• L'Affaire Hodjej vs BARROS - LA SUITE

                                                                                

      

             L'affaire HODJEJ VS BARROS - le dénouement

               

                   Le Procès

     

    Vendredi 13 mai - Première journée

    La première journée du procès de Hassan Hodjej a commencé vendredi matin dans un climat souvent délétère. La cour criminelle prise d'assaut dès très tôt le matin par une foule résolument passionnée et acquise à la victime s'est réunie dans la salle de la cour d'appel de Pointe-Noire.


    L'avocat général a dans ses préliminaires fustigé la campagne de presse et les différentes prises de position outrancières qui ont précédé l'ouverture des débats. Nous avons regretté sa focalisation sur les accusations de corruption de la magistrature congolaise en oubliant la stigmatisation de la communauté libanaise qui ne peut en rien être associée à l'acte posé par l'un de ses membres. L'avocat général affirme haut et fort : Nous allons démontrer que la justice existe au Congo. Puisse-t-il être entendu.


    Ouverts à 11 heures les débats ont débuté par une tentative de report de l'audience demandé par la défense en la personne de maître Gilles Pena-Pitra. Après une brève suspension de séance, la cour a décidé d'accorder une heure aux défenseurs pour qu'ils puissent étudier de nouvelles pièces du dossier. A la reprise des débats, le même avocat fait une nouvelle tentative d'ajournement arguant les articles 65 et 66 du code de procédure pénale. Il se heurte à un nouvel échec, le procureur général répondant par l'article 55 qui sans appel rend la démarche caduque.


    L'audition du prévenu est pathétique. S'exprimant dans un français très approximatif en dépit qu'il réside depuis plus de trente cinq ans en terre francophone, Hassan Hodjej nie tout en bloc. C'est lui qui aurait été agressé par Flore Barros et il n'aurait jamais porté la main sur elle. Cuisiné durant plusieurs heures par la partie civile et le ministère public, il s'embrouille dans ses explications, se contredit et finalement s'énerve au point de dire à l'un des conseils de la victime qu'il lui ferait bien essayer les effets du taser.


    En revanche, digne et claire, constante dans ses déclarations Flore Barros s'est montrée parfaite, toujours calme même sous l'assaut de questions parfois odieuses posées par la défense.


    Peu après 22 heures le président suspend la séance suite à une rixe à l'extérieur de la salle.


    Reprise des débats ce matin avec l'audition des témoins.


    A l'évacuation de la salle, l'employeur tunisien de la victime venu pour apporter son témoignage a été pris à partie par quelques jeunes éméchés. Il n'a pu y échapper que grâce à l'intervention de la jeune fille de la victime qui malgré ses 13 ans s'est interposée courageusement. Il faut voir la les effets pervers de la stigmatisation de la communauté libanaise par la campagne de presse ci-dessus mentionnée.


    Samedi 14 mai - Deuxième journée


    Prévue à 9 heures, la reprise de séance a lieu à 13 heures sur une objection dilatoire supplémentaire de la défense. Nouvel échec.


    Fin de l'audition de Flore Barros puis on passe au défilé des témoins.


    Abdoulaye : le cordonnier malien prétexte à la querelle entre le prévenu et la victime en ce jour funeste du 17 décembre 2010. Particulièrement impressionné par la cour et le public, le jeune homme de 22 ans perd tous ses moyens et c'est avec un grand tact que le président le met en confiance et parvient à lui poser ses questions. A quelques petits détails près il confirme la version de la victime. La défense ne parvient pas à le prendre en défaut bien qu'elle profite de sa déstabilisation.


    Moïse, le cuisinier du snack de l'accusé : Sans charger son patron, il se garde de travestir la vérité et préfère éluder les questions délicates. Tout compte fait ce témoin clé de la défense fera le jeu de la partie civile. On sent qu'Hodjej se liquéfie. Il devient de plus en plus agressif tentant de prendre la parole pour diriger les réponses de son employé qui, en raison de ses liens avec l'accusé ne dépose pas sous serment. Il nous apprend que l'accusé avait presque toujours le taser avec lui.


    Mohamed : il est le responsable du salon de coiffure où était employée Flore. Il raconte ce qu'il a vu, une partie seulement de l'altercation entre Flore et Hodjej, et là encore, a seulement quelques petits détails près, il confirme la version de la fille. La défense tente de le déstabiliser en lui glissant menteur, menteur à l'oreille. Rien n'y fait le gars est furieux mais prend sur lui et reste d'un calme olympien. Il dit à quel point Flore est une employée modèle dans laquelle il a toute confiance. La défense tient à tout prix à démontrer que Flore n'a pas touché au taser lors de la rixe alors que son client lui même a reconnu ce fait.


    Le patron du salon est le témoin suivant. Lui n'était pas présent, mais il confirme ce qu'il sait et a pu constater sur l'évolution de l'état de santé de son employée. Il dit à quel point il lui fait confiance. Il explique à la cour que Flore est même la dépositaire des cartes de crédit de certains expatriés qui travaillent en mer et qui lui demandent parfois d'expédier de l'argent à leur famille en Europe. Jamais il n'a eu la moindre plainte. Flore est pour lui irréprochable. Il raconte comment il est intervenu, déjà avant les faits, auprès d'Hodjej pour faire cesser son harcellement sur Flore et comment il s'est fait éconduire quand il a été lui demander des explications.


    Maurice : deuxième témoin de la défense, quand il arrive à la barre c'est Hodjeij qui le place. En vain, de fait il n'a rien vu et n'a rien à dire.


    Exit les témoins.


    C'est au tour de Flore de dire ce qu'elle pense des témoignages. Elle balaie justement les détails qui font diverger les déclarations d'Abdoulaye et de Mohamed des siennes. La défense continue a insister sur cette question stupide et déjà résolue de la prise en mains par la fille de l'arme. Une fois de plus elle se sort brillament de l'épreuve.


    Hodjej est soumis à la même épreuve. Là c'est beaucoup plus simple, tout le monde ment, inclus ses témoins. La paranoïa a changé de camp et lui le pauvre est victime d'un complot. tous contre un en quelque sorte. Le rôle de la défense se complique un peu plus.


    A 18h30 le président suspend la séance et la renvoie à lundi 14 heures pour les plaidoiries de la partie civile, le réquisitoire du ministère public et les plaidoiries de la défense devant précéder la délibération du jury et l'énoncé de la sentence.


    La défense n'a rien pour demander l'acquittement de son client et elle se lance dans les effets de manches et les querelles avec les avocats de la partie civile ou du parquet, voire elle donne des conseils au président. De fait elle est lamentable et le public ne s'y trompe pas.


    Lundi 16 mai - Le Verdict

    Le procès entre à l'heure, pour une fois, dans sa dernière journée. Pour ne pas changer, la défense commence par une manœuvre de diversion introduite par Me Kokolo, le président la rejette et on passe aux plaidoiries de la partie civile.
    Les avocats n'ont pas la tâche trop difficile tant l'accusé a multiplié les bévues, s'est montré indifférent à la souffrance de sa victime et a tenté de la rendre responsable de l'ensemble des faits. La défense demande des dommages et intérêts à hauteur de 850 millions de francs.

    La partie civile par l'intermédiaire du procureur général n'est pas plus tendre avec le prévenu. Il requiert 10 ans de réclusion criminelle, l'expulsion à l'issue de la peine et une amende dérisoire de 480 000 XAF.

    La défense est en peine, elle plaide le mensonge de la part de la dame Barros. Et demande l’acquittement.

    Hodjedj commet son ultime maladresse en déclarant en conclusion : "Monsieur le président, dans cette affaire il n'y a qu'une seule victime c'est moi".

    Après un délibéré d'environ une heure trente le verdict tombe. La cour et les jurés reconnaissent la culpabilité de l'accusé et les circonstances aggravantes. La peine prononcée dépasse celles demandées par le ministère public. 15 ans de réclusion criminelle, expulsion à l'issue de la peine et 450 000 XAF d'amende. La partie civile obtient 350 millions de dommages et intérêts.
    Hodjedj paie son arrogance et son agressivité. La magistrature piquée a vif dans son honneur a voulu être exemplaire. Sans doute l'a-t-elle trop été et il y a fort à parier que la défense va introduire une cassation. Si elle l'obtient et qu'un nouveau procès à lieu, la peine sera probablement réduite.

    Mon avis est clair. J'ai soutenu sans réserve Flore Barros depuis le début des débats et je me réjouis qu'elle ait obtenu une somme substantielle qui lui permettra je l'espère de recouvrer l'usage de son membre, mais je pense que la durée de la peine infligée à un homme de 61, certes ignoble, ans équivaut à une peine de mort de laquelle je ne peux pas me réjouir.



    Jugeant que dans cette affaire sa réputation a été ternie, Me Nzalakanda nous a fait parvenir le droit de réponse qu'il a envoyé à Zenga Mambu :


    Cabinet d’Avocats Fulbert NZALAKANDA

    ______________________________


    Fulbert NZALAKANDA

    Membre du Conseil de l’Ordre                                                        

    Avocat à la Cour                                                                   


    S. A. ABIRA

    Avocat stagiaire                                                                   Pointe Noire le 10 Mai 2011                                            



    AFFAIRE Flore BARROS


    REPONSE SUR LE FOND DE MAÎTRE Fulbert NZALAKANDA




    Chers internautes,


    Le 1er mai dernier, dans le souci de faire usage de mon droit de réponse, suite à la publication sur le site Zenga Mambu des propos malveillants, tenus à mon encontre par celle qui a été ma cliente, j’avais manifesté mon intention de mettre à la disposition des animateurs du site, le DVD contenant l’enregistrement de l’émission « Génération d’Elie », au cours de laquelle j’avais répondu à mademoiselle Flore BARROS.

    Comme vous l’avez si bien remarqué, dans mes écrits, je n’ai pas répondu sur le fond aux propos de mademoiselle Flore BARROS. Je comprends donc que votre soif de connaître la vérité n’a pas été étanchée.

    J’ai attendu qu’on m’indique une adresse sure pour déposer ledit DVD et le mettre en ligne dans l’intérêt de tous les internautes de la diaspora et même du Congo. Mon appel a été entendu et d’ici là zenga mambu aura mon DVD.

    Toutefois avant la mise à disposition du DVD à zenga mambu, je me vois obligé de revenir sur les passages les plus importants de l’émission de l’évangéliste OBILI au cours de laquelle je m’étais longuement expliqué.

    Préalablement, j’aimerais rappeler à tous les internautes que les avocats sont astreints au respect du secret professionnel. Voila pourquoi, s’agissant des faits de la cause, notamment les circonstances de l’agression de mademoiselle Flore BARROS, son départ et son séjour au Maroc, je vous renverrais à l’exposé librement fait par la victime sur votre site. 


    -  Cabinet sis sur l’avenue Bitelika Ndombi route de l’aéroport Agostinho  NETO,  au dessus de l’Agence Canadian Airways -
    - * 5787 . ( 05 553 92 11 - Banque Crédit du Congo  : Compte bancaire 10153953000 08  -  POINTE-NOIRE  - 
    - République du Congo Brazzaville - 
    Nos jours de réception : lundi, mercredi & vendredi de 15h 30 à 18h
    Exceptionnellement : mardi & jeudi sur rendez-vous en fonction de l’urgence.

    Je ne répondrais que sur les imputations de corruption faites contre ma modeste personne, sur les circonstances de la demande de la provision de 30.000 000 FCFA et de l’émission du chèque de 20.000 000 F CFA.

    Aussi pour vous rafraîchir la mémoire, me paraît-il important de vous rappeler les propos de mademoiselle Flore BARROS sur le site Zenga Mambu

    « Le même jour mon Avocat Maître Fulbert NZALAKANDA était venu à la maison  pour me présenter des documents que je devais approuvés et signés :
      -  Une demande provisoire d'une provision qu'il avait écrit sans mon  consentement sur lequel il demande à la communauté libanaise la somme de 30  millions de F CFA afin que je poursuive les soins médicaux en Afrique du sud
     - Une lettre d'information
    - Et les droits à la procédure qui s'élevaient à 750 000 F CFA que nous avons pu réduire à 450. 000 F CFA il avait perçu une avance de 100 000 F CFA

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    Le montant de la demande de provision s'élevait à 30 millions de F CFA, curieusement le dimanche matin, Maître Fulbert NZALAKANDA arriva chez moi et il me proposa 20 millions de F CFA, je lui dis que je ne pouvais pas prendre cette argent ; il me demanda pourquoi ? Et je lui répondis qu'il faudrait un hôpital en France ou Afrique du sud. Je lui demanda d'expliquer mon état de santé puis de demander un devis pour savoir combien ça pouvait coûter avant de fixer un montant. Maître Fulbert NZALAKANDA, me répondis qu'on ne refuse pas l'argent en lari"Mbongo Kaba Kala Ka Zoko" ;

     je lui posa une question simple : Et si ça ne suffisait pas comment je vais faire ?
    Et il me répondit que c'était provisoire, si tu refuses cet argent tu n'auras plus personne qui pourra venir à ton aide. Ensuite il est parti voir le coupable qui lui avait dit qu'il n'avait que 10 millions de F CFA ; les dix millions avaient été donné par une personne de bonne foi.
    Il me supplia pour que je ne le déçoive pas et de signer les documents pour payer ma maison, les études de ma fille, de laisser une provision à ma famille pour qu'ensuite je quitte le pays.»

    QUESTIONS

    Qu’en est-il de la demande de provision de 30.000 000 F CFA?

    Réponse :

    Le 15 Mars 2011, mademoiselle Flore BARROS rentre à Pointe Noire après un séjour d’un mois au Maroc où elle était partie pour suivre ses soins.

    Je me rends chez elle, question de lui rendre visite et de m’enquérir de l’évolution de son état de santé.

    Je remarque que rien n’a changé. Elle m’explique, dans les mêmes termes que ceux employés sur zenga mambu, les circonstances de son voyage, les difficultés de son séjour au Maroc, son manque de moyens pour ses besoins personnels et pour faire face aux ordonnances médicales etc.…

    Après son exposé, je lui dis qu’il n’est pas bon qu’elle reste encore longtemps à Pointe Noire vu qu’il n’existe aucune structure spécialisée au Congo pouvant la prendre en charge. Elle doit se rendre d’urgence en Afrique du Sud ou en France où les structures d’accueil existent.

    J’ai lui ai suggéré l’Afrique du Sud, car malgré la barrière linguistique, le visa n’est pas difficile à obtenir par rapport à la France.

    Pour faire face à l’urgence, il fallait demander amiablement à son agresseur une provision à distinguer des dommages intérêts dont le but essentiel était de couvrir ses soins.

    En présence de sa grande sœur, madame Van, je lui ai expliqué ce qu’est une provision ; par la suite je lui ai demandé d’en proposer le montant.

    Elle m’a répondu que l’avocat c’était moi, il m’appartenait donc de proposer le montant. Voilà pourquoi j’ai proposé dans un premier temps un forfait de trente millions (30.000 000 FCFA).

    Nous sommes tombés d’accord sur cette proposition.

    J’ai regagné mon cabinet vers 16 heures et, y étant, j’ai préparé à l’intention de monsieur Hassan HODJEIJ le courrier valant demande amiable d’une provision.

    Ce courrier a été déposé à la Maison d’Arrêt de Pointe Noire, lieu de détention de monsieur Hassan HODJEIJ, le 16 Mars 2011 (pièce n°1).

    Le cachet de la maison d’arrêt apposé sur la copie de mon courrier pour  « l’accusé réception » fait foi.

    Je précise qu’à cette occasion, ni à aucune autre, je n’ai point rencontré monsieur Hassan HODJEIJ. Il n’est pas mon client, il n’y avait aucune raison de chercher à le rencontrer directement.

    Le même jour, dans le souci de rendre compte à ma cliente, je lui ai transmis copie de la lettre adressée à son agresseur. La lettre de transmission adressée à Flore BARROS le 16 Mars 2011, réceptionnée le même jour par sa sœur fait également foi (pièce n°2).

    Pendant que la demande de provision a été adressée à monsieur Hassan HODJEIJ, une copie de la même demande a été transmise à la communauté libanaise par le biais d’une consoeur qui a requis l’anonymat, pour faciliter les démarches auprès de ladite communauté. Cette consoeur qui n’était pas dans la procédure a agi par compassion pour mademoiselle Flore BARROS.

    Une autre copie de cette correspondance a été adressée, pour information, à monsieur le procureur Général près la Cour d’appel de Pointe Noire le 17 Mars 2011 ; ci-joint, la lettre d’information (pièce n°3).

    En réaction à ma demande amiable de provision, j’ai reçu d’un des conseils de monsieur Hassan HODJEIJ, un courrier par lequel celui-ci m’a dit en substance que « trente millions (30.000 000 FCFA) ce n’est pas donné, c’est fabuleux comme montant ; son client tablait de nouveau sur dix millions de francs (10.000 000 FCFA) à envoyer au Maroc où la vie est relativement moins chère pour la poursuite des soins de mademoiselle Flore BARROS ».

    Quelques jours après, je reçois d’un autre confrère, également conseil de monsieur Hassan HODJEIJ, un courrier par lequel celui-ci désapprouve ma démarche de demande amiable de provision. A ces yeux, « ma demande est sans objet et que seul le juge compétent peut fixer une indemnité provisionnelle et cela après introduction du dossier. »

    Je ne publierai ni les noms mes confrères, auteurs des courriers invoqués, ni les courriers eux mêmes, secret professionnel oblige.

    Ces deux courriers reçus de mes confrères adverses m’ont déçu, car leur contenu compromettait les chances de ma cliente de se présenter à un médecin, le plus tôt.

    Heureusement, du côté de la communauté libanaise, ma consoeur facilitatrice a fait bougé les choses. Les démarches menées étaient sur le point d’aboutir à 20 millions de f cfa sur 30 millions sollicités.

    Pour préparer ma cliente sur l’éventualité du paiement de 20 millions franc CFA, je lui ai passé un coup de fil.

    Finalement pendant qu’il y avait tergiversation du côté de l’agresseur de Flore BARROS et de ses avocats, la facilitatrice m’a informé que 20 millions de franc CFA destinés à ma cliente étaient virés son compte.

    M’étant rapproché d’elle, elle m’a présenté ledit chèque émis à mon nom, en tant qu’avocat de Flore BARROS.

    Avant de prendre ce chèque, je lui ai demandé de m’en faire une photocopie afin que je me rapproche de ma cliente, obtenir son consentement, avant de l’encaisser.

    Le dimanche 20 Mars 2011, entre 13 et 14 heures, je me suis rendu au domicile de ma cliente pour lui parler du résultat obtenu. En tant qu’avocat conseil, connaissant les enjeux de cette affaire, je lui ai vivement conseillé d’accepter les 20 millions pour parer au plus pressé car  plus le temps passait, plus ses chances de guérison étaient compromises.

    Je lui ai une fois de plus expliqué que ce n’était qu’une provision et au cas où elle se révélait insuffisante, on pouvait demander un complément. De plus, le montant de cette provision n’était pas à confondre avec les dommages intérêts que nous demanderons, le moment venu, devant la juridiction compétente, lorsque le dossier sera en état.

    J’attendais donc son accord afin de signer avec ma consoeur l’acte attestant la remise du chèque entre mes mains.

    J’avoue que pour une provision, je trouvais le montant acceptable. N’oublions pas qu’il est extrêmement difficile, voire impossible d’obtenir  devant les tribunaux une provision de ce montant, surtout lorsqu’on n’a aucun devis médical. Parfois même, lorsque, compte tenu de l’urgence, le tribunal ordonne le versement d’une provision, l’impécuniosité de la partie condamnée au paiement de ladite provision peut constituer un véritable obstacle à l’exécution de la décision du tribunal. Enfin il n’est pas exclu qu’à tort ou à raison, la personne condamnée au paiement de la provision peut relever appel.

    Malgré l’urgence et le caractère acceptable du montant de la provision, ma cliente a refusé de donner son accord, sans me dire pourquoi, alors qu’au départ elle avait donné son accord pour la négociation de cette provision.

    Croyant que je ne m’étais pas suffisamment fait comprendre dans la langue de Molière, je lui ai dit dans sa langue maternelle « lari », langue que nous avons utilisée par moment, lors de notre entretien et qu’elle comprend, certainement mieux que le français : qu’on ne refuse pas l’argent "Mbongo Kaba Kala Ka Zoko". Il n’y a rien de dramatique à cela.

    Si c’était possible, j’aurais pu le dire dans n’importe quelle langue du pays, pourvu qu’elle comprenne qu’en refusant cette provision, elle compromettait ses chances d’une prise en charge rapide, car pas d’argent, pas de soins.

    Ayant persisté dans son refus d’accepter la provision de 20 millions, j’ai décidé de partir.

    J’ai par la suite fait savoir à ma consoeur facilitatrice que ma cliente déclinait l’offre et qu’à ce stade je ne pouvais plus rien faire, sauf attendre l’enrôlement de cette affaire devant la juridiction compétente pour défendre ma cliente.

    Ma consœur a répercuté cette information aux pourvoyeurs desdits fonds et ces derniers ont repris leur argent.

    Que pendant que j’attendais l’enrôlement de cette affaire, j’ai été stupéfait d’apprendre que ma cliente Flore BARROS a lancé un S.O.S. à la télé DRTV pour que les personnes de bonne volonté l’aident à se soigner, qu’à cette occasion,elle m’a traité de corrompu.

    QUESTION N°2

    AI-JE VRAIMENT ETE CORROMPU ?

    Réponse

    La corruption dont parle mademoiselle Flore BARROS n’existe que dans son esprit. Le pays est tellement gangrené par ce fléau, il va de soi la suspicion atteigne celui là même qui est chargé de défendre ses intérêts.

    Accepter la corruption en échange de quel service ? Pas surtout pour acheter le silence de Flore BARROS, comme on l’a prétendu.

    Je rappelle à tous qu’en matière pénale, comme c’est le cas dans cette affaire, à l’exception de quelques infractions qui portent atteinte à l’honneur, la transaction intervenue entre les parties n’arrête pas l’action publique déjà mise en mouvement.

    Il s’ensuit que si je m’étais fait corrompre, cet acte n’aurait servi à rien. Le Ministère Public allait toujours poursuivre monsieur Hassan HODJEIJ.

    Non, je n’ai été corrompu par personne.

    J’ai, de bonne foi, fait diligence pour trouver rapidement une provision devant permettre à ma cliente, une semaine après son arrivée au Congo, de repartir là où elle souhaitait pour continuer ses soins.

    En obtenant avec succès une provision amiable de 20 millions, je m’attendais à être adulé par ma cliente, mais à la place d’une adulation, je suis vilipendé.

    QUESTION N°3

    QU’EST-CE QUE JE PENSE DE LA REACTION DES INTERNAUTES ?

    Réponse
    La réaction des internautes vis-à-vis de Flore est compréhensible. Le drame de cette concitoyenne ne devait laisser personne indifférent. Cependant les simples émotions exprimées ça et là ne changeront rien.  

    Les gens doivent se mobiliser et apporter à Flore ce qu’il faut pour lui permettre de se prendre en charge.

    Vis-à-vis  de ma modeste personne, les internautes se sont comportés comme des juges partiaux. Ils n’ont pas attendu ma déclaration sur le fond de l’affaire. Ils se sont empressés de me condamner par défaut, approuvant sans contradiction l’idée de corruption.

    Ah, qu’est ce que juger c’est difficile pour tout le monde !!!

    Tel est l’éclairage que j’entendais apporter à l’article de Flore paru sur le site de zenga mambu.

    Je vous remercie pour votre aimable attention.

    Maître Fulbert NZALAKANDA

     

    Pièces justificatives


  • Commentaires

    1
    Lundi 24 Octobre 2011 à 04:32
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