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    Ce dossier est de Maître Tony Moudilou qui m'a donné l'autorisation de le publier sur ce blog

     

    Djess

     

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    LE CRIME DE HAUTE TRAHISON : C’ÉTAIT, IL Y A 30 ANS, L’ASSASSINAT DU PRÉSIDENT MARIEN NGOUABI DANS UN COUP D’ÉTAT DIRIGÉ PAR MONSIEUR DENIS SASSOU NGUESSO.<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

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    « Il faut faire de sorte que notre mémoire nationale reste en éveil et se souvienne, ceci pour nos générations futures et que rien ne soit tronqué, dépravé, trafiqué, manipulé, falsifié et émasculé »  L’auteur.

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    <?xml:namespace prefix = v ns = "urn:schemas-microsoft-com:vml" /><v:shapetype id=_x0000_t75 coordsize="21600,21600" o:spt="75" o:preferrelative="t" path="m@4@5l@4@11@9@11@9@5xe" filled="f" stroked="f"><v:stroke joinstyle="miter"></v:stroke><v:formulas><v:f eqn="if lineDrawn pixelLineWidth 0"></v:f><v:f eqn="sum @0 1 0"></v:f><v:f eqn="sum 0 0 @1"></v:f><v:f eqn="prod @2 1 2"></v:f><v:f eqn="prod @3 21600 pixelWidth"></v:f><v:f eqn="prod @3 21600 pixelHeight"></v:f><v:f eqn="sum @0 0 1"></v:f><v:f eqn="prod @6 1 2"></v:f><v:f eqn="prod @7 21600 pixelWidth"></v:f><v:f eqn="sum @8 21600 0"></v:f><v:f eqn="prod @7 21600 pixelHeight"></v:f><v:f eqn="sum @10 21600 0"></v:f></v:formulas><v:path o:extrusionok="f" gradientshapeok="t" o:connecttype="rect"></v:path><o:lock v:ext="edit" aspectratio="t"></o:lock></v:shapetype><o:p></o:p>

    Introduction :<o:p></o:p>

    Il y a trente (30) ans un jeune homme pour le moins qu’on puisse dire et que l’on prenait pour un agneau ou une eau dormante, s’était transformé en un loup dangereux. Il est dénommé Sassou Nguesso. Il s’introduisit par infraction dans notre basse cour  (le Congo), tuant, assassinant tout sur son passage : brebis, agneaux, moutons, chèvres, vaches, bœufs. Et depuis, il a fait carrière, il n’a pas arrêté son ascension fulgurante, effrénée et sulfureuse dans le crime. En décapitant la tête du Président Marien Ngouabi qui fit de lui, ce qu’il est aujourd’hui, il signait là, son plus gros crime. Et l’homme jadis, appelé « femmelette », considéré comme l’eau trouble dont on n’y sait pas qu’il y a des boas, des crocodiles, des sangsues, des serpents d’eau,  rentrait par la grande porte, dans la cours des grands criminels qui ont marqué l’histoire de la criminologie dans toute sa forme féerique et dans toute sa splendeur. Et l’homme venait d’étonner, d’épater, de surprendre, de bousculer  plus d’un Congolais.

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     Mais cet homme ne peut  réaliser une telle prouesse car il n’a pas les talents, il n’a pas le don de la magie, et non plus du destin. Je dirais pour paraphraser mon frère Ernest Claude Ndalla, «  qu’il n’a pas les couilles bien suspendues » pour atteindre cette excellence du macabre. Il est comme l’homme qui ne pisse pas loin. Et c’est là la vraie question. Qui est-il alors ? Qui est Sassou Nguesso à proprement parler ?

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    C’est, et il reste de très loin le robot par excellence dressé par <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName> d’où il tient toute sa virilité et sa force de frappe. Il a besoin de l’expertise de <st1:PersonName ProductID="la France. Il" w:st="on">la France. Il</st1:PersonName> tue et assassine au nom de <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName>, cette France qui reste le bourreau d’elle-même, de la francophonie, un pays qui scie la chaise sur laquelle il est assis et qui pratique un véritable parricide. Ce qui est interprété au niveau du Commonwealth comme une véritable trahison, une forfaiture. Pendant qu’au sein de celle-ci,   il règne une atmosphère des plus apaisantes, des plus calmes parce que les anglais sont plus civilisés et respectent plus l’homme que les intérêts.

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    Tenez ! nous venions d’apprendre de la bouche même de l’un des plus grands Conseillers de Jacques Chirac, ami de Jacques Foccart, de Dominique Devillepin, que contrairement à ce que Sassou Nguesso nous avait fait boire par les narines ; à savoir que  c’est parce que les Forces du Président démocratiquement élu, Pascal Lissouba, avaient encerclé sa résidence qu’il aurait riposté en conséquence. C’était un faux prétexte, un bouc émissaire, un faux semblant, un alibi de très mauvais goût. « Il n’avait jamais été question d’encerclement de sa résidence, » écrit Jean François Problt qui est l’une des têtes pensantes du coup d’Etat du 5 juin 1997 et qui avait agi au nom de <st1:PersonName ProductID="la France. Oui" w:st="on">la France. Oui</st1:PersonName> cette même France Père des Droits de l’Homme.

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                C’était encore une fois une ignominieuse manipulation comme l’a toujours fait le machiavel Sassou Nguesso. En effet, écrit Jean François Problt  qui persiste et signe que « c’était bien les Cobras de Sassou Nguesso qui avaient simulé, qui avaient encerclé la résidence et lui-même Sassou Nguesso avait sagement été retiré de la capitale pour se retrouver de l’autre côté du fleuve Congo, au Zaïre où, muni des jumelles, il suivait toutes les péripéties, tout le déroulement des événements ». C’est ce qu’on appelle : « noyer son chien  pour l’accuser de rage » ou « chercher des poux sur une tête rasée ».

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    Hervé Villard grand musicien français a dit : « chacun d’entre nous, devrait se servir de sa propre douleur,  s’y inspirer pour enrichir la connaissance ». Cette France qui a tant souffert, qui a brillamment été défaite pour  toutes les guerres qu’elle a menées, devrait servir de modèle en prônant la paix dans le monde. Malheureusement, c’est cette  France là qui est et reste le bourreau des pays pauvres où elle a choisi d’aller bomber son petit torse ; des Congolais, des Ivoiriens, des Rwandais sont victimes de son arrogance et bientôt, certainement des gabonais, des camerounais, des populations où la paix ne se tient que sur un deal et où les deux Présidents qui y règnent allègrement depuis quarante sept (47) ans sous la protection rapprochée de cette France, ont curieusement connu un même processus politique :  Directeurs de Cabinet de leurs prédécesseurs, puis Premiers ministres et aujourd’hui Présidents à vie pour les deux despotes et strapontins qui ont remplacé leurs prédécesseurs sous la dictée de <st1:PersonName ProductID="la France." w:st="on">la France.</st1:PersonName>

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     Ils sont tenus en laisse depuis quarante sept (47) ans, depuis 1960, année des indépendances,  par elle, cette France qui ne connaît sa gloire que parce qu’il y a l’Afrique pour laquelle, elle s’est autoproclamée défenderesse et protectrice au sein des Institutions internationales ; notamment à l’ONU où elle jouie d’un droit de veto qu’elle doit par usurpation grâce à nos parents qui sont venus la libérer. Sinon comment allait-elle se retrouver dans la cour des grands, des vainqueurs puisqu’elle était défaite?

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    Rappelons que ne sont permanents au Conseil de sécurité de l’O.N.U. que ceux qui ont gagné la guerre. Et <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName> était  défaite n’eut été la pitié des anglais, américains et russes qui avaient  admis le Général De Gaulle qui fit tout pour s’insérer et revendiquer une certaine reconnaissance des résistants. Devenue forte et permanente au Conseil de sécurité par nous, et grâce à nous qui lui avions  restitué sa virilité; les Africains dans leur ensemble, mais surtout francophones, voilà que pour nous remercier, cette même France organise les déstabilisations et l’instabilité de tous nos gouvernements. Car au lieu  de chercher à se développer mutuellement, dans la solidarité autour et dans cette espace francophone, non, <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName> a préféré pratiquer le parricide en transformant son outil de travail qu’est la francophonie en françafrique assassin et barbare. Quelle honte d’avoir eu comme colonisateur, cette France amnésique et arrogante !

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    A / L’assassinat des Présidents Marien Ngouabi, Alphonse Massamba Débat, du Cardinal Emile Biayenda, et du Capitaine Kimbouala Nkaya, Chef des renseignements militaires à l’Etat Major Général de nos Forces Armées. Nous sommes le 18 mars 1977.<o:p></o:p>

     

    Historique.

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    Quatre phrases tirées d’une allocution  avaient  déclenché cette passion, cet exutoire, cette furie barbare. Quatre phrases sont à l’origine de ce 18 mars 1977. « L’assassinat du Président Marien Ngouabi. »<o:p></o:p>

                En effet, trois (3) ans auparavant, le Président Marien Ngouabi, embourbé dans des coups d’Etats presque permanents auxquels il devrait faire face : conformément aux déclarations du Colonel Ibara Dénis alors, Directeur Général de <st1:PersonName ProductID="la S←curit←" w:st="on">la Sécurité</st1:PersonName> à <st1:PersonName ProductID="la Conf←rence Nationale" w:st="on">la Conférence Nationale</st1:PersonName> Souveraine ; lesquels coups d’Etat étaient commandités, gérés, planifiés et financés par <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName> pour le compte de son robot, j’ai cité Sassou Nguesso Dénis.

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     Dans un meeting improvisé et tenu à <st1:PersonName ProductID="la Place" w:st="on">la Place</st1:PersonName> de l’Hôtel de Ville de Brazzaville ce 17 avril 1974, le Président Marien Ngouabi tenait un discours renversant, d’une rare intensité et désobligeance, suscitant du côté de <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName> une telle et si rare répercussion au point de provoquer une suspension de la coopération bilatérale. Il déversa tout le concentré de sa haine et de colère sur cette France qui n’avait tiré aucune leçon de la grande implication des africains et plus particulièrement de notre pays d’où partirent toutes les Forces vives africaines à la deuxième guerre mondiale puisque, c’est depuis et à Brazzaville que le Général De Gaulle lança son appel de mobilisation africaine. C’est d’ailleurs ce qui poussa le Président Marien Ngouabi à lâcher ces phrases fatales mais sûrement et mûrement réfléchies :  « cette France arrogante  qui fait le fanfaron et l’arrogance, si nos parents n’étaient pas partis la sauver, elle resterait ensevelie sous les gravas des bombes allemandes » et Il ajoutait puisque le contentieux part de notre richesse : le Pétrole qu’elle voulait à tous prix :  « notre pétrole ne sera pas exploité par l’impérialiste et d’ailleurs, il peut rester là où il est,  il ne pourrira pas ». <o:p></o:p>

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    J’étais à l’Hôtel de ville, ce matin là, à 11 h 30 puisque c’est à la suite de la grève des tudiants, notre grève, que nous avions déclenchée, que le Président Marien Ngouabi s’exprimait. L’Ambassadeur de France qui se trouvait à la tribune d’honneur rentrait en hystérie, emporté par une furie pas digne d’un diplomate venant d’un pays dit « civilisé ». Aucune maîtrise de ses impulsions et de sa passion. Il se leva, le cœur rongé, bousculé,  par ce qu’il venait d’entendre. En effet il y a certaines vérités qui blessent le cœur d’une longueur monotone et dont on n’aimerait pas entendre. Ce que nos sages africains interprètent aussi sagement de la façon suivante quand ils disent : « ce que tu refuses d’apprendre ou de comprendre dans le calme, la vie te l’apprendra, te le fera savoir dans les larmes et la douleur ».

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     Il y a des vérités que <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName> n’aime et ne veut ; n’a jamais voulu entendre et faire savoir à ses enfants surtout quand celles-ci sont dites et émanent  des « sauvages » qui, effectivement et fort heureusement s’étaient levés comme un seul homme pour  venir sauver un pays qui leur est resté scrupuleusement et arrogamment très ingrat. Mais la vérité est comme une cicatrice sur une bonne partie de son corps : elle ne vous quitte jamais du regard.

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    La vérité qui donne la preuve de notre propos, c’est que cette partie de l’histoire française est occultée, ne figure nulle part dans les manuels français écrits pourtant et intelligemment par les historiens français et n’est nullement enseignée dans les classes françaises. Comment peut-on appeler une tel comportement : une ignorance, un mépris ou une "ignardise " politiquement et historiquement entretenus? Non les français sont trop intelligents pour ne pas savoir ce qui s’est passé sur leur territoire à fortiori, à une date trop marquante de leur histoire. <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">La France</st1:PersonName> a seulement honte de regarder en face sa propre histoire, la vérité qui déchire l’entendement. Elle a honte des reflets de son histoire. Elle a peur de se mirer pour apercevoir sa laideur et comme on ne peut se mirer avec ses propres yeux, comme on est en face d’un bossu qui ne voit pas sa bosse, on est obligé, chaque fois de le lui rappeler. Alors elle se met en boule et pète les plombs. 

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    L’Ambassadeur  de France descendit alors de <st1:PersonName ProductID="la Tribune" w:st="on">la Tribune</st1:PersonName> d’honneur où il se trouvait et partit à pied à son Ambassade qui se situe et fort heureusement à quelques <st1:metricconverter ProductID="1500 m│tres" w:st="on">1500 mètres</st1:metricconverter> de là. Il était comme sonné et ne connaît pas le langage peu diplomatique et discourtois mais qui  n’était que la vérité des mots crus prononcés par un Chef d’Etat sorti de sa lie. Le fleuve Congo qui coule à quelques mètres de là, venait de déborder. C’est la seule faute et le comportement de <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName> restée trop agaçante et néocolonialiste aux yeux du Président Marien Ngouabi, subissait là les affres de sa perfidie. Il arrive des moments où la goutte d’eau fait déborder le vase, des moments où les civilités ne payent plus, où il faut appeler les choses par leur propre nom : le « i » par « i » et « o »par « o », des moments où  il faut pouvoir remonter les bretelles à certains individus, certains pays car ils méritent ça. Sur cette terre, il y a des gens, des Etats, des groupes de personnes qui se prennent pour ce qu’ils ne sont pas, des imposteurs par essence, des escrocs patentés, ils présentent des signes de dédoublement de la personnalité, ceux là, il faut chaque fois les ramener à l’ordre, les ramener sur terre pour qu’ils arrêtent de rêver et de faire trop de vagues et de cauchemars. Mais il faut les pardonner, ils ont la nostalgie d’un ordre ancien, archaïque, désuet. Ils n’ont jamais su ressentir la brûlure de l’histoire et de la honte sur leur visage et feignent d’ignorer ce qui n’est pas ignorant.

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     Enfin, il y a des moments où il faut : « quand vous dansez avec un aveugle sur  la piste, lui marcher sur ses pieds pour qu’il sache qu’il n’est pas seul sur la piste dont il a tendance à s’en approprier » Ahmed Sekou Touré. Ou « quand vous battez le tam-tam pour un sourd muet, il faut  de temps en temps  lui taper sur son crâne pour qu’il comprenne que vous ne faites pas des grimaces mais que,  vraiment, vous  battez du tam-tam » proverbe Bakongo. Les mêmes Bakongos d’ajouter : « Quand vous jouez le tam-tam, il ne faut pas avoir des  tendances arrogantes à vouloir rebondir ses arrières comme pour vouloir prouver que vous êtes le seul à savoir le jouer. Non il y en a d’autres, et qui, certainement  jouent mieux »

               

    Le Président Marien Ngouabi sérieusement monté et bien énervé, vient de se rendre compte que sa phrase a fait mouche et certainement provoqué un incident diplomatique. En voyant partir l’Ambassadeur de France, il enfonce le clou.  « D’ailleurs, nous n’avions pas invité des diplomates ici ». Ce fut la goutte d’eau qui aura fait déborder le vase. Et à partir de ces moments, la vie du Commandant Président devait être scellée. <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">La France</st1:PersonName> était blessée dans son amour propre car elle n’avait jamais imaginé qu’on pouvait lui rappeler son histoire, si saignante  et si peu glorieuse soit-elle.

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    Le Congo était blessé et avait atteint et dépassé le degré d’injure de la part d’un pays resté trop ingrat. Faut-il rappeler ici que quand Paris fut occupé par les Allemands, c’est Brazzaville qui fut la capitale de cette France pourtant occupée mais symboliquement « libre ? » à partir de notre pays ? Pourtant deux pays liés par une histoire commune mais hélas, « le singe a toujours horreur du miroir » dit un proverbe bantou. Il a peur d’apercevoir sa laideur, ses immondices, ses difformes. Il a peur des reflets qu’il lui renvoie.

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    <st1:PersonName ProductID="LA CONSPIRATION DU" w:st="on">LA CONSPIRATION DU</st1:PersonName> MEURTRE.<o:p></o:p>

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    Dès le lendemain, le décor de la terreur et la solennité de la paranoïa, de la barbarie fut planté. Et l’année académique suivante, (1974-1975) sera fatale pour le Congo. <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">La France</st1:PersonName> coupait le cordon ombilical de la coopération. Plus d’enseignants, plus de médecins, plus de techniciens. Tout ceci se faisant dans l’indignation et l’illégalité diplomatique mortifère et dangereuse. Et le débat qui a suivi était d’une telle expression, le degré de la paranoïa, d’une telle violence verbale ; c’était comme deux miroirs qui se renvoyaient les reflets, se rejetant la responsabilité et qui s’empoisonnent mutuellement. Le suicide était collectif. La mort de l’un entraînait celle de l’autre et c’était parti pour un bon moment.

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    On était au bord de la rupture des relations diplomatiques. Croyant mettre le Congo à genoux, <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName> se fourvoyait et  se trompait de pays et de peuple comme elle s’est, aujourd’hui trompée avec <st1:PersonName ProductID="la C?te" w:st="on">la Côte</st1:PersonName> d’ivoire. Encore une fois, elle venait de tirer à terre. Le mythe de la démocratie venait d’exploser, le verbe avait épouvanté l’atmosphère avec une telle violence et rien ne fut fait pour arrêter le saignement ; pas de garrot, pas de compromission, pas de zone d’interposition ou tampon bien au contraire.

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    Le défi était grand comme dans un sursaut d’orgueil patriotique. Il y avait d’un côté l’honneur d’un pays aigri,  arrogant qui voulut montrer ses dents en cherchant à bafouer et à rapetisser son partenaire et de l’autre ;  un grand défi d’honneur et un sursaut d’orgueil patriotique, défendant sa souveraineté  et non la servitude et la soumission. Et pour ça, le Président Marien Ngouabi ne lésinait pas pour sa défense, ne transigeait pour faire plaisir et ne marchandait pas pour notre souveraineté. Et l’honneur, le drapeau, c’est ce qui reste à défendre quand tout est détruit. Le Président Alphonse Massamba Débat disait : « un peuple mûr  est celui qui défend sa cause, sa démocratie, sa souveraineté coûte que coûte jusqu’au  bout et quel qu’en soit le prix ». Nous étions devant une guerre dont les moyens utilisés par les deux parties étaient inégaux. D’un côté David et de l’autre Goliath. Comme dans un dernier spasme, dans une convulsion ; quand on défend des valeurs sûres, des idéaux, des convictions, la grandeur des armes comme telles ne prévaut pas.  Seule compte et pèse la force et la grandeur de l’esprit et de la conscience.

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    Comme ce fut en son temps pour le Président Ahmed Sekou Touré  en 1958, qui avait déjà tracé les sillons et montré la voie à suivre quand, confronté au même dilemme lors qu’il fallait choisir entre l’indépendance et la soumission, il réaffirmait de façon très solennelle, la tête haute, sans détour et d’une netteté absolue et absolutoire  au Président Charles de Gaulle qui croyait venir encore endormir là, un Président et un peuple acquis. C’était mal connaître l’homme, le grand combattant de la liberté et de la justice qui ; compte tenu de l’évolution et de la grandeur de l’homme noir, de sa bravoure, de son courage et la pertinence de sa combativité à la deuxième guerre mondiale et d’ailleurs de toutes les guerres que ce pays a livrées depuis 1900, les moments n’étaient plus comme avant, où il fallait nous endormir au chloroforme et nous traiter comme des bambins.

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     Les moments avaient une valeur historique, engageant l’avenir du  peuple Guinéen et par transitivité, celui de toute l’Afrique,  de tout le continent. Comme  <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName> singeait à ne pas tenir compte de cette évolution du monde notamment au rôle ô combien glorieux, joué par les Africains pour la libération de cette France amnésique, arrogante et fanfaronne. Au regard de ce nouvel ordre, le Président Ahmed Sekou Touré tenait à la lui rappeler à travers le Général De Gaulle, le regardant sans sourciller, les yeux dans les yeux en lui déclarant :

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             « <st1:PersonName ProductID="La Guin←e" w:st="on">La Guinée</st1:PersonName> préférait la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage ».

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    La forme et l’expression avaient provoqué un tel choc au Président Charles Gaulle et à <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName>, une nouvelle attitude et un discours pour lesquelles elle n’était pas habituée : véritable onde de choc et précipices, l’incandescence du verbe et de l’expression, une nouveauté aux tendances convulsives, suicidaires, aux goûts sulfureux, un langage peu discourtois et moins flatteur de la part des « nègres », les laissant sans voix. L’audace, le courage, l’abnégation, donnaient un autre regard et une façon d’apercevoir la problématique. Les Présidents Ahmed Sekou Touré, Alphonse Massamba-Débat, Marien Ngouabi, Boganda,  Nasser, Nkwamey Nkrumah, Thomas Sankara aujourd’hui, Laurent Gbagbo, font partie de cette caste, aujourd’hui en voie de disparition en Afrique, que quand il en surgit un, on le respecte. Ici le mythe de la démocratie avait explosé, la guerre d’usure venait d’éventrer une atmosphère avec une telle violence, que les conséquences resteront longtemps gravées dans toute la mémoire de tout Africain sur ses 30 millions de kilomètres carrés. Le courage et l’autosacrifice faisaient école. Ici toutes les stratégies militaires apprises dans les Grandes Ecoles françaises, étaient nulles et de nul effet. Et l’option choisie était : écraser toutes les maisons, tous les immeubles, tous les villages, toutes les villes, tous les pays pour avancer dans la terreur préméditée et qui suit allègrement son processus avec une violence et d’une rareté expressive et inhumainement inouïe.

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    Nous sommes comme devant cette histoire que raconte Hemingway dans son  roman : « Le Vieil homme et la mer » Le vieux pêcheur arrive à attraper un très gros poisson, tellement énorme  qu’il doit l’attacher sur le flanc du bateau pour le ramener à terre. Mais le temps qu’il arrive sur la côte, le poisson a été complètement mangé par les requins. Et il ne lui reste plus que le squelette.

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    Conclusion : la fin justifie les moyens et ici la guerre se joue sur deux fronts : nous devrons prouver devant les tribunaux qu’il y a une large conspiration meurtrière échafaudée par <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName> et devant l’opinion publique faire jaillir la vérité et ça, ça prendra du temps. Mais nous finirons par triompher car nous avons le vent en poupe.

               

    LE BRAS DE FER ET LE LONG CONTENTIEUX.

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    Et pendant trois ans, c’était le bras de fer entre les Présidents Marien Ngouabi et Valérie Giscard d’Estaing ; entre le Congo et <st1:PersonName ProductID="la France. C" w:st="on">la France. C</st1:PersonName>’est dans cette atmosphère délétère, pernicieuse et conspiratrice qui nous amène à ce 18 mars 1977 ou le premier coup d’Etat le plus meurtrier que le Congo ait vécu.

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      18 MARS 1977 OU L’ASSASSINAT DU PRÉSIDENT MARIEN NGOUABI ET SON COROLLAIRE.<o:p></o:p>

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    Il est 7 heures ce vendredi 18 mars 1977 tout parait calme, très calme même, qu’on ne peut rien percevoir même à partir d’un microscope le plus performant qui soit. Tout le monde vaque à ses occupations. Aucun incident majeur n’était venu perturber l’atmosphère prévalant ce matin là. Moi-même, Etudiant Professeur, comme nous l’étions devenus pour la plupart à la demande de notre Président Marien Ngouabi, puisqu’il fallait relever le défi et prouver à <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName> que les Congolais pouvaient se passer de ces Coopérants. J’étais parti surveiller les épreuves de physique et chimie et les compositions du deuxième trimestre des classes de 3 ème au Collège Mafoua Virgile.

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    L’avenir du pays se jouait sur trois lieux différents.        <o:p></o:p>

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    Rappelons que toutes nos Forces armées étaient en aleste maximale à cette date précise car elles redoutaient un coup d’Etat. Que se passai-t-il du côté de <st1:PersonName ProductID="la Pr←sidence" w:st="on">la Présidence</st1:PersonName> de <st1:PersonName ProductID="la R←publique" w:st="on">la République</st1:PersonName> ?

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                       À <st1:PersonName ProductID="la Pr←sidence" w:st="on">la Présidence</st1:PersonName> de <st1:PersonName ProductID="la R←publique" w:st="on">la République</st1:PersonName> :<o:p></o:p>

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    9 heures : comme prévu, le Président Marien Ngouabi était allé dispenser son cours à <st1:PersonName ProductID="la Fac" w:st="on">la Fac</st1:PersonName> des Sciences. Au même moment sa Garde, toute sa Garde a été comme sciemment envoyée aux manoeuvres des festivités marquant l’anniversaire de l’accident d’hélicoptère, qui était en réalité un attentat manqué

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    En effet, comme le remarqueront tous les grands experts militaires, des 400 éléments qui composaient <st1:PersonName ProductID="la Garde" w:st="on">la Garde</st1:PersonName> présidentielle, curieusement et chose hallucinante, on n’a même pas trouvé une unité autour du Président de <st1:PersonName ProductID="la R←publique" w:st="on">la République</st1:PersonName> pour sa sécurité, l’équivalence de 30 à 40 éléments. Alors que tout le pays redoutait l’imminence d’un coup de force puisque toute l’armée était en alerte maximale. L’interpellation à <st1:PersonName ProductID="la Conf←rence Nationale" w:st="on">la Conférence Nationale</st1:PersonName> Souveraine du Colonel Louis Mazéla Grand Expert en la matière de notre armée, aux Chefs militaires d’alors, notamment au ministre de <st1:PersonName ProductID="la D←fense" w:st="on">la Défense</st1:PersonName> et à son Chef d’Etat Major Général : les sieurs Sassou Nguesso et Damasse Ngollo, viendra compléter et éclairer nos interrogations. Et pourquoi avait-on dégarni l’entourage du Président de <st1:PersonName ProductID="la R←publique" w:st="on">la République</st1:PersonName>?  A qui ce geste devrait-il profiter ?<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    10 heures : Le Président devrait venir poursuivre son programme à la résidence où il devrait recevoir le Président de l’Assemblée Soukoula Poity, ensuite le Cardinal Emile Biayenda qui clôturait les réceptions matinales.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

                       Au Ministère de <st1:PersonName ProductID="la D←fense" w:st="on">la Défense</st1:PersonName> : nid de la conspiration.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    9 heures : le Ministre de <st1:PersonName ProductID="la D←fense" w:st="on">la Défense</st1:PersonName>, le commandant Sassou Nguesso recevait clandestinement le Capitaine Barthélémy Kikadidi à qui il conseilla vivement d’aller comme prévu, chercher le Président Marien Ngouabi à sa résidence, située en plein Etat Major Général comme convenus auparavant entre les Présidents : ancien et actuel afin de l’amener faire sa déclaration. Le ministre de <st1:PersonName ProductID="la D←fense" w:st="on">la Défense</st1:PersonName> lui garantissait sa sécurité en tant que chef des Forces armées. Qu’il ne lui arriverait rien, qu’il  n’avait rien à craindre. Naïf, le capitaine le crut.

    <o:p> </o:p>

    Qui était le capitaine Barthélémy Kikadidi ? C’était l’officier qui était choisi par les deux Présidents dans un accord arrêté en pleine journée ce 5 mars 1977, soit une semaine auparavant lors  d’un entretien où il était question que le Président Marien Ngouabi devrait se débarrasser du pouvoir qui commençait foncièrement à l’échapper, était devenu imperceptible, indomptable et ingérable au profit de son prédécesseur qu’il avait déposé 9 ans auparavant. Je veux parler du Président Alphonse Massamba Débat.

     

    Dans cet accord, il était question que l’actuel Président remette le pouvoir qu’il lui avait arraché par la force des armes lors du coup d’Etat ; le premier qu’ait connu notre pays. Un geste historique et courageux dont seul un homme de son rang, qui aimait son pays, et son peuple pouvait faire. Un geste grandiose par lequel le Président Marien Ngouabi se serait engagé à ne garder que la présidence de son Parti : le Parti Congolais du Travail (PCT), Parti d’avant-garde, marxiste et léniniste.

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     Une lettre adressée par l’ancien Président Alphonse Massamba -Débat à son successeur le 1 mars 1977 faisait savoir que le pays n’était plus comme il l’avait laissé. Qu’il était au bord de la banqueroute et qu’il fallait le remettre à ceux qui pouvaient mieux le gérer. En tant qu’Officier supérieur garant d’une certaine éthique, il lui revenait à prendre ses responsabilités, toutes ses responsabilités pour sauver notre pays de la dérive. Message bien reçu puisqu’une  semaine tout juste après, le Président Marien Ngouabi recevait son prédécesseur dans un entretien très courtois et rendu public par toutes les presses (parlée et écrite).

    <o:p> </o:p>

    Mais des fuites avaient percé le mur hermétique dressé par les deux Présidents pour aller suinter et transpirer du côté du Ministère de <st1:PersonName ProductID="la D←fense" w:st="on">la Défense</st1:PersonName> où son locataire saisissait cette opportunité pour chercher à s’accaparer du pouvoir par la force. C’est alors qu’il prépara un contre enlèvement du Président Marien Ngouabi pour aller l’égorger par la suite à l’Hôtel le Mistral. Car dans la partie Nord de <st1:PersonName ProductID="la R←publique" w:st="on">la République</st1:PersonName> d’où il est originaire, on disait : « vaut mieux perdre un homme que de perdre le pouvoir ». Et chose récurrente ; comment conjurer et comprendre leur caractère sanguinaire ?<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    En effet, alors que de l’autre côté le Président Alphonse Massamba-Débat attendait ses émissaires envoyés pour aller chercher le Président Marien Ngouabi qui devrait lui remettre son pouvoir usurpé en 1968, Sassou Nguesso, jouait le va-tout. Il avait son avenir à jouer. Alors il misa sur la région, l’ethnie. La région ne devrait pas perdre le pouvoir quels qu’en seraient les dégâts, le coût. Il fallait impérativement garder le pouvoir au Nord de <st1:PersonName ProductID="la R←publique. Car" w:st="on">la République. Car</st1:PersonName> le retour des Bakongos n’était pas bien perçu. Il remettait tout en cause, notamment tous les acquis, les avantages etc…

               

    Pour sauver tout ça, et pour rien au monde il ne fallait pas que le pouvoir leur échappa. C’est pourquoi, ils décidèrent, « qu’il valait mieux perdre un homme que le pouvoir », le sacrifier sans autre forme de procès.  Le défi était risqué et moralement honteux. Mais qu’est ce que la valeur morale dans cette contrée où on ne sait pas ce que c’est. Où seul compte leur égocentrisme, leur perversité, leur machiavélisme barbare et meurtrier. En véritable automate réglé en metteur en scène qui érigea autour de lui un véritable goût du mystère de l’intrigue, de la diffamation, du névrosé violent, réglé au millimètre près, il exécuta le plan.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    12 heures 30 : Le Président Marien Ngouabi venait de terminer tous ses rendez-vous et il était à table avec sa famille quand, le téléphone coupa, net l’ambiance de table.  Au bout du fil un des bourreaux. « Camarade Président, votre officier d’ordonnance a été blessé aux manoeuvres et il saigne abondamment. Il est à l’Hôtel Le Mistral ». Pour ce nom, et pour rien au monde le Président Marien Ngouabi ne pouvait le laisser mourir. Il était obligé de tout abandonner et de partir immédiatement car la vie du Haut officier de sa Garde en dépendait.

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     Il abandonna tout et partit, la tête baissée sans réfléchir un seul instant qu’on pouvait lui tendre un piège. Il était tellement plein d’humilité et naïveté qu’il avait arrêté d’imaginer un seul instant que ses collaborateurs  pouvaient lui tendre un tel guet-apens.

    <o:p> </o:p>

    Comment, en effet Monsieur le Président de <st1:PersonName ProductID="la R←publique" w:st="on">la République</st1:PersonName> n’avait-il pas pu s’interroger et se dire qu’un blessé, ne se serait pas retrouvé dans un Hôtel mais plutôt à un hôpital ? Malgré tout ce qu’il savait, malgré toutes les déclarations  qu’il faisait où « il fallait laver son pays de son sang pour le sauver quand celui-ci allait mal,  » que « le pouvoir ne se donnait pas mais qu’il s’arrachait », qu’ « il rêvait les coups d’Etat » etc… Malgré qu’il sache pertinemment que dans son pays se tramait un coup d’Etat contre lui, il ne se méfia nullement comme pour un homme qui sait ce qui l’attend et ne prend aucune initiative pour contrecarrer l’adversité. Naïveté, naïveté, naïveté ayant pris le dessus sur la réflexion.

    <o:p> </o:p>

    D’après le récit de Roger Massema ancien Président de <st1:PersonName ProductID="la Commission" w:st="on">la Commission</st1:PersonName> des « Crimes  de sang et assassinats » à <st1:PersonName ProductID="la Conf←rence" w:st="on">la Conférence</st1:PersonName> nationale souveraine : il écrit  dans son livre paru à Paris à titre posthume que :

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    12 H 45 heure locale, il arrivait au lieu, à l’hôtel, à l’étage qui venait de lui être indiqué. Il n’était accompagné que de son chauffeur qui l’attendait d’ailleurs dans la voiture. Le Président voulait vite savoir comment se portait son Officier. Il montait à l’étage, à la chambre N° 8. Et là, c’était la fatale surprise. Ils étaient  tous là ; ses bourreaux sauf l’Officier blessé car aucun officier, n’était blessé nulle part. C’était un véritable guet-apens.

    <o:p> </o:p>

    Il retrouvait là tous les conspirateurs notamment son ancien officier d’ordonnance le Lieutenant Pierre Anga, Lékoundzou Justin Itihi Ossetoumba le propriétaire de la chambre, qui était venu nous faire une déclaration abracadabrante, un speach à dormir debout, tonitruante, arrogante, méprisante  et injurieuse à <st1:PersonName ProductID="la Conf←rence Nationale" w:st="on">la Conférence Nationale</st1:PersonName> Souveraine, Mouassiposso, le Dr Carlos…Et que c’est Pierre Anga son ancien Officier d’ordonnance, celui qu’il fit partir à cause de son arrogance, et qui avait fini par le gifler « pour avoir insulté sa mère » viendra t-il hautainement et fanfaronnement venter au procès une année après, qui s’acharna sur lui, l’assenant de 21 coups de couteau.

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     Après l’avoir égorgé, ils appelèrent le commanditaire le commandant Sassou Nguesso pour venir s’acquérir du bon travail, de l’exploit. Le Lieutenant Pierre Anga craignant les blâmes du commanditaire, présentait ses excuses au Chef qui venait d’arriver et qui ne s’attendait pas à un tel spectacle. Mais comme ça dans ce genre de coup, on ne sait jamais comment va se faire l’exécution et quels en seraient les dégâts ? Pour une énième fois, Sassou Nguesso trembla de peur, il paniqua, tenta tant mieux que mal  d’organiser la suite puisque le vin était tiré, il ne restait plus qu’à le boire.

    <o:p> </o:p>

     Il fallait se partager les rôles. Il fallait laver le corps, lui ôter les habits trop ensanglantés ; aller chercher d’autres habits afin de ne pas attirer l’attention de sa famille. C’est alors qu’un des éléments allait chercher la fameuse tenue beige dont parla le soldat Mouhounou à <st1:PersonName ProductID="la Conf←rence Nationale" w:st="on">la Conférence Nationale</st1:PersonName> Souveraine lors de sa déposition.

    <o:p> </o:p>

    14 h 15. Il faut quand même ramener le corps. Mais comment allaient- ils expliquer ce drame, ce crime. Il faut que quand vous arrivez, vous balancez par-dessus bord le corps et vous simulez une attaque pour faire diversion. Et faites tout pour ne pas vous faire prendre. Fuyez autant que vous pouvez. Ceci devrait être les dernières consignes du Commandant en chef, le commanditaire, le bien cher Ministre de <st1:PersonName ProductID="la D←fense." w:st="on">la Défense.</st1:PersonName>

     Le corps du Président Marien Ngouabi est soigneusement bien installé sur la banquette arrière de <st1:PersonName ProductID="la Peugeot" w:st="on">la Peugeot</st1:PersonName> 504 présidentielle. Elle est précédée par <st1:PersonName ProductID="la Fiat" w:st="on">la Fiat</st1:PersonName> 124 conduite par le contre Maître de la marine nationale Péreira. Il leur faut en tout et pour tout cinq (5) bonnes minutes pour atteindre l’Etat Major Général, Résidence du Président de <st1:PersonName ProductID="la R←publique." w:st="on">la République.</st1:PersonName>  

    <o:p> </o:p>

    14 h 28 : ils atteignirent facilement l’Etat Major Général car  <st1:metricconverter ProductID="1500 m│tres" w:st="on">1500 mètres</st1:metricconverter> à peine séparent les deux lieux. Le témoin Mouhounou, un soldat qui travaillait à l’Etat Major Général et qui devait être à son poste exactement à 14 h 30 pour mettre un peu d’ordre dans les bureaux car étant l’élément le moins gradé du service, vit arriver le cortège, aperçoit le Président de <st1:PersonName ProductID="la R←publique" w:st="on">la République</st1:PersonName> assis sur la banquette arrière, il se mit au gardez-vous, laissant passer le cortège qui s’éloignait et s’enfonçait vers la résidence du Chef de l’Etat.

    <o:p> </o:p>

    14 h 30 minutes : Le jeune  Soldat Mouhounou avait juste le temps d’arriver devant le Portail des bureaux situés derrière l’Etat Major Général, qu’il entendit des coups de feu très nourris venir de la résidence du Chef de l’Etat. Il paniqua et n’arrivait pas à introduire la clé qui ouvre le Portail. A ce moment là, il ne s’offrait qu’à lui, une seule solution. Fuir car il n’était pas armé et s’il fallait se défendre, il fallait aller loin, à son corps d’armée chercher son arme.

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    14 h 35 minutes : La panique était générale à l’Etat Major Générale. Le scénario avait été exécuté avec brio. Le corps du Président fut balancé comme prévu. L’attaque fut simulée. D’ailleurs les élèves du Lycée Eméry Patrice Lumumba qui ont presque le mur mitoyen avec l’Etat Major Général, et qui avaient entendu les premiers coups de feu, s’étaient précipités à <st1:PersonName ProductID="la Terrasse" w:st="on">la Terrasse</st1:PersonName> du Lycée pour mieux voir ce qui se passait chez le Président. C’est alors qu’ils virent tout ; tout. Les militaires faire semblant de courir de partout. Nous savions que quand les autorités s’aperçurent que leur manège fut décelé,  le soir du samedi 19, ils interdirent à tout élève de ne plus y accéder sous peine de sanction disciplinaire ;  conclut le communiqué alarmiste du Comité Militaire du Parti (CMP).

    <o:p> </o:p>

    Mais il y avait entre temps l’équipe du Capitaine Barthélémy Kikadidi, qui était là depuis 14 heures comme prévu  puisqu’elle était attendue par le Président Marien Ngouabi et le Sergent Ontsou qui la reçut, la fit patienter dans la salle d’attente ; que le Président devrait finir de prendre son repas ; prétexte qui leur fut présenté, alors qu’en fait, il n’était pas là. Pendant qu’ils attendaient, ils sont surpris par les coups de feu nourris qui les réveillèrent du léger sommeil qui commençait déjà à les tutoyer. 

    <o:p> </o:p>

    Et là, ils comprirent, malheureusement qu’on venait de leur tendre un piège, un guet-apens et qu’ils venaient de se faire doubler. Qu’ils étaient  pris au piège. Et que faire? Il fallait se frayer un passage entre ces tirs croisés des tires ailleurs simulant l’attaque. Le capitaine Kikadidi, en grand commando formé à la grande Ecole, arriva à s’en sortir sans trop de bobo et même Mizélé. Par contre deux des éléments y laissèrent leur peau  dans ce bourbier finalement devenu un piège à rats, un couteau à double tranchant.

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    Nous étions devant l’éternelle histoire de l’exécution crucifiée. Rien n’était écrit. Tout était truqué, trouble, monté, mystifié, falsifié, truffé de mensonge à outrance.  Il y avait beaucoup de fumée  mais pas de feu ; ce qui veut dire qu’il ne restait que des boucs émissaires. Ici, le colonel Sassou Nguesso fabriquait les preuves comme on fabrique les briques pour construire une maison et l’instant d’après, c’était le lynchage.

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                       Chez le Président Alphonse Massamba-Débat.<o:p></o:p>

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    La matinée était longue, très longue même car, comme le dit ce sage proverbe : « quand vous envoyez quelqu’un demander une dette à votre place, vos pieds se reposent certes, mais pas votre cœur ». Le Président devrait s’impatienter et attendre ces moments avec angoisse et anxiété. Des moments certes importants pour l’histoire de notre pays dont les enjeux étaient d’une importance sans égal.  Et c’est à 15 heures quand il vit arriver son gendre Mizélé venir lui annoncer que l’opération avait échoué que : naturellement, il réalisa que la mission, ne s’étant pas bien passée et que le Président Marien Ngouabi ait été tué, il a compris qu’il y avait un problème, qu’il pouvait être un bouc émissaire, une intuition et pour la première fois certainement, le Président Alphonse Massamba Débat eut peur. Et tout a certainement commencé à se bousculer dans sa tête. Et quand quelques minutes plus tard, il vit arriver le commando envoyé par le Chef d’Etat Major Général le commandant Damasse Ngolo, dirigé par le capitaine Mouanga Lazare, il comprit que les dés étaient pipés et que noir, c’était noir, « qu’il n’y avait plus d’espoir ». Et  la descente aux enfers commença pour lui,  sa tribu et sa région.

    <o:p> </o:p>

                ET DANS  L’ENSEMBLE DE <st1:PersonName ProductID="LA CAPITALE" w:st="on">LA CAPITALE</st1:PersonName>, QUE SE PASSE T-IL ?<o:p></o:p>

     

    La panique était générale. Les sirènes s’étaient mises à hurler dans tous les Commissariats, les Bases militaires, les Eglises comme une horreur. C’était l’alerte générale. Le vent soudain, sifflait, hurlait comme une terreur  à plus de <st1:metricconverter ProductID="200 kilom│tres" w:st="on">200 kilomètres</st1:metricconverter> à l’heure, emportant tout sur son passage. Les hommes en tenue convergeaient de partout, qui à pieds, qui à vélo, qui en voiture pour tous se diriger vers l’Etat Major Général. Quelques initiés comprirent qu’il se passait, se tramait un événement dans la capitale. Nous étions devant un complexe, un mystère invraisemblable, impénétrable, insaisissable, imprévisible, vicieux et pervers plein de duplicité. Nous étions devant une véritable guerre de croisée, des invisibles qui prospéraient dans l’ambiguïté, un mélodrame révisionniste.

    <o:p> </o:p>

    Moi j’étais entrain d’écouter Mike Brand dans « Qui saura » quand un de mes neveux Bozel rentré de toute hâte du centre ville, nous apprenait qu’on tirait à l’Etat Major Général. Que le centre ville s’était vidé comme un ballon dégonflé. Que les militaires refusaient l’accès vers la zone de l’Etat Major. Que le bruit qui courait laissait entendre qu’on avait tiré sur le Président de <st1:PersonName ProductID="la R←publique. D" w:st="on">la République. D</st1:PersonName>’aucuns disaient même qu’il était assassiné.

    <o:p> </o:p>

    J’habitais à Moungali, vers le Rond point. A chaque fois qu’il y avait un événement : le 23 novembre 1970, le 23 mars 1971, le 22 février 1972, nous courrions toujours au Rond point de Moungali pour aller suivre les péripéties car c’était notre centre de retrouvaille. Là,  nous étions au centre de la ville où nous voyions tout.

    <o:p> </o:p>

     Vers 15 h 20 le Folker 28 présidentiel nous survola prenant le cap Nord. C’était pour aller chercher le Général Joachim Yhombi Opango. Nous lui lancions des intrigues comme : « nous espérons que vous ne fuyez pas car vous devez rester là pour récolter le fruit de votre politique  pourrie et ordurière ». Quelques heures après, il était de retour et on l’avait encore vu décoller et cette fois, prendre le cap Sud. C’était pour aller chercher la deuxième personnalité du Parti Etat, le camarade Thystère Tchicaya qui était attendu par les membres du Comité Central du Parti, présents à Brazzaville pour une réunion à la mesure de l’événement, donc extraordinaire et qui vit naître le « Comité Militaire du Parti » (CMP).

    <o:p> </o:p>

    Vers 18 heures, on n’était pas plus avancé dans l’information quant à savoir si le Président était assassiné. Le pouvoir observait un silence conspirateur, coupable et meurtrier. Vers 20 heures, je vis arriver mon rival, il était Sergent dans notre armée, mais surtout, il est le petit frère du capitaine Kikadidi. C’est lui qui m’apprenait que le Président avait été tué. Qu’il fallait rentrer chez soi. Que les heures à venir devraient être plus chaudes pour le pays.

     

    <st1:PersonName ProductID="LA NUIT DES" w:st="on">LA NUIT DES</st1:PersonName> LONGS COUTEAUX  DANS <st1:PersonName ProductID="LA BERG￈RE." w:st="on">LA BERGÈRE.</st1:PersonName>

    <o:p> </o:p>

    La nuit fut longue, très longue jusqu’à ce matin là 7 heures lorsqu’en  ouvrant nos postes Transistor, on écouta une voix que les Congolais de mon âge retiendront jusqu’à leurs derniers jours, c’est celle de Florent Ntsiba, Porte parole, tam-tam ronflant du Comité Militaire du Parti (CMP) nous donnant lecture de leur  premier communiqué, un Comité qui  vit ses jours nuitamment. Il fut composé de 11 membres. A la tête de celui-ci, Sassou Nguesso a placé un strapontin, quelqu’un qui ne recule pas devant le pouvoir et l’argent.

    <o:p> </o:p>

    C’est le Général Joachim Yhombi Opango. C’est lui qui devrait d’abord réchauffer son fauteuil, le temps d’attendre que la fumée soit dissipée. En effet le cabinet du ministre de <st1:PersonName ProductID="la D←fense" w:st="on">la Défense</st1:PersonName> dirigé par le capitaine Florent Ntsiba, venant prendre son petit déjeuner à la cafétéria lâcha ce qu’aurait entendu le soldat Mouhounou qui, lui aussi prenait son petit déjeuner et qui faillit lui coûter sa vie à savoir :   « nous lui laissons le pouvoir, mais nous ne lui laisserons pas le temps de s’asseoir ».

    <o:p> </o:p>

    Mais qu’est ce qui s’est passé dans la longue nuit des longs couteaux où Sassou s’était bien mis dans son manteau du putschiste, de l’assassin, du meurtrier fieffé au service de <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName>, mais curieusement se refusa malignement de se jeter dans le fauteuil pour lequel, il venait d’assassiner son détenteur

    <o:p> </o:p>

    Pourtant Sassou n’était pourtant pas le plus gradé de notre armée et curieusement, c’était lui qui distribuait les postes. C’était lui qui dictait l’attitude à tenir, à avoir. C’était lui qui imposa le nom de l’Institution qui pris naissance tout juste après l’assassinat du Président Marien Ngouabi (CMP).

    <o:p> </o:p>

    C’était Sassou qui prenait les initiatives d’arrêter et de faire arrêter. Pourtant ce n’était pas lui à qui devrait revenir la prorogative d’initier la création d’un Comité militaire, puisque le Parti était là au complet, le Comité central également ainsi que  toutes les autres Institutions. Sassou Nguesso venait de sortir de sa léthargie. Il commença à prospérer dans l’ambiguïté, dans le trouble, « il continuait à balayer et mettre la poussière sous le lit », sous une nouvelle forme incantatoire. Sassou Nguesso devenait un mystère quand on cherchait à le comprendre. Il était désintéressé, pas assez ambitieux, complexé, vicieux, et ″dupliciste″.

    <o:p> </o:p>

    Pourquoi le Colonel Sassou Nguesso s’était-il placé en imposteur, en profiteur, en opportuniste ? Pourquoi avait-t-il pris le devant s’il n’était pas le commanditaire, l’assassin, le putschiste, l’initiateur du coup de force ? Mais alors pourquoi chercher des boucs émissaires chez les Bakongos ? Pourquoi c’est le Pool qui devrait payer les pots cassés ? Pourquoi cherchait-on des poux sur des têtes rasées des Bakongos ? Pourquoi alors que « ngazi dia bantsuini, lémina baka ba ntiétié »  Pourquoi s’attaquait-on aux gens qui n’avaient rien à avoir avec le coup d’Etat, avec l’assassinat du Président Marien Ngouabi, une insoutenable déchéance de torture : morale et psychologique qui ressemblerait à une maltraitance morale d’une partie du peuple ?

    Je vous inviterais à lire mes livres en voie de parution :

     

    1°  Pool, martyr ou objet de convoitise ? (585 p) 

     2° L’histoire agitée du Congo de 1926 à nos jours. (757 p) 

     3° Un serpent dans la poche. (336 p)<o:p></o:p>

     Chronologie agitée et commentée de l’histoire congolaise de 1950 à 2000. (698 p)<o:p></o:p>

      Transcription intégrale et commentée de <st1:PersonName ProductID="la Conf←rence" w:st="on">la Conférence</st1:PersonName> nationale souveraine.  (14.598 p) soit 10 volumes.

      Que ceux qui aiment le Congo lèvent la main ! (365 p)<o:p></o:p>

    7° Réponse à Maître Vergès pour  « Procès en barbarie à Brazzaville. » contre B.Kolélas. (297 p)<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Mais repartons à ce 19 mars 1977 et suivons  ce qui s’est passé et rappelons-nous.

    <o:p> </o:p>

    Samedi 19 mars. 7 heures :<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

                                         Premier communiqué du CMP. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Peuple Congolais,<o:p></o:p>

    Il y a quelques jours, le Chef de <st1:PersonName ProductID="la R←volution" w:st="on">la Révolution</st1:PersonName>, le camarade Marien Ngouabi annonçait au cours d’un meeting marquant la célébration de l’an 12 de l’Union Révolutionnaire des Femmes du Congo (URFC), Place de l’Hôtel de Ville de Brazzaville, la tenue très prochaine des assises du 3 ème congrès extraordinaire de notre jeune et dynamique Parti, le Parti Congolais du Travail. <o:p></o:p>

    Chaque congolais, chaque congolaise sait que le 3 ème congrès extraordinaire du Parti, devrait doter notre pays d’Institutions révolutionnaires stables afin de donner un élan nouveau à la lutte de libération  que mène notre peuple.<o:p></o:p>

    Mais l’impérialiste aux abois, dans son un dernier sursaut, vient par l’entremise d’un commando suicide d’attenter lâchement à la vie du dynamique chef de <st1:PersonName ProductID="la R←volution" w:st="on">la Révolution</st1:PersonName> congolaise, le camarade Marien Ngouabi qui a trouvé la mort au combat l’arme à la main le vendredi  18 mars 1977 à 14 h 30.<o:p></o:p>

    Ainsi compte tenu de la situation qui prévaut, le Comité central du Parti congolais du Travail a-t-il décidé au cours de sa réunion de ce jour de déléguer pleins pouvoirs à un Comité Militaire du Parti composé de 11 membres qui aura pour tâche de préparer les obsèques nationales, de gérer les affaires courantes et d’assurer la défense, la sécurité du peuple et de <st1:PersonName ProductID="la R←volution" w:st="on">la Révolution</st1:PersonName> et ce jusqu’à nouvel ordre.<o:p></o:p>

    Le comité militaire du Parti invite le peuple congolais à redoubler de vigilance et à sauvegarder par tous les moyens, la révolution et l’unité nationale pour lesquelles le Président Marien Ngouabi a donné sa vie.<o:p></o:p>

    Un deuil national est décrété pour une durée d’un mois à compter de ce jour.<o:p></o:p>

    Vaincre ou mourir, tout pour le peuple, rien que pour le peuple !<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Deuxième communiqué :   Samedi 19 mars 1977 : 9 heures.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Le Comité Militaire du Parti communique :<o:p></o:p>

    1°/ La journée d’aujourd’hui 19 mars 1977 est décrété chômée sur toute l’étendue du Territoire national. Toutes fois les permanences devront être assurées dans les pharmacies, les hôpitaux et les magasins d’alimentation.<o:p></o:p>

    2°/ Le couvre feu est maintenu jusqu'à nouvel ordre de 19 heures à 6 heures du matin.<o:p></o:p>

    3°/ Toutes les frontières sont fermées entre le Congo et les pays limitrophes jusqu'à nouvel ordre. Par ailleurs le C.M.P.,  soucieux de maintenir l’ordre et la discipline au sein de la population, met sévèrement en garde tous les pêcheurs en eaux troubles et informe que toute manifestation visant à perturber l’ordre public, sera réprimée avec une extrême vigueur.<o:p></o:p>

    A cet effet, les attroupements de plus de 5 personnes sont formellement interdits jusqu'à nouvel ordre.<o:p></o:p>

    D’autre part les responsables du Parti à divers niveaux dans les quartiers et les entreprises, sont chargés de la sécurité, de la vigilance et de l’encadrement des masses dans leur circonscription respective. <o:p></o:p>

    Vaincre ou mourir, <o:p></o:p>

    Tout pour le peuple, rien que pour le peuple !<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Dès ces instants, on sent que le Comité Militaire du Parti est aux abois. Il panique. Il n’a pas la maîtrise des événements. Et ça se voit et se sent, car les communiqués qui nous sont balancés se contredisent à chaque fois.

    <o:p> </o:p>

    3 ème  Communiqué.  Samedi 19 mars 1977 : 11 heures

    <o:p> </o:p>

    Communication du commandant Louis Sylvain Ngoma, Premier ministre aux Diplomates accrédités au Congo Brazzaville.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Messieurs les Ambassadeurs et Chefs des missions Diplomatiques.<o:p></o:p>

    Au nom du Comité Militaire du Parti mis en place dans la nuit d’hier par le Comité central du Parti Congolais du Travail, avec délégation de tous les pouvoirs et au nom du gouvernement, nous avons le très douloureux devoir de vous annoncer officiellement la mort brutale du camarade Marien Ngouabi, Président de <st1:PersonName ProductID="la R←publique" w:st="on">la République</st1:PersonName>, Président du Comité central du Parti Congolais du Travail, chef de l’Etat.<o:p></o:p>

    Cette mort du chef de la révolution Congolaise, perpétrée par l’impérialisme et ses valets est survenue le vendredi 18 mars 1977 à 14h30 dans la résidence de l’Etat Major. Ce forfait a été commis par l’entremise d’un commando suicide de quatre personnes conduites par l’ex capitaine Barthélémy Kikadidi. Deux éléments du commando ont été abattus et deux autres dont l’ex capitaine Barthélémy Kikadidi sont en fuite.<o:p></o:p>

    La douleur du peuple Congolais tout entier est profonde, en perdant aussi brutalement le digne chef de l’Etat de la révolution, le camarade Président Marien Ngouabi.<o:p></o:p>

    Je vous demanderais de bien vouloir transmettre cette pénible nouvelle à tous les chefs d’Etat et de gouvernement que vous avez l’honneur de représenter en République du Congo.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Dimanche 20 mars 1977.   Quatrième communiqué : 13 heures.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Le Comité Militaire du Parti, mis en place par le Comité central du Parti Congolais du Travail investi de pleins pouvoirs, est le fidèle continuateur de l’œuvre du Président Marien Ngouabi.<o:p></o:p>

                Dans cette optique, le grand hommage que le peuple Congolais puisse rendre au camarade Marien Ngouabi, est de respecter son dernier mot d’ordre qui avait trait au travail et à la production, dans la discipline. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Voici 13 ans que la révolution prolétarienne se mène au Congo. Des victoires ont été enregistrées, c’est certain. Mais devant la mission révolutionnaire qui reste à accomplir, il nous faut absolument redoubler de vigilance à tous les niveaux. L’unité nationale, la seule vraie, c’est la conjugaison des efforts de tout le peuple à travers les 9 régions du pays sur la base du travail en vue de l’augmentation de la production nationale. Et la paix sociale ne peut se maintenir et fleurir que dans un contexte général de travail.<o:p></o:p>

    Soucieux d’appliquer ce mot d’ordre, le C.M.P. a décidé de la reprise du travail dès ce lundi 21 mars 1977 sur toute l’étendue du Territoire national dans les conditions particulièrement suivantes :<o:p></o:p>

    1°/ Régime de la journée continue jusqu’aux obsèques (6 h à 13 h) 

     

    A suivre...

    La suite

     http://demainlecongo.oldiblog.com/?page=articles&rub=370576&nba=2


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