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    L’espace  de  pouvoir a-t-il  détruit  l’espace politique  au Congo ?<o:p></o:p>


    Construire une nation est un travail de longue haleine qui suppose un désir de vivre ensemble entre peuples d’origines diverses ayant entériné un projet commun. Ce projet, qui ne doit aucunement  être interrompu à brûle-pourpoint, doit s’imposer comme  la rampe de lancement sur laquelle tout s’appuie. Cependant, depuis un certain nombre d’années, inexorablement, notre pays s’abîme dans une grave crise économique, sociale et politique, et apparaît à cet effet comme « l’exception négative » là où les autres, dans les mêmes circonstances auraient pu tirer leur épingle du jeu. L’arme du crime a été longtemps identifiée : l’espace de pouvoir (le gangstérisme politique, la concussion, la cooptation, les détournements et l’impunité).

    <o:p> </o:p>

    Actuellement, l’espace  de pouvoir, chargé de définir et d’imposer les décisions collectives devient  d’autant plus  attractif qu’il a réussi à chasser  l’espace politique de l’arène. L’espace politique, le plus noble de tous, ce cosmos d’expression de toutes les attentes, en même temps  celui qui  devrait voir clore talents et  perspectives viables pour un pays, est en train de se muer en un lieu de chaos et d’intrigues inimaginables. Avalé par l’espace du pouvoir, ses dernières convulsions sont presque  inaudibles. Il n’y a ni démocratie ni débat politique authentique sans reconnaissance des conflits qui traversent le corps social, quelle qu’en soit la nature. Les préoccupations relatives à    la gestion de la cité sont  tout bonnement renvoyées aux calendes grecques.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

     Le RMP, seul espace de pouvoir tue les  partis périphériques ou subordonnés, qui se vassalisent par pur opportunisme,  ainsi que des groupes religieux ou sociaux insatiables quant à la recherche de place dans l’appareil d’Etat et de richesses acquises par le pillage systématique et organisé de la rente pétrolière. On voit avec quelle énergie  le PCT, mais surtout le MCDDI et d’autres partis  sont aujourd’hui démantelés par crainte qu’ils ne redeviennent les leviers à  partir desquels l’espace politique renaîtrait. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Disons-le sans circonlocutions : depuis le retour de Sassou « aux affaires », la cooptation a largement pris le pas sur la méritocratie sur fond d’un tribalisme éhonté. Cette pratique inégalitaire laisse les plus méritants au bord de la route en ne privilégiant que cette clientèle qui gravite autour du pouvoir. Pourrait-il en être autrement ? Non, le Congo est sous un régime politique arbitraire et coercitif dans lequel, tous les pouvoirs sont concentrés entre les mains d’un seul homme et/ou d’une fratrie. Les pouvoirs n’étant ni partagés, ni séparés, ni contrôlés, ni sanctionnés par des élections véritablement libres, les libertés individuelles ne sont  pas protégées. Les crimes économiques, de sang et  les dérives juridiques deviennent le lot quotidien.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    La méritocratie,  ce système hiérarchique fondé sur le mérite des individus a été longtemps abandonné par le pouvoir de Brazzaville au profit de la cooptation,  régentée par l’espace du pouvoir. En dépolitisant le débat public au profit de la seule cooptation, le  personnel politique, autrefois sélectionnée dans l’espace politique ne se fait plus par ce biais, et on comprend avec aisance,  les résultats d’une telle pratique. Ce système consacre ainsi la personnalisation du  pouvoir, faisant ainsi de l’ombre aux mécanismes représentatifs et sapant toujours plus leur nécessaire légitimité.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Cette égalité de traitement, pivot des valeurs républicaines et l’un des fondements, trop méconnu, de la légitimité donc du respect de la règle de droit, ne peut être garantie que par la mise en œuvre de précautions institutionnelles assurant l’absence de liens affectifs entre administrateurs et administrés, grâce à la distance et à l’anonymat, condition de l’émergence d’une éthique fonctionnelle en lieu et place de l’éthique relationnelle caractéristique des sociétés préindustrielles. <o:p></o:p>


    Pendant que le régime de Brazzaville  dissout la méritocratie dans les méandres de l’oyocratie, beaucoup de pays africains essaient de sortir de l’ornière en entamant un renouvellement  profond bien qu’inachevée de leur personnel politique, redonnant ainsi espoir aux populations. Les dirigeants d’un pays qui veulent réussir trouvent les moyens, ceux du Congo se cachent derrière les excuses. Aucune efficacité ne peut être attendue de la part des ministres à vie et amphigouriques tels Adada, Djombo ou Moussa qui occupent des postes ministériels depuis 25 ans ! Savent-ils se mettre en question en prenant en compte la nouvelle donne internationale ? La réponse coule de source.

    Une autre dynamique doit être inventée, ce qui appelle une autre approche permettant d’apporter en amont des réponses précises et concrètes à certains problèmes tout en opérant une rupture avec le passé dans bien des domaines. Des changements pourraient être saisis à travers le dynamisme de la pratique politique loyale, le refus des pratiques immobilistes que nous propose « Le chemin d’avenir » et surtout à travers la redynamisation des projets viables pour notre pays.


    Au sortir de
    <st1:personname productid="la CNS" w:st="on">la CNS</st1:personname>, nous avons tous cru que le pont était fait entre le passé auquel on associait la gabegie, les assassinats, le monopartisme et le futur qui suscitait l’espérance puis que notre destin, pensait-on, était désormais entre les mains « des élus » qui auraient à tout moment une espèce d’épée de Damoclès représentée par l’éventuelle sanction des mandants que nous étions. Nous avons par paresse et par manque de rigueur, occulté un élément indispensable dans tout changement : le capital humain et on s’est naïvement attaché au seul côté institutionnel.



    <o:p></o:p>

    A  la lumière des comportements, d’une extrême  laideur morale que nous analysons ici sans répit, l’inquiétude quant à la gestion de la cité est de mise ;  nous sommes tous invités à l’introspection afin d’éradiquer le mal. Pour y arriver, l’autorité doit toujours marcher à sa première fin que rappelle Platon, notre maître en la matière : «La véritable fin que doivent poursuivre les pasteurs des peuples ne doit pas être seulement d’agrandir l’Etat, ni de le rendre plus puissant, mais plutôt celle de rendre les citoyens plus heureux et moralement meilleurs ».       

    Nous sommes, à n’en point douter à la croisée des chemins, là où on doit éviter que notre destin méandre, en lui imposant la rectitude et affronter cette réalité qui nous nargue avec violence. Pour cette raison, la résignation ne doit pas être notre allié. Une nation ne peut être construite que par des patriotes, prêts à faire des sacrifices, chacun à son niveau, et non par des fossoyeurs comme ceux qui sont actuellement aux commandes de notre pays. Ceux là qui ont malheureusement à la place d'un cœur qui bat, sensible, capable de compassion, une authentique pierre. Ils n’ont pas non plus des yeux d'humains capables de verser des larmes ni de voir la misère effroyable qu’ils répandent délibérément pour transformer le Congo en cloaque, mais ils ont des yeux de Condor qui fixent le soleil sans ciller.

    Quand on voit des moments de doute que connaissent même certaines grandes démocraties, on est persuadé d’une chose : toute œuvre humaine est imparfaite et la construction d’une nation ne finit jamais, tel Sisyphe, condamné à faire rouler sur la pente d’une montagne un rocher retombant toujours avant d’avoir atteint le sommet. Le Congo a les ressources nécessaires pour relever les grands défis, pour peu que l’espace politique reprenne ses droits et se mettre
     au service du développement et du progrès social.



    Djess dia Moungouansi<o:p></o:p>

    <u1:p></u1:p>

    Le blog de Djess<o:p></o:p>

    http://demainlecongo.oldiblog.com<o:p></o:p>

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      50 ans d’indépendance politique pour rien.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Au moment de son accession à la souveraineté internationale, il foisonnait pour notre pays, d’innombrables raisons de fonder un espoir en un avenir de prospérité. Contre toute attente,  50 ans plus tard, on nous propose un tableau d’une extrême mocheté  qui n’a d’égale que la laideur morale des ceux qui à un moment ou un autre, avaient entre leurs mains les destinées de notre pays.

    <o:p> </o:p>

    En ce début du 21e siècle, les valeurs démocratiques ne sont plus l’apanage des pays développés, elles s’enracinent à travers le monde sous la houlette de certaines bonnes volontés. Dans un contexte irrémédiablement plombé par les avatars de <st1:personname productid="la Nouvelle Esperance" w:st="on">la "Nouvelle Esperance"</st1:personname> et du "Chemin d'Avenir", le génie du peuple congolais ne trouve toujours pas les conditions de son éclosion et de son envol. La prise en compte de nos conditions matérielles d’existence ne sont ni en projet, ni  garanties.

    <o:p> </o:p>

    Cette grande désillusion rend  nos aînés nostalgiques de la période coloniale. Or, l’Histoire de la colonisation du Congo reste un long cauchemar fait de l’écrasement  continuel des peuples privés de la plupart de leurs droits. Elle fut une opération de broyage de nos cultures qui finit par détruire une grande partie de nos repères identitaires.  D’aucuns restent dubitatifs  quant à la capacité du congolais à prendre le train de la démocratie et du progrès social. Face à cette résignation maladive et généralisée, c’est encore l’Histoire qui vient à la rescousse de notre honneur. A  travers les écrits du missionnaire Giovanni Antonio Cavazzi ( Cavazzi  A., 1732) qui fut envoyé deux fois au royaume Kongo en 1654 et en 1670. On apprend avec fierté  que chez  nos ancêtres, les Kongo précoloniaux, sur le plan de prestige social, le Noir passe avant le Blanc. Ainsi à la fin du  XV e siècle, le Roi de Kongo et son peuple ne se firent baptiser  que parce qu’ils estimaient que la religion des Blancs était un moyen d’élargissement de leur connaissance pour améliorer les conditions d’existence des humains.

    <o:p> </o:p>

    C’est à la faveur des contacts soutenus avec les Blancs  qu’il y eût redistribution des hiérarchies renversées et leur redonner le rang que d’abord les  kongo leur avaient refusé.

    <o:p> </o:p>

    Notre pays regorge actuellement des intelligences dans des domaines inimaginables, et il  n’a jamais été aussi riche que maintenant, paradoxalement il est dans un  piteux état. La société et les cultures sont éclatées, mutilées. Ces savants congolais n’attendent qu’une opportunité pour rassembler les fragments de notre pays pour lui donner une image susceptible d’asseoir des perspectives plus lisibles.

    <o:p> </o:p>

    Le peuple congolais au passé glorieux, est désormais, curieusement  plongé dans une espèce d’hébétude dont il a tant de mal à se réveiller. On ne peut autrement expliquer un tel état de fait que par  les incohérences des discours, la lenteur de l’action et la décision lorsqu’il s’agit d’actes ce courage ; la couardise, la pusillanimité, l’instrumentalisation des ethnies, l’insuffisance du rêve et la peur du risque sans lequel il est irrationnel d’envisager quelque chose de grand.

    <o:p> </o:p>

    A un assourdissant silence public, s’ajoute le vacarme de l’indifférence. Les sporadiques manifestations de la diaspora troublent l’indolence commune, mais  ne parviennent pas à soulever le couvercle plombé de l’aboulie nationale. Reste donc à jeter un énorme pavé dans les douves de la politiques pour que tous les congolais, dessillés par les éclaboussures jettent un regard sur ces cloaques. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    On est presque surpris que dans des conditions extrêmement difficiles, Mabiala Ma NGanga et André Matsoua  eurent fait florès en  bravant l’ordre colonial alors que les Congolais du 3e millénaire,   disposant des moyens de communication les plus modernes,  continuent à subir tant de frustrations pendant une  longue  période de désordre et d’angoisses existentielle ouverte par un pouvoir putschiste qui n’est pas  prêt à se terminer. 

    <o:p> </o:p>

    Après 50 ans d’indépendance, on nous impose un Congo où le clan familial détourne impunément l’exclusivité des recettes pétrolières à travers les sociétés écran établies  dans les paradis fiscaux, alors que le peuple congolais s’enfonce chaque jour dans une misère effroyable. On nous impose un Congo où les constitutions changent au gré des stratégies personnelles des hommes politiques, c’est ainsi qu’un putschiste abroge la constitution élaborée en toute indépendance par les congolais, pour la remplacer par une autre, taillée sur mesure, mais qu’il ne daigne même pas respecter. On nous impose un Congo où la quête du pouvoir et s’y maintenir devient un combat sans merci, tout adversaire devient un comploteur en puissance. On nous impose un Congo où, un régime disposant de tous les pouvoirs est incapable d’organiser des simples élections dignes, justes et transparentes. Il pousse l’impudence à l’extrême en nommant ses «  députés ». Bref, on nous impose un Congo où tout va à vau-l’eau comme si le suicide collectif était l’ultime alternative.

    <o:p> </o:p>

    Quand Pierre Bourgault dit «  L’indépendance, ce n’est pas une récompense, c’est une responsabilité », il met en exergue la responsabilité qui nous incombe à tous, nous fils et filles de ce pays. Cette responsabilité nous condamne à refuser la résignation, mais surtout d’éviter que le Congo, ce bateau ivre ne sombre définitivement  dans les flots de la médiocrité.

    <o:p> </o:p>

    Qu'on ne se méprenne pas: l'indépendance n'est pas un état des choses, ni une fin en soi. C'est une dynamique. Comme la liberté, elle n'est jamais acquise. Comme pour la démocratie, c'est un combat de tous les instants. Comme pour le progrès, c'est un devoir. C'est cette dynamique quasiment ontologique qui fait l'honneur des peuples qui se battent pour en faire une réalité. L'universel démocratique se comprend précisément comme ce qui est en attente de contenu, en attente de sens, en instance de remplissage ou de complétude par et dans une histoire, une culture, une période ou une vision du monde particulière. Ce qu’on doit y mettre ne  doit s’inscrire que dans un seul cadre : celui qui garantit le bien être des congolais.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    On ne peut naïvement s’accommoder d’un  avilissement général ni à des faux diagnostics du genre : manque d’argent, inadaptabilité de la démocratie à la diversité ethnique, baisse des cours de matières premières, opposition nuisible, privatisations des entreprises etc.., on est loin, mais alors très loin, mais surtout  à mille lieues des solutions.

    <o:p> </o:p>

    Une indépendance n’a de sens que lorsque l’on peut librement choisir les acteurs politiques capables d’inventer  une stratégie de progrès réfléchie, cohérente avec les stratégies de différents sous-systèmes de la société congolaise, autrement le désenchantement sera récurrent et notre indépendance politique n’aura servi à rien puisqu’elle ne nous aura pas conjuré l’abîme. Bien au contraire…

    <o:p> </o:p>

    Djess dia Moungouansi


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  • <o:smarttagtype namespaceuri="urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" name="metricconverter"></o:smarttagtype><xml><w:worddocument><w:punctuationkerning><w:validateagainstschemas><w:compatibility><w:breakwrappedtables><w:snaptogridincell>    </w:snaptogridincell></w:breakwrappedtables></w:compatibility></w:validateagainstschemas></w:punctuationkerning></w:worddocument></xml>                             <xml><w:worddocument><w:punctuationkerning><w:validateagainstschemas><w:compatibility><w:breakwrappedtables><w:snaptogridincell>             </w:snaptogridincell></w:breakwrappedtables></w:compatibility></w:validateagainstschemas></w:punctuationkerning></w:worddocument></xml><xml><w:worddocument><w:punctuationkerning><w:validateagainstschemas><w:compatibility><w:breakwrappedtables><w:snaptogridincell>                 

    Congo Brazzaville : les secrets d’une pérennité  dictatoriale.<o:p></o:p>

     
    Dans un récent article,  Brice Nzamba et Gertrude Malalou-Koumba  ont tracé, non sans talent, le portrait psychologique de Sassou Nguesso(1). En poursuivant  la réflexion dans la même direction,  je vais m’appliquer à mettre en lumière les raisons de la pérennité d’un système qui, à défaut d’être au service  des congolais, crée de façon délibérée,  des disparités abyssales entre ceux qui accèdent par affinité et non par le mérite à la caste de nouveaux riches ;  et ceux qui s’enfoncent chaque jour dans l’indigence absolue. Ce labeur  est d’autant plus impérieux  qu’ en dépit de toute vraisemblance, et si on n’y prend garde, cet odieux système aura encore de beaux jours devant nous.<o:p></o:p>


    Quelles sont les raisons réelles de notre passivité face à cette réalité insoutenable ? Est- elle inévitable ? Cache-t-elle un calcul politique ou une absence d’analyse politique ? Est-ce une résignation à la domination de l’empire de Mpila ? Ou une attente pour mieux contre-attaquer ? Que devrions-nous faire idéalement et que pouvons nous encore faire réellement ?

    Pour répondre à cette kyrielle de questions, j’ai opté pour une démarche qui emprunte tout autant à l’observation qu’à la réflexion pure.

    Au hasard, deux exemples de dictatures qui nous édifient non seulement sur la nocivité de ces systèmes, mais encore nous donnent une idée sur leur capacité à se pérenniser.

    • Plus proche de nous; celle de Mobutu dont les 32 ans ont apporté la déliquescence que nous connaissons. Cette dictature a eu le  temps nécessaire pour mettre l’ex-Zaïre  en miette.

    • Plus emblématique; celle de Fidel Castro de Cuba qui a défié toutes les lois de la dialectique et s’est adaptée allègrement à tous les bouleversements internationaux.


    Au Congo-Brazzaville, depuis le retour de Sassou aux affaires, il ne  s’est attelé qu’à échafauder des stratégies relatives à la conservation du pouvoir, renvoyant ipso-facto les principales préoccupations des congolais aux calendes grecques. Une constitution taillée sur mesure, consacrant une dictature constitutionnelle, un parlement croupion, un affermissement des relations par des accords de non agression avec le syndicat des dictateurs d’Afrique Centrale et d’ailleurs (Bongo Fils, Deby, Dos Santos, Bozizé). Plus grave encore et cela se voit chaque jour : l’accaparement  des recettes  pétrolières,  la principale richesse du pays, exclusivement gérée par  des personnes issues d’une même ethnie, la sienne.  Le pays s’enrichit, le peuple s’appauvrit.<o:p></o:p>

    Qu’est- il  donc arrivé au peuple congolais pour que nulle clameur ne vienne  reprouver  ces agissements rétrogrades ? <o:p></o:p>


    L’œuvre d’Alexis de Tocqueville nous permet de jeter un regard approfondi sur les turpitudes du clan de Mpila. Ce brillant penseur politique français du XIXe siècle avait en effet observé qu’une société se battait d’autant plus contre l’autorité que le niveau de satisfaction des besoins y était élevé. En d’autres termes, les revendications se font plus agressives qu’elles ont déjà été largement couronné de succès, et surtout l’espérance de conquérir des avantages toujours supérieurs ne paraît pas illusoire, ce qui suppose un acquis substantiel de prospérité et de liberté. <o:p></o:p>

    Pourquoi formuler des revendications face à un régime autiste, qui lors de l’élection présidentielle du 12 juillet <st1:metricconverter productid="2009, a" w:st="on">2009, a</st1:metricconverter> sans honte présenté des curieuses listes électorales dans lesquelles, certaines circonscriptions avaient plus d’électeurs que d’habitants ; qui  n’a jamais cédé à la principale exigence de l’opposition qui demandait, comme partout ailleurs,  la mise en place d’une commission électorale indépendante ?  Pire encore, alors que les urnes étaient désespérément désertes le jour du vote, ce pouvoir a eu l’outrecuidance de proclamer des chiffres faux, sans contradicteurs!  <o:p></o:p>

    La diaspora congolaise en France en fait les frais : malgré les canaux de communication modernes dont elle dispose, le nombre de  participants aux marches de protestations dans les rues de Paris, réduit à la portion congrue, ne  peut même plus remplir une cabine téléphonique. Jadis sous Lissouba, des  nuées de manifestants rivalisaient de stratégies pour faire reculer le pouvoir pour une  petite interprétation d’un  article de la constitution congolaise.

    Donc, le préjugé répandu selon lequel un détenteur de pouvoir devrait déguerpir sous prétexte que ses sujets sont mécontents, meurent de faim ou de maladies, est une élucubration fantasque dont l’histoire humaine atteste de la triste rareté. La capacité de survie d’un système dictatorial ne dépend donc pas de son aptitude à satisfaire les besoins de ses membres, mais peut on être tenté de dire, de l’intensité du mépris à l’égard de son peuple. Un système devient d’autant plus périssable qu’il résout davantage de problèmes, et sa longévité d’autant plus assurée qu’il en résout moins.<o:p></o:p>

    L’idée selon laquelle un système rétrograde comme celui de Sassou devrait s’effondrer et faire place à un autre plus viable, parce qu’il est incapable de faire vivre dignement ses compatriotes, ne peut venir que d’un démocrate. En raisonnant de la sorte, on prête à tort au régime totalitaire les principes régulateurs et l’univers mental du système démocratique. Une fois de plus, c’est une erreur que de prêter une logique démocratique à un système totalitaire.  Sassou n’a rien d’un démocrate, il est urgent de s’en rappeler !! Il n’a qu’une passion : lui-même, et une religion : le pouvoir.<o:p></o:p>


    Selon Tocqueville, ce n’est pas la stagnation ni la régression qui engendrent les révoltes, c’est le progrès, parce qu’il a engendré tout d’abord les biens grâce auxquels les révoltes ne sont pas vaines.

    Cette « loi » tocquevillienne nous permet de comprendre la déconcertante aisance avec laquelle l’opposition, dirigée par Sassou en 1997, avait exigé et obtenu du régime Lissouba la mise en place d’une Commission Nationale Indépendante. Subséquemment, on comprend que l’on ne veuille pas céder aux autres, ce que l’on a soi-même obtenu facilement par le passé. Plus l’égalité se renforce, plus les revendications d’égalité s’exacerbent. Sous Lissouba donc, bien que le décollage économique fut encore hésitant, l’euphorie du contexte démocratique naissant paralysait à des degrés divers certains secteurs de l’économie par des revendications toujours plus grandes.

    Pendant cette mandature, l’interprétation de certains articles de la constitution de Mars 1992 par les uns et les autres, avait donné lieu à des échauffourées qui risquaient de mettre, à tout moment en péril, les fondements de cette démocratie. Or, il est un truisme que, de façon permanente et flagrante, Sassou violait sa propre constitution, notamment quand il avait crée ex-nihilo, un poste de Premier Ministre. Personne ne s’en émeut, outre mesure.

    Comme toutes les dictatures, celle de Sassou a ceci de paradoxal : elle est la négation absolue de la démocratie, mais parvient à se présenter comme son perfectionnement. Quand l’économie va mal, la démocratie réduit sous la pression des représentants du peuple, les dépenses de prestige et les dépenses militaires, une dictature les augmente. La construction du mausolée de la honte à plus de 10 milliards de Fcfa ou l’assouvissement de ses ambitions mégalomanes en construisant l’aéroport militaire d’Ollombo sont des réalisations qui ne visent que l’embellissement de l’image de Sassou, au mépris des principes élémentaires de l’orthodoxie financière.

    Le Congo n’a jamais été aussi riche, avec des recettes pétrolières qui ont littéralement explosé au point de défier les prévisions les plus optimistes. Et pourtant, l’existence des congolais est devenue chaque jour plus aléatoire : l’électricité, l’eau potable, la santé sont des denrées rares et une misère sans précédent s’installe avec entêtement. Le clan au pouvoir nargue ce peuple désarmé qui ne sait plus à quel saint se vouer. La prolifération des Eglises dites de réveil, encouragée à dessein par le pouvoir pour anesthésier le peuple, et la consommation exagérée d’alcool, n’assurent plus leur rôle de soupapes de sécurité. Il ne nous reste plus qu’à constater les dégâts.<o:p></o:p>

    On a vu les dégâts causés dans la mémoire collective des congolais, le bombardement de Bacongo par le régime Lissouba, un acte grave certes, mais insignifiant à comparer au nettoyage ethnique opéré par les services de Sassou en Décembre 1998 à Bacongo et Makélékélé ou la disparition de 353 congolais au Beach de Brazzaville en une seule après-midi. Aucune image, donc pas d’incidence dans l’opinion. Les révélations rétrospectives, n’ont que peu de valeur pratique. Le choc émotionnel, l’indignation, l’horreur causés par une atrocité ne seront jamais les mêmes selon qu’on apprend les évènements à chaud et « en direct », ou après coup et « en différé ». Aucune démocratie, même la plus vertueuse n’aurait survécue après une telle barbarie. Les stratèges de Mpila, grassement payés aux frais du contribuable congolais, ont inventé la parade de renvoi dos à dos. On assiste alors à une obsession binaire, une symétrie des apocalypses, la manie du couplage, l’égalitarisme sourcilleux, qui veillent à ce que les deux plateaux de la balance se répondent dans un équilibre de l’horreur.

    Quand tout le monde est coupable, en effet, plus personne ne l’est ; sauf le régime démocratique, puisqu’il n’a pas les mêmes excuses à faire valoir que son rival, ne se souciant pas, comme lui, de bâtir une société plus juste.

    Les séances de lavement de mains ou d’autres rites absolutoires, sont des procédés dont la fonction est de relativiser le mal, c'est-à-dire, en fin de compte de l’excuser.

    Le peuple congolais désabusé, n’attend plus rien de ce régime ; un régime qu’il n’a jamais véritablement porté au pouvoir, un régime équipé pour le mensonge, la dissimulation, l’intimidation. On ne peut tenir tête à un tel régime qu’avec les mêmes armes, et les démocrates n’en ont pas. Il va falloir les inventer. En s’imposant au peuple congolais par les armes, Sassou avait de facto refusé de signer ce contrat social qui doit lier un Président démocratiquement élu à son peuple. L’amélioration des conditions de vie du peuple, donne de la noblesse à l’action d’un homme politique ayant reçu un mandat à travers des élections libres et transparentes. Mais comment Sassou pourrait-il violer un contrat social qu’il n’a jamais signé ?

    Quelles solutions alors ? Le prolongement de la tendance actuelle, confirmera la progression de la dictature de Sassou dont les faiblesses et les échecs internes ne suffiront pas, l’expérience l’a prouvé, à faire cesser la marche en avant. En tout cas, les dispositions démocratiques dont on nous tympanise régulièrement, ne nous ne tireront jamais de ce mauvais pas. Elles n’ont simplement pas cours dans une dictature. Comme pour un bon diagnostic, on peut désormais envisager une bonne posologie susceptible de mettre à mal ce kyste qui ronge notre pays. Les formes de lutte jusque là tirées du carquois des démocrates ont fait leur temps, il nous revient d'en en inventer plus appropriées.


    <o:p></o:p>

    (1) Sassou Nguesso : Profil psychologique /  Zenga-Mambu.com  du 15/01/2010
    <o:p></o:p>

     
    Djess dia Moungouansi<o:p></o:p>

    Le blog de Djess<o:p></o:p>

    http://demainlecongo.oldiblog.com<o:p></o:p>

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    <xml><w:worddocument><w:punctuationkerning><w:validateagainstschemas><w:compatibility><w:breakwrappedtables><w:snaptogridincell> La manipulation ethnique :  le péril congolais.

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    Dans notre longue et laborieuse quête d’un système de gouvernement  idoine pour le Congo, nous avions il y a quelques temps, avec d’autres patriotes,  exploré les vertus du fédéralisme. La réflexion avait été dévoyée par  certains bornes politiques qui avaient  flétri ce système,  en portant sur les fonts baptismaux,  le présidentialisme à la congolaise , source de dérives notamment celle de  se muer en  dictature constitutionnelle.  Par conséquent, je me garderais  ici de m'étaler sur ce changement de paradigme induit par la mondialisation, qui explique cet attrait constant que le monde des États Nations a de plus en plus envers les fédérations, qui paraissent répondre le mieux sur le plan politique, aux besoins inhérents à la diversité dans toute sa complexité.


    Une constante : depuis l’indépendance,  l'utilisation subliminale de l'ethnicité reste la  figure classique de la chorégraphie politique dans notre pays, toujours pour le pire. Ainsi, à défaut  d’utiliser  la diversité ethnique comme un socle autour duquel devrait se bâtir toute stratégie de développement, les grands acteurs politiques congolais se sont livrés à une instrumentalisation ethnique en règle, dans le but de s'approprier l'État pour ainsi extraire les avantages liés à sa confiscation exclusive. Avec l'avènement du multipartisme, ils se sont donc repliés sur leur base ethnique en leur faisant miroiter l'imminence du contrôle ou de la perte de l'État.


    Pour conjurer la catastrophe et aider à préparer notre pays à affronter la nouvelle donne internationale de plus en plus complexe, toute réflexion devrait s'interdire de distribuer l'aménité ni de séduire inutilement, elle doit armer. Comprendre pour s'armer contre les basses stratégies de ceux qui tirent doctement les ficelles dans le clair-obscur, exige un éclaircissement de l'approche conflictuelle des ethnies.

    Disons-le d'emblée : la polysémie autour du concept d'ethnie n'en fait pas un impedimenta. Au contraire, la diversité ethnique reste un socle autour duquel devrait se bâtir toute stratégie de développement. Il est urgent d'appréhender la volonté humaine qui s'ingénue chaque jour à transformer le domaine ethnique comme un lieu de chaos, de l'anarchie et de l'explosion de toutes les forces anti-culturelles.


    Les leaders véreux, adeptes de la manipulation  ethnique ne sont pas l’apanage d’un seul parti politique ni d’une seule ethnie. Cependant, pendant la  longue période du pouvoir  Pctiste, notamment   ces dernières années, c’est   l’ethnicité qui éclate dans toute son horreur.


    Les électeurs du Pool, orphelins de Kolelas qui s’était inventé un rôle messianique, ne sont pas sortis de l’auberge. Ils risquent désormais de tomber dans les griffes envoutantes du Pasteur  NToumi, l’actuel allié de Sassou qu’il  qualifia jadis de  « illuminé (…) à la tête de bandits armés et de secte mystico-religieuse sans programme politique ». (1)


    Alors que les dépouilles des victimes jalonnées par Sassou pour accéder au trône, étaient encore fumantes, contre toute attente, M'Béri Martin, ex-numéro deux du régime Lissouba, rejoint Sassou. Ce signal fort, a permis à Sassou de légitimer son coup d'Etat et de poursuivre son oeuvre macabre dont nous n'avons pas encore fini de payer la lourde facture. Pour avoir le soutien de certaines âmes fragiles de sa région, son leitmotiv était de servir de bouclier psychologique contre les éventuelles fureurs destructrices de Sassou, quand il voudra punir ceux qui avaient osé le priver de " son " pouvoir pendant plus de 5 ans. Sans scrupules, Sassou foula aux pieds cet accord tacite et fit dévaster avec maestria ces régions, par ses sbires angolais et hutus rwandais, sans que l'allégeance de M'Béri envers cette dictature ne serve à quelque chose. Le but inavoué de son ralliement, de même que ceux de Moukouéké et Tamba-Tamba étaient  donc d'acquérir une parcelle de pouvoir politique permettant l'accumulation des richesses grâce à la prédation organisée au sommet de l'Etat. Il ne se font  pas prier. Munari, ex-directrice de cabinet de Lissouba  est celle qui a fait ce grand écart inimaginable en soufflant le chaud et le froid.


    Le régime lissoubien fut caractérisé par la prise en otage de tout un pays en s'appuyant sur les ressources ethno-régionale. En dehors de l'inopportunité de sa théorie de " tribu-classe " aux fondements hasardeux, une autre stratégie plus dévastatrice et plus insidieuse avait les faveurs de ce régime. Le saviez-vous ? Le manque d'enthousiasme des leaders dans l'amélioration des conditions de vie des populations n'était pas fortuit, il obéissait à une stratégie de paupérisation de la base électorale pour l'avoir à sa merci pour des combats futurs.

    La vassalité puis l'allégeance des populations à l'égard des leaders ont été aisément obtenues en accentuant leur paupérisation. En clochardisant délibérément les jeunes, l'enrôlement du grand nombre d'entre eux dans les milices du pouvoir, conçues pour la réalisations de leurs desseins bassement matériels , s'est fait sans peine. Les populations sont ainsi victimes d'une violence insidieuse dont ils sont dans l'impossibilité de s'affranchir, car l'asymétrie de l'information qu'ils reçoivent des leaders augmente leur obscurantisme.

    Quant à Sassou, en revenant au pouvoir dans les conditions que l'on sait, il s'était très tôt inventé des alliés fidèles : la violence et la terreur. Il va les entretenir, les distiller à dose homéopathique au moindre soubresaut. Dès sa prise pouvoir en Octobre 1997, il annonce sans ambages à tous ses supporters venus nombreux le soutenir à un de ses meetings de victoire, qu'ils étaient revenus aux affaires, ce qui supposait une jouissance insouciante et inespérée des avantages conférés aux serviteurs de l'Etat. Le retour de l'ordre Kaki, avec lui le prestige et l'accumulation de richesses inespérées sur fond d'une mise à jour du " Yaka Noki noki " qui avait fait ses preuves autrefois dans l'accentuation de la dysharmonie sociale.

    L'euphorie de cette victoire militaire sur ses adversaires de 1997, conjuguée à la force de persuasion des marchands de la peur, avaient fini de convaincre les plus réticents de ses partisans qui croyaient encore aux vertus démocratiques. Désormais, chaque chute entraînerait la leur également. En liant son destin ombrageux au leur, le piège se referme sur tout le monde. On se sent complice d'une barbarie.

    Quelques réalisations tape-à-l'œil, comme la construction de l'aéroport militaire d'Ollombo, ou la construction des bâtisses hideuses à Oyo, sans réels effets d'entraînement sur l'amélioration des conditions de vie des populations, renforce la fascination des populations à l'égard de Sassou.

    Si la manipulation est incontestablement ethnique, on ne peut aucunement la confondre avec une volonté ethnique de domination. La vitalité du marché d'allégeances reste soutenue par les deux faces du miroir aux alouettes qui sont : l'espérance du contrôle de l'Etat et la crainte de la perte des avantages liés à l'accaparement de celui-ci. Les faits nous livrent une toute autre réalité. Sous Lissouba, seuls ceux qui gravitaient autour de " la bande des quatre " avaient réussi à rentabiliser leur allégeance. Partout ailleurs, la désillusion fut massive.

    La base ethno régionale de Sassou végète dans la misère totale, alors que les Nguesso, devenus fous par les recettes pétrolières exorbitantes, s'inventent des destins susceptibles de faire rougir les Duvalier. Dans l'histoire d'Afrique, peu de dictatures ont brillé par tant de mépris à l'égard de leur peuple. Les dernières turpitudes évoquées par «  La lettre du Continent n° 579 »  mettent à nu  une pseudo  confrontation ethnique sur fond de gestion de la principale ressource du Congo qu’est le pétrole. Elle  opposerait Mbochi d’Ollombo et Mbochi de Boundji. Elle ne concerne que les fils d’un même périmètre du territoire national. Un flagrant délit de « tribalisme gouvernemental ».  
    D’un côté il y a Blaise Elenga ( d’Ollombo) qui serait soutenu par Claudia Sassou et Bouya, de l’autre, Denis Gokana ( Boundji) qui aurait le soutien de Rodolphe Adada. C’est le Congo actuel, où un clan de mafieux s’empare de la principale ressource du pays.


    Alors que faut-il faire ?  Souffrir ? Rire ? Sourire ?
    Non ! La question est trop grave. Notre pays  continue à offrir l’image d’un enfant qui tombe dans un puits. Les témoins de la scène s’arrêtent à la margelle et personne n’ose entrer dans le puits pour sauver le pauvre innocent. Le pays est à sauver. Et comme pour  la fameuse jarre de Ghezo  Roi d’Abomey, l’apport de tout un chacun est appelé à être décisif.


    (1 ) Le Monde   du 21 mars 2003


    Djess dia Moungouansi  (Membre du Cercle de Réflexion <st1:personname productid="LA Rupture" w:st="on">LA Rupture</st1:personname>)


    Le blog de Djess :

    http://demainlecongo.oldiblog.com


    A lire également sur

    http://www.congoplus.info/fr/actualites-news-basango-nsangu/au-fil-des-jours/1122-la-manipulation-ethnique--le-peril-congolais.html

    http://www.congo-internet.com/welcome/index.php




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    1 commentaire

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        Une semaine dans l’enfer du « chemin d’avenir »


    Dans un univers totalement régenté par les arias et aléas générés par la gestion calamiteuse du système Sassou, je sacrifie volontiers l’exhaustivité du récit au seul profit de la profondeur de l’analyse. On peut retourner la question dans tous les sens, la fange est seul maître des lieux. Tous ceux qui avaient cru à la construction d’une nation riche et prospère, réalisable avec les pétro-CFA abondants cette dernière décennie, ont déchanté depuis.

    C’est triste. Catastrophique. voir ce que le Congo est devenu sous les coups de boutoir des prédateurs qui l’ont capturé, donne à penser que ce pays n’est plus soudain que le siège d’une nouvelle faune de perroquets dont le seul projet consiste à meubler les caprices d’un homme en mal d’ambitions pour son pays, qui joue au tyranneau de village.

    Dans toutes les conversations, épiées par la « Securitate » congolaise, elle-même sous l’emprise d’une paranoïa sécuritaire, c’est la désillusion généralisée : au Congo de, seule la politique paye. Les dribles, feintes machiavéliques et autres tacles stupéfiants du monarque à ses adversaires politiques, sont considérés comme une marque de génie.

    Un talent inouï de politicien! on se souvient du dithyrambique des portraits jamais conçu dans les colonnes d’un journal du continent africain en l’honneur d’un dictateur par une des figures majeures de l’afro-conscience Théophile Obenga qui ne se gêna pas pour proclamer, superbe de ridicule, pour la gloire du distributeur attitré de la rente pétrolière : « un nouvel épithalame pour le Congo ». Ce n’était plus de la mystification politique ; c’était un délit conceptuel et intellectuel.

    Un affreux rapt éthique

    Une mentalité importune, nourrie par la corruption a allègrement pris le dessus sur les grandes vertus du travail bien fait, de l’excellence, de l’émulation. Depuis l’aéroport, les agents de douanes n’ont plus qu’une seule motivation et leur technique, bien rôdée: jeter la suspicion sur les biens des paisibles voyageurs pour exiger des droits de douanes qui ne prendront pas la direction du trésor public mais évidemment, celle de leurs poches sans fond.

    Un pays transformé en casino grandeur nature

    La dure réalité vous nargue, une pauvreté tenace, agressive et, presque structurelle s’est obstinément installée au Congo. Elle est chaque jour révélée par des scènes surréalistes, d’un père au bord du trottoir, derrière un comptoir de fortune, sur lequel sont exposés deux doigts de bananes, à l’attente d’un hypothétique client. De telles scènes, côtoient les turpitudes des adeptes de l’argent facile, ceux qui font partie du clan des prédateurs ou qui reçoivent la contrepartie du militantisme politique: villas, gardes de corps, comptes en banques, véhicules, chauffeurs, etc. ils réussissent à tirer leur épingle du jeu, ces petits vauriens, incultes, tricheurs et assassins de bas étages ; tous, camouflés sous les manteaux des clubs et associations véreux. Des mots, rien que des mots vilains, vides et suspects, pour maquiller la médiocrité et la soif de grandeurs malsaines qui ruinent leurs âmes...

    Dans ces conditions, dégoulinant de médiocres et mafieuses actions, la scène congolaise, déjà honteuse, sent la gadoue. Mais elle n’a pourtant pas montré toute sa face hideuse. Elle est en train de se dégrader de plus belle, ces jours-ci. Dans un pays où la vie humaine était encore sacrée, on investirait plus dans les ambulances et autres structures hospitalières ; or, au Congo, seules les activités relatives à la gestion de la mort sont florissantes, les corbillards flambants neufs rivalisent d’imagination dans leurs prestations macabres.

    Un ami, rentré il y a quelques temps au pays, par le biais de la proximité ethnique de son épouse avec le clan au pouvoir, m’a fait visiter quelques grands centres de décisions économiques qui comptent à Pointe-Noire (total, Agip, le port, l’aéroport, la direction de la police, atc etc..), il connaissait presque tous les directeurs généraux. « Qu’as-tu remarqué ?» m’a-t-il lancé à la veille de mon retour. En toute objectivité, je réponds:« rien de spécial en dehors de l’embonpoint généralisé de ces « décideurs ». -« oh mince ! Quelle cécité pour un observateur averti comme toi », continue-t-il avec délectation. Il poursuit : « tous ces responsables sont originaires du nord du pays, ils ne sont pas forcement les meilleurs dans leur domaine respectif, leurs adjoints presque tous du sud font le travail à leur place. Je le déplore, mais ce n’est pas en France qu’on fera changer les choses ».

    Du tribalisme d’Etat à l’état pur

    Mon ami, du reste brillant garçon, tient toujours à signaler qu’il est dans le privé et qu’il n’abandonnera jamais le combat qu’il mène sur place contre l’incurie du régime de.

    Hier, avant Sassou, tous nos aînés, qui terminaient des études à l'étranger, étaient pressés de rentrer au pays en quittant, qui, la France, qui, l'Allemagne, les usa, le japon, l’URSS, la Belgique, etc., pour venir travailler au Congo, et se mettre au service du pays. Aujourd’hui, nos enfants nous disent : « (...) je n’irai pas travailler au Congo. Le pays de mes parents n'a rien à me proposer »...

    Et ils sont, ainsi, des milliers de jeunes congolais, du pays ou de la diaspora désabusés qui ne rêvent plus qu’une chose : faire carrière en dehors de ce pays béni des dieux, mais maudit par ses propres enfants. Les plus désespérés d'entre eux n’ont plus que l’Europe ou le canada comme perspective. Parce que l'Afrique et ses roitelets du genre Sassou, Ali bongo, Paul Biya..., parce que le Congo de et ses chefs guerriers, ses cobras, ses ex-ninjas qui continuent de semer la désolation dans le pool, ses rebelles repentis, ses malfrats politiques avides de sang juvéniles pour asseoir des pouvoirs démoniaques et incompétents, n'ont rien à offrir à leurs jeunesses. rien d’autre que l’amertume pour les idéalistes déçus, la menace d’un infarctus, des conteneurs d’alcool pour ‘‘idiotiser’’ les jeunes, la bible pour les paradis artificiels que sont les églises de réveil qui ont désormais pignon sur rue, et l’art de la reptation indigne, pour les caméléons politiques, uniquement soucieux de… faire bouillir leurs marmites grosses comme des chaudrons du diable.

    Le roi n’a plus rien à proposer… même ses supporters les plus intéressés, une fois leurs préoccupations de ventre et de bas-ventre mises de côté, savent qu’une vraie rupture est inéluctable. Mais il n’en a cure, son attitude étant celle qu’adoptent les fâcheux. Or, les enjeux de la nation dépassent les ambitions égocentriques d’un homme qui, d’une certaine manière, s’agrippe au pouvoir que parce qu’il connaît le poids de ses casseroles (disparus du Beach, pillage à grande échelle etc..). Il sait ce qui l’attend. Après s’être amusé avec les comptes de la nation et posé des actes aux antipodes de ses engagements électoraux, son destin, comme celui de ceux qui continuent de l’accompagner dans sa folle cavalcade, est tout tracé.

    Djess Dia Moungouansi – Membre du « cercle de réflexion la rupture ».


    Le blog de Djess

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