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    INTERVIEW DE DJESS- INTERVIEW DE DJESS                                                                                     

     

    AUTOPSIE DE LA CRISE FINANCIERE ACTUELLE  ET IMPACT SUR LE CONGO  par Djess dia Moungouansi

     

    La crise financière actuelle fait couler de l’encre et de la salive. Les profanes sont largués par les termes utilisés et se demandent jusqu’à quand s’arrêtera-t-elle, mais surtout les Congolais se posent la question sur l’impact réel de cette crise sur l’économie congolaise ?

    Djess dia Moungouansi, Expert Financier auprès du Cabinet MIQ et Analyste politique, tente de vulgariser cette crise en  mettant certains concepts rébarbatifs à la portée de tous.

     

    La crise financière actuelle, est –elle d’abord une crise politique ?

     

    Djess dia moungouansi :

     

    Je peux  affirmer sans ambages que cette crise est d’abord politique. Je m’explique : d’un strict  point de vue économique, en matière de balance courante, de déficit public ou de dette publique; quand on s’amuse à comparer la situation de la Zone Euro et celle des Etats Unis, les Etats Unis montrent des indicateurs les plus mauvais. Or, c’est de notoriété publique, l’Europe était au bord de l’implosion  et la crise de la dette touche la zone Euro et pas les Etats unis.

     

    La raison  est simple à comprendre : du côté américain, nous avons l’affirmation sans complexe de la puissance politique et du côté européen, c’est l’hésitation, l’indétermination et la divergence ce qui ne peut manquer d’attiser la méfiance des créanciers. Ces faits nous  démontrent à suffisance qu’il ne saurait y avoir de monnaie  indépendante du politique : une monnaie qui n’est pas adossée à une souveraineté politique ne peut exister durablement. Pour ne l’avoir pas compris, les européens se trouvent en grande difficulté.

     

    Mais,  est ce que les Responsables politiques Européens ont-ils assez anticipé la crise ?

     

    Djess dia moungouansi :

     

    On en serait pas là si cela s’était traduit dans les faits. Ils l’ont fait en paroles oui. En réalité, le capitalisme n’a pas été régulé de manière à juguler la crise et ce depuis 2007-2008. Je suis persuadé d’une chose : ils n’ont pas compris l’essentiel : nous abordons une nouvelle étape de la crise du capitalisme, je dirais mieux du capitalisme financiarisé qui a émergé à la fin des années 70 aux Etats Unis et au Royaume uni, et qui s’est propagé à tous les pays développés.

     

    Quel est le trait distinctif de ce capitalisme financiarisé ?

     

    Djess dia moungouansi :

    Dans cette forme de capitalisme, les évaluations financières sont devenues l’élément déterminant de la gouvernance de l’économie. La crise a débuté en 2008  lorsqu’est apparue une situation de surendettement des ménages et des institutions financières, déjà provoquée par des estimations de risque erronées. Pour éviter l’effondrement du système, les Etats ont émis massivement de la dette publique en remplacement de la dette privée. Mais aucune réforme autre qu’une reforme de convenance, n’a été conduite pour modifier structurellement les règles du jeu financier. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la crise s’est déplacée aux dettes souveraines.

     

     

     

     

     

    Mais c’est quoi exactement, une dette souveraine ?

     

    Pour faire simple, les dettes souveraines sont  des emprunts émis par un Etat, une collectivité publique ou une Banque Centrale. Dans les pays développés, comme c’est le cas, c’est le Trésor Public de l’Etat qui émet ce titre de dette.

     

    Paradoxalement, en fonction de la qualité des émetteurs, elles sont plus sûres que celles des entreprises, quand il s’agit d’un pays très solvable, mais moins sûre du fait de la quasi absence des recours juridique envers les Etats défaillants.

    Les possibilités de remboursement sont étroitement liées à la capacité fiscale des pays émetteurs, et donc dépendant étroitement des performances économiques et de la bonne gestion budgétaire de ces pays. C'est à partir de ces critères que se fait la notation de la dette souveraine. Le ratio endettement / PIB est l'une des bases d'appréciation.

     

    Finalement, les mouvements des marchés financiers sont-ils dangereux pour l’économie réelle ?

     

    Djess dia moungouansi :

    Les marchés financiers sont frappés d’une myopie. Alors qu’en théorie, ils sont censés prévoir à long terme, on constater au contraire leur propension à se tromper. La crise des subprimes (des crédits à risque accordés à des foyers américains, ont été à l’origine d’une crise qui s’est transformée en crise financière internationale à l'automne 2008)  l’a démontré. Loin de favoriser le bien être collectif, la finance est un facteur d’instabilité macroéconomique d’une extrême dangerosité. Ils ont des mouvements intrinsèquement portés aux excès, à la hausse comme à la baisse. Par conséquent, mettre les marchés financiers aux commandes d’une économie est une folie qui doit être corrigée.

     

    Quel est l’impact réel de cette crise sur les économies africaines ?

     

    Djess dia moungouansi :

    Il y a des répercussions différentes selon les dimensions économiques des pays et  selon la nature de leur système bancaire :

    -         d’une part les pays  des marchés pionniers et émergents  comme l’Afrique du sud, le Nigeria, le Ghana et le Kenya sont plus concernés par la crise. En réalité, plus le système bancaire est moderne et mondialisé, plus il est affecté. Ces pays sont plus ouverts sur le monde. On a constaté une chute des cours boursiers, une inversion des flux de capitaux et des tensions sur les taux de change. Pour l’Afrique du Sud et le Nigeria, le financement extérieur devient  rare pour les entreprises et pour les banques. Elle dépend plus des capitaux à court terme.   Plus une économie est dynamique, plus elle est insérée dans la mondialisation, plus elle consomme des liquidités à court terme et plus elle est exposée à la crise.

     

    -         Dans une autre catégorie des pays dont le Congo, membre de la Zone Franc,  il est paradoxalement protégé par le caractère archaïque du système bancaire. Leurs économies sont bien moins bancarisées que celles du Nord et du Sud de l’Afrique et le poids des grandes banques anglo-saxonnes  y est très faible. En outre les banques y sont sur-liquides, surtout en Afrique centrale. Cette surliquidité – qui est un défaut en temps normal – devient une protection. 

     

    Avec des taux de croissance de 13,9% en 2010 et même 7,4% prévu pour 2011, cette croissance  sera-t-elle menacée par la récession annoncée en Europe ?

     

    Djess dia moungouansi :

     

    La chine , l’Inde et les autres économies émergentes sont là pour tirer la croissance mondiale, même si l’Europe et les États-Unis entrent en récession. Si le taux de croissance chinois passe de 10 à 6 ou 8 % c’est encore beaucoup. La demande en matières premières continuera de croître mais moins rapidement. Au Congo, la croissance devrait également se poursuivre mais à un rythme inférieur aux prévisions. 

     

    Malheureusement pour notre pays, cette croissance n’étant pas née d’une dynamique entrepreneuriale endogène, mais d’une simple valorisation de la rente,  est très pauvre en création d’emplois et inappropriée pour la réduction de la pauvreté.

     

    Quelles devraient être les priorités pour les autorités monétaires congolaises ?

     

    Djess dia moungouansi :

    Ces autorités ont sombré depuis dans une facilité monétaire et  répondent aux abonnés absents quand on parle de la surveillance du secteur financier en particulier les banques, pour réduire au minimum les facteurs de vulnérabilité et atténuer les risques.

     

    Tous les congolais, notamment la plèbe plongée délibérément dans une indigence abyssale a été plus qu’indignée suite aux turpitudes de l’épouse du Ministre des Finances du Congo,Mme Odongo, interceptée à Roissy au début du mois d’Octobre avec des valises de milliards de FCFA.

     

    Avec l’euphorie née de l’explosion des recettes pétrolières, les autorités soucieuses d’une gestion saine et parcimonieuse devraient  surclasser cet excédent dans les secteurs  économiques productifs qui valorisent la division du travail  et donc la productivité à long terme. Or, c'est tout le contraire qui se produit au Congo. Le syndrome hollandais  ne favorise pas le développement du secteur privé hors pétrole qui ne représente que 10% du PIB.

     

     

    Propos recueillis par MINGA MIA BIANGO pour Congo- Liberty


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  • PAR  MINGUA MIA BIANGO


    Brazzaville, le 21 octobre 2011


    A Monsieur Sassou Nguesso le dictateur congolais,

    C'est avec une grande liesse que le peuple libyen a accueilli l'annonce de la mort de votre ami intime, le dictateur libyen Muhamar Kadhafi le jeudi 20 octobre 2011.

    Je ne vous surprendrai pas, si je vous dis que le peuple congolais dans sa grande majorité et tous les peuples opprimés par des dictateurs partagent la joie immense du peuple Libyen, et nous nous réjouissons de la fin tragique du guide de la Jamahiriya Arab libyenne, qui a tenu en laisse son peuple pendant quarante deux ans, le privant de liberté et de dignité.

    Le peuple congolais sait que Muhamar Kadhafi a été l'un de vos principaux pourvoyeurs financiers, d'armes de guerre et de troupes de mercenaires pendant la guerre civile meurtrière de juin à octobre 1997,qui vous a permis de revenir au pouvoir dans un fleuve de sang et d'usurper la souveraineté du peuple, en mettant fin à notre jeune démocratie.

    Dans un procès aux assises, le guide libyen aurait pu comparaître avec les chefs d'inculpation suivants :

    Complicité de démocraticide et Assassinat massif de populations civiles congolaises et enfin association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

    Muhamar Kadhafi était donc votre ami et non celui du peuple congolais et c'est à ce titre et seulement à ce titre, que nous sommes solidaires du peuple libyen qui s'est libéré de son tyran.

    Notre solidarité avec les populations de Benghazi et misrata dont l'OTAN a évité l'extermination promise par Muhamar Kadhafi, s'explique par le fait que nous ne voulions pas qu'elles soient massacrées comme l'ont été les populations civiles du sud de Brazzaville en 1998 par des hordes de chiens enragés et mercenaires à votre solde, sans que la communauté internationale n'intervienne.

    Perdre un ami est déjà insupportable et c'est encore plus difficile lorsqu'il décède dans des circonstances tragiques.

    Nous continuons à nous poser des questions et pleurer notre ami et frère Bruno Ossebi, assassiné avec toute sa famille dans l'incendie criminel de sa maison, pour n'avoir demandé que justice pour tous et redistribution équitable des richesses du Congo.

    C'est ainsi que nous comprenons votre désarroi et votre déprime en ces moments difficiles, devant les vidéos insoutenables de la perte et les exécutions sommaires « à l'image de ce qu'ils ont fait subir à plusieurs libyens » des Kadhafi père et fils, pour qui vous n'aviez pas ménagé vos efforts diplomatiques ces derniers mois, pour leur assurer une sortie honorable. « Sassou Nguesso s’enlise dans le bourbier Libyen et s’attire la colère de Sarkozy »

    Malheureusement comme tous les dictateurs, le guide de la révolution libyenne n'écoutait que le langage des armes.

    Néanmoins, bien que nous vous considérons comme un adversaire politique, mais surtout comme le croque-mort de notre démocratie et l’ennemi du développement de notre pays, nos traditions et coutumes ancestrales que nous voulons remettre au centre de nos comportements et de la vie politique, nous commandent à vous présenter nos condoléances les plus attristées avec la mort de Muhamar Kadhafi.

    Vous n'avez pas seulement perdu un semblable, c'est à dire un tyran, mais le leader de l'internationale des dictateurs dont vous faites partie et qui s'est avéré un allié précieux.


    Au nom de tous les sans-voix et de toutes les victimes de votre intolérance politique.



    Mingua mia Biango


    Président du cercle de réflexion pour des idées nouvelles

    www.congo-liberty.com


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  •              LIBYE  -LE RACISME DE LA CNT-LES NOIRS SONT DECIMES

     

    L’exécution sommaire et expéditive du Colonel KADHAFI nous donne une idée sur l’arbitraire qui régit  la CNT en Libye. Au-delà de leur volonté de libérer ce pays der la dictature,  au-delà de leur combat empreint de dignité, les rebelles libyens se livrent à des pratiques odieuses dont personne ne parle.  A Bani Walid et à  Syrte, ce ne sont que les noirs qui ont été arrêtés lors de leurs différents assauts appuyés par les bombardements de l’OTAN. Mais, personne ne dit rien sur ces crimes. Non seulement ça, ces gens ne sont que des voleurs comme leurs maîtres de l’OTAN. Aide humanitaire, bijoux, or, argent, ils prennent tout à des honnêtes gens. Ils ont rayé Tawarga de la carte, puisque la cité était peuplée à majorité de noirs. On y a découvert un charnier dont nous avons eu la photo, alors que ces renégats n’ont jamais pu prouver l’existence d’un charnier sous Kadhafi. Vous verrez la dernière vidéo, avec l’engin qu’ils ont imaginé pour lutter contre les snipers qui leur font subir de lourdes pertes sur le terrain.

    REGARDEZ LA VIDEO RELATIVE A LA PERSECUTION DES NOIRS

     


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  • Congo-Brazzaville: corruption à tous les étages de l’Etat, selon un rapport officiel

     

    Par RFI

    Aucun secteur d’activité n’est épargné par la corruption au Congo, selon le tout premier rapport de la Commission de lutte contre ce fléau, en place depuis 2007. Ce rapport a été établi sur la base des investigations menées en 2010 dans les services fiscaux et douaniers ainsi que sur les marchés publics. Publié hier samedi 15 octobre à Brazzaville, ce rapport révèle des détournements à tous les niveaux. La commission est d’avis que le combat contre la corruption est « périlleux », mais garde tout de même l’espoir de la faire reculer.

    Avec notre correspondant à Brazzaville

    Ce rapport est un condensé des investigations menées dans les services fiscalo-douaniers et les marchés publics. Laurent Tengo, secrétaire permanent de la Commission, relève que le phénomène touche tous les secteurs d’activité : « Cela va des structures administratives de base jusqu'aux institutions. Des entreprises privées, quelle que soit leur forme, aux partis politiques… Même des structures comme l’Eglise et les chefferies traditionnelles ne sont pas exemptes de corruption ».

    Pour illustrer la corruption, le rapport note qu’entre 2003 et 2007, quelque 265 marchés publics, d’un montant de plus de 82 milliards de francs CFA, n’ont pu être exécutés à un niveau satisfaisant. Le rapport est assorti de plusieurs recommandations.

    La Commission estime que la lutte contre le fléau est périlleuse, mais garde l’espoir de le faire reculer : « La lutte contre la corruption se met méthodiquement en place, même si les résultats ne sont pas encore perceptibles pour le commun des mortels, et même si les prisons ne débordent pas encore de corrompus et de corrupteurs. La Commission a bon espoir que la conjugaison des efforts de tous fera reculer assurément les antivaleurs qui gangrènent notre pays… ».


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