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    Peut-on aller au Congo-Brazza sans goûter à la cuisine, aux recettes typiquement locales et aux fruits comme le Nsafu ? Une des grandes originalités des pays d'Afrique Centrale c'est qu'on y trouve à boire et à manger. La colonisation avait tout fait pour contraindre les peuples à abandonner leurs propre savoir-faire en matière culinaire, sans succès.

    La Gastronomie congolaise compte plusieurs recettes dont :

    Le Maboké : poisson d'eau douce cuit à l'étouffé dans des feuilles vertes assaisonné de piment ou pili-pili.
    Il y a bien entendu le fameux Poulet à la Mwambe : une sauce à base de l'huile de palme et de la pâte d'arachides.
    Pour les congolais, le meilleur plat est celui fait à partir des choix variés de viande de brousse proposé par la plupart des restaurants : Antilope, gazelle, python, buffle, porc-épic, nsibisi, etc.

    Le Saka-saka ou Pondu, plat national que l'on trouve dans toute l'AEF (hormis le Tchad) et particulièrement dans les deux Congo est fait à base de feuilles de manioc pilées (maintenant moulinées au mixer), d'huile de palme ou d'arachides, de poisson (fumé et/ou frais) et de bisulu ou pâte d'arachides). La préparation du Pondu est affaire de savoir-faire de "famille", car son goût toujours exceptionnel dépend de la "main" qui a transmis et de celle qui a reçu la "formule". C'est certainement le plat le plus original.
    Le Fufu, le Kwanga : deux produits issus du tubercule de manioc, mais au goût différent constituent avec la banane plantain (pilée ou frite) l'équivalent du "pain" congolais.

    Il ya le Ngulu mu mako à base de viande de porc, le Madeso : cassoulet de Boko-Songho, le nkasa de Nkayi.
    Ah! Et puis, il ya le Nsombé : une sorte de larve ne se nourrissant que de coeur de palmier et dont le goût n'a d'équivalent nul part ailleurs que dans les forêts tropicales d'Afrique ou d'Amérique.

    Tous les restaurants, surtout à Pointe-Noire, alias Ponton La Belle, offrent un grand choix de poissons, de crevettes et fruits de mer : huîtres (sauvages), langoustes, crabes, misala (grosses crevettes du Niari).
    En matière de légumes, on trouve des nombreuses variétés dont le musoso, le mutori, et j'en passe et des meilleurs.
    Pendant la saison, le pays regorge de mangues (notamment la mangue Pascal, variété créée par croisement par le Président Pascal Lissouba dans le cadre de ses recherches en génétique), d'ananas succulents, de goyaves, de papayes, de hamvu, et une multitudes de fruits exotiques qu'on ne trouve que dans le sud des deux Congo.

    Ici tout pousse si bien et sans engrais, qu'on ne peut et doit ici mourir de fin. Le poisson notamment dans sa majesté le fleuve Congo, meurt de vieillesse. Malheureusement, les congolais manquent cruellement de technologies modernes de pêche.

    Alors, à bon entendeur voulant se faire des c. en or, salut ! Les meilleurs vins locaux sont le nsamba, le Boganda et le lunguila ou nsamuluketo ou encore mataka ntambi, sauvés de la "chasse" et traques coloniales par l'ingéniosité des congolais.
    Le premier n'est rien d'autre que la sève du palmier à huile (boisson pétillante) et le second s'obtient par distillerie du maïs et qui porte en fait le nom du père de l'indépendance du Centrafrique, l'Abbé Barthélémy Boganda qui en fut le défenseur du consommer local à son arrivée à Point-Noire lors d'un séjour à l'étranger et le dernier est à base de la fermentation du jus de la canne à sucre avec adjonction du jus du minkuisa (variété de canne à sucre acide servant de ferment naturel.

    Les congolais consomment beaucoup de bière, locale ou importée et de plus en plus de nsamba chez les intellectuels qui s'évadent des grandes villes pour des "retrouvailles" du dimanche, l'espace d'une journée, pour déguster ensemble, avec les gens des villages, cette boisson pétillante et quelques spécialités culinaires.
    En apéritif, les petites arachides (fraîches ou séchées et grillées) de la Bouenza au goût très particulier sont un délice pour accompagner un whisky pur malt ou n'importe quel vin cuit occidental. En dessert, les fruits congolais se passent de tout commentaire.

    Le Kintelé : cocktail sans alcool congolais est absolument à goûter et pour cela, un détour à l'hôtel "Méridien" où se trouvent les meilleurs spécialistes, vaut la peine. Pour un congolais, le meilleur kwanga (pain de manioc) est celui que fait sa maman. Et là, c'est une question d'honneur. Exemple : Il arrive de se fâcher avec son père (ce qui est rare, alors que les raisons ne manquent pas). Et, avec sa chère Maman, c'est chose impossible. Parce que, dans la culture congolaise, voire Bantu, on appartient à la famille de sa mère et on apprend et reçoit beaucoup y compris la vie de sa mère. La maman qui vous a nourri, appris à faire la cuisine (directement ou indirectement), reste la plus belle femme du monde, mais certes pas la meilleure cuisinière et çà, les congolais et congolaises le reconnaîtront volontiers.

    Extrait : site Congo- brazza


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