• La jeunesse congolaise, se donne-t-elle les moyens de s’ériger en ultime rempart avant l’abîme ?

    <o:smarttagtype namespaceuri="urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" name="metricconverter"></o:smarttagtype><o:smarttagtype namespaceuri="urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" name="PersonName"></o:smarttagtype><xml><w:worddocument><w:punctuationkerning><w:validateagainstschemas><w:compatibility><w:breakwrappedtables><w:snaptogridincell>                                             </w:snaptogridincell></w:breakwrappedtables></w:compatibility></w:validateagainstschemas></w:punctuationkerning></w:worddocument></xml><xml><w:worddocument><w:punctuationkerning><w:validateagainstschemas><w:compatibility><w:breakwrappedtables><w:snaptogridincell>                   </w:snaptogridincell></w:breakwrappedtables></w:compatibility></w:validateagainstschemas></w:punctuationkerning></w:worddocument></xml><xml><w:worddocument><w:punctuationkerning><w:validateagainstschemas><w:compatibility><w:breakwrappedtables><w:snaptogridincell>

    La jeunesse congolaise, se donne-t-elle les moyens de s’ériger en ultime rempart avant  l’abîme ? <o:p></o:p>

    La farce électorale du 12 juillet <st1:metricconverter productid="2009 a" w:st="on">2009 a</st1:metricconverter> emporté aux mille diables, les derniers espoirs de la jeunesse congolaise. L’insigne impéritie du pouvoir actuel, se traduit par la vacuité d’un réel projet mettant en exergue les préoccupations de cette jeunesse. Au contraire,  il   se contente de  distiller à dose homéopathique, une forme  de résignation anesthésiante. Tout le long de l’histoire de notre pays, cette jeunesse a été instrumentalisée par le leaders véreux  qui l’ont  utilisée tour à tour  comme pourvoyeur de voix et chair à canon. Toute fois,  ne devrait-elle pas conjurer ce rôle passif  en prenant son destin en mains? <o:p></o:p>

    C’est de notoriété publique ! « C'est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à  la température normale. Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents. » - Georges Bernanos. La jeunesse a toujours été le  catalyseur des grands évènements que le monde a connus. De la chute du mur de Berlin en passant par les grands  mouvements qui ont permis l’avènement du processus démocratique en Afrique au début des années 90, la jeunesse a toujours été aux avants postes. Celle du Congo, comme toutes les jeunesses du monde, est caractérisée par  cet élan de liberté, et par la propension à prendre de risques, mais elle est également galvanisée par l’idéalisme. Elle avait déjà fait preuve d’un courage extraordinaire lors des premières contestations qui finirent par fragiliser l’autorité du pouvoir du parti unique dans les années 80. En juillet 2008,  en marge des obsèques de J.P. Tchystère Tchikaya à Pointe-Noire, elle nous a également convaincus de son envie à vouloir changer le monde à sa manière.<o:p></o:p>

    Cependant, un regard inquisiteur sur notre histoire récente nous laisse pantois quant  au rôle  de cette jeunesse, dans une période importante de l’histoire de notre pays. On peut affirmer, sans risque de se tromper qu’une  frange non représentative de la jeunesse congolaise, présente à <st1:personname productid="la CNS" w:st="on">la CNS</st1:personname> n’avait pas réellement pris ses responsabilités. Faute de n’avoir fait ni le bilan, ni l’audit de l’Etat du Congo, la dynamique du changement s’était enrayée à sa grande stupeur. En faisant allégeance à ceux là même qui avaient des vieux comptes à régler entre eux, leur énergie avait été insidieusement récupérée et mise au service du mal, notamment pour se faire une virginité et pour satisfaire leurs intérêts égoïstes. Trop vieux d’esprit et de caractère, ces jeunes avaient simplement succombé à la manipulation des leaders, qui n’attendaient pas moins pour masquer leur impuissance et  accéder ou  se maintenir au pouvoir. On connaît la suite…<o:p></o:p>

    Bien que soumise à des forces et  des logiques qui lui échappent parce que dictées par les aînés en mal de projets, il n’en demeure pas moins que cette jeunesse soit à certains égards, créatrice de son histoire. Tout en osant le pari du changement dans la modernité, elle a l’obligation de concevoir des réels projets de société, en tenant compte des exigences de ce siècle nouveau. Tant d’occasions ratées par le biais desquelles, on aurait pu imprimer cette touche essentielle dans l’édification de cette nation, encore hésitante, à mon sens.<o:p></o:p>

    Toutes les victoires ont un prix,  et la jeunesse congolaise doit s’acquitter du sien en s’opposant avec la dernière énergie à la déstructuration délibérée du tissu éducatif , qui est devenue le sport préféré du système actuel. Le but inavoué d’une telle démarche  est connu :  abrutir le citoyen en le privant des moyens intellectuels appropriés susceptibles de mettre en lumière leur incompétence par une analyse des résultats des politiques engagées. Le démantèlement de l’Université de Brazzaville ou le désolant spectacle  des écoles dépourvues des tables- bancs pour un pays producteur de bois, relèvent d’une  impudence qui  n’obéit nullement  à des contingences financières imposées par les Institutions Financières Internationales, il répond à des considérations d’ordre stratégique : anéantir ce pôle de contestation par excellence.<o:p></o:p>

    En imposant un réel rapport de force, les jeunes pourraient intégrer toutes les grandes formations  politiques du pays ou en créer des nouvelles qui épouseraient plus l’air du temps  afin de marquer la rupture avec les pratiques aux relents nauséeux que nos aînés affectionnent tant. Ce changement de cap ne pourra être durable et viable que lorsqu’il ne fera pas l’objet d’un décret, ni croire naïvement à un déterminisme du changement. Il doit être le résultat d’une démarche claire, lisible, osée dans laquelle, le Congo serait le principal bénéficiaire.<o:p></o:p>

    Les Congolais ont en effet trop facilement cru au déterminisme du changement, comme si l’adoption d’une nouvelle Constitution le 15 Mars 1992, suffisait pour impulser le changement de la société. Celle du 20 Janvier 2002,   élaborée pour assouvir les ambitions d’un seul homme, a comme il fallait s’y attendre,  consacré une dictature constitutionnelle.  La tentative d’appliquer aux réalités sociales le postulat déterministe est hasardeuse. Le déterminisme social ne saurait être calqué sur celui des faits physiques. D’ailleurs, l’importance stratégique de la place et du rôle des acteurs dans le processus de changement, notamment cette force de frappe des jeunes, avait été mal utilisée ou méconnue. Les jeunes ne s’imposeront jamais dans ces structures par la simple force du Saint-Esprit. On doit donc éviter toute confusion, comme c’était le cas sous la période de transition dirigée par Milongo ou le rôle de faire-valoir qu’endossent actuellement les jeunes  qui s’agglutinent autour du festin. Tant que les conditions d’un vrai changement ne seront  jamais  mises en place, nous n’assisterons malheureusement qu’à une amorce du changement. Nuance !<o:p></o:p>

    Il est urgent de ne pas s’accrocher au jeunisme, cette doctrine rétrograde qui ferait penser à une rente inépuisable dont le bon Dieu nous serait redevable, ni au déterminisme organiciste, fondamentalement immobiliste. La jeunesse doit plutôt s’appuyer sur une véritable stratégie, adaptée au management de la société systémique et syncrétique qu’est le Congo et ceci dans un caniveau des desseins clairement exprimés.<o:p></o:p>

    Les idées ne sont rien sans réelle stratégie. Les pesanteurs de la société actuelle sont telles qu’il importe de bien redéfinir leurs interactions pour mieux saisir la complexité de notre paysage politique. Ce n’est qu’en saisissant les stratégies élaborées dans les officines de Mpila visant la conservation coûte que coûte du pouvoir, désormais à caractère médiéval, que l’on pourrait élaborer la contre-stratégie idoine.<o:p></o:p>

    Disons-le sans ambages, la présence des jeunes aux commandes des grandes formations politiques n’est pas la panacée, encore faudrait-il qu’elle soit le fruit d’une stratégie lisible. Les jeunes qui se bousculent actuellement aux portillons du RMP par exemple,  n’ont aucune d’ambition pour ce pays, ils sont attirés par les pétro-Cfa  qui jonchent  la cour mpilienne.  Les uns et les autres rivalisent d’imagination pour s’attirer les faveurs du chef de clan et les méthodes les plus basses ne sont plus exclues pour donner du cynisme au spectacle. La jeunesse congolaise a tout bonnement perdu le grand rêve. <o:p></o:p>

    C’est à elle de donner corps à ce rêve,  celui là qui a toujours été au commencement de chaque civilisation. C’est cette sorte d’épopée qui permit à Homère de donner à <st1:personname productid="la Gr│ce" w:st="on">la Grèce</st1:personname> et aux Hellènes un rêve de grandeur. Virgile concrétisa le sien en confiant <st1:personname productid="la Rome" w:st="on">la Rome</st1:personname> impériale aux latins<o:p></o:p>

    Le Congo est à l’agonie, et les Congolais dans leur majorité, aspirent à un réel changement, ils sont prêts à accepter les sacrifices pour justifier cette exigence, pour peu que, cette fois-ci, les jeunes prennent véritablement leurs responsabilités.<o:p></o:p>

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    Djess dia Moungouansi<o:p></o:p>

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    Le blog de Djess<o:p></o:p>

    http://demainlecongo.oldiblog.com<o:p></o:p>

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    <o:p>Article également publié sur :
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    <o:p> - Zenga-Mambu : http://www.zenga-mambu.com/fiche.php?id=1454</o:p>

    <o:p>- Le Moustique :http://www.congo-internet.com/dossiers/dossiers.php?val=1074_la+jeunesse+congolaise+se+donne-t-elle+moyens+s+eacuteriger+ultime+rempart+avant+abicircme+</o:p>

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