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    Le Congo de Sassou   ou  l’apogée  du  tribalisme d’Etat à l’état pur.

     

    Construire une nation est un travail de longue haleine qui suppose un désir de vivre ensemble entre peuples d’origines diverses ayant entériné un projet commun. Ce projet doit être la rampe de lancement sur lequel tout doit s’appuyer. Cependant, depuis un certain nombre d’années, notamment depuis le retour de Sassou au pouvoir par les armes ;l'utilisation subliminale du tribalisme  est devenue la  figure classique de la chorégraphie politique dans notre pays, toujours pour le pire. De fait, notre pays s’abîme inexorablement dans une grave crise économique, sociale et politique.


     Paradoxalement, l’augmentation exponentielle de la rente pétrolière,  qui aurait pu desserrer certaines contraintes financières, pour envisager l’avènement  du  pays de Cocagne, a érigé un véritable  temple du  tribalisme, un  lieu de chaos, de l'anarchie et de l'explosion de toutes les forces anti-culturelles.


    Le Congo est devenu un foyer d’abjections et de miasmes sur fond d’exacerbation d’un  tribalisme d’Etat. Le tribalisme d’Etat comme doctrine  et comme stratégie pour la pérennisation du pouvoir, mais surtout pour la  conquête des secteurs de l’économie jusque là abandonnés par ce pouvoir tribal, qui avait toujours privilégié les métiers des armes ( 95% des Généraux de l’armée sont du Nord et 75% sont Mbochis, 75%  des boursiers de FAC sont originaires de la partie septentrionale du pays en général en particulier de la Zone  Cuvette- Plateaux, 75% des postes de responsabilité au sein de la FAC sont confiés à des originaires du département de la Cuvette)(1) .


     Dans les officines de Mpila, tout est par conséquent, mis en œuvre pour que dorénavant, seuls les ressortissants du département de la Cuvette , notamment du groupe ethnique Mbochi  soient  « admis » aux concours d’entrée à la Gendarmerie, à l’ENAM ( Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature) et à la Faculté des Sciences de la Santé. Une véritable chasse gardée d’un  pouvoir inspiré par une logique aux contours flous.


    Ces concours d’entrée dans ces grandes écoles, autrefois basés sur des critères clairs et équitables, sont depuis lors,  instrumentalisés pour satisfaire des ambitions tribalistes d’un dictateur et de son clan. Or, le mélange entre  l’institutionnalisation  des notes sexuellement transmissibles et le tribalisme est excessivement explosif, au point où ;  dans dix ans, on se retrouvera  avec des décideurs rompus à la corruption, aux milles lieues de la   probité morale.


    Nous avons encore en mémoire  la COTRADE, cette lugubre société  à travers laquelle Sassou et son clan ont,  sans état d’âme,   siphonné  les recettes pétrolières. Pour poursuivre leur œuvre de pillage systématique des richesses pétrolières et conserver à tout prix le pouvoir dans le giron Mbochi, Sassou a nommé, le 29 décembre 2009,  son  fils Dénis Christel Sassou Nguesso au poste de Directeur Général de la SNPC. Une démonstration de force, sans équivoque, pour affirmer à la face du monde que le pétrole, qui procure 67% des recettes budgétaires et 90% des  devises du CONGO, reste et restera  l’apanage exclusif du clan Mbochi.


    Certaines  turpitudes avaient été évoquées dans  «  La lettre du Continent n° 579 », elles   mettaient à nu  une pseudo  confrontation ethnique sur fond de gestion de la principale ressource du Congo qu'est le pétrole. Elle  opposerait Mbochi d'Ollombo et Mbochi de Boundji. Elle ne concerne que les fils d'un même périmètre du territoire national. Un flagrant délit de « tribalisme gouvernemental ».  C'est le Congo actuel, où un clan de mafieux s'empare de la principale ressource du pays.


    Songez que, depuis la création de la SNPC, seul un ressortissant de la Cuvette peut en être DG. Cela ne leur suffit pas, tous les secteurs d’activité économique sont entre leurs mains : Sécurité privée, ( Maurice Nguesso),transport aérien ( Maurice NGUESSO, Edgard NGUESSO, Jean Jacques BOUYA), grands travaux ( Jean Jacques BOUYA), bâtiment, hôtellerie ( Ninelle SASSOU NGUESSO, Cendrine SASSOU NGUESSO, Feue Edith-Lucie SASSOU NGUESSO, Denis Christel SASSOU NGUESSO), radio(Maurice NGUESSO ), transactions immobilières, téléphonie mobile, l’eau(Eugène NGUESSO),Communication (Maurice NGUESSO, Claudia , Joujou) etc..


    Une hégémonie ethno-économique  susceptible de faire pâlir de jalousie la famille de l'ex-président tunisien BEN-ALI  qui avait réussi à mettre  la main sur 40 % de l'économie du pays. L'emprise de sa femme Leïla et des siens qui ne cessait de s'accroître n’a été  étouffée dans l’œuf que par les forces vives de ce pays.Or, à l’allure où vont les choses, avec des   congolais tétanisés par la terreur, principal carburant de ce  régime, ce n’est pas 50 %  mais 80 à 90% de l’économie congolaise qui risque d’être sous les fauches caudines de cette empire du mal.

    D’aucuns objecteront sans doute que, les inondations à Mossaka étaient  toujours d’actualité et  que le Mbochi lambda aux tréfonds de la Cuvette Ouest , continuait de tirer le diable par la queue. Mais tout de même, ce sont les ressortissants de cette partie du pays, aidés par une clientèle prompte à  marcher sur leur probité morale, qui mettent à sac, les pans entiers de l’économie du pays.

    Moralité : la sensation de sécurité  induite par le tribalisme n’est qu’une poudre aux yeux. Ce sont les vertueux, les plus méritants et les plus compétents, d’où qu’ils soient,  qui en pâtissent. Aucun patriote ne peut se satisfaire d’une telle politique rétrograde, car elle renvoie aux calendes grecques, la construction d’une véritable nation.

    Par conséquent, ce sont les pratiques tribalistes, davantage que les privations de libertés politiques, qui feront  imploser le système et conduiront, tôt ou tard  le peuple congolais  dans la rue.

    Le tribalisme a tellement détruit ce qui restait de valeurs morales,  qu’à l’image de Théophile Obenga,  les intellectuels ont fini par déserter, tout bonnement le domaine de la réflexion et se livrent sans honte au culte du Président de la République.Les syndicats sont à la solde des dirigeants qui ont ainsi réussi à briser toute forme structurée d’expression.


    Au sortir de la CNS, nous avons tous cru que le pont était fait entre le passé auquel on associait la gabegie, les assassinats, le tribalisme et  le monopartisme et le futur qui suscitait l’espérance puisque notre destin, pensait-on, était désormais entre les mains « des élus » qui auraient à tout moment une espèce d’épée de Damoclès représentée par l’éventuelle sanction des mandants que nous étions. On s’était royalement trompés ; nous sommes face à un monstre à mille têtes, le tribalisme qui se nourrit malheureusement de pétrole et qui éructe les pestilences d’une  misère à grande échelle.

     

    Djess dia Moungouansi ;   Membre du Cercle de réflexion « LA RUPTURE »

     

    (1)   Source :  http://www.talassa.org/politique/692-apres-lassemblee-generale-de-glc-qui-a-paralyse-brazzaville-

     

    Le Blog de Djess

     

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  • GBAGBO et SASSOU : même combat.

     

    Qu’on ne se méprenne pas ! S’autoproclamer défenseur de la souveraineté d’un pays ne doit pas absoudre un  dirigeant  de se conformer aux principes élémentaires de la démocratie, au premier desquels  il y a le respect des suffrages du souverain primaire. Le vote du peuple, clé de voute d’un système démocratique, doit être l’allié incontestable de tout combattant et résistant contre le néocolonialisme.

     

    Les Africains ont encore en mémoire ce grand nationaliste, figure de proue des  indépendances africaines SEKOU TOURE ; qui  défia de façon tonitruante l’ordre colonial français. Au lendemain de sa mort, on découvrit avec stupéfaction l’œuvre  du   «Petit Staline des Tropiques ». Un bilan désastreux qui éclata dans toute son horreur. Celui qui se targuait être proche du peuple, le haïssait en réalité. Un chouïa paradoxal donc.

     

    Par la portée des tacles qu’il assène avec maestria à ses adversaires politiques, le plus «  Grand Boulanger » de l’Afrique de l’Ouest -  un qualificatif qu’il a acquis par sa capacité à rouler les autres dans la farine- , Laurent Gbagbo a pu bon an, mal an, régner sur la Côte-d’Ivoire depuis 10 ans. 

     

    Une loi expérimentée depuis plus d’un quart de siècle en Afrique Centrale, au Congo-Brazzaville  par Sassou Nguesso, a eu les faveurs de Laurent Gbagbo. C’est la loi du plus fort selon laquelle on gagne quel que soit le sens du vote des populations.  Laurent Gbagbo a ainsi usé de la technique qui consiste à répandre la peur au sein de la population aux fins de la tétaniser.  Sous la pression internationale, il a accepté la mise en place d’une CEI, mais de toutes les façons,   il n’aurait jamais accepté les conclusions de cet organe, surtout quand elles allaient dans le sens de sa défaite. Le retard pris dans la proclamation des résultats, notamment  cette épisode surréaliste  dans laquelle Damana Pickass arrache les feuilles des mains de Yacouba Bamba, les froissent avant de les déchirer,  procédaient  des manœuvres dilatoires, imaginées par le clan Gbagbo.

     

    Lors de son passage en force en 2009, Sassou ne s’est même pas donné cette peine. Les officines de Mpila organisèrent des tripatouillages à grande échelle. Défiant toute logique mathématique, certaines circonscriptions au nord du pays, devenaient artificiellement plus peuplées que celles qui par leur densité regorgeaient plus d’électeurs. Pire, ils concoctèrent de toute pièce, des curieuses  circonscriptions qui auraient plus d’électeurs que d’habitants. Le comble de l’impudence. Personne ne pouvait en rêver, Sassou l’a fait !

     

     Sous les fourches caudines de la communauté internationale, Gbagbo ne pouvait réaliser un tel exploit, mais c’était sans compter  les dernières flèches de son carquois : comme Sassou, le Conseil constitutionnel à la tête duquel il a  positionné ses hommes, mettra  littéralement  à mal les derniers espoirs démocratiques.

     

    Comme au Congo en 2009,  où le fiasco électoral sans précédent, s’était soldé par un taux de participation cuisant de 5% .  Toute honte bue, la Conel, organe de propagande de Sassou  a eu l’outrecuidance de proclamer un taux  imaginaire de 78,65% des votes des congolais qui se seraient portés sur Sassou.  On retrouve la même race  de personnes dans l’entourage de Laurent Gbagbo. Paul Yao N'dré dit Pablo, Agrégé de Droit  de la Faculté de Nice sert de caution intellectuelle  à Gbagbo en le proclamant vainqueur de la présidentielle avec 51.45 % des suffrages.  Le résultat  de la  Commission électorale indépendante (CEI)  donnant Alassane Ouattara en tête avec 54.1% est par conséquent invalidé par ce même Conseil Constitutionnel.

     

    Rien d’étonnant, toutes les dictatures ont ceci de commun : elles se sont toujours appuyées sur les intellectuels pour assouvir leur soif de pouvoir. Cette caution leur donne l’impression d’être des grands hommes qui font l’Histoire. Ils sont ainsi noyés dans une espèce d’ivresse que procure l'image de soi que leur renvoient chaque jour, les medias ; la sensation d'être Dieu parce qu'ils détiennent entre les mains, le pouvoir de défaire des vies, d'en fabriquer, d'ordonnancer même la mort et de l'administrer; la crainte, l'envie, la soumission et la terreur qu'on suscite autour de soi.

     

    Du côté de Brazzaville, à la faveur de l’affaire des biens mal acquis, les thuriféraires du régime  se sont offusqués contre la décision de la cour de cassation de Paris, arguant  une souveraineté nationale qui aurait été mise à mal par la justice française.  De quelle souveraineté parle-t-on quant on sait que Sassou fit envahir son pays par une  horde de soldats angolais et autres génocidaires hutus rwandais dans le but de semer mort et désolation ….pour la seule conquête du pouvoir ?  Comme dans la cour du Roi Gbagbo, les amis du grand homme de Mpila rivalisèrent des mâles propos, en se positionnant en ultime rempart contre le néo colonialisme et le racisme français ; alors que ce régime est passé maître dans le bradage du pétrole congolais, sans se soucier des inconvénients et autres pathologies  liées à l’exploitation du pétrole au sein des populations autochtones.

     

     

    La crise ivoirienne met exergue cette félonie qui caractérise tous les dictateurs Africains: ils prétendent défendre la souveraineté de leur Etat tout en manifestant un réel mépris envers la voix de leur peuple. Leur combat, exclusivement axé sur leur  pérennisation au pouvoir contre vents et marrées, est bien différent de celui que mène  la plèbe, qui se dépatouille dans la fange. Une urgence : les Africains doivent comprendre pour s’armer contre les basses stratégies de ces dirigeants véreux, qui tirent les ficelles  dans le clair-obscur, mais pour la satisfaction exclusive de leurs  intérêts égoïstes.

     

     

    Djess dia Moungouansi   Le Cercle LA RUPTURE

     

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  • L’Oyocratie : les raisons d’une effervescence.



    L'actualité dans notre pays est, pour une des rares fois, intéressante. La Cour de cassation de Paris a autorisé le 09/11/2010,  la reprise de poursuites judiciaires sur les logements de luxe et les avoirs bancaires détenus en France par trois présidents africains. Par cette décision de justice ô combien politique, la plus haute juridiction française a ainsi annulé un arrêt de la cour d'appel de Paris de 2009 qui déclarait irrecevable la plainte de l'organisation, qui considère que les biens en question ont été acquis avec de l'argent public détourné . Serait-ce un lâchage en bon et due forme   de la FrançAfrique ou une pure diversion ?    Dans tous les cas, une bonne nouvelle pour notre pays,  pour notre  peuple  qui, depuis belle lurette,  ne faisait entendre parler de lui que par la loi du plus fort qui fait rage au Congo. Du Général NDenguet, qui a complètement privatisé la police congolaise pour son enrichissement personnel,  en passant par le clan NGuesso qui dilapide chaque jour, la rente pétrolière, le peuple congolais cherche un souffle, qui mettrait un terme à ses souffrances  imposées par un pouvoir illégitime et sanguinaire.


    Les thuriféraires du pouvoir, grassement payés pour faire diversion, rivalisent d’ardeur dans la coprolalie et sombrent tout bonnement dans le ridicule.  Forcés de mentir  comme des arracheurs  de dents, ils  occultent des faits saillants qui apparaissent  comme le nez sur la figure :  la recrudescence des maladies moyenâgeuses et  autres pathologies  liées à la pauvreté,  les détournements de fonds publics, l'enrichissement des Généraux improductifs par leur multiples salaires,  les feintes diaboliques du Général Président à ses adversaires politiques, l'inertie choquante de l'opposition ; une opposition étrangement faible et aux comportements politiques plus que suspects ; une opposition qui, dans l'entendement de tout Congolais , est le premier support de ce régime pourri qu'un peuple sérieux devrait avoir le bon sens de chasser du pouvoir.


    Ces postures sont symptomatiques d’une pensée prisonnière d’une tradition politique d’accaparement. Elles ne saisissent pas, en tant que pensée unique et furtive, l’exigence temporelle et spatiale d’émergence de pôles de citoyenneté autonomes à côté de l’espace politique classique. Au fond, nous sommes victimes d’une vision réductrice du système Sassou réduit à ce que René Rémond appelle «l’expression périodique des électeurs», alors qu’elle est une «décision politique», -ajoutons citoyenne- «pour peser sur l’histoire».  


    Dans ces conditions, il est aisé de comprendre qu’aucune alternative crédible ne vienne  tordre le cou aux velléités  de conservation du pouvoir par les seuls ressortissants de la région de la Cuvette. Face à l’Histoire, seule juge des temps, comme nous l’a indiqué  « La lettre  Continent »  N° 598 du 28/10/2010,  les membres influents de l’ethnie MBochi, sont désormais occupés à élaborer les  scénarios  de conservation du pouvoir, après Sassou. Eh oui, un grand homme du 20e siècle, le Général De Gaulle, la tête sur les épaules, le rappelait sans ambages « Je ne vais pas mal. Mais rassurez-vous: un jour, je ne manquerai pas de mourir! »


    Prolixe sur le sujet, la presse n’y va pas de main morte et s’en donne à cœur joie : c’est un secret de polichinelle, l’état de santé de Sassou est chancelante, les jouisseurs de l’Oyocratie ont très vite compris les enjeux.  Peu importe les pressantes inquiétudes des congolais,  c’est la conservation du pouvoir qui les préoccupe; le pouvoir pour le pouvoir. Pouvait-il en être autrement ? Ils affectionnent l’option des armes, c’est un truisme que de l’affirmer.  Les urnes sont leur  véritable cauchemar ;   la perte du pouvoir, leur suicide collectif.


    Sous la houlette de Mme Sassou, l’opium insidieusement propagé par les Eglises de réveil,  est  également une des tactiques dans la stratégie du régime dictatorial pour endormir ces âmes fragilisées par  la rudesse de la vie. Dieu se trouve maintenant  partout : sur les bureaux des fonctionnaires de notre Etat laïc, dans chaque ghetto de ce pays, à la télévision, dans les studios d'enregistrement, etc…


    Des choses et des choses, sous ce régime. Au centre de ces choses, la mort de l'éthique. Aucun régime congolais  ne s'est jamais autant signalé par son mépris de l'éthique que ce régime de prédateurs et de barbouzes. Non, il ne nous viendrait pas à l'idée de contester le bien fondé de l'opération mains propres engagée par le Ministre des Finances Odongo.  Tout compte fait, je n'y crois pas. Elle cache certainement autre chose que le désir d'assainir la société congolaise. On sait comment un certain MFoutou,  ancien ministre de Sassou  qui voulut s’attaquer à la corruption, fut physiquement menacé par un de ses collègues du gouvernement  Okombi  Salissa, seigneur de guerre et  indétrônable ministre affairiste  de Sassou ; et pour cause, il aida ce dernier à marcher sur des milliers de cadavres congolais  et à reconquérir le pouvoir …par les armes.


    Le comble des dirigeants africains, à commencer par Sassou est de croire qu’il suffit d’être lobotomisé par  la Franc maçonnerie et la Françafrique pour avoir l’alibi qui permettrait en toute impunité de spolier leur peuple. De temps à autre, par la force de la compétence universelle, la règle de droit s’applique dans toute sa rigueur. Sans autre forme de procès, les mentors véreux sont prompts à lâcher leurs protégés dès  que leurs relations  prennent l’allure d’un boulet susceptible de ternir  leur image de marque. Ils ne peuvent pas être de tout temps,  en marge des Conventions des Nations Unies contre la corruption  ( Convention Mérida, destinée à restituer les avoirs détournés pour financer des projets de développement ou de programmes sociaux). Mobutu et Bokassa l’ont appris  à leurs dépens.


    Reçu en hôte de marque à Brazzaville ce dimanche 12/11/2010, Paul Kagamé est venu, entre autres  et  selon  toute vraisemblance, prodiguer quelques conseils  au Général cobra, sur le contenu des  éventuelles représailles contre Paris. Or, la dépendance de Sassou vis-à-vis de Paris est à mille lieues des marges de manœuvres dont dispose Kagamé, qui a réussi sans coup férir,  à mettre en berne, les relations diplomatiques entre la France et son pays.


    Peu importe la forme et le contenu des signes dénotant l’effondrement d’un régime, on voit bien qu’un jour, peut être bientôt, la vérité et ses douleurs finiront par s’imposer. Dautant que, lhonneur et lhistoire de notre peuple exigeront que l’on mette notre pays sur la seule marche qui vaille : la plus haute.


    Djess Dia Moungouansi- Membre du « Cercle de Réflexion La Rupture »


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       Vous avez festoyé ! maintenant changez de cap !<o:p></o:p>

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    Au soir du 15 Août 2010, une fois que tous les falbalas trompeurs des festivités du cinquantenaire  sont fanés, il ne reste plus aucun oripeau au conquérant Sassou. Les larges manches du magicien sont déchirées et son chapeau est vide. Dans la salle, les applaudissements sont rares, les huées percent et les grincheux dominent. Dans cette représentation,  Sassou NGuesso  sait qu’il  va devoir enfin se mettre au travail.  Mais en a-t-il la volonté ?<o:p></o:p>


    L'univers façonné  par lui et pour lui, se mue chaque jour en géhenne. Un insidieux prisme nous renvoie une réalité éculée par le vice. Il fallait jadis pour un Président être vertueux pour être aimé, il suffit pour lui  aujourd'hui d'être adulé pour être paré de vertus. C’est une bien curieuse période, propice aux  imposteurs et aux fossoyeurs : ils font ce qui est bien vu et non ce qui est bien. Signe de décadence, la tyrannie des manifestations forcées, à la soviétique, fonctionne à l'envers. Le puissant croit tenir en respect le peuple qu’il accable et qui l'acclame, alors que c'est la foule flatteuse qui enserre son maître dans ses rets: s'il ne bouge pas, s'il n’agit pas, elle l'étouffe de disgrâce. Mais il n’en a cure, son pouvoir n’est pas tributaire d’une quelconque adhésion du peuple, il le doit aux armes et à la terreur.<o:p></o:p>

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    Or, le génie d’un dirigeant devrait être  fondé sur ses capacités et ses aptitudes à résoudre les contradictions qui se posent à son pays pendant son règne. Mais cet homme-là les exacerbe, les intensifie à dessein pour annihiler toute résistance organisée face à son funeste projet du « Chemin d’avenir ».<o:p></o:p>

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    Avant comme après les exhibitions pompeuses, les mêmes turpitudes. Du Conseil des ministres à l’Assemblée nationale, de Mpila  à Oyo, grouille un magma d’«aplaventristes» irresponsables et malléables, de délinquants multirécidivistes et de tubes digestifs de toutes sortes que Sassou, sous n’importe quel prétexte de cuisine politicienne, manipule et actionne à sa guise pour satisfaire ses rêves chimériques de monarchisation du Congo. La plèbe, tenaillée par le quotidien, reste de marbre ; les intellectuels acquiescent, les médias étouffés par la chape de plomb mpilienne s’indignent et s’éclipsent promptement ; l’opposition se calfeutre dans une résignation maladive. L’oyocratie continue inlassablement sa croisade destructrice comme un bulldozer sans freins. Elle malmène, banalise, détruit et s’amuse avec maestria avec  les institutions.<o:p></o:p>

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    Pourtant, une kyrielle de grands chantiers en souffrance est simplement mise sur le lit de Procuste.<o:p></o:p>

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    Dès que l’euphorie née du taux de croissance du PIB, totalement mystificateur, caracolant autour de 6% pour 2009 et estimé à 13,30% pour 2010, dès que cette sensation d’aise disais-je, se serait essoufflée, la réalité d’une pauvreté agressive reprendra le dessus.<o:p></o:p>

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    Un bémol tout de même ! Ces taux de croissance anormalement  élevés ne sont pas à mettre au compte de l’action gouvernementale. Ils sont essentiellement dus à la valorisation de la rente pétrolière. Par conséquent,  ils  ne sont pas générés par  des dynamiques entrepreneuriales endogènes, subordonnées elles par la politique économique d’un système gangréné par la corruption. <o:p></o:p>

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    Face aux rouleaux compresseurs des   puissantes multinationales  pétrolières, les marges de manœuvres de nos pays sur le plan pétrolier  se réduisent comme peau de chagrin, et  n’importe quel dirigeant, même le  moins talentueux  aurait au moins réalisé cet exploit.  On se souvient d’un autre despote tropical, Teodoro Obiang NGuema  de la Guinée Equatoriale, qui à la faveur d’une croissance exponentielle de recettes pétrolières s’était targué d’avoir réussi le record envié d’un taux de croissance du PIB global de….95.3% en 1997 (dont 251,4% pour le secteur pétrolier).  Où était son mérite ? <o:p></o:p>

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    Quant à l’accession de notre pays à l’initiative PPTE, tous les analystes sont unanimes : en dépit de l’enveloppe  honteuse qui l’entoure, elle permettra à  notre pays de  disposer d’abondantes ressources financières. Là où le bât blesse c’est qu’une fois de plus, elles ne bénéficieront pas aux secteurs ayant de  réels effets d’entrainement sur l’ensemble de l’économie. Encore une occasion ratée, un non- évènement.<o:p></o:p>

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    L’augmentation de la masse salariale consécutive à l’abrogation du  décret du 28 décembre 1994 portant suspension des effets financiers à la suite d’un avancement ou de toute autre promotion dans la fonction publique, fera subir d’énormes coups d’accordéon au budget de l’Etat. En janvier 2011, le salaire minimum dans la fonction publique s’envolera à plus de 25% !  <o:p></o:p>

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    Un  dirigeant inspiré par une démarche prospective aurait mis l’accent sur la valorisation des trésors d’emplois enfouis dans tous les  secteurs de l’économie. Ce qui injecterait  du pouvoir d’achat, qui lui entrainerait l’augmentation de la demande intérieure, moteur d’une économie. Tirant  à hue et à dia,  il nous propose un  catalogue  de saupoudrages sans inventivité. Aucune mesure courageuse susceptible de projeter notre pays dans la modernité, alors que les recettes pétrolières, en mesure de desserrer les contraintes financières crèvent le plafond. <o:p></o:p>


    Le grand  changement que doit réussir Sassou , et sans doute lui faut-il commencer par là, c'est le sien: être enfin un bon  président, qui doit acquérir l’idée que nul n’est irremplaçable, que l’alternance est inhérente à toute forme de démocratie. Il ne doit plus être otage de son clan pour qui, il n’est qu’une chaine d’or qui tient un boulet de plomb ; en fait, devenir un homme de cap plus que de cape. Pour réussir cette métamorphose, il lui serait bon d'être impopulaire à lui-même; c'est-à-dire qu'il doit apprendre à s'aimer un peu moins et à aimer son pays.<o:p></o:p>

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    Décidément, c’est méconnaître le Congo que de penser  qu’il serait aisé d’instaurer une monarchie dans un pays où, jusqu’au retour de sassou par les armes,  il a tant fait bon vivre, un pays dans lequel, a priori, rien ne manque, ni la mer bleue, immense, infinie, ni la savane, ni le majestueux grand fleuve,  ni le grand Mayombe …. Une terre dont les hommes ont un tempérament vif, malin, gai et séducteur, une grande facilité à inventer, imaginer, faire, des qualités qui ne demandent qu’à être développées, et non rabaissées, reléguées au rang de vieilleries dignes d’un Musée qui n’a pas encore vu le jour, en dehors  de celui qui est dédié aux cendres de  De Brazza.<o:p></o:p>

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    Djess Dia Moungouansi <o:p></o:p>

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    Le blog de Djess<o:p></o:p>

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    http://demainlecongo.oldiblog.com<o:p></o:p>

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