• Comité ad’hoc « Libérons Amedé Deleau Loemba »

                                                

                                                                        

                                                           

     

    Comité ad’hoc « Libérons Amedé Deleau Loemba »

                                   Le 10 novembre 2011

     

    M Alain Juppé

     

    Ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes.

    37, Quai d’Orsay

    75351 Paris

     

     

    Objet : Information pour action

                                    

    « Mon seul péché aux yeux du gouvernement du Congo-Brazzaville a été de demander un Congo uni et prospère pour tous, une justice impartiale au service du peuple et la dénonciation des malversations financières de nos dirigeants qui sont la cause de notre misère socio-économique…

    Je ne vendrai jamais au plus offrant ma probité et mes convictions profondes et s’il faut que je me sacrifie pour mon pays, je le ferai ! »

     

    Ce sont-là, Monsieur le Ministre, les derniers mots, à notre disposition, de notre compatriote Amédé Deleau Loemba, dans les geôles du Congo-Brazzaville. Mots qui, au regard de l’actualité internationale récente, ne vous seront aucunement étrangers et, parce que nous avons observé en ce sens une célérité de la France et de vous-même particulièrement en affirmant à propos des événements de la Libye au début de l’été dernier que « les dictateurs, les tyrans, les bourreaux sont peu à peu mis en demeure de rendre des comptes à la communauté internationale et que le progrès ne devrait pas se briser à Benghazi ».

     

    Amedé Deleau Loemba, âgé de trente et un ans, avait projeté, en mars de cette année,  d’organiser une manifestation pacifique à Pointe-Noire pour dénoncer l’insalubrité, la dégradation des routes, les inondations de la ville à chaque pluie diluvienne, mais surtout les détournements de fonds impunis des autorités municipales. Depuis cette date, il avait été arrêté et transféré en avril 2011 à Brazzaville dans les geôles de la maison d’arrêt de Brazzaville, où il est incarcéré arbitrairement et sans jugement depuis huit mois.

    Depuis le 20 octobre 2011 Monsieur Amedé Deleau Loemba a commencé une grève de la faim pour dénoncer ses conditions de détention, et sa santé se dégrade considérablement.

    Le droit de manifestation est expressément mentionné et reconnu par le dispositif constitutionnel congolais en vigueur et, en y recourant, notre compatriote ne comptait qu’exercer un droit fondamental et universel, retenu comme tel par les conventions internationales pourtant ratifiées par le Congo-Brazzaville. Qu’à cela ne tienne, il a été arrêté.

    Il ne demande alors qu’à être jugé, mais les autorités judiciaires congolaises qui, apparemment, reçoivent les ordres du pouvoir politique ne semblent pas pressées de le juger, pour des raisons qui échappent aussi bien à l’Etat de droit qu’au bon sens.

    Nous vous prions, Monsieur le Ministre, en votre qualité de Ministre des Affaires étrangère du pays des droits de l’homme, de vous enquérir de l’exacte portée de cette affaire et éviter qu’un drame supplémentaire ne vienne s’ajouter à d’autres plus connus, comme « l’affaire des disparus du Beach » ou l’assassinat du journaliste franco-congolais Bruno Ossebi.

     

    Pour le collectif ad’hoc « Libérons Amedé Deleau Loemba »

    Mingua mia Biango (Informaticien)

    Benjamin Toungamani (Enseignant)

    Brice Nzamba (Avocat)

    Djess dia Moungouansi (Expert Financier)

    Paul Tsouares : (Architecte)

    Alexis Bouzimbou : (Juriste)

    Armand Mandziono (Technicien agricole)

     

    Copie envoyée à :

    -      François Fillon – Premier ministre : 57 Rue de varenne 75007 Paris

    -      Hillary Clinton – Secrétaire d’Etat des Etats-Unis d’Amérique

                             US Department of States

                             2201 C Street NW

                             Washington, DC 20520

     

    -      Amnesty internationale : 76 Boulevard de la villette 75940 Paris cedex 9

     

    NB : Nous avons l’obligation et le devoir de nous mobiliser pour notre compatriote Amedé Del’eau Loemba détenu arbitrairement à la maison d’arrêt de Brazzaville,mais aussi pour tous les congolais quelques soient leurs fonctions civiles ou militaires, leurs opinions politiques ou religieuses qui sont victimes de l’arbitraire du pouvoir de Denis Sassou Nguesso.


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