• JUILLET 2009  …LES GRANDES MANŒUVRES.<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

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     « Le dialogue républicain », conforme aux  trois vertus républicaines définies par Montesquieu («liberté, égalité et frugalité») n’a pas eu lieu. Et  «celui» qui  revenu aux affaires par la force des armes, s’est évertué  à ôter cette  lueur d’espoir jamais concrétisée en raison de la facétie et de la morgue des gens absorbés par la versatilité, la mondanité et l’excès de confiance, mais surtout enivrés par des recettes pétrolières abondantes. Les évènements de Pointe-Noire et la crise mondialisée auraient dû alerter ces gens-là grisés par le zéphyr du luxe, au moment où le peuple congolais, ébranlé par le tourbillon des contingences de la vie, peine à subsister.<o:p></o:p>

    A quelques semaines  de l’hypothétique élection présidentielle, un climat  lourd prévaut au Congo-Brazzaville,  des scenarii à foison. La configuration du marigot politique congolais actuel donne à peu près ceci :<o:p></o:p>

    L’aile Noumazalaye incarnée par Isidore MVOUBA qui rappelons-le, a toujours fait partie de cette obédience, était l’initiatrice  de  la vraie « concertation nationale » qui aurait dégagée un horizon clair avec la participation de l’opposition responsable représentée par DZON, POUNGUI, KINFOUSSIA et dans une certaine mesure Marion MANDZIMBA. N’en déplaise à Miokono qui estime que nul n’avait le monopole de l’opposition. Mais l’opposition est une démarche responsable qui privilégie l’intérêt général au détriment des ambitions égoïstes. Un vrai dialogue aurait permis que  toutes les questions relatives  à cette élection capitale  soient mises sur  table pour arriver à un consensus  qui  consoliderait la fameuse paix qui est devenue le leitmotiv des chantres de la Nouvelle Espérance. Toute fois, c’était sans compter la boulimie du pouvoir de Sassou et de sa cohorte de fils et neveux qui n'ont jamais été partisans de ce dialogue. Le pouvoir sinon rien, même  s’il faut vendre tout le pays. Donner toute la latitude à Mvouba qui n’était pas contre la nomination de Aimée Mambou Gnali au poste de vice –président  lors de cette concertation, équivaudrait à lâcher du lest et à perdre un certain nombre de prérogatives. <o:p></o:p>

    Ceux qui prétendent  faire partie de « l’opposition constructive »,  étaient probablement animés d’une bonne volonté, puisque le pouvoir leur avait fait miroiter la mise en place d’un gouvernement d’union nationale, à l’issue de cette concertation, le dit gouvernement préparerait l’élection présidentielle de juillet 2009. Résultat des courses, une fois de plus,  ces naïfs ont été désabusés par Sassou et son clan qui n’ont cédé aucune parcelle de pouvoir.<o:p></o:p>

    Deux postures se dégagent : ceux  dont l’activité politique depuis la chute du régime de Lissouba  a toujours été guidée par la trahison ou d’assurer le faire valoir du régime de Sassou.  Munari, Mbéri Martin, Tamba-Tamba incarnent cette ligne. Leur avenir politique est désormais lié à celui de Sassou d’autant que leur aura dans leur fief de Mouyondzi s’est réduit  comme peau de chagrin. Le chemin de Mpila et de Oyo leur est ouvert jour et nuit, malheureusement,  à moins de jouer  le  rôle marginal qui leur serait imparti le moment venu, Sassou sait qu’ils ne pèsent plus grande chose sur l’échiquier politique. Or, il ne s’attache  à une marionnette  que lorsqu’il est convaincu que ses ficelles sont susceptibles d’engranger  des retombées politiques   quantifiables et indiscutables. Le congrès « de la réunification »  de l’UPADS, mort né et financé en grandes pompes  par leur mentor, dans le but de désarçonner l’électorat du Niboland  a tourné court.<o:p></o:p>

    De  même, les  prétendues rivalités  entre les descendants  du royaume téké  ( Dzon, Miokono, Ngouolondélé) sont  le fruit de l’ imagination  des officines de Mpila aux fins de déstabiliser  cet électorat  à la discipline légendaire.<o:p></o:p>

    D’autres tenants de cette « opposition constructive » que sont Miokono, Bokamba, Yhombi ou  Fylla, rivalisent d’imagination pour consolider  leur allégeance au pouvoir de Mpila. Finalement,  c’est la désillusion qui a pris le pas sur l’espoir de s’implanter dans l’oyocratie en cherchant  à damer le pion à ceux là qui se battent bec et ongle pour une véritable alternance au Congo. Chacun se justifie comme il le peut, mais tout compte fait, l’histoire, seule juge des temps donnera une lecture sans concession de leur action qui à mon avis ne sera pas retenue dans les pages glorieuses de notre pays. Face à celui qui a plongé notre pays dans la misère effroyable,  accepter un dialogue n’est pas en soi signe de faiblesse, mais l’état apocalyptique actuel de notre pays exige un vrai dialogue.<o:p></o:p>

    Nous avons un contexte qui sied à un tel dialogue. La cabale menée par la presse internationale contre ce monarque qui dispose par exemple de 112 comptes en France, donne la dimension du désaveu et, ceux qui  s’accrochent encore à ce pouvoir ont tout faux. Le monde change, les acteurs mêmement.  Sous Sassou Nguesso, le Congo connaît vingt cinq années d’un pouvoir liberticide, inégalitaire et boulimique qui a fini par réveiller soudain la conscience des congolais  pressurés et foudroyés par l’onde de choc des promesses non tenues, remplacées par des projets mal ficelés, quitte à sacrifier le destin de tout un peuple plongé dans la précarité. Espérons que ce peuple réveillé ne sera plus rendormi et réussira à contourner la grande supercherie  que lui prépare  ce pouvoir en organisant de façon unilatérale les présidentielles de juillet 2009, alors qu’aucune condition de transparence n’est garantie. <o:p></o:p>

    D’innombrables tripatouillages, préludes à un véritable hold up électoral sont  chaque jour mises à jour par ceux qui veulent voir.  En dépit d’énormes sommes d’argent  indûment mises au service de la communication de Sassou, avec les résultats d’un recensement qui défient toute la logique mathématique, personne n’est capable de nous  expliquer comment des districts comme Ollombo avec une population générale évaluée à 21277habitants  peut –il se retrouver avec un corps électoral estimé à 25755 électeurs ? ou le district de MPouya avec 9284 habitants peut-il avoir  un corps électoral estimé à 9178 électeurs ?(1)<o:p></o:p>

    Dire que Fylla ou Miokono ont estimé de façon tonitruante que la plupart des revendications formulées par leur parti respectif auraient trouvé un écho favorable lors du monologue du  14 Avril 2009, on reste dubitatif sur leur réelle motivation.<o:p></o:p>

    Pourtant, à travers cette future consultation, le peuple congolais  aurait  manifestement  trouvé  l’occasion de pansement des blessures  d’un peuple broyé par la mauvaise foi d’un régime cupide, tyrannique, dénaturé  et infecté par des transfuges éhontés. L’ampleur du désappointement de ce peuple en quête d’équité, de justice et de liberté n’avait pas été mesurée par Sa Majesté. Lui et son clan courent le risque d’être désavoués  et défenestrés par le réveil brusque d’un peuple prétendu fataliste, longtemps grugé, humilié et opprimé.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>(1)          Voir Conférence de Presse de M. Dzon du 21 Avril 2009.<o:p></o:p>

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    Djess dia Moungouansi

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    votre commentaire
  • Marion Mandzimba, taupe de Sassou ou top de l'opposition ? (le 31/12/2008 à 01h51)

    Marion Mandzimba, taupe de Sassou ou top de l'opposition ?<o:p></o:p>

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    La fièvre de la présidentielle à venir s’est saisie des différents acteurs politiques congolais. Ici et là, on affûte les armes, au figuré comme au propre. C’est que, sous nos cieux de pays sous développés économiquement et mentalement, les échéances électorales sont avant tout, des rendez-vous avec la belligérance : menaces, jurons, armes, proclamation anticipée des résultats, atmosphères d’inquiétude, cris dans la nuit striées de revendications et de protestations, policiers tirant sur des foules aux mains nues, un dictateur tricheur (comme en savent fabriquer les tropiques), le regard illuminé, en appelant à l’extermination de l’ennemi pour la défense de la légalité républicaine et de la patrie en danger ; puis, après les massacres, tendant la main à l’opposition pour la composition d’un « Gouvernement de Réconciliation nationale » ou de « large ouverture » (encore des nègreries). Au bout de la chaîne, une Communauté internationale lasse de tous ces mauvais scénarios nègres…<o:p></o:p>

    Voilà ce que sont que les élections, en Afrique ― l’Afrique noire, précisément. Et c’est ce que le Congo de Sassou s’apprête à nous servir sous peu : une consultation tendue, crispante, présage d’une élection calamiteuse et inévitablement conflictuelle. Une élection dangereuse surtout, qui s’offre à mes yeux comme un tragique rendez-vous de l’apocalypse.<o:p></o:p>

    Il faut des acteurs talentueux  pour la réussite d’un  scenario. S’il apparaît de toute vraisemblance que Sassou reste le réalisateur incontesté, Marion Mandzimba, juriste et Professeur d’université est un des candidats pour la réussite de cette œuvre politico-dramatique. Dans  cette tragédie  que semble nous imposer le cours des évènements, Monsieur Mandzimba est désormais de toutes les sauces. Les déboires qu’il a connus en disent long sur le climat délétère que Sassou se charge d’instaurer. Cependant, on est sceptique quand on voit  «  le traitement » dont il a fait l’objet suite au bras de fer qu’il a eu avec le tout-puissant  Jean Dominique Okemba.  Les durs propos qu’il a tenus à l’encontre de ce sinistre personnage sont sans commune mesure au meeting inoffensif de Tsonguissa  MOULANGOU devant les militants  UPADS de Mfilou.  Et pourtant, ce dernier croupit en prison avec un chef d’inculpation aussi fallacieux  que ridicule «  Apologie d’un condamné », en l’occurrence l’ex-Ministre des Finances  Moungounga  Nkombo Nguila.<o:p></o:p>

    Si Sassou choisit ses opposants, il en fait autant pour ses prisonniers. En effet, en droit, seuls les faits et non les hommes sont amnistiés. N’y a-t-il pas de conseillers autour de ce monarque pour lui faire  comprendre que si  Yhombi, également «  condamné » pour les faits que l’on reproche à Nguila, ce dernier doit bénéficier de « la magnanimité » du Prince d’Oyo ? <o:p></o:p>

    Par ailleurs, un homme politique est jugé par sa démarche et sa pratique sociale si tenté que Monsieur Mandzimba  en soit un. Peut-on imaginer que ce professeur de Sciences politiques, ancien Directeur de cabinet  du Ministre de <st1:personname w:st="on" productid="la Défense">la Défense</st1:personname> soit si incrédule pour  tenir des propos ci-dessous, publiés sur le Net ?




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    « Tout cela ne change rien à mon programme. Tout en exigeant <st1:personname w:st="on" productid="la Concertation Nationale">la Concertation Nationale</st1:personname> Inclusive que les jeunes de Talangaï se sont approprié et qu’ils appellent maintenant "Solola Bien !!! ", j'ai annoncé ma candidature de principe à l'élection Présidentielle pour gêner la stratégie de l'unité du nord telle que veulent le développer SASSOU – YHOMBI - BOKAMBA - MOKOKO. »<o:p></o:p>

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    La réponse à la kyrielle de questionnements qui suit  nous aiderait  à élucider ses agissements. <o:p></o:p>

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    Un vrai stratège politique d’envergure,  peut-il annoncer à tout le monde, tel un amateur qu’il veut casser l’unité du Nord alors que ce message est adressé à tout le monde ? <o:p></o:p>

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    Veut-il faire croire à certains naïfs du sud qu’il abandonnerait les siens ( avec qui ils ont gagné la guerre contre leur pays  et concocté une  constitution taillée sur mésure) par une subite fibre patriotique?<o:p></o:p>

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    Pourquoi mettre en avant l’unité du nord alors qu’il est issu d’un père du Nord et d’une mère du Pool ? Il avait là l’opportunité d’être un vrai congolais à l’abri des querelles ethniques ( issu d’un parent du nord et du sud).<o:p></o:p>

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    En fin de compte que vise son agitation ? Serait-il frustré de ne pas avoir été nommé ministre comme l’avait dit JDO ?<o:p></o:p>

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    La probité intellectuelle commande que l’on rappelle  à l’opinion que Mandzimba  fut victime des affres causées par le pouvoir, en tout cas,  son bras armé n’a pas hésité à saccager sa demeure. Mais, ces actes ne pouvaient-ils pas rentrer  dans le cadre d’une intimidation pour ramener à la raison  un des leurs, peu ou prou récalcitrant ? <o:p></o:p>

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    C’est de notoriété publique, depuis sa création, « L’association Marien N’Gouabi et Ethique » s’était inscrite dans la  logique  d’égrener une partie de l’électorat du PCT, en somme un affront au pouvoir dictatorial de Mpila. Et quand on connaît l’impudence de Sassou, rien n’est laissé au hasard  pour assurer la pérennité dictatoriale.  <o:p></o:p>

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    Chaque jour, à travers les contrats qui ont été signés entre le pouvoir de Mpila et le gouvernement de Pékin depuis 2004, d’importantes quantités d’armes et appareils militaires sont déversés dans notre pays depuis le début de cette l’année 2008 , l’aéroport militaire d’Ollombo tourne à plein régime, des milliards de CFA sont planqués çà et là, les congolais s’engloutissent davantage dans la géhenne, l’opposition congolaise plombée par ses querelles intestines, est incapable de proposer une alternance crédible à cette odieuse dictature. Alors, elle se met à rêver : seul un  homme du Nord pourrait leur tirer d’affaire parce qu’il connaîtrait l’homme Sassou. Peut être  qu’il leur révélerait dans quelles circonstances Ndenguet et cie ont fait disparaître 360 de nos compatriotes en une seule après-midi, ou qu’il ferait des révélations sur l’extermination ethnique opérée par les redoutables cobras en Décembre 1998 !<o:p></o:p>

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    Alors, Madzimba taupe de Sassou  ou top de l’opposition ? (1)<o:p></o:p>

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    (1) Le titre  est de mon ami Loumo<o:p></o:p>

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    Djess dia Moungouansi<o:p></o:p>

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    Le blog de Djess <o:p></o:p>

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    http://demainlecongo.oldiblog.com<o:p></o:p>

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     Les deux périls qui menacent le Congo: l’illusion statistique et le syndrome hollandais (le 18/11/2008 à 20h23)

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    En règle générale, la croissance annuelle du PIB donne la traduction statistique  de l’activité économique d’un pays. Toute fois, les effets induits par l’augmentation des biens et services d’un pays pendant une période déterminée, dépendent non seulement de la structure de son économie, mais également des relais sur le terrain. Ces dernières années, on a assisté à une augmentation concomitante du prix et du nombre de barils/j. Pour évaluer les conséquences insidieuses sur le terrain, j’ai opté pour une démarche qui emprunte tant aux réalités congolaises qu’à la réflexion pure.

    Nonobstant la sensation d’aise induite par la frénésie pétrolière,notre pays s’expose à deux périls  qui ont toujours  été mal expliqués ou mal perçus  par nos dirigeants, au premier desquels, on a l’illusion statistique.

    Ce concept, rébarbatif par sa forme, l’est moins dans son contenu , tant il traduit cette espèce d’euphorie dans laquelle se sont toujours baignés les chantres de la nouvelle Espérance, qui interprètent, sans aucun effort intellectuel, des chiffres mystificateurs de la croissance du PIB de notre pays en performances économiques.<o:p></o:p>

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    Depuis  bientôt une décennie, notre pays  aligne sans effort des taux de croissance du PIB que nous envient les économies industrialisées. Selon les dernières estimations, le taux de croissance réel du PIB au Congo-Brazzaville devrait être de l’ordre de 7,6%, largement supérieur à la moyenne de la zone CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale). Ce taux de croissance anormalement élevé, génère une certaine atonie, tant les autorités congolaises se bercent dans l’illusion statistique. À la faveur de la hausse des prix des matières premières et à l’amélioration des termes de l’échange donc, le budget de l’État congolais pour l’exercice 2007- <st1:metricconverter productid="2008 a">2008 a</st1:metricconverter> augmenté de 43,4% (soit 834,9 milliards de FCFA), passant de 1921,1 milliards de FCFA dans la loi de finance initiale à près de  3000 milliards dans la loi de finance rectifiée. Les dirigeants congolais se sont toujours leurrés par des taux de croissance du PIB de 5, 6 voire 8%, mais ils ont naïvement ignoré la chose essentielle : ces taux de croissance résultent davantage de la valorisation de la rente pétrolière que d’une dynamique de l’appareil productif. En d’autres termes, les autorités de Brazzaville n’ont  aucun mérite dans la génération de cette croissance, tant, les entreprises qui devraient être les seules à produire une croissance du PIB saine, sont pour la plupart sous perfusion financière de l’Etat.<o:p></o:p>

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    Une croissance résultant d’un dynamisme de l’appareil productif réduit le chômage, injecte du pouvoir d’achat aux populations qui augmentent leur consommation et l’économie s’en porte mieux. C’est bien le contraire de notre pays qui, en dépit d’une augmentation exponentielle  des recettes pétrolières ces cinq dernières années, on est confronté à  un chômage endémique et  une pauvreté tenace, agressive et, presque structurelle qui  s’est obstinément installée sur toute l’étendue du territoire national au point que 75 % de la population congolaise vit désormais dans une extrême pauvreté.

    En définitive, la richesse générée par 10% de taux de croissance au Mozambique n’est plus entraînée que par 0.08% de croissance en Corée du Sud et 0.008% au Japon. C’est pourquoi, il convient de toujours tempérer le triomphalisme né d’une progression annuelle du produit intérieur brut.

    Le deuxième péril qui menace notre pays s’appelle Syndrome hollandais  ou en anglais « Dutch disease ».<o:p></o:p>

    Ce syndrome est une conséquence des problèmes macroéconomiques générés par la capacité d’absorption d’une économie suite à l’entrée massive de devises. Ce phénomène a été observé pour la première fois aux Pays-Bas, dans les années 60.<o:p></o:p>

    A titre d’exemple, le budget national du Congo est passé de 3 milliards de francs cfa en 1962, à 3000 milliards de francs cfa pour cette année 2008. Notre pays a sombré dans les facilités d’une économie de rente, avec 90% des recettes d’exportation et 75% des recettes fiscales provenant des hydrocarbures.<o:p></o:p>

    Le Congo dépend donc d’une monoproduction: le pétrole.<o:p></o:p>

    C’est cette dernière très forte spécialisation qui induit des effets pervers. Le pays  voit son développement freiné. Le cas du Nigeria est très édifiant sur ce plan. En effet, les deux booms pétroliers des années 70 ont engendré l’envolée des prix, combinée à la baisse conséquente des exportations non pétrolières (notamment agricoles). Ces booms pétroliers passés, le Nigeria constatera avec effroi, la quasi-dislocation de toute son agriculture dont la première conséquence a été l’apparition d’un grand déficit alimentaire, d’une inflation galopante et une balance commerciale déséquilibrée d’année en année.

    Le sous-développement congolais est en train de s’aggraver  par le fait que les autres secteurs, aussi stratégiques pour un développement intégral, sont  laissés en marge des priorités publiques.


    Notre économie est donc vouée aux fluctuations de cette rente. Par ailleurs, elle se heurte à d’importants goulets d’étranglements, tels le poids du tribalisme dans l’attribution des emplois, les critères politiques de localisation des unités de production (Exemple l’usine d’eau d’Okiessi à Oyo), la lourdeur de l’appareil administratif, la faible rentabilité des grands projets( aéroport militaire d’Ollombo), l’insuffisance des équipements électriques, des télécommunications et des voies de communication secondaires. Les quelques unités productives héritées de la période Massambat Débat sont en fin de vie et ne sont plus en mesure de créer la dynamique autonome du système productif ; celui-ci, fortement dépendant de l’extérieur, est caractérisé par des dysfonctionnements techniques, financiers et gestionnaires.<o:p></o:p>

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    Affronter notre destin lié à la production pétrolière, c’est réduire considérablement les nombreux symptômes dus au syndrome pétrolier qui tire notre économie vers le bas. Faute de diversifier nos exportations, nous connaissons une spécialisation appauvrissante. Ce qui apparaît comme une diversification, profite beaucoup plus au secteur des biens non échangeables qu’aux biens échangeables. Ce sont pourtant les derniers qui génèrent de la valeur ajoutée.<o:p></o:p>

    Le pétrole devient alors, paradoxalement, la cause de l’approfondissement du sous développement  congolais.

    Cependant, le Congo peut échapper à un tel syndrome si la gestion de toute l’économie suivait la voie de la rigueur, par l’utilisation des compétences nécessaires pour remettre l’économie sur pied. Et là, c’est à l’ensemble des filles et des fils de ce pays qu’il faut faire appel et redonner aux compétences leur vraie place dans la conduite de la chose publique.<o:p></o:p>


    C’est de notoriété publique, un syndrome peut en cacher un autre, aussi, pour l’instant, la grande des priorités reste sans nul doute la réduction des injustices entre le clan au pouvoir et le reste de la population, au risque de voir arriver un autre syndrome plus nocif. Rwandais, celui-là.
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    Djess Dia Moungouansi<o:p></o:p>

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    Le Blog de Djess<o:p></o:p>

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    http://demainlecongo.oldiblog.com

    Cet arlicle a été publié sur MWINDA

    http://www.mwinda.org/index.php?option=com_content&task=view&id=530&Itemid=1




    Autopsie d’une schizophrénie du pouvoir : Cas du Congo-Brazzaville. (le 22/10/2008 à 15h28)

     

     

                                          

      

    Autopsie d’une  schizophrénie du pouvoir : Cas du Congo-Brazzaville.<o:p></o:p>

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    De nombreux  analystes politiques congolais  rivalisent de mâles propos sur les dérives du pouvoir actuel, les conclusions sont presque les mêmes, à quelques détails près : Sassou et son clan ont l’intention de tout faire pour confisquer le pouvoir d’Etat, fusse au prix de leurs vies ; au prix de la vie des congolais, surtout.

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    Une telle démarche étonne, vu l’état apocalyptique dans lequel ils ont délibérément plongé notre pays. Une retraite, comme le lui a toujours suggéré  son ex-comparse ( ?)  Ngouolondélé serait peut être la meilleure porte de sortie pour lui, mais rien n’y fait. Une seule explication à tout çà : la schizophrénie du pouvoir.

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    La psychanalyse nous aide à comprendre ce mal insidieux qui a habité  et sali l’âme de nombreux et célèbres empereurs, tout au long de l’histoire. Ses symptômes sont connus : l’ivresse que procure l’image de soi que vous renvoient chaque jour, les medias ; la sensation d’être Dieu parce qu’on détient entre les mains, le pouvoir de défaire des vies, d’en fabriquer, d’ordonnancer même la mort et de l’administrer ; la crainte, l’envie, la soumission et la terreur qu’on suscite autour de soi. <o:p></o:p>

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    Comme l’écrit bien J. Anouilh, « Le privilège des grands, c’est d’admirer les catastrophes, de leurs terrasses. ». Ainsi,  les congolais privés d’électricité, d’eau courante, des soins de santé adéquats, rien n’est inhérent à une fâcheuse conjoncture, c’est une volonté machiavélique  pour faire durer le plaisir. De même, les membres de l’opposition  appauvris à dessein, et contraints d’aller demander l’aumône à l’empereur pour survivre,   ou le spectacle affligeant des  pseudo-sages du Kouilou qui viennent s’agenouiller  devant le trône , procèdent de cette démarche cynique qui vise à  agrémenter  les vices du roi de Mpila.<o:p></o:p>

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    Le plaisir de Néron fut ainsi de voir brûler Rome et de se délecter de la fureur des flammes dévoratrices ; celui de Caligula était d’expérimenter le droit de vie et de mort (surtout de mort) qu’il avait sur le peuple, en ordonnançant, par moments, des exécutions à vous procurer quelque frisson. Le plaisir de Chaka était de voir l’ennemi empalé vivant, sur un pieu jusqu’à ce qu’il expire, las de souffrances insupportables. Jules César et les Romains, sauvages, de cette époque, jouissaient de voir les gladiateurs être dévorés par les lions ou bien s’entretuer : « Ave Caesar, morituri te salutan »Bonjour César, ceux qui vont mourir te saluent ! Tel était le rituel en vigueur, en prélude à la célébration des plaisirs étranges du grand empereur romain ! Sassou et ses tueurs à gage auraient aimé que nos 353 compatriotes froidement  massacrés en une seule après <st1:time w:st="on" minute="0" hour="12">midi</st1:time> au Beach de Brazzaville,  eurent rendu un dernier hommage à leurs bourreaux.

    <o:p></o:p> 

    <o:p> </o:p>On devine aisément , comment, des loges étincelantes de lumière du Palais de Mpila où il trône, satisfait de soi, Sassou  se pâme d’aise quand  plusieurs membres de l’opposition se bousculent au portillon de sa mangeoire. Ces pseudos opposants , aux rêves si facilement monnayables, mais surtout,  si prompts à marchander leur conviction ! C’est cela, le plaisir des princes et des hommes qui possèdent la culture de la cruauté délicieuse : se délecter des petitesses de leurs (presque) semblables – les hommes. Un privilège des dieux.  L’écrivain burkinabé Patrick Ilboudo a d’ailleurs approfondi  la question  dans un livre au titre très évocateur : "vertige du trône"<o:p></o:p>

     

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    Les peuples ne décèlent cette folie qui habite l’esprit de certains dirigeants maléfiques qu’après le temps de l’apocalypse, quand ces derniers ont fini de ruiner le monde, semant et laissant sur leurs passages, cendres, cris, cadavres et désolations. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Et Sassou  porte en lui, l’âme de ces dirigeants. Ni plus, ni moins dangereux qu’eux ; mais tout simplement, exactement comme eux. Ils sont venus pour bousculer le monde, le rendre un peu différent de ce qu’il était, avant eux. Pas forcément meilleur ni pire, mais tout simplement (ou tragiquement – c’est selon), différent.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Après plus d’un quart de siècle d’un règne sans partage, l’empreinte  de Sassou ne passera jamais inaperçu. Elle  entrera forcément dans le ventre de l’histoire, car après le fracas de son passage, les historiens et les survivants indiqueront, toujours, une ère avant lui, une autre sous lui, et une ère après lui : il y aura ainsi le Congo  avant Sassou, le Congo sous Sassou, et le Congo après Sassou . En définitive , une chaotique série de Sassou I, II, III nous nargue, et si l’on y prend garde, une succession des Nguesso.  Cela sera ainsi parce que Sassou est venu pour déclencher le big-bang négatif au Congo en lui imprimant un certain ordre dont lui seul et les maîtres des secrets de l’ombre (ceux-là qui savent décrypter les grandes énigmes) ainsi que quelques analystes avisés, savent la logique. Je confesse mon ignorance sur ce plan.<o:p></o:p>

    <o:p></o:p>

    Idi Amine, Hitler, Pol Pot, Staline, Sékou Touré, Mobutu n’étaient tous, que des fous, pas des grands hommes. Des fous lucides cependant, car ils avaient perçu, dans des moments de transe subliminale, la médiocrité du genre humain, la fragilité de la vie, enfin la puissance ― toute la puissance que donne le trône rouge du pouvoir.<o:p></o:p>

    <o:p></o:p>

    La perte du contact avec la réalité obstrue toute lucidité, et le pouvoir moribond de Sassou refuse de comprendre qu’il faut bien plus que la maîtrise logomachique et l'habileté manœuvrière, pour gravir l'ultime marche du panthéon politique. Il faut  plus, même qu’au bout de longues années, être en paix avec sa conscience, serein au soir tombant du destin, persuadé que l'action menée est sa meilleure plaidoirie. Détaché des événements, détaché de soi, c'est parce qu'il n'attend plus rien que le politique obtient alors ce luxe suprême d'être un grand homme, au moment précis où cela lui est devenu indifférent. Dommage pour le cobra-suprême, il ne s’agit ici que des grands hommes  qui font vraiment l’Histoire…<o:p></o:p>

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    Djess dia Moungouansi<o:p></o:p>

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    Le Blog de Djess<o:p></o:p>

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    http://demainlecongo.oldiblog.com<o:p></o:p>

    <o:p>Cet article a été publié sur Congo-Internet </o:p>

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    <o:p>"Le MOUSTIQUE</o:p>



    Comment conjurer la grande supercherie électorale de 2009 ? <o:p></o:p>

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    ·                                                                                                                                              <o:p>                                    </o:p>

    Dans l’imbroglio des grandes manœuvres qui précédent cette  échéance électorale capitale, ce serait manquer à un devoir si je n’apportais ici ma modeste réflexion sur ce qui engage le devenir de notre patrie.


    Face à un clan rendu fou par les recettes pétrolières tant inespérées qu’exponentielles, 70 % des Congolais ne connaissent qu’un horizon de chômage et d’appauvrissement, doublé  des prolégomènes à toutes les affres. Pourtant, le salut institutionnel qu’est l’élection présidentielle  de 2009 pourrait injecter un peu d’optimisme dans cette mer de désespoir. Il incombe désormais  à tout Congolais épris de paix et amoureux de ce pays, de chercher des voies et moyens qui conjureront le fait que l’absurde faiblesse de l’opposition actuelle, plongée dans une torpeur hibernale ne donne  le funeste avantage au clan Sassou, qui fait depuis longtemps preuve de son impudence dans la propagation de  la misère effroyable et dans  l’enrichissement scandaleux des membres de sa cour.

    De fait et dans les faits, Sassou et son clan, parce qu’impunis, passent d’escalade en escalade, imposent des tripatouillages électoraux éhontés. Les élections se succèdent et se ressemblent, tant elles rivalisent de médiocrité et de d’incrédibilité. De Charybde en Scylla, les tricheries électorales à grande échelle deviennent la norme, et personne ne s’en émeut outre mesure, ou ceux qui le sont, sombrent dans un silence assourdissant.
      

    Avec un cynisme susceptible de faire rougir de jalousie Robert Mugabe, l’actuel ministre de l’Administration du territoire et de <st1:personname productid="la D←centralisation" w:st="on">la Décentralisation</st1:personname> refuse la redéfinition du corps électoral par un recensement administratif correct. Il nous propose un fichier sévèrement manipulé où il apparaît des invraisemblances : des districts comme Mouyondzi ou Djambala,  en réalité parmi les plus denses du pays, ont vu leur nombre d’électeurs réduit comme peau de chagrin,  alors que le nombre d’électeurs d’Oyo ou d’Owando a vertigineusement augmenté. La réalité  est connue de tous : des électeurs fantômes et des ex-zaïrois en quête de pétro-Cfa abondants ces jours-ci du côté de la rive droite du fleuve Congo, sont à la merci de ces manœuvres rétrogrades.

    Il  serait par conséquent  suicidaire de participer à une élection dont les dés seraient  pipés.  A contrario, il serait irresponsable d’opter pour un  boycott terne. Un peuple qui sait ce qu’il veut, finit par l’obtenir même au prix fort. Les dictatures les plus redoutables ont été vaincues par la rage des peuples qui réclamaient tout simplement le mieux-être.

    Que faire face à cette imminente supercherie de  2009 ?

    Ne pas faire ce que fait l’opposition actuelle qui pense que la panacée serait de réclamer naïvement  une commission nationale indépendante qu’elle n’obtiendra jamais et pour cause :  Sassou ne nous donnera jamais l’arme qui fera sa perte ; cette arme c’est à nous, peuple congolais de l’inventer. Mais comment ?
    Le chantier le plus urgent et le plus déterminant sur le plan stratégique reste à n’en point douter, de redéfinir  les contours  exacts de l’opposition ou de ce qu’il en reste. Ce qui permettra de faire émerger une classe d’hommes et de femmes  dévoués pour une alternance véritable, en éliminant  ipso facto tous les leurres, les véreux , mais surtout ces rentiers de <st1:personname productid="la R←publique" w:st="on">la République</st1:personname>, ces improductifs qui naviguent allègrement dans tous les pouvoirs aux frais du contribuable congolais. Une redéfinition des règles démocratiques est nécessaire et ceci à travers  les états généraux de l’opposition politique et des associations permettant d’initier un consensus politique comme avant <st1:personname productid="la CNS. Une" w:st="on">la CNS. Une</st1:personname> réflexion commune ne peut que nous être bénéfique et nous préserver de lendemains qui ne chanteront pas et qui ne connaîtront pas d’apothéose.

    Les habiles manœuvres de cooptation du clan Sassou sont en branle, les esprits fragiles, partisans du moindre effort alléchés par le boukoutage, n’ont pas fini de tomber un à un.

    Pour cela, il va falloir exiger une position suffisamment claire au MCDDI qui s’enferre dans son alliance scellée avec le diable  alors que  sa base y est restée hostile. Les récentes sautes d’humeur de Parfait Kolelas  suite au marché de dupes qui les a lésés lors des élections sénatoriales, traduisent à suffisance le malaise qui gagne cette formation politique.  
                         

    De même, la position actuelle de l’Urd-Mwinda (aile dite authentique) consterne plus d’un. Le pitoyable ralliement du fils d’André Milongo à Sassou (via une nouvelle alliance appelant à la reconduction de ce dernier,  <st1:personname productid="La Semaine Africaine" w:st="on">La Semaine Africaine</st1:personname> N° 2834 du Mardi <st1:date w:st="on" year="2008" day="14" month="10" ls="trans">14 Octobre 2008</st1:date>) traduit une véritable crise de dessein.
    Quant à l’UPADS, on est aujourd’hui persuadé d’une chose : les micmacs en son sein procèdent d’un sabotage en règle qui permettra aux instigateurs, après explosion, de servir à Sassou  les reliques de ce parti comme gage de leur fidélité.

    Les postures plus ou moins ambigües de Yhombi, Ngouélondélé ne nous rassurent guère. Et Mathias Dzon, peut- il rassembler au delà de sa région ?  That is the question.

    Un autre important volet  doit s’appuyer sur de nouveaux réseaux de solidarité internationale, une grande coalition morale avec les Etats qui croient très justement encore,  que la démocratie n’était pas  un bien exclusif des pays développés. L’apport de <st1:personname productid="la Diaspora" w:st="on">la Diaspora</st1:personname> en menant une action politique vigoureuse  dans la mise en place du lobbying  serait déterminant. De nombreuses fondations privées américaines et suédoises par exemple, apportent  une aide multiforme à la consolidation des valeurs démocratiques dans certains pays africains.

    La France,  perçue comme un vrai facteur de nuisance, a ses énormes intérêts pétroliers chez nous. Faute de réformer radicalement sa politique africaine, il faudra souhaiter qu’elle se désengage véritablement du Congo. Les Américains et les Chinois constituent l’alternative au cas où notre sort ne serait pas suffisamment mis dans la balance. Exiger et obtenir des élections libres et transparentes, organisées par une Commission  Nationale Indépendante,  suppose une détermination sans faille, animée par des patriotes. L’appui de la communauté internationale n’est décisif que lorsque les nationaux ont envie de changer de registre.


    Le grand défi à relever consiste à prouver que nous Congolais,  sommes capables d’assurer une alternance politique sans affrontements sanglants, dans le respect des règles démocratiques.

    Nous sommes à la croisée des chemins et l’élection présidentielle de 2009 constitue la dernière bouée de sauvetage avant que notre chère patrie se transforme à la fois en charogne et en nécrophage. La dynastie nguessoïste  sonnera le glas du jeu démocratique qui suppose alternance, sauf  si le détenteur légitime du pouvoir, par ses qualités exceptionnelles, s’imposent au choix de ses concitoyens, tel Périclès dans l’Athènes du Ve siècle. Or, même Me Verges et/ou Maître Bemba (ministre de Sassou) avocats de Klaus Barbie, rechigneraient à défendre et à accorder leurs suffrages  au mauvais génie qu’est devenu Sassou,  doté du seul appétit du pouvoir. 

    Djess  dia Moungouansi

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    Le Blog de Djess<o:p></o:p>

    http://demainlecongo.oldiblog.com<o:p></o:p>

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    MWINDA.org

    AFRICATIME.com/ip

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  •                                                                                                                                                                                                                                         Comment réussir une véritable   dévolution  du  pouvoir au Congo-Brazzaville ?<o:p></o:p>

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    Le Congo  est devenu un immense chaudron toujours au feu, où nagent en grumeaux 70% des laissés- pour compte  dans le jus amer des inégalités, et dans lequel touillent en se disputant les marmitons de la manipulation comme les bougnats arrivistes. Sur cette tambouille, l’euphorie des présidentielles est jetée tel un couvercle de plomb: loin d’étouffer  les insatisfactions toujours grandes, elle deviendra en réalité un véritable exutoire.<o:p></o:p>

    Il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt. Les semaines prochaines  seront  déterminantes pour l’avenir de notre pays, des surprises pourraient surgir à tout moment et ridiculiser nos analyses les plus sophistiquées. Quel que soit le scénario, les présidentielles de juillet 2009 seront manifestement sous l’emprise de la langue d’Esope : nous aurons droit au meilleur ou au pire. L’heure est donc grave, le temps presse, l’exigence du changement, mêmement.  L’opposition aura à cœur à  assumer ses lourdes responsabilités et ne pas s’enferrer dans son impéritie maladive, au risque de voir  le dictateur nous imposer, comme en 2002, sa funeste victoire.<o:p></o:p>

    « L’homme des masses », en effet, ne conçoit pas cette dernière comme la réalisation d’un grand dessein qui fait avancer les congolais vers plus de liberté, de développement, de créativité, de joie de vivre, et qui lui assure une place honorable dans l’histoire du pays. Non, la seule victoire qui compte à ses yeux est d’être au pouvoir et d’y rester le plus longtemps possible, pour que lui et les siens puissent jouir de tous ses privilèges ... à la manière d’une sangsue et tant pis pour la victime.<o:p></o:p>

    Sans conteste, je vais soulever la moue désapprobatrice d’un nombre de nos concitoyens en affirmant  que l’alternance politique  ne rime toujours pas avec  foultitude des candidatures.  Une kyrielle de candidatures, mal ficelées peut même conduire à un effritement électoral et produire le résultat contraire à celui qui était attendu. Le problème est pris à l’envers, tant, l’essentiel a été à dessein perverti .Mais comment parvenir à une dévolution du pouvoir sans effusion de sang dans un pays où les politiciens véreux manient la violence politique comme leur langue maternelle ? <o:p></o:p>

    Nous avons beau retourner le questionnement dans tous les sens, certains  paramètres  restent immuables, têtus, mais pourtant intelligibles au commun des mortels : comme tous les dictateurs à travers le monde, Sassou  veut s’éterniser au pouvoir en utilisant tous les subterfuges  nécessaires  pour y parvenir. Et comme tous les peuples opprimés par leurs propres dirigeants, le peuple congolais  a fait de son départ son crédo  sans trop savoir comment s’y prendre. Un tableau d’une extrême laideur est là, omnipotent, narguant  les congolais.<o:p></o:p>

    Loin de la maxime de Pierre De COUBERTIN, qui ne conditionne pas la participation à une compétition sportive à une obligation de résultat,   l’élection présidentielle, notamment dans des pays  réfractaires  à la rigueur démocratique,  n’est pas un jeu. L’essentiel n’est donc pas d’y participer.<o:p></o:p>

    Le destin d’un peuple ( en l’occurrence le peuple congolais traumatisé par la gestion chaotique des richesses du pays par des vautours sans foi ni loi)  est en jeu. En somme, la gestion vertueuse de la cité en est tributaire.<o:p></o:p>

    La stratégie qui consiste à d’abord présenter  sa candidature et ensuite chercher à négocier  les conditions d’une mise en place d’une élection  crédible et  transparente est  non seulement périlleuse, mais produit  pour plusieurs raisons, des résultats contraires  aux aspirations du peuple.  Elle se mue en une élucubration fantasque dont l’histoire humaine atteste de la triste probabilité.  Parmi  les effets les plus désastreux,  elle valide  de façon officielle le statut de « faire-valoir »  que  ces candidats  n’auraient volé à personne.<o:p></o:p>

    L’enjeu est ailleurs.  Il ne suffit pas de fustiger les listes électorales douteuses confectionnées dans les officines de Mpila pour exécuter les basses manœuvres de la grande tricherie électorale pour créer le rapport de force susceptible de faire plier ce régime autiste. Ce n’est pas seulement en regardant une femme qu’elle tombera enceinte, disait l’autre. Seule l’action produit des fruits. Il faut se rendre à l’évidence que la fatalité n’explique pas tout et ne peut servir d’alibi face à l’absence de volonté politique, d’anticipation, d’organisation. Encore faut-il accepter de braver, non pas l’opinion publique qui est acquise au principe d’une saine gestion, mais d’innombrables résistances émanant d’hommes nuisibles à notre société et que cessent les  constants actes de prédation qui ruinent notre pays. Car, la persistance de certaines méthodes a deux inconvénients au moins : elle hypothèque notre avenir, puisqu’il faudra bien régler la note, et elle empêche l’Etat d’être au service du peuple.<o:p></o:p>

    Au lieu de passer le temps à soigner leur candidature, Mathias DZON, M’POUNGUI et autres doivent mettre en exergue leur détermination et montrer à la face du monde que cette fois –ci pour paraphraser Guy Romain KINFOUISSA, «  si nos doléances ne sont pas prises en compte, il n’y aura pas d’élections, ni pour nous, ni pour Sassou ». Quant on connait l’impudence du Roi de Mpila, nous ne sommes pas à l’abri d’une authentique partie de poker menteur dont le maître de cérémonie serait justement …Sassou. Le Congo est cet espace  de la planète où, on adore lancer de petits conflits tournant à la guerre mémorielle des paroles par refus d’aborder les problèmes en temps et en urgence. Le lieu où on préfère l’étripage au dialogue, l’enlisement à la réforme, les paroles aux gestes, l’hypocrisie à la franchise des convictions, l’abandon et l’insouciance à la recherche des solutions à nos soucis quotidiens. Le récent  accord entre le PCT et le RDD de Joachim YHOMBY OPANGO « en vue de gouverner ensemble en cas de victoire » en dit long sur la suprématie dans notre pays, d’une seule couleur, celle de l’argent. Pire encore, les larves de ce cocktail explosif dont on connait la nocive composition, anéantiront à jamais les cloaques qui auraient survécu aux affres des assommoirs de la Nouvelle Esperance.<o:p></o:p>

    Des hommes politiques honnêtes, inspirés, soucieux d’un réel changement, se seraient d'abord battus pour la transparence des élections, l'égalité d'accès aux médias et non pour cette course frénétique aux candidatures et pour l'étalage de leurs richesses acquises dans les conditions que l'on sait. C’est à eux que revient le travail de mobilisation de la société civile dont l’action reste pour l’instant centrée autour du combat pour les droits de l’homme, ce qui rappelle l’histoire du bédouin victime d’une razzia et qui eût ce mot célèbre : « Ils ont emmené les dromadaires, mais je m’en suis plaint à Dieu et je les ai beaucoup injuriés. »<o:p></o:p>

    La version congolaise sera : « Nous avons réclamé une Commission Electorale Indépendante auprès de Sassou qui nous a opposé une cinglante  fin de non recevoir sur fond de mépris et de cynisme, on ira se plaindre auprès de la communauté internationale ». Il y a de quoi être sceptique quant on connaît de qui est fait ce « machin » qui aurait pu être l’ultime rempart aux dérives dictatoriales.<o:p></o:p>

    Il est donc temps de tester la capacité de mobilisation de nos compatriotes et d’évaluer    dans quelle mesure cette société bâillonnée, à défaut d’exploser à cause de la chape de plomb policière du Général N’Denguet qui la recouvre… imploserait. L’étendue de la misère psychologique des congolais se voit désormais à travers le fameux tamis percé de notre proverbe de Roi D’Abomey. C’est donc cette levée de bouclier galvanisée par l’orgueil qui sommeille dans l’âme de tout peuple qu’il faut solliciter et exhumer pour conjurer cette résignation qui s’abat dans toute son horreur aux tréfonds de la société congolaise.<o:p></o:p>

    Si, avant juillet  2009, discuteront pour créer les conditions d’une dévolution pacifique du pouvoir, non  des représentants d'intérêts égoïstes, mais des hommes et des femmes de bonne volonté, amoureux de ce pays, l'éponge à conflits commencera à passer. Sinon, la pyramide de vinaigre ne cessera de dégouliner sur nos plaies. Aux oreilles d’un pouvoir autiste et d’une opposition divisée, il faut aujourd'hui  faire tinter le tocsin de la responsabilité, si l'on ne veut pas demain sonner le glas de la République du Congo.<o:p></o:p>

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    Djess dia Moungouansi<o:p></o:p>

    Le Blog de Djess

    Cet article a été également publié sur les sites suivants:

    http://www.zenga-mambu.com/fiche.php?id=783        Zenga-mambu

    http://www.congo-internet.com/dossiers/dossiers.php?val=735_comment+reussir+veritable++devolution++pouvoir+congo-brazzaville+     Le Moustique


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  • Marion Mandzimba, taupe de Sassou ou top de l'opposition ?<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    La fièvre de la présidentielle à venir s’est saisie des différents acteurs politiques congolais. Ici et là, on affûte les armes, au figuré comme au propre. C’est que, sous nos cieux de pays sous développés économiquement et mentalement, les échéances électorales sont avant tout, des rendez-vous avec la belligérance : menaces, jurons, armes, proclamation anticipée des résultats, atmosphères d’inquiétude, cris dans la nuit striées de revendications et de protestations, policiers tirant sur des foules aux mains nues, un dictateur tricheur (comme en savent fabriquer les tropiques), le regard illuminé, en appelant à l’extermination de l’ennemi pour la défense de la légalité républicaine et de la patrie en danger ; puis, après les massacres, tendant la main à l’opposition pour la composition d’un « Gouvernement de Réconciliation nationale » ou de « large ouverture » (encore des nègreries). Au bout de la chaîne, une Communauté internationale lasse de tous ces mauvais scénarios nègres…<o:p></o:p>

    Voilà ce que sont que les élections, en Afrique ― l’Afrique noire, précisément. Et c’est ce que le Congo de Sassou s’apprête à nous servir sous peu : une consultation tendue, crispante, présage d’une élection calamiteuse et inévitablement conflictuelle. Une élection dangereuse surtout, qui s’offre à mes yeux comme un tragique rendez-vous de l’apocalypse.<o:p></o:p>

    Il faut des acteurs talentueux  pour la réussite d’un  scenario. S’il apparaît de toute vraisemblance que Sassou reste le réalisateur incontesté, Marion Mandzimba, juriste et Professeur d’université est un des candidats pour la réussite de cette œuvre politico-dramatique. Dans  cette tragédie  que semble nous imposer le cours des évènements, Monsieur Mandzimba est désormais de toutes les sauces. Les déboires qu’il a connus en disent long sur le climat délétère que Sassou se charge d’instaurer. Cependant, on est sceptique quand on voit  «  le traitement » dont il a fait l’objet suite au bras de fer qu’il a eu avec le tout-puissant  Jean Dominique Okemba.  Les durs propos qu’il a tenus à l’encontre de ce sinistre personnage sont sans commune mesure au meeting inoffensif de Tsonguissa  MOULANGOU devant les militants  UPADS de Mfilou.  Et pourtant, ce dernier croupit en prison avec un chef d’inculpation aussi fallacieux  que ridicule «  Apologie d’un condamné », en l’occurrence l’ex-Ministre des Finances  Moungounga  Nkombo Nguila.<o:p></o:p>

    Si Sassou choisit ses opposants, il en fait autant pour ses prisonniers. En effet, en droit, seuls les faits et non les hommes sont amnistiés. N’y a-t-il pas de conseillers autour de ce monarque pour lui faire  comprendre que si  Yhombi, également «  condamné » pour les faits que l’on reproche à Nguila, ce dernier doit bénéficier de « la magnanimité » du Prince d’Oyo ? <o:p></o:p>

    Par ailleurs, un homme politique est jugé par sa démarche et sa pratique sociale si tenté que Monsieur Mandzimba  en soit un. Peut-on imaginer que ce professeur de Sciences politiques, ancien Directeur de cabinet  du Ministre de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Défense">la Défense</st1:PersonName> soit si incrédule pour  tenir des propos ci-dessous, publiés sur le Net ?




    <o:p></o:p>


    « Tout cela ne change rien à mon programme. Tout en exigeant <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Concertation Nationale">la Concertation Nationale</st1:PersonName> Inclusive que les jeunes de Talangaï se sont approprié et qu’ils appellent maintenant "Solola Bien !!! ", j'ai annoncé ma candidature de principe à l'élection Présidentielle pour gêner la stratégie de l'unité du nord telle que veulent le développer SASSOU – YHOMBI - BOKAMBA - MOKOKO. »<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    La réponse à la kyrielle de questionnements qui suit  nous aiderait  à élucider ses agissements. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Un vrai stratège politique d’envergure,  peut-il annoncer à tout le monde, tel un amateur qu’il veut casser l’unité du Nord alors que ce message est adressé à tout le monde ? <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Veut-il faire croire à certains naïfs du sud qu’il abandonnerait les siens ( avec qui ils ont gagné la guerre contre leur pays  et concocté une  constitution taillée sur mésure) par une subite fibre patriotique?<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Pourquoi mettre en avant l’unité du nord alors qu’il est issu d’un père du Nord et d’une mère du Pool ? Il avait là l’opportunité d’être un vrai congolais à l’abri des querelles ethniques ( issu d’un parent du nord et du sud).<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    En fin de compte que vise son agitation ? Serait-il frustré de ne pas avoir été nommé ministre comme l’avait dit JDO ?<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    La probité intellectuelle commande que l’on rappelle  à l’opinion que Mandzimba  fut victime des affres causées par le pouvoir, en tout cas,  son bras armé n’a pas hésité à saccager sa demeure. Mais, ces actes ne pouvaient-ils pas rentrer  dans le cadre d’une intimidation pour ramener à la raison  un des leurs, peu ou prou récalcitrant ? <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    C’est de notoriété publique, depuis sa création, « L’association Marien N’Gouabi et Ethique » s’était inscrite dans la  logique  d’égrener une partie de l’électorat du PCT, en somme un affront au pouvoir dictatorial de Mpila. Et quand on connaît l’impudence de Sassou, rien n’est laissé au hasard  pour assurer la pérennité dictatoriale.  <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Chaque jour, à travers les contrats qui ont été signés entre le pouvoir de Mpila et le gouvernement de Pékin depuis 2004, d’importantes quantités d’armes et appareils militaires sont déversés dans notre pays depuis le début de cette l’année 2008 , l’aéroport militaire d’Ollombo tourne à plein régime, des milliards de CFA sont planqués çà et là, les congolais s’engloutissent davantage dans la géhenne, l’opposition congolaise plombée par ses querelles intestines, est incapable de proposer une alternance crédible à cette odieuse dictature. Alors, elle se met à rêver : seul un  homme du Nord pourrait leur tirer d’affaire parce qu’il connaîtrait l’homme Sassou. Peut être  qu’il leur révélerait dans quelles circonstances Ndenguet et cie ont fait disparaître 360 de nos compatriotes en une seule après-midi, ou qu’il ferait des révélations sur l’extermination ethnique opérée par les redoutables cobras en Décembre 1998 !<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Alors, Madzimba taupe de Sassou  ou top de l’opposition ? (1)<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    (1) Le titre  est de mon ami Loumo<o:p></o:p>

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    Djess dia Moungouansi<o:p></o:p>

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    Le blog de Djess <o:p></o:p>

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    http://demainlecongo.oldiblog.com<o:p></o:p>

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    2 commentaires
  •                        

                                                

    Le serpent qui se mord la queue

     

    Le Parlement congolais est depuis un moment secoué par le tragi-comique. Outre les élections frauduleuses de juin 2007 qui ont connu de nombreuses contestations, balayées d’un revers de la main par Cour du refus (alias Cour constitutionnelle du sieur Gérard Bitsindou, dont les Congolais se demandent toujours quelles sont les compétences en droit, surtout en droit constitutionnel…), notre trop cher Parlement a vu mourir Ambroise Edouard Noumazalaye (officiellement né en 1933, mort en 2007), président du Sénat. Il a vu partir Jean-Pierre Thystère-Tchicaya (1936-2008) député et ancien président de la chambre basse (2002-2007) André Ntsatouabantou Milongo (1935-2007), ancien président de l’Assemblée nationale (1993-1997) et réélu député en 2002 est aussi passé de vie à trépas. Simon-Pierre Ngouonimba-Nczary (1942-2008), ancien sénateur et membre de la Cour du refus s’en est allé entre temps aussi.

    Tous ces hommes ont eu de leur vivant et après la mort les honneurs de la patrie, avec tout ce que ça implique !

    Grand bien leur fasse !

    Que de pertes pour le Parlement !

    Quelle indifférence pour le gros de la population congolaise qui ne croit plus en ses déshonorables et invénérables depuis les déceptions des lendemains de la Conférence nationale souveraine de 1991 qui ne cessent de déchanter, seconde après seconde.

    Pendant que le gros de la population congolaise croule sous les 10001 problèmes de son quotidien, dont particulièrement des chaleurs excessives (eh ! oui, les écolos de tout bord ne sont pas tous de joyeux drilles : le réchauffement climatique est bel et bien là) et des délestages à n’en plus finir dans un pays paradoxalement super doté par la nature en ressources et potentialités hydriques et hydrauliques, on a appris le départ au royaume des allongés d’un certain Daniel Péa, dans le quartier Petit chose, arrondissement 6 Talangaï, au Nord de la capitale, M’foa. Un véritable tintamarre a suivi la mort de cet homme ainsi que de son fils, mort calciné comme lui dans leur maison qui a pris feu la nuit du samedi 15 novembre 2008. Les circonstances exactes de l’apparition de ce feu sont encore floues. Les bruits les plus fous comme les moins crédibles courent, au sein d’une population ou la rumeur tient lieu d’information quasi officielle depuis des lustres :

    • Feu mystique ;
    • Feu du à une bougie ;
    • Problème de groupe électrogène ;
    • … .

    Bref ! on passe par toutes les sauces pour le moment pour essayer d’expliquer ce qui paraît inexplicable. Faisons confiance quand même à la brillante et vaillante police congolaise pour nous donner le fin mot de cette histoire. En effet, je leur fais confiance car le disparu n’était pas n’importe qui ! Eh, oui ! c’était un grand-quelqu’un, ce Daniel Péa. Si on en parle tant, ce n’est pas du au hasard, et je pourrais même oser un jeu de mots macabres : il n’y a pas de fumée sans feu, isn’t ? Des Congolais qui meurent à cause des délestages – sport préféré de la dynamique SNE – on en compte pourtant depuis un moment. Qui a oublié ce que l’agence de presse Pana écrivait le 02 janvier 2006 ? « Fatiguées par plusieurs heures de travail en raison des fêtes de fin d'année, les cinq employées du salon de coiffure avaient jugé bon d'y passer la nuit de samedi à dimanche.  Surprises par une coupure d'électricité en pleine nuit, elles allumèrent le petit groupe électrogène de 1 KVA de fabrication chinoise avant de se coucher, mais, souligne la radio, elles avaient commis l'erreur fatale de fermer toutes les ouvertures du petit salon. C'est le matin qu'elles ont été retrouvées toutes mortes allongées sur le lit » Ces pauvres filles n’étaient pas députées comme Daniel Péa. Elles n’avaient pas de papa ou de maman dans le pouvoir, au pouvoir, ou encore au bord du pouvoir. Non, c’étaient de pauvres hères qui gagnaient difficilement et honnêtement leurs vies – on connaît les paies des coiffeuses au pays, ce n’est pas le Pérou. Pourtant, on pourrait aussi les considérer comme des héroïnes, non ? Car vivre au Congo comme elles vivaient, cela relève de l’exploit, tout simplement. Du miracle. Dans un pays où il y a autant d’églises qu’il y a de rues et ruelles, cela se comprend.

    Le député Daniel Péa s’en est allé. Certaines traditions africaines ont horreur qu’on tape sur les morts. Au Congo, il est même souvent recommandé d’attendre que 40 jours passent avant d’exerce le moindre droit d’inventaire, dans ce genre de circonstances. Certes, je le comprends et j’avoue que moi-même, je le pratique souvent. Mais jusques à quand allons-nous nous taire et accepter l’inacceptable ? A encourage la bêtise par nos silences en se cachant derrières certaines traditions surannées, absconses ? C’est la fuite en avant saupoudré à des solutions de facilité qui ne cessent de nous enfoncer chaque jour dans les bas-fonds que nous creusons souvent collectivement. Bon gré, mal gré ! En effet, encore une fois, je parlerai de feu (décidément ! ce mot…) mon professeur de philosophie en classe de seconde, M. Banga. Un esprit brillant qui m’aura marqué à vie. Lors d’un cours sur la dialectique il nous fit une démonstration qui devrait faire réfléchir plus d’un Congolais et plus d’un Africain.

    Il y avait un Monsieur qui faisait construire sa maison par des ouvriers qu’il devait payer le long des travaux. La maison terminée, notre bon Monsieur prit possession de la maison, lui et sa famille. Hélas ! par un jour de grand vent, une grosse pierre tomba du toit et se fracassa sur le crâne d’un fils de notre bon Monsieur. Je passe sur le drame. Notre bon Monsieur alla s’en prendre à son ouvrier, devant témoins :

    Pourquoi as-tu mis cette pierre sur mon toit ?

    Parce qu’il n’y avait pas assez d’argent pour acheter des clous et en mettre, c’est de votre faute.

    Et la famille de s’en prendre à son tour à notre bon Monsieur :

    Pourquoi n’as-tu pas donné assez d’argent à l’ouvrier ?

    Parce que je suis pauvre.

    Pourquoi es-tu pauvre ?

    C’est la faute de mon père. Il ne m’a pas permis de faire des études pour avoir un emploi très bien rétribué.

    Le peuple se déplaça alors chez le père de notre bon Monsieur :

    Pourquoi n’as-tu pas donné les moyens à ton fils afin qu’il fasse ce qu’il faudrait, et bla bla bla ?

    Personne dans la foule n’ayant l’adresse de Dieu, ni son téléphone, ni même son fax, le débat prit fin.

    J’invite les congolais, après avoir enterré et pleuré leur frère, ami, père, fils Daniel Péa à se poser des questions que j’estime en toute modestie bonnes, à défaut de leur apporter les réponses les plus appropriées : d’où vient cet incendie ? Pourquoi tant délestages au Congo alors que l’on a tout même pour exporter de l’électricité vers l’Italie qui en manque parfois ? Feu Daniel Péa qui servait un régime honni, incompétent sur 99,99% des problèmes des Congolais s’était-il déjà posé la question de savoir comment s’en sortaient ses compatriotes qui soit n’avaient pas d’électricité ou simplement pas les moyens de se payer un groupe électrogène ? Mieux encore : il y en a qui arrivent, après s’être endetté auprès d’usuriers à se payer un groupe électrogène, mais qui ne peuvent par la suite se payer le produit dérivé du pétrole qu’il faut y mettre afin de l’alimenter ? Il y a un stock de questions que ce Monsieur aurait du se poser. Que nous devrions tous nous poser. Que Monsieur et Madame tout le monde ne trouve pas de réponses, je peux encore comprendre. Mais un élu de la République ? Qui plus est qui sert le régime en place qui a sûrement enregistré les plus grosses rentrées d’argent, en francs cfa constants depuis la pseudo indépendance du 15 août 1963. Monsieur le député, feu Daniel Péa n’est bien entendu pas seul responsable dans la chaîne de malheurs nous frappant au sujet des délestages, mais en tant qu’élu de la République, représentant du peuple, contrôleur de l’action gouvernementale (donc des deniers publics), il avait son mot à dire. Et ce mot aurait entendu s’il avait parlé du train de vie excessif de l’Etat. S’il avait interpellé le gouvernement afin de lancer de vraies réformes qui non seulement feraient des économies à l’Etat, mais en plus permettraient d’y voir plus clair dans la gestion de finances publiques et dans la nébuleuse que constituent les faux chantiers lancés par ci et par là, alors que le minimum même n’est pas assuré. Dommage, il a raté le coche – comme nombre d’entre nous – mais le pire c’est cet incendie qui a des allures de tragi-comédie qui l’emporte dans le contexte que l’on sait.

    Vraiment, le serpent qui se mord la queue !

    Obambé GAKOSSO

     

    Source : http://obambegakosso.unblog.fr/


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