• Articles Août-Octobre 2009

     La jeunesse congolaise, se donne-t-elle les moyens de s’ériger en ultime rempart avant l’abîme ? (le 22/10/2009 à 14h49)
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    La jeunesse congolaise, se donne-t-elle les moyens de s’ériger en ultime rempart avant  l’abîme ? <o:p></o:p>

    La farce électorale du 12 juillet <st1:metricconverter productid="2009 a" w:st="on">2009 a</st1:metricconverter> emporté aux mille diables, les derniers espoirs de la jeunesse congolaise. L’insigne impéritie du pouvoir actuel, se traduit par la vacuité d’un réel projet mettant en exergue les préoccupations de cette jeunesse. Au contraire,  il   se contente de  distiller à dose homéopathique, une forme  de résignation anesthésiante. Tout le long de l’histoire de notre pays, cette jeunesse a été instrumentalisée par le leaders véreux  qui l’ont  utilisée tour à tour  comme pourvoyeur de voix et chair à canon. Toute fois,  ne devrait-elle pas conjurer ce rôle passif  en prenant son destin en mains? <o:p></o:p>

    C’est de notoriété publique ! « C'est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à  la température normale. Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents. » - Georges Bernanos. La jeunesse a toujours été le  catalyseur des grands évènements que le monde a connus. De la chute du mur de Berlin en passant par les grands  mouvements qui ont permis l’avènement du processus démocratique en Afrique au début des années 90, la jeunesse a toujours été aux avants postes. Celle du Congo, comme toutes les jeunesses du monde, est caractérisée par  cet élan de liberté, et par la propension à prendre de risques, mais elle est également galvanisée par l’idéalisme. Elle avait déjà fait preuve d’un courage extraordinaire lors des premières contestations qui finirent par fragiliser l’autorité du pouvoir du parti unique dans les années 80. En juillet 2008,  en marge des obsèques de J.P. Tchystère Tchikaya à Pointe-Noire, elle nous a également convaincus de son envie à vouloir changer le monde à sa manière.<o:p></o:p>

    Cependant, un regard inquisiteur sur notre histoire récente nous laisse pantois quant  au rôle  de cette jeunesse, dans une période importante de l’histoire de notre pays. On peut affirmer, sans risque de se tromper qu’une  frange non représentative de la jeunesse congolaise, présente à <st1:personname productid="la CNS" w:st="on">la CNS</st1:personname> n’avait pas réellement pris ses responsabilités. Faute de n’avoir fait ni le bilan, ni l’audit de l’Etat du Congo, la dynamique du changement s’était enrayée à sa grande stupeur. En faisant allégeance à ceux là même qui avaient des vieux comptes à régler entre eux, leur énergie avait été insidieusement récupérée et mise au service du mal, notamment pour se faire une virginité et pour satisfaire leurs intérêts égoïstes. Trop vieux d’esprit et de caractère, ces jeunes avaient simplement succombé à la manipulation des leaders, qui n’attendaient pas moins pour masquer leur impuissance et  accéder ou  se maintenir au pouvoir. On connaît la suite…<o:p></o:p>

    Bien que soumise à des forces et  des logiques qui lui échappent parce que dictées par les aînés en mal de projets, il n’en demeure pas moins que cette jeunesse soit à certains égards, créatrice de son histoire. Tout en osant le pari du changement dans la modernité, elle a l’obligation de concevoir des réels projets de société, en tenant compte des exigences de ce siècle nouveau. Tant d’occasions ratées par le biais desquelles, on aurait pu imprimer cette touche essentielle dans l’édification de cette nation, encore hésitante, à mon sens.<o:p></o:p>

    Toutes les victoires ont un prix,  et la jeunesse congolaise doit s’acquitter du sien en s’opposant avec la dernière énergie à la déstructuration délibérée du tissu éducatif , qui est devenue le sport préféré du système actuel. Le but inavoué d’une telle démarche  est connu :  abrutir le citoyen en le privant des moyens intellectuels appropriés susceptibles de mettre en lumière leur incompétence par une analyse des résultats des politiques engagées. Le démantèlement de l’Université de Brazzaville ou le désolant spectacle  des écoles dépourvues des tables- bancs pour un pays producteur de bois, relèvent d’une  impudence qui  n’obéit nullement  à des contingences financières imposées par les Institutions Financières Internationales, il répond à des considérations d’ordre stratégique : anéantir ce pôle de contestation par excellence.<o:p></o:p>

    En imposant un réel rapport de force, les jeunes pourraient intégrer toutes les grandes formations  politiques du pays ou en créer des nouvelles qui épouseraient plus l’air du temps  afin de marquer la rupture avec les pratiques aux relents nauséeux que nos aînés affectionnent tant. Ce changement de cap ne pourra être durable et viable que lorsqu’il ne fera pas l’objet d’un décret, ni croire naïvement à un déterminisme du changement. Il doit être le résultat d’une démarche claire, lisible, osée dans laquelle, le Congo serait le principal bénéficiaire.<o:p></o:p>

    Les Congolais ont en effet trop facilement cru au déterminisme du changement, comme si l’adoption d’une nouvelle Constitution le 15 Mars 1992, suffisait pour impulser le changement de la société. Celle du 20 Janvier 2002,   élaborée pour assouvir les ambitions d’un seul homme, a comme il fallait s’y attendre,  consacré une dictature constitutionnelle.  La tentative d’appliquer aux réalités sociales le postulat déterministe est hasardeuse. Le déterminisme social ne saurait être calqué sur celui des faits physiques. D’ailleurs, l’importance stratégique de la place et du rôle des acteurs dans le processus de changement, notamment cette force de frappe des jeunes, avait été mal utilisée ou méconnue. Les jeunes ne s’imposeront jamais dans ces structures par la simple force du Saint-Esprit. On doit donc éviter toute confusion, comme c’était le cas sous la période de transition dirigée par Milongo ou le rôle de faire-valoir qu’endossent actuellement les jeunes  qui s’agglutinent autour du festin. Tant que les conditions d’un vrai changement ne seront  jamais  mises en place, nous n’assisterons malheureusement qu’à une amorce du changement. Nuance !<o:p></o:p>

    Il est urgent de ne pas s’accrocher au jeunisme, cette doctrine rétrograde qui ferait penser à une rente inépuisable dont le bon Dieu nous serait redevable, ni au déterminisme organiciste, fondamentalement immobiliste. La jeunesse doit plutôt s’appuyer sur une véritable stratégie, adaptée au management de la société systémique et syncrétique qu’est le Congo et ceci dans un caniveau des desseins clairement exprimés.<o:p></o:p>

    Les idées ne sont rien sans réelle stratégie. Les pesanteurs de la société actuelle sont telles qu’il importe de bien redéfinir leurs interactions pour mieux saisir la complexité de notre paysage politique. Ce n’est qu’en saisissant les stratégies élaborées dans les officines de Mpila visant la conservation coûte que coûte du pouvoir, désormais à caractère médiéval, que l’on pourrait élaborer la contre-stratégie idoine.<o:p></o:p>

    Disons-le sans ambages, la présence des jeunes aux commandes des grandes formations politiques n’est pas la panacée, encore faudrait-il qu’elle soit le fruit d’une stratégie lisible. Les jeunes qui se bousculent actuellement aux portillons du RMP par exemple,  n’ont aucune d’ambition pour ce pays, ils sont attirés par les pétro-Cfa  qui jonchent  la cour mpilienne.  Les uns et les autres rivalisent d’imagination pour s’attirer les faveurs du chef de clan et les méthodes les plus basses ne sont plus exclues pour donner du cynisme au spectacle. La jeunesse congolaise a tout bonnement perdu le grand rêve. <o:p></o:p>

    C’est à elle de donner corps à ce rêve,  celui là qui a toujours été au commencement de chaque civilisation. C’est cette sorte d’épopée qui permit à Homère de donner à <st1:personname productid="la Gr│ce" w:st="on">la Grèce</st1:personname> et aux Hellènes un rêve de grandeur. Virgile concrétisa le sien en confiant <st1:personname productid="la Rome" w:st="on">la Rome</st1:personname> impériale aux latins<o:p></o:p>

    Le Congo est à l’agonie, et les Congolais dans leur majorité, aspirent à un réel changement, ils sont prêts à accepter les sacrifices pour justifier cette exigence, pour peu que, cette fois-ci, les jeunes prennent véritablement leurs responsabilités.<o:p></o:p>

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    Djess dia Moungouansi<o:p></o:p>

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    Le blog de Djess<o:p></o:p>

    http://demainlecongo.oldiblog.com<o:p></o:p>

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     Institutions moribondes ou « homme fort » ? (le 29/09/2009 à 16h16)
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                 Institutions moribondes ou « homme fort » ? <o:p></o:p>

    S’adressant aux africains, dans un discours sans équivoque à Accra, Barack Obama  rappelait : «  L’Afrique a besoin d’institutions fortes et non des hommes forts ». Plus prolixe sur la question, l’académicien  André VANCHEZ avait déjà donné le ton : « Si rien ne se fait sans les hommes, rien ne dure sans les institutions ».  Difficile de  dire mieux !

    A un évident problème d'incompétence des hommes qui gouvernent le Congo, s'est greffé un autre impedimenta, plus insidieux ; mais plus grave puisqu'il empêche notre pays d'entrer dans la modernité : l’inanité de nos institutions.  Notre pays doit donc, sans attendre, repenser un système, doté des institutions plus rassurantes qui permettraient de concilier d’une part ;  la diversité ethnique et culturelle, de l’autre, la cohésion et la maturité que suppose l'appartenance à une seule et même nation. Même l’alternance, expression de la vitalité d’une démocratie, devient une utopie. Face aux institutions incapables d’assurer une consolidation démocratique, les congolais sont  désormais résignés à attendre un coup de main du Seigneur, tel qu’il soit.<o:p></o:p>

    Inexorablement, notre pays s’éloigne chaque jour des deux principaux  piliers d’un Etat de droit à savoir, la démocratie et <st1:personname productid="la R←publique. On" w:st="on">la République. On</st1:personname> mesure avec impuissance la quantité du sérum de cynisme qui a pénétré les veines de nos institutions pour que nulle clameur ne reprouve les agissements de Gérard BITSINDOU, Président de <st1:personname productid="la Cour" w:st="on">la Cour</st1:personname> constitutionnelle. Le caractère suprême des décisions de <st1:personname productid="la Cour" w:st="on">la Cour</st1:personname> en droit interne, rend d’autant plus délicate la mission de ses membres dont les conditions de désignation devraient être  assez encadrées, tant par les exigences de compétences, que de grandes probité et moralité. La nôtre, dont la mission a été  simplement dévoyée, est  réduite à un organe à la merci des caprices de l’homme fort de  Mpila.  Au bout du compte,  le citoyen et l’homme politique sont amenés à considérer l’Etat comme un réseau de relations et non pas comme un ensemble de fonctions devant être remplies de manière neutre et objective. On s’éloigne des vertus des  mécanismes démocratiques qui doivent servir à exprimer des attentes différentes quant à l’avenir de la cité, car, il n’y a pas de « politique » sans la libre confrontation de ces attentes.

    Les  élections calamiteuses de juillet 2009 ont fini par faire le lit de l’autocratie, de l’arbitraire et de la captation des fonds publics par le clan de l’homme fort de Mpila, tout en dressant un persistant obstacle à la formation d’une légitimité des institutions représentatives. C’est avec une  aisance déconcertante que ce régime sans réelle légitimité, déstabilise les membres de l’opposition  pour une ténébreuse affaire de coup de feu qui serait tiré lors  des manifestations du 15 juillet 2009. On arrive peu à peu à une espèce de démission collective qui  ruine la volonté populaire et l’empêche de réclamer des institutions susceptibles de protéger les citoyens.

    En faisant table rase sur les acquis de <st1:personname productid="la CNS" w:st="on">la CNS</st1:personname> , les dirigeants actuels se sont doté en 2002 d'une nouvelle constitution, taillée sur mesure. Cependant, les rédacteurs de la dite constitution étaient beaucoup guidés par l'obsession de la stabilité politique qu'incarnerait un « Homme fort », en rejetant tout bonnement aux calendes grecques, la mise en place d'un climat propice à l'éclosion des valeurs, par une paix juste. Cette constitution confère au Président de <st1:personname productid="la R←publique" w:st="on">la République</st1:personname> une posture quasi monarchique plus ou moins souhaitée à l’issue d’une guerre, mais qui est devenue de plus en plus archaïque.

    Tout est donc mis en œuvre pour encourager l’opinion  à s’en remettre à un Prince plutôt qu’à accorder sa confiance à des institutions qui par définition sont abstraites. Cette situation entraîne une personnalisation du pouvoir, faisant ainsi de l’ombre aux mécanismes représentatifs et sapant toujours plus leur nécessaire légitimité.

    Si un chef de tribu, Président de comité, Patron de petite entreprise, ou un Meneur de bande peut exercer tout seul le pouvoir dans un petit groupe social, le pouvoir se divise nécessairement entre plusieurs gouvernants dès que le groupe s'étend. C'est vrai pour un Etat.  Un gouvernement au sens large du terme est cet ensemble de gouvernants, cette petite communauté dirigeante à l'intérieur de la grande. Or, en dépit de l'hypertrophie de la cour mpilienne ( pseudo conseillers, ministres, autres collaborateurs adeptes de l'allégeance etc..), Sassou semble être isolé en tout point, d'autant plus que tout repose exclusivement sur lui.

    Il a mis en place un système dans lequel il serait le seul à générer les idées et à les exécuter. Comme il n'a aucune ambition pour son pays, il ne fait ni l'un ni l'autre. De même, ceux qui devraient jouer leur rôle dans l'initiative et dans l'exécution, ne le font pas ; et pour cause, ils sont relégués dans des tâches qui relèvent de la pure sinécure. Résultat des courses : la culture rétrograde du « Ledza lenua » a pris le dessus sur les principes élémentaires de gestion de la cité.

    Or, nous avons un système rigide, difficile à améliorer sans heurter les intérêts du clan des prédateurs. Et loin de consolider des perspectives intéressantes pour la jeunesse, le Congo assiste impuissant, à la fuite des cerveaux. Les cadres et intellectuels congolais brillants, compétents et honnêtes ont été laissés au bord de la route, les uns tombant dans les consolations dérisoires de l'alcool, les autres repliés dans celles plus douillettes des organisations internationales, l'errance dans les capitales occidentales, laissant écœurés, le Congo aux arrivistes pressés et affairistes.

    Pour terminer sur une note positive, je reste persuadé que ce n'est pas  le temps que prendrait la mise en place des institutions fortes qui compte. En fait, la construction d'une véritable démocratie dans notre pays sera une œuvre de longue haleine, nous devons donc mettre tous les atouts de notre côté pour conjurer cette fois -ci les affres de Sisyphe, condamné à faire rouler sur la pente d'une montagne un rocher retombant toujours avant d'avoir atteint le sommet.

    Djess Dia Moungouansi.

    Le blog de Djess

    Perspectives congolaises

    http://demainlecongo.oldiblog.com/


    Cet article a été également publié sur :

     -  http://www.congoinfos.com/article-36714898.html

     -  http://www.zenga-mambu.com/fiche.php?id=1396

     -  http://www.congo-internet.com/dossiers/dossiers.php?val=1049_institutions+moribondes+ou+laquo+homme+fort+raquo+
    -

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     La nécessité d’une mise à mort de L’UPADS. (le 21/08/2009 à 14h23)

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    La nécessité d’une mise à mort  de L’UPADS.<o:p></o:p>

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    Sous ce titre barbare  se cache probablement  l’ultime alternative viable qui s’offre à l’UPADS. L’affirmation de Pablo Picasso est d’ailleurs porteuse d’enseignements: « Tout acte de création est d’abord un acte de destruction ». La pérennité du rêve du Professeur Pascal Lissouba  est  tributaire d’une  courageuse remise en cause, de fond en comble,  de cette désuète  machine électorale.

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    Il faut se rendre à l’évidence : un à un, tous les partis post-CNS rendent l'âme pour des raisons qui tiennent à leur inadaptation à la nouvelle donne. Le MCDDI de Bernard  Kolelas et le RDD de Yhombi  ont été victimes d’une OPA en bonne et due forme de la part du PCT, l’URD -Mwinda  est dans une situation périlleuse, les incessants coups de boutoirs du pouvoir ont eu raison de la détermination de certains leaders de ce parti. Quant à l’UPADS, le coma profond perdure. Réduit  à un simple décorum du paysage politique congolais,  il nous rappelle le cycliste  Alfred Jarry qui continuait à pédaler alors qu’il était déjà mort.<o:p></o:p>

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    Ces partis construits autour de l'ethnie s'essoufflent quand ils ne disparaissent pas, surtout quand ils ne sont plus au pouvoir. Le « big bang » déclenché par <st1:personname w:st="on" productid="la CNS">la CNS</st1:personname> n’a pas donné les résultats escomptés. On a malheureusement assisté à un retour insidieux de l’ethnie. Cette ethnie qui, une fois  au pouvoir,  organise un système de prédation de l'Etat avec un engouement qui frise l'hystérie. Par conséquent, à l’exception du parti au pouvoir,  seuls ceux qui sont nés des dynamiques démocratiques ont la souplesse d’adaptation nécessaire qui leur permettrait de survivre à leurs créateurs respectifs. <o:p></o:p>

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    Nous sommes à la fin d’un cycle,  le contexte d’accession de Lissouba au pouvoir n’est plus le même, et il serait aujourd’hui illusoire de conjurer la désintégration  de l’UPADS par des concepts incantatoires tels  «  la refondation » , ni « la rénovation ». Un parti, c’est une histoire, des corps, mais aussi des mémoires et des idées incarnées.  Et quand il ne représente  plus rien de tout ça,  il ne provoque plus que colère et exaspération.

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    En tout état de cause, il n’y a plus rien en commun entre l’UPADS de MBéri et Moukouéké d’une part et de l’autre l’aile de Tsaty Mabiala.  Au grand désarroi de leur électorat, ces leaders se départissent de leur conviction, sans état d’âme. Toute honte bue, et dans une démarche qui ne consiste qu’à promouvoir  leur carrière, Mbéri, Tamba-Tamba et Moukouéké  ont appelé à voter pour Sassou  lors des dernières présidentielles. L'amphigourique    Kignoumbi kia Mboungou, a simplement explosé le couvercle de l'ignominie en allant le premier féliciter  Sassou pour une  victoire qu'il venait de voler au peuple congolais.

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     Grace à  la constance de ses idéaux, Moungounga Nkombo Nguila est susceptible de jouer un rôle capital pour enclencher le processus aboutissant à un nouveau parti qui rompra avec la machine à perdre actuelle. Cependant, la refondation qu’il prône n’a aucune chance de trouver un écho favorable auprès des autres.  Les divergences des intérêts entre ces leaders, et même le choc des ego, auraient eu au moins la vertu de faire éclater les contradictions abyssales qui, seules, génèreraient le débat. Il n’en est rien, ils ne poursuivent  malheureusement que leurs intérêts  personnels. Les conséquences de leurs actes seraient moins graves si cela ne concernait qu’eux, mais il s’agit de l’alternative à la politique désastreuse de Sassou, de l’espérance de tout un peuple.  On a rarement vu des politiques mettre autant d’énergie à s’autodétruire.

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    Ayant  totalement perdu tout ce qui lui restait d’âme,  l’acte de décès de l’UPADS doit  être dressé  très rapidement. Une refondation serait inopportune, seule d’une dislocation pure et simple créerait une véritable renaissance. Ce n’est pas antinomique de changer  le nom du parti et de se reconnaître dans le lissoubisme.  Emergera alors une personnalité charismatique, avec des ambitions claires, susceptible de rassembler  l’électorat acquis aux idées du Professeur qu’il faudra impérativement mettre à jour.  Le talent et la probité morale comme critères de sélection conjureraient une succession héréditaire. Un électorat potentiel ne suffit pas à concevoir un parti de gouvernement : tout parti s’identifie à un chef qui imprime son empreinte par sa capacité de mobilisation et sa force de proposition. Cette façon de faire aura le mérite de faire sauter  la chape de plomb qui empêche de penser, d’imaginer et évidemment de reconstruire. En somme, réduire la confusion  tout en renouant avec l’essentiel.

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    Loin d’avoir joué  le rôle d’exutoire qui aurait permis de mettre sur table les grands problèmes qui minent ce parti depuis l’indisponibilité du Professeur,  le congrès de Décembre <st1:metricconverter w:st="on" productid="2006 a">2006 a</st1:metricconverter> porté au paroxysme  ces divisions notamment, en vouant aux gémonies la fameuse «  bande des quatre ». Dans cet imbroglio, la candidature d’Ange Edouard Poungui, mal ficelée, est allée droit dans le mur de l’invalidation. La conquête du pouvoir, qui est l’objectif de tout parti digne de ce nom  a été renvoyée aux calendes grecques, sans autre forme de procès. Sans moyens financiers conséquents sans  programme clair, mais surtout sans  personnalité charismatique devant animer  cette grosse machine, toute entreprise sera vouée à l’échec.

    <o:p> </o:p>

    Seule une formation politique qui épouse l’air du temps pourrait  allier  volonté de changer un peu le monde en redonnant à la politique ses lettres de noblesse. La dialectique qui a coutume  de faire ses enfants dans le dos des acteurs de l’Histoire est à l’œuvre. Assurément, elle érigera  demain sur les cendres de l’actuelle UPADS, et avec  le concours de ceux qui feront le Congo de demain,  un nouveau parti, moderne et réinventé. <o:p></o:p>

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    Djess dia Moungouansi<o:p></o:p>

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    Le blog de Djess<o:p></o:p>

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