, car, ce sont les hommes qui font l'Histoire et non l'inverse.
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