• Quel homme pour le Congo du 3ème  millénaire?<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

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    Vaste programme ! <o:p></o:p>

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    Au sortir de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la Conf←rence Nationale" w:st="on">la Conférence Nationale</st1:PersonName> Souveraine de 1991, les Experts dressaient un bilan sans appel : l’économie congolaise était sinistrée. Ce diagnostic qui pouvait déjà être retenu dans les registres noirs, s’apparente de nos jours à un euphémisme, au regard de l’état apocalyptique du CONGO actuel.

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    Tout a été dit, des perspectives intéressantes avaient été tracées, tant sur le plan des hommes que sur celui de nos ressources minières.<o:p></o:p>

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    Malgré cela, et presque  vingt ans plus tard, notre pays semble être frappé par une espèce d’incapacité  à prendre le train de la démocratie. Les complexités qui fondent  la corrélation entre démocratie et  le développement étant vulgarisées, on est presque surpris par l’obstination de nos dirigeants  à  opter pour la fuite tangentielle .<o:p></o:p>

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    Toutefois, même si notre pays semble s’enferrer de façon  insidieuse, force est de constater qu’il  reste - en dépit de toute vraisemblance- un pays doté d’éléments essentiels pour la mise en place d’une véritable rampe de lancement du décollage économique : des ressources humaines de qualité et des ressources naturelles diversifiées.<o:p></o:p>

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    L’histoire nous rappelle que le régime républicain à Rome au cours de la première moitié du IIème siècle avant J.C n’avait atteint  son apogée que parce que son efficacité reposait sur  la parfaite adaptation des institutions et de la société.

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    Arriver à concevoir des institutions adéquates pour  notre société multi ethnique  suppose que nous ayons  au sein de notre classe politique, une perle rare, une personnalité providentielle qui déclencherait l’ultime déclic ( voir l’article de Musi Kanda http://www.mwinda.org/article/musikanda19.html ).

    Car, ne l’oublions pas : un des grands problèmes qui se posent à notre pays  est de concilier la diversité ethnique et culturelle et la maturité que suppose l’appartenance à une seule et même nation. C’est pourquoi, cet homme aura à cœur  à se définir comme étant, non seulement  celui qui arriverait  à point nommé pour tirer notre pays de ce mauvais pas, mais ensuite, il  constituerait une chance, un secours exceptionnel. <o:p></o:p>

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    J’ai toujours été sceptique quant à  l’existence d’un tel homme. Cependant,  je reste persuadé que certaines personnalités, par leur parcours et par leur pratique sociale peuvent donner le coup de pouce nécessaire à notre pays, et lui éviter la place de dernier de la clase auquel on veut l’y contraindre. <o:p></o:p>

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     Le jeunisme, doctrine rétrograde qui consiste à penser que le bon Dieu nous devait une espèce de rente inépuisable, et que par la force du Saint esprit, « les vieux » disparaîtront pour nous laisser place, est à bannir. La jeunesse doit s’imposer par les idées et par sa force de frappe.  C’est de cette manière que pourrait clore cette nouvelle race des jeunes ambitieux, patriotes et on évitera que cette vieille classe politique réussisse son « hold –up » en détournant l’attention des jeunes générations. Les jeunes qui doivent incarner l’alternance, hésitent de franchir le pas, en prenant véritablement leurs responsabilités. <o:p></o:p>

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    Au moment où Sassou s’emploie à circonvenir ses opposants intérieurs les plus nuisibles dans le but de remplier une fois de plus pour 7 ans en 2009, il n’est pas sans intérêt de scruter  l’actuel marigot politique congolais. J’avoue que ma démarche est risquée, mais osons !<o:p></o:p>

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    Par la dimension des torts infligés au peuple congolais,  Sassou, Lissouba et Kolelas ne peuvent aucunement obtenir  leur laisser- passer pour incarner le renouveau et susciter l’espoir qu’ils avaient tout bonnement esquinter  dans l’univers des congolais.  <o:p></o:p>

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    Le Général  NGouolondélé :<o:p></o:p>

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    Il a été le premier, bien que proche du pouvoir,  à demander publiquement la démission du Président Dénis Sassou Nguesso, l’accusant d’avoir conduit le pays dans «  une impasse socio-économique et politique ». C’est quand même naïf de penser qu’il suffit de demander  une simple démission à quelqu’un qui est arrivé au pouvoir en marchant sur des milliers de cadavres de ses compatriotes pour l’obtenir. <o:p></o:p>

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    Ses atouts : homme de renseignements et homme courageux <o:p></o:p>

    Inconvénients : Il est inféodé à la famille de Sassou avec laquelle il entretient des relations ambigües. Ensuite, les militaires ( retraité ou pas) véhiculent une image néfaste à laquelle on associe le pouvoir absolu et l’arbitraire. <o:p></o:p>

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    Le Pasteur Frédéric Bitsangou alias Ntoumi<o:p></o:p>

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    Ce rebelle avait pris les armes et s’était retranché dans son village  et a pu défier le pouvoir central de Brazzaville pendant de longs mois. Aujourd’hui, on constate avec stupéfaction que ses revendications  n’avaient comme seul but que la conquête d’un strapontin .<o:p></o:p>

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    Ses atouts : Homme de Dieu et guérisseurs de fous.<o:p></o:p>

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    Inconvénients : Il reste avec Sassou, les deux va-t-en guerre de notre pays.  Son goût pour les armes et la bible l’empêcheront de porter l’habit d’un démocrate.<o:p></o:p>

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    Bernard KOLELAS ( le Moïse du Pool ) qui a rejoint avec armes et bagages le Roi de Mpila n’est ni le messie  qui mettait en transe  ses supporters à la moindre apparition, ni  celui sur qui  le peuple Congolais pourra compter. En crise de dessein et de sens, il est devenu l’ombre de lui-même sans réelle ambition pour le pays. Il ne lui reste qu’une passion : lui-même, et une religion : gagner sa place dans l’oyocratie. Quel dommage !<o:p></o:p>

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    A l’UPADS, on peut observer une chose : la désintégration de ce parti en différentes entités ne facilite pas l’émergence d’une personnalité de l’acabit de LISSOUBA.  Tsaty  Mabiala, le Secrétaire général issu du congrès de Décembre 2006, n’est reconnu, ni par le Secrétaire Général issu du congrès de 2005, Christophe MOUKOUEKE, ni par  Paulin MAKITA, le Secrétaire par intérim( à vie)  nommé par Pascal Lissouba. <o:p></o:p>

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    Tsaty –Mabiala semble s’imposer comme vrai secrétaire général, mais là où le bât blesse c’est que son élection, effectuée au mépris des statuts de leur parti,  jette le doute sur sa légitimité. <o:p></o:p>

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    Dans le panel des  personnalités militaires,  Jean Marie MOKOKO pourrait faire l’affaire, à condition qu’il ait la  souplesse d’adaptation qui lui permettrait de se métamorphoser à la manière de ATT. Peut –il véritablement s’affranchir des fourches caudines de  Sassou ? That is the question.<o:p></o:p>

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     L’on doit également se méfier des dinosaures, rentiers de la république qui ont un destin de feuille morte et naviguent allègrement dans tous régimes. Parmi eux, on peut citer Tchystère Tchikaya, Yhombi Opangault, Martin Mbéri , Victor Tamba Tamba etc..

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    Par la constance de son discours, NGuila MOUNGOUNGA NKOMBO est  le seul homme politique congolais d’envergure qui n’a jamais travaillé avec Sassou. Ni sous Sassou I, ni sous la sinistre série sassouiste en cours ( Sassou II, SassouIII etc..). Cet argument ne suffit pas pour en faire la panacée ni l’homme providentiel.  Toute fois, ces fréquentes périodes d’ascèse l’ont manifestement muri. Des doutes sur son humilité et sa radicalité sont levés. Sa parfaite connaissance des grands dossiers du pays n’est plus à démontrer.  Les faits semblent accorder les suffrages à son léitmotiv  « Au nom de l’unité nationale, on ne peut pas composer avec n’importe qui ». A-t-il l’envergure d’un homme d’Etat ?  Son charisme et sa valeur intrinsèque  peuvent lui donner la hauteur nécessaire  pour  se mettre au service de tous les congolais.

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    Encore fois, loin de faire l’apologie aveugle d’un acteur politique, ni la diabolisation ennuyeuse d’un tel autre, encore moins jouer les porte drapeaux des équilibristes,  je n’ai fait que passer en revue le marigot politique congolais, souillé par des décennies de guerres fratricides, de pillage à grande échelle, de promotion de la médiocrité, mais surtout de propagation d’une pauvreté effroyable, massive. Chacun appréciera selon ses convictions.  Et comme le disait Albert LONDRES  « notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie ».

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    En tout cas, une revendication non négociable s’impose pour le peuple congolais : il doit reconquérir  le droit de choisir librement ses dirigeants à travers les élections libres et transparentes. C’est le moins qu’on puisse dire.<o:p></o:p>

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    Djess dia Moungouansi

     

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    Le Blog de Djess<o:p></o:p>

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    Perspectives congolaises<o:p></o:p>

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    http://demainlecongo.oldiblog.com/<o:p></o:p>

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    1 commentaire
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    L’autopsie d’un imminent hold – up électoral.<o:p></o:p>

    Le Congo actuel s’apparente à une frêle embarcation à la dérive et dont l’issue fatale est connue : elle va être inéluctablement projetée contre les rochers de la côte et réduite en miettes. Le vent de la démocratie qui souffle sur cet océan de misère qu’est notre pays, est tellement violent qu’il ne restera au peuple congolais tétanisé,  que des yeux pour pleurer. Et pourtant, personne ne peut à l’heure actuelle ignorer le credo de Sassou qui est de préparer l’arme stratégique pour s’approprier un pouvoir qui, dans un environnement de transparence, mais surtout dans une arène qui lui est quantitativement défavorable, pourrait sans conteste lui échapper.

     Face à  la grande machination du pouvoir en place pour  réaliser le  hold-up électoral le plus éhonté et surtout  le plus abouti d’Afrique centrale afin d’obtenir le renouvellement de l’Assemblée acquise à sa cause, l’opposition, sortie d’une hibernation volontaire,  semble mobiliser à hue et à dia ses dernières énergies  en faveur de l’alternance. Mais tout fraudeur invétéré qu’il est, ce régime n’est pas prêt à lâcher du lest.

    Faute de mettre en place un cadre juridique électoral sur lequel  reposeront l’organisation et le déroulement des futures élections, Sassou maintient le découpage électoral le plus inique issu de la loi électorale de 2001. La démarche de ce pouvoir s’est nûment affirmée, il s’apprête donc à organiser des tripatouillages à grande échelle, aux quelles il faudra ajouter les « doubles inscriptions » ainsi que des erreurs portant entre autres sur l'identité, l'âge et l'adresse des électeurs. Est malin celui qui nous dira comment feront-ils pour mettre à jour  le fichier électoral non seulement pour y éliminer les morts, mais ensuite pour y intégrer ceux qui sont en âge de voter.<o:p></o:p>

     N’ayant jamais digéré  le statut de putschiste qui lui colle à la peau et qui lui va si bien,  Sassou  est toujours obsédé par la conquête d’un hypothétique habit de démocrate.  Par conséquent, il ne ménage aucun effort pour atteindre  cet objectif lointain qui ne consacre que  les vrais démocrates dans l’âme et non les adeptes de la ruse.

    La manœuvre la plus saillante et la plus déterminante reste à n’en point douter le ralliement, ou on dirait mieux l’allégeance  de Kolelas  à <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la Nouvelle Esperance" w:st="on"><st1:PersonName ProductID="la Nouvelle" w:st="on">la Nouvelle</st1:PersonName> Esperance</st1:PersonName>, entérinée  à travers  « L’accord électoral entre le MCDDI et le PCT pour gouverner ensemble ». Tout a été déjà dit sur cet accord concocté dans une ambiance de marchand de dupes. « Denis Sassou Nguesso et Bernard Kolelas, c’est bien l’équilibre de “la peur”, mais, jamais le “ cessez-le-feu ” » disent les mauvaises langues. C’est dans le patrimoine symbolique du politique que Sassou va puiser son arme fatale en réactivant le défunt accord MCDDI-PCT investi d’une puissante charge émotive et idéologique basée sur le rejet de Lissouba. Cet accord, pensait-on, aurait fait preuve de dignité démocratique en faisant fonctionner les contre-pouvoirs afin de réguler les comportements prédateurs du pouvoir en place. Or, il ne visait que la fragilisation du régime en place pour  accéder aux postes ministériels. On redoute une fois de plus que l’histoire ne se répète sous forme de farce comme le disait Marx. D’ailleurs, la manière d’agir de Sassou n’est pas condamnable, car après tout, l’art de manier la ruse et l’efficacité en politique, c’est aussi avoir cette capacité à rassembler en dehors de son camp, mais surtout savoir se servir des autres quand on en a besoin et ensuite avoir l’impudence de les jeter comme des serviettes usées quand on a fini de les discréditer : Paul KAYA et Martin M’BERI entre autres, en ont fait l’amère expérience. Reste que, bien qu’en train d’épuiser ses dernières cartes Kolelas  est par son histoire et par ses actes plus ou moins controversés qui jalonnent l’histoire  politique congolaise, un personnage à gérer avec une extrême prudence. On ne peut pas occulter  l’espérance messianique que ce personnage suscitait et continue à susciter sur la jeunesse du Pool. On peut aussi, dans une moindre mesure  le dire pour Lissouba et pour Sassou.

    Près de dix ans après son retour par la violence, Sassou  est en train de réussir à faire main basse sur  la démocratie  qu’il s’évertue à vider de sa substance, pour avoir le maximum de coudées franches. Cette main mise totale que Sassou veut conquérir  sur l’ensemble du territoire national, se fait bien entendu en enrayant l’ascension politique  de Kolelas qui tombe dans un piège implacable. Sans ambitions nobles par lesquelles se sont distingués les grands hommes qui ont marqué l’histoire, la conservation du pouvoir devient  une fin en soi pour  « boukouter » (néologisme franco congolais qui signifie … croquer à belles dents sur les fruits de <st1:PersonName ProductID="la R←publique" w:st="on">la République</st1:PersonName>, se servir et disposer des deniers publics en toute impunité) aux sommets de l’Etat. Le pouvoir et son entourage sont assimilés à un univers  festif des jouisseurs des fruits de <st1:PersonName ProductID="la R←publique" w:st="on">la République</st1:PersonName> au détriment de la collectivité nationale et de l’Etat.  A qui pourront-ils faire comprendre qu’il leur a manqué de pactole financier nécessaire pour  redonner de l’eau, de l’électricité et s’occuper de la santé des congolais, alors que les recettes pétrolières crèvent le plafond ?  Et même dans la profonde Likouala aux herbes, reste-t-il des compatriotes  susceptibles d’avaler les grosses couleuvres, alors qu’ils sont en train de perdre jusqu’à leur dignité ?

    Comme les mauvaises habitudes ont la peau dure, Sassou a repris son bâton de pèlerin pour propager  les peurs au sein de la population. Oubliant le moment d’un voyage à Nkayi que son régime se nourrit de violence, Sassou a osé déclarer : « Nul n’a le droit d’évoquer la violence, au moment où l’on parle de dialogue et de recherche de consensus. ». Mais de quel consensus parle-t-il alors qu’il donne avec mépris et arrogance, une fin de non recevoir  à l’opposition qui réclame  obstinément la mise en place d’une Commission électorale nationale indépendante conçue de manière consensuelle ? Et la violence, ce n’est pas lui qui l’a érigée en seul programme  de gouvernement en la banalisant ?

    Plus qu’un devoir, la diaspora congolaise a l’obligation d’interpeller la communauté internationale et l’Union européenne sur le hold-up électoral qui se prépare au Congo : il témoigne d’une nouvelle dégradation de la situation des droits humains dans le pays. Le contexte actuel ne peut que déboucher sur des élections inéquitables, et sur la suppression de toute voix divergente dans ce futur Parlement croupion.

    Une ultime issue semble s’imposer : le report des élections. En effet, l’impréparation des élections nous met dans des circonstances  prévues par l’article 92 de <st1:PersonName ProductID="la Constitution" w:st="on">la Constitution</st1:PersonName> : le prolongement des mandats des députés et des sénateurs n’est possible «  qu’en cas de circonstances exceptionnellement graves empêchant le déroulement normal des élections ». Nous avons un tableau désespérant qui met notre pays dans une situation « exceptionnellement grave » : pas de cadre juridique, pas de Commission électorale nationale indépendante ( CENI), pas de sérieux dans le règlement de la crise du Pool. Nous avons là une kyrielle  d’ingrédients d’une extrême sensibilité qui peuvent à tout moment exploser. Il revient donc au gouvernement de saisir la cour constitutionnelle qui est la seule institution habilitée à reporter les élections.

    Si on n’y prend garde, l’indépendance politique du Congo et l’espoir de démocratie suscité par <st1:PersonName ProductID="la CNS" w:st="on">la CNS</st1:PersonName> seront à jamais confisqués par l’implantation aux sommets de l’Etat d’une classe de redoutables prédateurs, constituée en grande partie par la famille Sassou, des Géréraux improductifs, des alliés de circonstance et de quelques transfuges de l’ancien régime déchu qui piaffent désormais d’impatience pour rejoindre la mangeoire mpilienne. Et si la jeunesse qui a plus à perdre dans cette affaire ne se révolte pas contre cette distribution inégalitaire des rôles et des fonctions, contre cette domination, elle aura raté une réelle occasion pour prendre ses responsabilités…Restera à assumer pour longtemps, ce manque de courage.<o:p></o:p>

    Djess dia Moungouansi<o:p></o:p>

    Le Blog de Djess :

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    <o:p>Cet article a été également publié par les sites suivants:</o:p>

    <o:p></o:p> 

    <o:p>- Mwindapress</o:p>

    <o:p>http://www.mwinda.org/article/djess8.html</o:p>

    <o:p></o:p> 

    <o:p>-Congoplus.info</o:p>

    <o:p>http://www.congoplus.info/article_congoplus-3335.html</o:p>

    <o:p></o:p> 

    - Africatime

    http://www.africatime.com/Congo/nouvelle.asp?no_nouvelle=328321&no_categorie=

    <o:p> </o:p>


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  • <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

    Choix  cornélien  pour le Congo : investisseurs locaux  contre vautours de l’intérieur. <o:p></o:p>

    Qu’un manque de cohérence conduise à une multitude de problèmes n’est guère surprenant. Mais pourquoi ce manque de cohérence ? Là est la question. Pourquoi le régime de Sassou  se pâme d’aise pour avoir  « conquis » le statut de PPTE pour notre pays ? Eh ben, ce subterfuge comme on le sait, ne sert qu’à subjuguer les institutions financières internationales, car, les vautours de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Nouvelle Esperance"><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Nouvelle">la Nouvelle</st1:PersonName> Esperance</st1:PersonName> s’en donnent à cœur joie et s’acharnent copieusement sur les abondantes recettes pétrolières aggravant chaque jour l’apoplexie de l’économie congolaise.<o:p></o:p>

    Pis encore,  les autorités de notre pays n’ont jamais voulu comprendre  que ces recettes pétrolières exorbitantes sont une chose, mais le développent d’un pays  est une véritable transformation de la société. L’exploitation excessive de notre pétrole  peut aider à créer une économie duale- une économie où existent des poches de richesse-, mais une économie duale n’est pas une économie développée !<o:p></o:p>

    Sans vouloir rentrer dans des détails abscons, il convient de rappeler  que mal géré, l’afflux massif d’argent  peut parfois constituer  une véritable entrave au développement, en vertu du mécanisme que les économistes ont baptisé par «  le mal néerlandais » : l’entrée massive des capitaux  provoque une appréciation de la devise qui rend les importations meilleurs marché et les exportations  plus chères.<o:p></o:p>

    D’ailleurs, cela se vérifie actuellement chez nous. Avec  l’abondance des ressources, il y a modification des incitations. L’obsession actuelle de ces vautours de l’intérieur se résume dans une  appropriation de la rente pétrolière  en oubliant les fondamentaux d’une création de richesses. Le corollaire à cet état de fait c’est que ceux qui sont invités à participer au marché de la redistribution de cette rente  ne sont pas inspirés par des investissements viables : on assiste à une course  frénétique  de constructions et d’achats de bâtisses, qui rivalisent de laideur, tant elles sont imprégnées de la misère du peuple congolais.

     La gestion catastrophique  d’un régime est un frein d’une puissance insoupçonnée  dans l’éclosion des PME/PMI dans notre pays. La confiance, élément essentiel dans le monde des affaires est inexistante. Ces autorités pensent à tort que les problèmes congolais seront exclusivement résolus par des investisseurs étrangers en excluant les nationaux. Il n’est pas vain de rappeler que le développement du secteur privé ne devrait pas se résumer seulement à la cession de toutes les entreprises du secteur public aux capitaux étrangers, mais il faut aussi susciter les repreneurs locaux en promouvant l’actionnariat populaire afin de contribuer à l’émergence d’un capital privé national.<o:p></o:p>

    De fait, lorsqu’il s’agit concrètement de favoriser, stimuler les créations d’entreprises, les choses deviennent plus vagues. Quelles approches et quelles modalités pour mettre en place des structures à la fois souples et rigoureuses à même de capter une partie de l’énergie du secteur informel pour l’intégrer à l’économie « institutionnelle » ? Les réponses, hélas, sont bien souvent d’essence fiscale, ce qui est tout à fait insuffisant. Pis, cela aboutit plutôt à faire disparaître des pans entiers d’activités, auxquels l’on n’a pas laissé un temps suffisant pour se structurer et évoluer harmonieusement.

    On ne le dira jamais assez, les lois du marché ne peuvent aucunement fonctionner sans  garde-fous et sans organisation.

    La plupart des entrepreneurs nationaux existants, ne sont pas nés des dynamiques économiques endogènes, mais des logiques clientélistes de redistribution de la rente. Incapables de survivre à la rigueur qu’impose la gestion des affaires, certains disparaissent à chaque alternance politique. De la même façon, ces grands chantiers entrepris par ces vautours de l’intérieur ne survivent jamais dès qu’il y a changement de régime et tombent en ruine.

    Il incombe donc à l’Etat de mettre en place des instruments d’une gestion économique efficace et de créer un environnement organisationnel et institutionnel propices aux affaires.

    La relance du secteur privé dans un cadre nouveau de partenariat avec le secteur public doit passer par la promotion d’une culture entrepreneuriale se substituant à la culture prédatrice et prévaricatrice longtemps véhiculée par <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Nouvelle Esp←rance."><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Nouvelle">la Nouvelle</st1:PersonName> Espérance.</st1:PersonName>

    Pour donner la possibilité à des talents d’éclore, certains pays ont créé des pépinières d’entreprises, car de même que certaines variétés végétales ont besoin de serre, les entreprises, pour germer et survivre ont besoin du bon terreau. Et, pour rester dans la veine botanique, on peut même ajouter que ces nouvelles pousses ont besoin de tuteurs qui les aident à échapper au maquis administratif toujours susceptible de les étouffer. Au-delà des modes et des crises de croissance, certains exemples devaient continuer d’inspirer. Ainsi, si le Congo ne peut créer sa « Silicon Valley » ou son « Sophia Antipolis », au moins peut-il trouver un cadre - au propre comme au figuré - favorable à la libération des initiatives économiques locales ! Faute de quoi, les soubresauts continueront à agiter notre pays dont les décideurs, parfois bien formés, mais plombés par un environnement malsain, finissent à ressembler à s’y méprendre à un pilote qui, simultanément, accélère avec énergie et freine avec une même ardeur.

    Les nationaux doivent être encouragés dans  la création d’entreprises conçues pour la transformation des produits sur place dans le but de les exporter, car, n’exporter que les produits de base est un véritable acte manqué comme diraient les psychanalystes. Compte tenu de la globalisation, il est urgent d’intégrer avantageusement les réalités de la mondialisation et de changer de modèle de référence en optant pour des pays émergents en pleine possession de leur processus d’industrialisation, exploiter des positions dominantes en inondant par exemple le marché d’Afrique Centrale de produits « made in Congo ». Il faut en outre donner le goût du travail et de l’entreprenariat, tuer le mythe du diplôme qui continue à faire rage dans notre pays, changer de mentalité et se méfier des fonds empruntés.

    Il faut surtout une promotion tous azimuts d’exportation des produits industriels à forte valeur ajoutée. Il faut viser l’exportation. Une exportation pilotée par nous et non par les bailleurs de fonds. L’exemple de <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Tha￯lande">la Thaïlande</st1:PersonName> et son riz peut nous inspirer : en effet au moment de la crise dans ce pays, beaucoup d’entreprises avaient mis la clé sous la porte. Tous ces chômeurs se sont retrouvés à la campagne et se sont adonné à l’agriculture plus précisément la riziculture. Résultat, la production de riz a atteint des sommets jamais égalés. Les thaïlandais ont considéré le riz comme leur pilier central et ont décidé de rebâtir leur économie en s’appuyant sur cette céréale. A partir de ce moment, le riz qui était un élément banal est devenu un produit industriel, sophistiqué. Leur riz devenait prisé à travers le monde et les campagnes se sont retrouvées du coup avec des revenus énormes à l’instar de l’Etat. C’est ainsi que <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Tha￯lande">la Thaïlande</st1:PersonName> a commencé  à relancer la machine, à recréer les banques, les usines etc. il faut citer l’envie de réussir. Il y a un dépassement permanent de soi dans leur esprit que nous n’avons pas encore. Nous ne sommes pas prêts à affronter les difficultés.

    Les abondantes recettes pétrolières peuvent aisément desserrer certaines contraintes financières. Mais il faut auparavant sensibiliser les congolais à l’entreprenariat et reformer le système de formation pour le rendre apte à favoriser l’émergence de l’économie qui est inexistante. Il faut repenser le développement. Cela fait vingt ans que nous faisons venir les investisseurs. Si nous sommes toujours sous développés il faut s’arrêter, constater l’inefficacité d’une telle façon de procéder et en changer.

    Le travail seul devrait être normalement porteur du développement. A un environnement propice aux affaires, il faut  ajouter  l’envie de réussir. Les investisseurs nationaux doivent avoir l’obsession d’un dépassement de soi, mais surtout être prêts à affronter les difficultés, c’est aussi ce qui nous différencie des Asiatiques. A quelques éléments près, <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Cor←e">la Corée</st1:PersonName> du Sud et le Congo auraient dû avoir le même parcours. <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Cor←e">La Corée</st1:PersonName> a démarré son développement en 1960. Pendant dix ans, ce pays a fait comme nous. Il a favorisé les investissements directs étrangers (IED). Quelques années après <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Cor←e">la Corée</st1:PersonName> a limité les IED pour qu’il y ait dans le pays des hommes d’affaires locaux suffisamment puissants pour développer une industrie nationale capable d’appliquer une politique interne d’expansion. Ce n’est pas ce que le Congo a fait. Nous sommes restés jusqu’à aujourd’hui à privilégier le développement par les IED. Or ces investissements sont conduits par les multinationales, c’est à dire des entreprises qui cherchent à conquérir le marché mondial en envahissant les marchés nationaux. Donc depuis quarante ans nous produisons pour la population locale. Dès lors, nous ne serons jamais une puissance industrielle parce qu’à un moment donné, le développement a besoin des ressources extérieures. Or ces ressources ne doivent pas provenir des emprunts ou des dons. Elles doivent provenir des ressources propres générées notamment par les exportations des produits industrielles. Nous aurions dû après les années 70-80, installer une politique de production industrielle. Les asiatiques l’ont compris. Ils ont limité l’installation des multinationales et ont crée des sociétés nationales qui marchent. Prenez le cas de <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Cor←e">la Corée</st1:PersonName> du sud avec Samsung, Hundaï, Daewoo etc.

    Le goût du travail doit rimer avec la naissance de nouveaux capitaines d’industrie  nationaux. Une subtile distinction  est nécessaire entre ces vautours sans foi ni loi qui vampirisent  chaque jour l’économie congolaise et les authentiques investisseurs nationaux  qui font face à des conditions d’attribution de crédits extrêmement sévères. Ces conditions sont d’ailleurs d’autant plus draconiennes qu’un dérapage du genre de celui du Crédit Lyonnais en 1992-1993, même ramené aux proportions africaines n’a jamais vu le jour au sud du Sahara. Le scandale politico-financier mené tambour battant par  Salu Humberto BRADA n’a été rendu possible que par le laxisme des autorités congolaises au mépris des intérêts des congolais déjà plongés dans une extrême indigence.

    Il est opportun de toujours mettre en avant quelques composants du contrat social qui font avancer une société : les pauvres doivent participer aux gains quand la société prospère, les riches aux souffrances quand elle est en crise. Le Congo actuel ressemble à l’Angleterre du XIXe siècle  où la paupérisation augmentait  alors globalement le pays s’enrichissait. Les taux de croissance  records que connaissent notre pays, exclusivement engendrés par la valorisation de cette rente, n’auront aucun effet positif dans l’amélioration des conditions de vie de la population, sans politique  volontariste du gouvernement. Une célèbre métaphore  nous rappelle que même si  «  la marrée montante soulève tous les bateaux », il n’en demeure pas moins qu’elle projette les embarcations les plus frêles contre les rochers de la côte et les réduit en miettes, surtout  quand elle monte vite.<o:p></o:p>

    Il est illusoire de vouloir s’adapter aux soubresauts de la mondialisation en ne comptant que sur nos recettes pétrolières et sur les investissements étrangers. Dans notre pays, en dehors de la main d’œuvre moins chère, nous avons une abondance de produits de base. Ces deux facteurs nous permettraient de jouer pleinement notre partition dans la mondialisation pourvu qu’ils soient combinés avec intelligence par des investisseurs congolais.<o:p></o:p>

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    Djess dia Moungouansi<o:p></o:p>

    Le Blog de Djess :<o:p></o:p>

    Perspectives congolaises : <o:p></o:p>

    http://demainlecongo.oldiblog.com

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    Cet article  a été  également publié par les sites suivants :

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    -Mwindapress<o:p></o:p>

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    http://www.mwinda.org/article/djess7.html

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    -Africatime<o:p></o:p>

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    http://www.africatime.com/Congo/nouvelle.asp?no_nouvelle=327458&no_categorie=

     

    -Planète afrique

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    http://www.planeteafrique.com/congo/index.asp?affiche=News_Display.asp&ArticleID=34

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  • L’UPADS : la fin d’une histoire ?



    A l'image de son père fondateur Pascal Lissouba, l'UPADS est dans un état comateux, et la déliquescence va manifestement se poursuivre jusqu'à sa dislocation totale. La dynamique « maba matatu », jadis véritable rouleau compresseur pour la conquête du pouvoir est en panne, et rien de rassurant à l’horizon pour sonner le tocsin. 


    C’est de notoriété publique, l’objectif principal d’un parti est la conquête du pouvoir, et cette perspective n’est réaliste que lorsque les moyens financiers et humains sont mobilisés autour d’un programme clair, conduit par une personnalité charismatique. Un parti qui se complait dans l’hibernation doublée d’une cacophonie assourdissante est un parti condamné à la glaciation. Or, au-delà de sa capacité personnelle à susciter l’adhésion massive, Lissouba bénéficia d’innombrables circonstances favorables : dans la mémoire collective congolaise, il fut le mythique Premier ministre de Massamba Débat qui dota le Congo de quelques infrastructures existantes; il fut qu’on le veuille ou non un grand scientifique de renommée internationale et son idée de vouloir allier les sciences à la technologie pour booster le développement du Congo n’était pas mauvaise en soi, bien qu’elle ait été réduite à la caricature et portée depuis les fonds baptismaux sur l’aire du mal-management.

    L’UPADS est actuellement confrontée à un problème que ses dirigeants refusent de voir et de traiter avec courage. Un électorat potentiel ne suffit pas à concevoir un parti de gouvernement : tout parti s’identifie à un chef qui imprime son empreinte par sa capacité de mobilisation et sa force de proposition.

    Qui parmi les dirigeants actuels a le charisme de Lissouba ? Qui parmi eux pourrait incarner le vrai renouvellement ? Qui parmi eux pourrait rassembler l'électorat du Niboland au-delà de son ethnie ? Qui parmi eux fait rêver tous les jeunes militants ? Finalement, l’UPADS survivra-t-elle au Professeur des Professeurs ?

    Répondre à ces questions devra être la priorité de ceux qui s'acharnent sur cet héritage.

    D’ailleurs, de quelle UPADS s’agit-il, entre l’UPADS-FR de Martin Mbéri, l’UPADS de Tsaty Mabiala qui a tenu son congrès le 27 et 28 Décembre 2006 à Brazzaville, l’UPADS de Makita et enfin celui de Moukouéké ? Les parangons de la vertu, obnubilés par leur exil douillet, en vouant aux gémonies ceux qui ont tenu leur congrès, à Brazzaville, semblent ignorer que la nature a horreur du vide, surtout la nature humaine. L’ataraxie de Moukouéké et son équipe n’est pas de nature à briser l’aboulie ni à doter un parti des moyens nécessaires pour affronter les arias et aléas de ce siècle nouveau. L’eau a coulé sous les ponts, aucun soupçon de congrès en vue.

    Quant aux « congressistes » de Brazzaville, en dehors des lourdes présomptions qui pèsent sur eux sur leur éventuelle collusion avec le pouvoir de Brazzaville, ils ont organisé leur congrès en violant les textes de leur parti. Serait-ce le mal nécessaire pour redonner un souffle de vie à ce parti ? L’histoire nous le dira.

    Comme si tirer à hue et à dia ne suffisait pas, les dirigeants actuels, toute tendance confondue, accumulent chacun des handicaps de nature diverse : certains trimbalent des casseroles dont ils ont du mal à se défaire; d’autres n’arrivent à mobiliser que leur cercle familial, car leur gestion calamiteuse du pays reste encore vivace dans la mémoire des populations, y compris des trois régions qui fondent le fief de l’UPADS.

    A première vue, le rapprochement entre Makita et Moukouéké, à travers « L’appel de Paris », aurait été salutaire pour ce parti, s’il n’était pas concocté pour des intérêts aux contours flous. Par sa forme, cet appel ajoute au climat délétère, une véritable confusion avec deux secrétaires généraux, l’un par intérim, l’autre issu du congrès. Le grand perdant dans cette opération est sans conteste Moukouéké, qui semble avoir été dépouillé de ses cadres. Que lui reste-t-il véritablement si les sieurs Tsaty Mabiala, Poungui, Nimi Madingou, et autres Koukébéné avec qui il avait organisé l’assemblée générale du 1er Octobre 2005 sur les Champs Elysées ont quitté son bateau pour rejoindre Gamassa, Kignoumbi et Kombo Kitombo ?

     
    Victor Tamba-Tamba, qui avait promis aller mettre un terme à ce qu’il appelait « l’amateurisme » de ceux qui préparaient le congrès à Brazzaville, s’est compromis en allant faire allégeance à Sassou, celui là même qui les avait chassés du pouvoir par la force des armes. Il se pavane dorénavant avec ostentation dans des limousines du parc présidentiel, sans doute au nom du « consensus national » qui est devenu le constant discours de VTT.

    Là encore, c’est un manque criard de grandeur d’âme que de se cacher derrière la pseudo tolérance, alors que c’est la cupidité qui éclate dans toute son horreur.

    Tant que la politique au sens propre du terme sera balayée par les basses tactiques, il serait illusoire pour ce parti d’atteindre sa force de frappe d’antan qui en faisait une redoutable machine à gagner les élections. Si rien de courageux n’est entrepris d’ici là, ils seront dans l’obligation de faire le deuil de la conquête du pouvoir par les urnes. On assiste à une crise de sens et de dessein.

    Un parti qui n'innove plus et ne fait plus rêver va directement au musée. Après le mausolée De Brazza, le roi de Mpila pensera probablement à une réalisation de ce type pour enterrer ses adversaires politiques et les avoir à l’oeil. L’UPADS est restée dans le collimateur de Sassou qui n’a jamais fait mystère de l’OPA qui entend réaliser sur ce parti fragilisé. Il ne se fera pas prier, surtout que quelques dirigeants semblent lui donner un coup de pouce dans ce sens. On tue le parti et on récupère sans effort son électorat. Le piège est entrain de se refermer inéluctablement.

    Gamassa
    Les rififis ne sont intéressants que lorsqu'ils aboutissent à la mise en place d'un système qui stimulerait l'émulation. Choisir le meilleur dans une brochette de personnalités, le plus talentueux, le plus compétent, c'est ce que leurs militants attendent.

    Qu'à cela ne tienne, les querelles intestines n'intéressent plus les Congolais qui affrontent chaque jour les affres imposées par la politique désastreuse de Sassou. Mais çà c'est une autre histoire.

    Il faut se rendre à l’évidence : un à un, tous les partis post-CNS rendent l'âme pour des raisons qui tiennent à leur inadaptation à la nouvelle donne. Ces partis construits autour de l'ethnie s'essoufflent quand ils ne disparaissent pas, surtout quand ils ne sont plus au pouvoir. Le « big bang » initié par la CNS n’a pas donné les résultats escomptés. On a malheureusement assisté à un retour insidieux de l’ethnie. L'ethnie au pouvoir organise un système de prédation de l'Etat avec un engouement qui frise l'hystérie. Une fois l'Etat confisqué, il ne reste plus hélas aux autres ethnies ou régions que des formes plus ou moins violentes en fonction de la cupidité de ses leaders et des violences subies pour le contrôler à leur tour. Une nouvelle recomposition du paysage politique est donc urgente.

    Ce travail d’architecte sur le paysage politique ne sera profitable à notre pays que s’il se faisait sur la base des idées et non, comme par le passé sur le rapprochement ethnique. Pour être viables, les formations politiques doivent transcender les clivages ethniques. Les nouveaux chefs de parti auront alors intérêt à ne pas transformer leur parti en une cour au sein de laquelle on participe à la redistribution de la manne pétrolière, mais en un lieu de gestation de compétences, d’élaboration des stratégies visant essentiellement le développement du pays. C'est encore tout un programme... et l’UPADS ne s’y inscrit me semble-t-il en aucune manière.

    Djess dia Moungouansi

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  • Le boycott des futures élections : la pire des solutions




    Les analystes politiques congolais rivalisent de mâles propos sur la conduite à tenir lors des élections législatives et présidentielles de 2007 et 2009. Dans la frénésie du doute ambiant, d’aucuns mettent en avant les paradoxes et incongruités du boycott.

    Le boycott d’une élection est une démarche libre, réfléchie, volontaire et même idéologique qui vise à imposer des rapports de force différents au pouvoir, qui peut être amené à concéder à l’opposition, un véritable droit de regard sur le déroulement des élections (recensement, découpage électoral, égalité d’accès aux médias, etc.)

    En démocratie, la simple menace d’un boycott peut déjà garantir certains résultats, car la pression sur l’opinion augmente les effets psychologiques de cet acte. Surtout si les médias jouent leur rôle dans l’amplification de sa portée. Un boycott est motivé par des insatisfactions et les mandataires y sont donc sensibles, car un éventuel renouvellement de leur mandat est tributaire de la satisfaction de certaines revendications.

    Reposant essentiellement sur la communication, le boycott y tire sa force, mais elle peut être également annihilée par les effets pervers. En règle générale, cette forme de revendication est toujours utilisée comme une arme de dernier recours ou d’intimidation. Une importante page de l’Histoire, fut écrite de l’autre côté de l’Atlantique, par le Pasteur Martin Luther King qui, dans une démarche tant iconoclaste que mémorable, appela au boycott des bus de Montgomery en 1955 pour obtenir la fin de la discrimination raciale. Cet acte n’a pas mis un terme à la fin de la discrimination raciale, mais le peuple américain prit de plus en plus conscience de ce phénomène : s’ensuivirent des lois révolutionnaires sur la discrimination positive par exemple.

    Toutefois, les différents succès du boycott à travers le monde doivent être nuancés, surtout quand ils servent de références dans l’appréciation de la situation congolaise, rendue complexe par l’enchevêtrement des intérêts pétrolo-maçonniques et ceux des mafias équatoriales.

    Quels sont les enjeux alors ? Boycotter les futures élections congolaises parce qu’elles seraient perdues d’avance par l’opposition, les dés seraient pipés. Quel aveu d’impuissance pour un peuple qui entend retrouver sa place de choix dans le concert des nations !

    A mon humble avis, l’opposition congolaise n’a aucun intérêt à opter pour la politique de la chaise vide synonyme de résignation et un acte qui fait figure de riche. Cette attitude, comme je venais de l’indiquer tantôt ne porte ses fruits que dans une vraie démocratie, avec institutions efficaces et alternance politique inévitable.

    Je vais vous dire pourquoi le boycott, bouée d’air inespérée par les officines de Mpila, serait la plus mauvaise des solutions pour le peuple congolais. 

    Sassou est actuellement Président de l’Union Africaine, faute de candidats, il a des chances d’être réélu, c’est un poste budgétivore qui n’intéresse pas grand monde, mais stratégique pour le lobbying et le prestige. Il est devenu un élément important dans le dispositif Françafrique, il a donc le soutien de Chirac et demain celui de Sarkozy ou de Royal. Ne vous leurrez pas : pour la France, seule l’intensité de l’allégeance des françafricains compte, un hypothétique attachement aux valeurs démocratiques, est légué au second plan. Le natif d’Edou est désormais multi milliardaire, sa fille est l’épouse du Doyen de la Françafrique, et comme il s’en glorifie toujours, il garantit les intérêts français au détriment des intérêts congolais.

    Dans l’hypothèse où la tactique de la chaise vide représentait le seul projet d’alternance pour l’opposition, il serait illusoire de s’attendre à une unanimité, car, en dehors des quelques rares députés qui sont à l’abri du besoin, l’opposition dans son ensemble a été affamée à dessein. Sassou trouvera donc aisément quelques faire valoir censés représenter l’Opposition, qu’il saura bâillonner par la concussion et par la corruption. Et comme Milongo en 2002, ils se retireront sans honte de la course, pour laisser le boulevard à leur maître. Un hold-up réussi derechef !

    L’opposition criera à qui voudra l’entendre que les élections auraient été truquées, qu’une fois de plus sa victoire lui a été volée. La communauté internationale, représentée par qui on sait, entérinera comme toujours les résultats de ces élections, et il ne nous restera plus que les yeux pour pleurer. Pour ceux qui nous avaient tympanisés sur les vertus du boycott, il faudra s’attendre à deux réactions : pendant que certains députés légitimeront un pouvoir illégal en participant aux séances à l’assemblée, bien que dans l’impossibilité de s’exprimer librement, d’autres rejoindront sans états d’âmes, l’oyocratie pour continuer l’œuvre de destruction du pays. Pendant ce temps, le peuple congolais rempilera encore pour 7 ans de misère et de promotion de médiocrité.

    Devant la question « Quelle est la solution pour le peuple congolais ? ». Je suis tenté de recourir à Démosthène : « Il y a des gens, disait-il, qui croient confondre celui qui monte à la tribune en lui demandant : que faut-il donc faire ? A ceux-là, je donnerai la réponse selon moi la plus équitable et la plus vraie : ne pas faire ce que vous faites actuellement ».

    Un peuple incapable de relever les grands défis est condamné à l’esclavage, et subira de façon permanente, une grande l’humiliation infligée par des dirigeants véreux. En dehors de ses droits élémentaires de vivre, de se soigner, de se nourrir, confisqués par un groupe d’individus sans scrupules, il sera dans l’obligation d’accepter que les mécanismes de la démocratie soient pervertis et manipulés pour servir en toute impunité comme paravent grossier à un État policier. Le peuple doit donc tout mettre en œuvre pour tordre le cou à la fatalité que Sassou veut imposer afin d’organiser les conditions d’une véritable alternance politique.

    La chute du mur de Berlin en 1989, la Conférence de la Baule en 1990 et quelques effervescences internes menées tambour battant par l’ex-tonitruant Bokamba Yangouma et l’ex-agitateur Kolelas, avaient contraint Sassou à lâcher du lest en acceptant la tenue de la Conférence Nationale Souveraine. Une certitude : ce n’était ni un attachement soudain aux valeurs démocratiques, ni un hypothétique amour pour son pays qui auraient poussé Sassou à ce compromis. La contrainte, la pression, le fait accompli, la peur d’être lâché par ses mentors, sont les principaux axes à explorer pour faire triompher le droit sur la force.

     

    « L’homme des masses » est en train de faire le deuil d’une refondation du PCT par le biais duquel il espérait entériner son OPA sur l’UPADS et le MCDDI, et se « taper » un électorat inespéré, pour enfin porter les habits neufs d’un vrai démocrate. Par ailleurs, son incapacité à donner du bonheur à son peuple ne fait plus de doute. Bref, il a lamentablement échoué sur tous les plans. Il ne lui reste plus qu’à s’agripper comme un « muntudia » à ce pouvoir. Il ne donnera jamais au peuple congolais l’arme avec laquelle on va se débarrasser de lui. Cette arme, c’est au peuple congolais de l’inventer. Dussions-nous rappeler que toutes les fois qu’il en a eu l’occasion, il a toujours pris un malin plaisir à massacrer son propre peuple pour le pouvoir ?

    Je propose d’inventer une alternative au boycott :

    • Quel que soit le prix à payer, le peuple congolais doit prendre ses responsabilités devant l’histoire, et contraindre Sassou à mettre en place une Commission électorale Nationale Indépendante. Ce qui suppose une implication de l’opposition dans la confection des listes électorales, dans la surveillance du recensement pré électoral, et à peser de tout son poids dans le redécoupage électoral et non se contenter des tripatouillages iboviens.

    • Nul ne peut résister à la fureur d’une rue déchaînée, résolument décidée à reprendre ses droits, pour peu que cette action salutaire soit canalisée par des patriotes, ne mettant pas en avant leurs intérêts bassement égoïstes.

    • Toutes les forces vives du pays, sans exclusive, doivent s’unir pour conduire et préparer une alternance politique. L’économie congolaise est déjà dans un état apocalyptique, le pouvoir autiste ne s’en émeut pas. Ainsi, les opérations de type « ville morte » n’ont aucun effet sur eux. Il faut taper là où çà fait mal. Par des actions de grande envergure, montrer à cette barbarie, combien de fois le peuple en avait marre et voudrait remettre son mandat confisqué illégalement, à d’autres personnes dignes de confiance.

    • Un rejet de la passivité et du fatalisme pour s’opposer à cet énième viol des droits et libertés des congolais. L’opposition doit exiger la création des radios libres, ce que Sassou chef de l’opposition en 1996 avait obtenu sans peine. Créer un lobby puissant animé par la diaspora, qui fera pression sur les mentors de Sassou à l’étranger, en appuyant notamment l’action de Makosso et Mounzeo. Le peuple congolais, qui a relevé tant de défis dans le passé a aussi droit au bonheur et au respect.

    • Que ceux qui n’ont pas les moyens de venir se faire soigner à la Pitié-Salpetrière (Hôpital parisien), aillent déposer leurs ordonnances devant le Palais de Mpila.

    Le credo françafricain consiste à nous imposer leur pantin qui a brillé par sa capacité à distribuer la misère massive. Or, tout peuple aspire à vivre en paix, en choisissant librement ses dirigeants par des élections libres et transparentes, gage d’une bonne gestion des richesses nationales. En toute hypothèse, ces élections constitueront un tournant décisif qui décidera de la pérennité de la dictature actuelle ou du retour de la démocratie dans notre pays. L’apport du peuple congolais, par l’entremise d’une partie de son élite patriotique, est plus que jamais appelé à être décisif.

    Djess dia Mougouansi

    Cet article a été publié sur les sites suivants:

    Le Moustique

    http://www.congo-internet.com/xnews/index.php?val=121_le+boycott+des+futures+eacutelections+pire+des+solutions

    Mwindapress

     http://www.mwinda.org/article/djess2.html <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

     Congoplus
     
     
     

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