• Une pensée, une réflexion, une action efficace<o:p></o:p>

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    LE MANIFESTE DE LA RUPTURE

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    Table des matières :<o:p></o:p>

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    ¨     Titre 1 : Pères de l’indépendance et  l’œuvre de  RUPTURE avec la colonisation…………………………………………………………    .p.3<o:p></o:p>

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    ¨     Titre 2 : Indépendance et confiscation de l’esprit de RUPTURE : génération d’une culture politique rétrograde……………………  .p.5<o:p></o:p>

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    ¨     Titre 3 : La Conférence nationale : échec de la mise en œuvre de LA RUPTURE…………………………………………………………… .p.8<o:p></o:p>

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    ¨     Titre 4 : Résurgence de l’esprit de RUPTURE : mode d’emploi.. p.10<o:p></o:p>

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    ¨     Titre 5 : RUPTURE  et  ruptures ………………………………..  p.13<o:p></o:p>

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    Une aspiration politique s’affirme de plus en plus comme l’esprit politique de notre temps : L’aspiration à  LA RUPTURE.

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    Cette aspiration est en train d’établir une véritable ligne de démarcation politique entre les porteurs d’une nouvelle culture politique, et des forces et personnalités politiques congolaises qui perpétuent la culture politique rétrograde actuellement en vogue, ou souhaitent simplement récupérer cette aspiration en manifestant les mêmes symptômes de la culture politique rétrograde, maintenant de ce fait le statu quo.

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    De ce constat, deux choses en résultent.

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    Primo que LA RUPTURE avec la culture politique rétrograde en vogue dans notre pays supportant à quelques variantes près, les différents régimes politiques qui se sont succédés, depuis notre indépendance, s’affirme comme une exigence politique incontournable pour l’avènement d’un Congo nouveau.

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    Ensuite qu’il est grand temps que les porteurs de LA RUPTURE exposent au peuple congolais, la nature de cette RUPTURE politique, ses buts, et la philosophie politique qui la sous-tend, afin que chacun puisse être suffisamment armé pour discerner le vrai de l’ivraie.

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    C’est à cette fin, que les porteurs de LA RUPTURE se sont retrouvés ce Dimanche 21 mars et ont rédigé le manifeste suivant.

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    I- LES PERES DE L’INDEPENDANCE ET L’ŒUVRE DE RUPTURE.<o:p></o:p>

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    « Au point de vue politique, il n’y a qu’un seul principe, la souveraineté de l’homme sur lui-même. Ce principe de souveraineté s’appelle liberté », Victor Hugo.

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    Ce principe de liberté croissait dans les cœurs et les esprits de certains Congolais qui très tôt avaient compris que la dignité d’un peuple exigeait que celui-ci soit maître de son destin en s’organisant selon le projet politique de son choix.

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    Ces précurseurs de la liberté, les plus connus tels que Matsoua, Charles Kibangou, et tous ceux qui ont œuvré dans l’ombre, s’étaient tous dressés, chacun à sa manière contre le système colonial.

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    La lutte pour la liberté des Congolais en particulier et des Africains en général était entendue à cette époque comme une lutte de RUPTURE avec le système colonial qui prévalait partout en Afrique noire.

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    La Rupture avec le système colonial voulue par nos pères de l’indépendance impliquait la déconstruction des fondements mêmes de ce système constitué des dénégations de notre humanité, de notre capacité d’organisation politique libre, et de notre intelligence à générer toute civilisation.

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    Le système colonial était porté par une culture politique de supériorité raciale dont la mise en œuvre n’était possible et justifiée à posteriori qu’en organisant des conditions matérielles d’une incapacité des Africains et des Congolais à s’organiser librement et à générer une économie propre à leurs intérêts.

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    Pour ce faire, la déstructuration de toute autorité politique coutumière était encouragée, la constitution d’une élite intellectuelle locale pour soutenir l’œuvre coloniale locale était accentuée, et enfin, était édifiée une administration régulant les transactions entre la colonie et la métropole.

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    Il apparaît déjà ici, deux tendances, la tendance des patriotes se battant contre la culture politique de supériorité raciale fondant le système colonial et la tendance collaborationniste au système colonial.

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    La première tendance poursuivait la RUPTURE avec le système colonial à travers l’édification d’une société politique libre, disposant de son propre destin politique et à même de démentir les préjugés sur les africains contenus dans la culture politique de supériorité raciale.

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    Ce combat politique de RUPTURE était porté par les valeurs de dignité, de liberté et de prospérité économique dans le cadre d’institutions indépendantes du système colonial.

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    En revanche, la deuxième tendance visait à continuer le système colonial ainsi que la culture politique de supériorité raciale qui le sous-tendait en profitant  des privilèges qu’accordait de servir les intérêts du colon.

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    Aussi, le système colonial disposait-il, de congolais façonnés à son image qui ne trouvaient aucun intérêt à soutenir l’œuvre de RUPTURE et n’envisageaient aucun avenir politique possible du Congo en dehors de la France.

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    C’est ainsi que les assassinats et disparitions de ceux qui se battaient pour la RUPTURE avec le système politique colonial fondé sur la supériorité raciale, pour des valeurs de dignité et de liberté, ont largement profité à la tendance collaborationniste recherchant le maintien de leurs privilèges vis-à-vis des Congolais dit paysans ou non instruits.

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    C’est dans ce contexte que survint l’indépendance de notre pays, l’esprit de RUPTURE habitant les combattants de la liberté était confisqué par la tendance collaborationniste.

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    1. INDEPENDANCE ET CONFISCATION DE L’ESPRIT DE RUPTURE : GÉNÉRATION D’UNE CULTURE POLITIQUE RETROGRADE.<o:p></o:p>

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    «  Les colonies ne cessent pas d’être des colonies parce qu’elles sont indépendantes. » , Benjamin Disraeli.

     

    L’idéal de ceux qui s’étaient levés contre le système colonial était de construire un Etat en mesure d’affirmer l’humanité du Congolais, c’est-à-dire sa capacité de se gouverner librement dans l’unité et la dignité en élevant son niveau de vie et de conscience.

    Les valeurs de liberté, de dignité, d’unité et de prospérité devraient donc être les principaux facteurs de construction politique de notre pays lors de son indépendance.

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    Aussi, en restant au plus près de ces valeurs, il aurait fallu lors de l’indépendance, penser et organiser l’unité des peuples circonscrits dans l’espace géographique de notre pays, mettre en place des institutions à même de sauvegarder notre liberté et donc notre dignité, et enfin inventer le système financier adapté à nos intérêts économiques.

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    Face à ces exigences, suite logique du combat pour la RUPTURE d’avec le système colonial mené par nos pères de l’indépendance, notre indépendance s’est plutôt faite dans une continuité déguisée avec le système colonial.

    L’esprit de RUPTURE porté par ceux qui s’étaient battus pour un Congo libre dans la dignité, s’est retrouvé confisqué ou étouffé.

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    Aussi, au lieu d’une culture politique patriotique de dignité et de prospérité économique pour notre peuple, nous allons assister à la génération d’une culture politique rétrograde. Cette culture politique rétrograde constitue une sorte de transposition imparfaite de la culture politique de supériorité raciale supportant le système colonial.

    En effet, la supériorité raciale véhiculée par la culture politique supportant le système colonial est transposée dans la culture politique rétrograde par le tribalisme ou la doctrine prônant la conquête et la conservation du pouvoir par une ethnie au détriment des autres occupants le même espace géographique.

    Il est aisé de constater comment au sein de l’élite congolaise contemporaine de l’indépendance va se construire la tribalisation de la vie politique comme l’a été la racialisation de la gestion coloniale du Congo.

    Aussi, la manipulation de l’ethnie à des fins politiques, avatar de la manipulation raciale issue du système colonial, va s’ancrer dans la culture politique post indépendance du Congo-Brazzaville.

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    À cela va s’ajouter l’enrichissement illicite des hommes politiques en lieu et place de la prospérité nationale.

    L’enrichissement illicite apparaît ici comme la continuation locale de la spoliation des richesses du Congo orchestrée par le système colonial.

    Nous constatons ainsi que la culture politique du système colonial, à l’endroit de laquelle LA RUPTURE  a été étouffée, réapparaît après notre indépendance sous la forme d’une culture politique locale,  impropre à tenir les promesses des pères de l’indépendance.

    La supériorité raciale devient le tribalisme, la spoliation de nos richesses devient l’enrichissement illicite et la violence orchestrée par le colon à notre encontre et fondée sur notre supposé infériorité, devient une violence entre congolais fondée sur le tribalisme.

    Le refus systématique du colon de se voir contredire par le colonisé, devient un refus ou une évacuation du débat contradictoire sur la scène politique de notre pays.

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    C’est ici que la culture politique rétrograde générée par l’élite politique post indépendance apparaît en dernier ressort comme la continuation sous une autre forme de la culture politique ayant supportée le système colonial.

    Il en résulte que l’unité des tribus composant le Congo autour d’un même projet politique disparaît pour une superposition d’ethnies dont les élites respectives se font la guerre pour accéder au contrôle de l’administration léguée par le système colonial.

    La liberté des Congolais qui devait garantir leur dignité est substituée à une dépendance monétaire, diplomatique, politique et économique.

    En dehors de la petite île de croissance économique du gouvernement Massamba Débat dans le grand Océan de déliquescence généralisée, notre pays est tiré vers le bas par une culture politique qui s’inspire inconsciemment de la culture politique du système colonial.

    Des assassinats politiques, des détournements d’argent publiques, l’utilisation de la fibre ethnique comme outil d’accession au pouvoir, et la propension à imposer son point de vue hors de toute contradictoire, sont autant des symptômes de la culture politique rétrograde, tirant notre pays vers le bas.

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    Cette culture politique, continuation de la culture politique du Colon, traverse quasiment toute la classe politique avec des variantes, et explique la nature des institutions politiques édifiées les unes après les autres.

    Toutes ces institutions ont en commun de ne pas prendre en compte les autorités coutumières des ethnies composant notre pays dans le cadre de l’organisation politique, elles sont simplement ignorées ou manipulées comme au temps de la colonisation.

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    Aussi, le mimétisme local de la culture politique de supériorité raciale du système colonial abouti à un Etat sans Etat, une sorte d’apparence institutionnelle où se continue l’œuvre coloniale à travers une culture politique rétrograde.

    Cette culture politique rétrograde, sorte d’avatar  de la culture politique de la supériorité raciale n’a été possible qu’avec la confiscation de l’esprit de RUPTURE des pères de l’indépendance. La conférence nationale espérait ainsi asseoir LA RUPTURE avec cette culture politique rétrograde.

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    1. LA CONFÉRENCE NATIONALE : ECHEC DE LA MISE EN ŒUVRE DE L’ESPRIT DE RUPTURE.

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    Le préambule du règlement intérieur de la conférence nationale soulignait  l’objectif de ce grand moment national :

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    «  Pour repenser le Congo, et le reconstruire, il importe de rétablir le peuple congolais dans la plénitude de ses attributs de souveraineté (…) La conférence a pour mission essentielle de redéfinir les valeurs fondamentales de la Nation et de créer les conditions d’un consensus national en vue de l’instauration d’un Etat de Droit et d’une démocratie pluraliste, conditions nécessaires à un développement harmonieux de notre pays. »

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    La conférence nationale dressera un bilan négatif de notre pays en mettant en exergue les maux causés par les symptômes de la culture politique rétrograde : assassinats politiques, détournement de deniers publics, tribalisme dans la gestion de la chose publique…..

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    Fait remarquable, les nouveaux acteurs politiques constitués en majorité d’universitaires et de la catégorie des « diplômés sans emploi », selon la formulation en vogue. Ce sont ces nouveaux acteurs qui dirigeront les principales commissions chargées de recueillir les aveux et témoignages des personnes convoquées. Très actif durant les quatre premiers mois des travaux, tant ils étaient désireux de disqualifier les aînés « politiques » en mettant en avant la moralisation de la vie politique nationale, au point où la page  3 du rapport de « déclaration de politique générale » avait provoqué une réaction vigoureuse de ces aînés politiques.

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    C’est alors qu’au moment de rendre public les différents rapports des commissions, des divergences apparaîtront dans la désignation des dirigeants qui auraient commis des crimes politiques et économiques. Le front établi cette fois-ci par les aînés « politiques », toutes tendances confondues, mettant en avant la fibre ethnique finira par avoir raison de la détermination des cadets « politiques ». Ces derniers s’aligneront derrière les aînés politiques.

    Nous constatons que la volonté de mettre en œuvre LA RUPTURE avec la culture politique rétrograde manifestée par la jeunesse lors de la conférence nationale souveraine a été finalement étouffée.

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    La conférence nationale entendait pourtant inaugurer une nouvelle ère en totale RUPTURE avec l’ère du monopartisme où régnaient tous les symptômes de la culture politique rétrograde.

    Le manque de détermination et d’organisation de la jeunesse, a favorisé le retour des porteurs de la culture politique rétrograde.

    Nous assistons alors à un détournement des outils démocratiques par la culture politique rétrograde, celle-ci faisant du pluralisme politique, le pluralisme ethnique, des partis politiques, des partis ethniques, et la conquête du pouvoir une fois de plus devint un moyen d’enrichissement illicite.

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    Une fois de plus, un moment qui aurait pu être celui de la réalisation des valeurs d’unité, de liberté dans la dignité et de prospérité économique, poursuivies par nos pères de l’indépendance, a été détourné par les porteurs de la culture politique rétrograde.

    La période post conférence nationale illustre sans conteste le triomphe de la culture politique rétrograde dans tout son éclat, tous les symptômes de cette culture sont portés à leur paroxysme : Tribalisme, enrichissement illicite, violences politiques, retour à l’intolérance et à la pensée unique après le 5 juin 1997.

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    Tout ceci nous apprend que l’adversaire de l’épanouissement de notre humanité est un ensemble des comportements constituant une véritable culture se manifestant sans distinction de tribu, d’origine, ou d’âge.

    Les rétrogrades sont présents dans toutes les tribus, dans tous les partis politiques, dans toutes les tranches d’âge et peuvent être reconnus par les symptômes de leur culture politique. Il ne s’agit donc pas de lutter contre des tribus ou des régions mais contre cette culture qui se manifeste indifféremment car elle plonge ses racines au plus profond de notre inconscient en perpétuant sur le plan local la culture politique du système colonial.

    Cette culture s’est renforcée pendant toute la période post indépendance et gangrène encore aujourd’hui une grande partie de notre classe politique.

    LA RUPTURE avec cette culture politique supportant le système politique actuel devient plus qu’un devoir, une affirmation de notre humanité au sein de la grande famille humaine.

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    1. RESURGENCE DE L’ESPRIT DE RUPTURE : MODE D’EMPLOI.<o:p></o:p>

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    « La plus grande difficulté n’est pas de persuader les gens d’accepter de nouvelles idées, mais de les persuader d’abandonner les anciennes »

    John Maynard Keynes.

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    Cinquante ans après notre indépendance formelle, la jeunesse africaine en général et Congolaise en particulier comprend de plus en plus la nécessité de renouer avec les valeurs politiques poursuivies par nos pères de l’indépendance.

    Renouer avec les valeurs d’unité, de liberté dans la dignité et la prospérité économique ne peut se faire dans un cadre politique soutenu par une culture politique dont les manifestations sont aux antipodes de ces valeurs.

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    C’est comprendre que LA RUPTURE est un mouvement politique  qui s’inscrit en deux temps.

    Le premier temps ou la première phase de l’œuvre vise à déconstruire la culture politique rétrograde actuellement en vogue ainsi que le système politique émanant d’elle.

    La deuxième phase consistera à l’instauration d’un ordre politique réalisant les valeurs d’unité, de liberté dans la dignité et de prospérité économique.

    Pour comprendre la première phase, il convient de partir du principe que la culture politique  rétrograde n’est qu’une continuation locale de la culture politique coloniale en ce qu’elle a pour  finalité  de déshumaniser le Congolais, de le spolier, et de l’inscrire à jamais dans l’indignité et l’asservissement.

    Aussi, comprendre cela c’est savoir que l’œuvre de RUPTURE est une œuvre de réhabilitation de notre humanité et de notre dignité dans la droite ligne des valeurs des pères de notre indépendance.

    <o:p> </o:p>

    La première phase de l’œuvre visant à déconstruire la culture politique en vogue ainsi que le système politique émanant d’elle, implique de bien connaître les symptômes ou manifestations de celle-ci.

    La culture politique rétrograde est une somme d’habitudes politiques manipulant l’ethnie pour conquérir l’administration d’Etat, confondant le trésor public de son patrimoine privé, et résolvant toute contradiction politique par la violence. Cette somme d’habitudes politiques ne pouvait se préserver que dans le cadre d’institutions la tolérant ou la laissant subsister.

    Aussi, le détournement de l’ethnie à des fins politiques ne pouvait se concevoir qu’en tolérant que les nominations aux postes de responsabilité se fasse sur ce fondement, et donc que l’Etat tout entier ne devienne une sorte de grand village.

    De même, comment s’enrichir illicitement sans faire de ce vice une composante même du gouvernement de l’Etat ? et  la violence politique comme moyen de conquête ou de conservation du pouvoir d’Etat ?

    La culture politique rétrograde génère donc une pratique institutionnelle propre à répondre à ses différentes manifestations.

    <o:p> </o:p>

    Aussi, LA RUPTURE d’avec cette culture politique conduira nécessairement à celle d’avec la pratique institutionnelle car les deux sont consubstantielles.

    La déconstruction de la culture politique rétrograde exige durant la période qu’elle est encore au pouvoir, de lui opposer une autre culture comportant d’autres habitudes politiques. La culture politique à opposer à celle qui est en vogue actuellement doit se fonder sur les valeurs d’unité, de patriotisme, de liberté dans la dignité et de prospérité économique, valeurs chères à nos pères de l’indépendance.

    <o:p> </o:p>

    En effet, jusqu’à ce jour, notre peuple s’est habitué à des pratiques politiques rétrogrades, et la mise en avant d’un discours de RUPTURE aura  la vertu de lui faire comprendre que le mal du Congo est  au-delà des personnes car ce mal est une culture politique avec différentes variantes suivant les personnes ou les régimes, se retrouvant dans la quasi totalité de nos hommes politiques.

    Ce discours permettra à notre peuple d’être prêt pour un changement en profondeur de notre société.

    En clair, la première phase de RUPTURE  exige d’abord un travail sur nous mêmes, une discipline intérieure impliquant un esprit de service pour notre peuple, un esprit d’abnégation pour notre cause et une détermination sans faille à réaliser la dignité de notre peuple ne laissant de place à aucune lutte d’ego.

    Cette discipline intérieure nous permettra ainsi de générer une culture politique se manifestant par le patriotisme, le sens de la dignité des nôtres, la liberté d’esprit et la rigueur dans la gestion.

    <o:p> </o:p>

    Chacune de ses qualités est en elle-même un antidote de chacune des manifestations de la culture politique rétrograde.

    <o:p> </o:p>

    En effet, l’engagement pour une unité nationale véritable participe à déconstruire le détournement de l’ethnie à des fins politiques, le patriotisme et le sens de la dignité ne laissent aucune place à l’enrichissement illicite.

    Il s’agit donc pour notre première phase d’opposer à la culture politique rétrograde, continuation de la culture politique supportant le système colonial, une culture politique imbibée des valeurs de nos pères de l’indépendance.

    La déconstruction de la culture politique rétrograde ne pourra être effective qu’à travers la deuxième phase de notre œuvre.

    La première phase est celle de la génération  en nous-mêmes de la discipline intérieure propice à générer une nouvelle culture politique de dignité. Cette première phase nous offre un outil de combat contre la culture politique rétrograde.

    La seconde phase est celle qui fonde les conditions matérielles de la réalisation effective de LA RUPTURE.

    La réalisation effective de LA RUPTURE ne sera consommée qu’avec la mise en place d’un système politique fondé sur la nouvelle culture politique véhiculant les valeurs d’unité, de liberté dans la dignité et de prospérité économique.

    <o:p> </o:p>

    Ce système politique pour asseoir l’unité devra résoudre le problème du détournement ethnique en intégrant la diversité culturelle de notre pays sur le plan politique. Ce système devra pour préserver notre liberté dans la dignité avoir des institutions suffisamment fortes pour préserver notre indépendance, sans laquelle aucune dignité politique d’un peuple n’est envisageable.

    Il s’agit donc pour notre œuvre de RUPTURE de sortir le Congo d’un système politique soutenu par une même culture politique quel que soit les changements de régime. Tous ces régimes ont souvent pour points communs : Tribalisme, enrichissement illicite, violence politique et refus du contradictoire.

    Aussi, notre philosophie politique est simple, combattre partout où elle se manifeste la culture politique rétrograde car sans elle le système  politique tout entier s’écroulera de lui-même.

     La conférence nationale n’a pu être possible que parce que Bokamba et jean Marie Michel Mokoko, ont pu en ce moment là,  se libérer de cette culture politique en sortant du cadre tribaliste ou régionaliste pour penser Patrie. Au moment où Marien Ngouabi ne considérait plus que l’intérêt du Congo, il est sorti des considérations tribales pour aller vers un plus compétent économiquement que lui : Massamba Debat.

    <o:p> </o:p>

    Tout cela, nous incline à penser que le recul de la culture politique rétrograde dans notre pays  a toujours été une chance d’évolution dans la dignité de notre peuple. Il s’agit donc de combattre cette culture ainsi que le système politique généré par lui.

    C’est dire que notre objectif final est d’instaurer un système politique porté par des valeurs d’unité de notre peuple et donc en mesure de générer un sentiment national partagé, de dignité dans la liberté et donc préservant notre indépendance, et enfin de prospérité économique pour renouer avec ces valeurs chères à nos pères de l’indépendance.

    Nous disons par là qu’il ne peut y avoir d’unité véritable sans sentiment national partagé, de liberté dans la dignité sans indépendance, et d’avenir stable sans prospérité économique.

    Toutes ces valeurs portées par l’œuvre de RUPTURE maintiennent éveillées au fond de nous mêmes, les rêves de nos pères de l’indépendance.

    <o:p> </o:p>

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    V.                RUPTURE ET ruptures.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    « La vertu ne va jamais seule, elle attire toujours des imitateurs. » Confucius.

    Il s’agit ici de distinguer l’œuvre de RUPTURE à des terminologies qui lui sont étrangères.

    <o:p> </o:p>

    a) La rupture phraséologique :

    <o:p> </o:p>

    La rupture phraséologique peut être définie comme une démarche politique utilisant la récurrence du mot rupture pour distiller l’idée d’un changement politique. Ici, la rupture est utilisée  dans son sens sémantique littéral impliquant un changement ou une fracture dans un domaine quelconque. Cela ne suppose donc nullement toute la philosophie politique de l’œuvre de RUPTURE telle que développée ici. Cette rupture phraséologique peut se manifester comme la perception de la nécessité d’un changement profond sans nécessairement prendre en compte le facteur véhiculant et maintenant la situation exigeant changement.

    A ce stade, le mot se limite à sa charge sémantique et ne véhicule pas encore la philosophie politique construite et initiée par le cercle.

    <o:p> </o:p>

    b) La rupture d’opportunisme :

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    La rupture d’opportunisme est une autre variante de la culture politique rétrograde qui se fondant sur la rupture phraséologique utilise la sémantique pour conquérir et conserver le pouvoir.

    Ici, le sens sémantique de rupture est utilisé dans le seul objectif de parvenir au pouvoir et y manifester les symptômes de la culture politique rétrograde.

    Cette terminologie est de l’ordre de la démagogie, et n’entend en aucun moment créer les conditions d’une véritable RUPTURE qui implique de diagnostiquer le mal et de prévoir les remèdes nécessaires.

    Nous pouvons dire que le changement attendu après la conférence nationale auprès des grands partis traditionnels participe à la rupture d’opportunisme qui change les hommes et ne s’inscrit pas dans une démarche de RUPTURE impliquant de localiser le véritable vecteur de stagnation pour l’éradiquer.

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    c) la rupture demi-mesure :<o:p></o:p>

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    La rupture demi-mesure est celle qui se réalise dans un Etat sans travailler pour la réaliser dans les autres Etats Africains. LA RUPTURE pour être pleine et entière doit prendre en compte cette donnée géostratégique car elle ne peut être véritablement effective que lorsqu’elle se stabilisera dans tous les pays africains baignant dans la même culture politique rétrograde.

    Œuvrer pour la RUPTURE c’est donc accompagner les autres forces de RUPTURE partout en Afrique, au risque d’aboutir à une rupture demi-mesure sans lendemain véritable.

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