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           MOUNGOUNGA  NKOMBO NGUILA : <st1:personname style="font-weight: bold; background-color: rgb(255, 255, 255); color: rgb(204, 0, 0);" productid="LA MORT D" w:st="on">LA  MORT  D</st1:personname>’UN JUSTE<o:p></o:p>

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    De cette plume qui n’a aucune prétention de rendre le meilleur  hommage posthume à Moungounga Nkombo Nguila,  coulent sans doute des mots qui ne peuvent saisir dans sa quintessence la vie pleinement remplie d’un homme d’exception, né pour servir et qui a véritablement servi ses semblables. Elle ne saurait ici prétendre épuiser les qualités d’une formidable trajectoire existentielle qui s’est toute dédiée à aider, secourir ses proches et prochains avec désintéressement. Ce qui est surtout remarquable en cet homme que j’ai longtemps fréquenté et qui aura contribué à fabriquer et polir mes humanités, c’est qu’il faisait preuve de générosité sans exubérance, dans une discrétion qui témoigne de son humilité. Or, pour citer José Narosky, «celui qui cache sa générosité est doublement généreux».

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    Si la postérité ne devait conserver depuis l’indépendance de notre pays, le souvenir d'un certain nombre de nos hommes politiques, il serait juste que Moungounga Nkombo Nguila en fasse partie.

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    Né à Mouyondzi le 9 avril 1940, ce diplômé de l’Ecole supérieure de commerce de Bordeaux, fut membre fondateur du PCT ; un parti  qu’il  abandonna dès que ses idéaux de départ furent pervertis par les militaires qui le prirent en otage. Suite à l’assassinat de Marien Ngouabi, il fut injustement condamné en 1978 à dix ans de travaux forcés.  En 1991, il est l’un des piliers de l’UPADS et, il devient successivement ministre du commerce, puis Ministre de l’Economie et des Finances de Pascal Lissouba. Il prit la route de l’exil, déguisé en paysan pour fuir la fureur de Sassou qui avait du mal à cacher son obsession à en découdre avec   un régime démocratique, émanation de la volonté du peuple congolais.

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    Très tôt, dès le début de l’exil parisien, son activisme politique débordant, déboucha à la création du CERDEC, seul espace  susceptible d’organiser l’opposition congolaise, suite à l’échec cuisant de l’ERRDUN, gangréné par la lutte des égo.  Des tentatives d’assassinats contre sa personne, organisées par le pouvoir de Brazzaville, qui armait les  membres du Front National, furent mises au grand  jour par les services secrets français et relayées par la presse. Pour assener un coup de grâce à cette résistance,  les locaux de ce cercle, furent tout bonnement  rachetés par un  sinistre promoteur immobilier proche du pouvoir de  Albert Bernard Bongo.

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    Dans l’océan d’une gestion contestée du régime de Lissouba, l’Histoire, seule juge des temps,  nous rappellera que Nguila  managea avec brio  la restauration de la  crédibilité du Congo, auprès  des Institutions financières Internationales. Le régime putschiste de Sassou en tira d’ailleurs profit. C’est un fait,

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    Par la constance de son discours, NGuila MOUNGOUNGA NKOMBO est  le seul homme politique congolais d’envergure qui n’a jamais travaillé avec Sassou. Ni sous Sassou I, ni sous la sinistre série sassouiste en cours ( Sassou II, Sassou III etc..). Cet argument ne suffisait  pas pour en faire la panacée ni l’homme providentiel.  Cependant, ces fréquentes périodes d’ascèse avaient fini  manifestement par le murir. Peu à peu, des doutes sur son humilité et sa radicalité n’étaient que de façade et mal compris. Sa parfaite connaissance des grands dossiers du pays lui donnait une longueur d’avance sur les autres. Ce que l’on prenait à tort comme stérile  radicalité était le fruit de son expérience, elle était  corroborée par les faits  qui accordaient leurs  suffrages à son leitmotiv  « Au nom de l’unité nationale, on ne peut pas composer avec n’importe qui » répétait-il inlassablement.

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    L’homme qui a été rappelé à Dieu pour désormais occuper la seule demeure éternelle que tous rejoindront inexorablement m’a surtout marqué par sa droiture, sa rihueur et sa franchise, jamais prises à défaut. Ce qui fait de ses qualités-là une vertu, c’est sans doute leur rareté. Ce sont les meilleures armes du juste. NGuila MOUNGOUNGA NKOMBO était  un homme avare en paroles, mais bien prolixe en actions. Il agissait plus qu’il ne parlait en fait.

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    L’affection profonde que je vouais à cet homme de principes dont la disparition pourrait rappeler Diderot qui disait que «grands sont ceux qui après eux laissent beaucoup de gens dans le désarroi». Il est superflu de dire ici que NGuila MOUNGOUNGA NKOMBO a laissé beaucoup de gens dans le désarroi. Il a donc vécu une vie qui méritait d’être vécue, bien que son combat contre les injustices au Congo, ne soit  inachevé. Que Dieu l’accueille dans Son paradis.

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    Djess dia moungouansi

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    Le blog de Djess

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    http://demainlecongo.oldiblog.com


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  • COMMUNIQUE

    Le Secrétaire Général de la Coordination Nationale de l'UPADS pour son unité d'action et sa refondation, profondément ému et avec une douleur incommensurable, annonce à l'ensemble des militants, aux amis, et au peuple congolais, la disparition du Président de la Coordination Monsieur Nguila MOUNGOUNGA NKOMBO, ancien Ministre de l'Economie et des Finances de la République du Congo, ce mercredi 14 avril 2010 à 11 heures 30 à Paris des suites de maladie.

    Dans cette terrible et éprouvante épreuve nous garderons en souvenir de son engagement politique, l'ardent et constant désir de construire pour le Congo une ambition nouvelle et créatrice faite de fraternité de générosité et de partage.

    Nos pensées les plus fraternelles vont toutes à son épouse, ses enfants et famille.

    Paris le 14 avril 2010

    Secrétaire Général

    Gilbert NSONGUISSA MOULANGOU


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    L’espace  de  pouvoir a-t-il  détruit  l’espace politique  au Congo ?<o:p></o:p>


    Construire une nation est un travail de longue haleine qui suppose un désir de vivre ensemble entre peuples d’origines diverses ayant entériné un projet commun. Ce projet, qui ne doit aucunement  être interrompu à brûle-pourpoint, doit s’imposer comme  la rampe de lancement sur laquelle tout s’appuie. Cependant, depuis un certain nombre d’années, inexorablement, notre pays s’abîme dans une grave crise économique, sociale et politique, et apparaît à cet effet comme « l’exception négative » là où les autres, dans les mêmes circonstances auraient pu tirer leur épingle du jeu. L’arme du crime a été longtemps identifiée : l’espace de pouvoir (le gangstérisme politique, la concussion, la cooptation, les détournements et l’impunité).

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    Actuellement, l’espace  de pouvoir, chargé de définir et d’imposer les décisions collectives devient  d’autant plus  attractif qu’il a réussi à chasser  l’espace politique de l’arène. L’espace politique, le plus noble de tous, ce cosmos d’expression de toutes les attentes, en même temps  celui qui  devrait voir clore talents et  perspectives viables pour un pays, est en train de se muer en un lieu de chaos et d’intrigues inimaginables. Avalé par l’espace du pouvoir, ses dernières convulsions sont presque  inaudibles. Il n’y a ni démocratie ni débat politique authentique sans reconnaissance des conflits qui traversent le corps social, quelle qu’en soit la nature. Les préoccupations relatives à    la gestion de la cité sont  tout bonnement renvoyées aux calendes grecques.<o:p></o:p>

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     Le RMP, seul espace de pouvoir tue les  partis périphériques ou subordonnés, qui se vassalisent par pur opportunisme,  ainsi que des groupes religieux ou sociaux insatiables quant à la recherche de place dans l’appareil d’Etat et de richesses acquises par le pillage systématique et organisé de la rente pétrolière. On voit avec quelle énergie  le PCT, mais surtout le MCDDI et d’autres partis  sont aujourd’hui démantelés par crainte qu’ils ne redeviennent les leviers à  partir desquels l’espace politique renaîtrait. <o:p></o:p>

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    Disons-le sans circonlocutions : depuis le retour de Sassou « aux affaires », la cooptation a largement pris le pas sur la méritocratie sur fond d’un tribalisme éhonté. Cette pratique inégalitaire laisse les plus méritants au bord de la route en ne privilégiant que cette clientèle qui gravite autour du pouvoir. Pourrait-il en être autrement ? Non, le Congo est sous un régime politique arbitraire et coercitif dans lequel, tous les pouvoirs sont concentrés entre les mains d’un seul homme et/ou d’une fratrie. Les pouvoirs n’étant ni partagés, ni séparés, ni contrôlés, ni sanctionnés par des élections véritablement libres, les libertés individuelles ne sont  pas protégées. Les crimes économiques, de sang et  les dérives juridiques deviennent le lot quotidien.<o:p></o:p>

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    La méritocratie,  ce système hiérarchique fondé sur le mérite des individus a été longtemps abandonné par le pouvoir de Brazzaville au profit de la cooptation,  régentée par l’espace du pouvoir. En dépolitisant le débat public au profit de la seule cooptation, le  personnel politique, autrefois sélectionnée dans l’espace politique ne se fait plus par ce biais, et on comprend avec aisance,  les résultats d’une telle pratique. Ce système consacre ainsi la personnalisation du  pouvoir, faisant ainsi de l’ombre aux mécanismes représentatifs et sapant toujours plus leur nécessaire légitimité.<o:p></o:p>

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    Cette égalité de traitement, pivot des valeurs républicaines et l’un des fondements, trop méconnu, de la légitimité donc du respect de la règle de droit, ne peut être garantie que par la mise en œuvre de précautions institutionnelles assurant l’absence de liens affectifs entre administrateurs et administrés, grâce à la distance et à l’anonymat, condition de l’émergence d’une éthique fonctionnelle en lieu et place de l’éthique relationnelle caractéristique des sociétés préindustrielles. <o:p></o:p>


    Pendant que le régime de Brazzaville  dissout la méritocratie dans les méandres de l’oyocratie, beaucoup de pays africains essaient de sortir de l’ornière en entamant un renouvellement  profond bien qu’inachevée de leur personnel politique, redonnant ainsi espoir aux populations. Les dirigeants d’un pays qui veulent réussir trouvent les moyens, ceux du Congo se cachent derrière les excuses. Aucune efficacité ne peut être attendue de la part des ministres à vie et amphigouriques tels Adada, Djombo ou Moussa qui occupent des postes ministériels depuis 25 ans ! Savent-ils se mettre en question en prenant en compte la nouvelle donne internationale ? La réponse coule de source.

    Une autre dynamique doit être inventée, ce qui appelle une autre approche permettant d’apporter en amont des réponses précises et concrètes à certains problèmes tout en opérant une rupture avec le passé dans bien des domaines. Des changements pourraient être saisis à travers le dynamisme de la pratique politique loyale, le refus des pratiques immobilistes que nous propose « Le chemin d’avenir » et surtout à travers la redynamisation des projets viables pour notre pays.


    Au sortir de
    <st1:personname productid="la CNS" w:st="on">la CNS</st1:personname>, nous avons tous cru que le pont était fait entre le passé auquel on associait la gabegie, les assassinats, le monopartisme et le futur qui suscitait l’espérance puis que notre destin, pensait-on, était désormais entre les mains « des élus » qui auraient à tout moment une espèce d’épée de Damoclès représentée par l’éventuelle sanction des mandants que nous étions. Nous avons par paresse et par manque de rigueur, occulté un élément indispensable dans tout changement : le capital humain et on s’est naïvement attaché au seul côté institutionnel.



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    A  la lumière des comportements, d’une extrême  laideur morale que nous analysons ici sans répit, l’inquiétude quant à la gestion de la cité est de mise ;  nous sommes tous invités à l’introspection afin d’éradiquer le mal. Pour y arriver, l’autorité doit toujours marcher à sa première fin que rappelle Platon, notre maître en la matière : «La véritable fin que doivent poursuivre les pasteurs des peuples ne doit pas être seulement d’agrandir l’Etat, ni de le rendre plus puissant, mais plutôt celle de rendre les citoyens plus heureux et moralement meilleurs ».       

    Nous sommes, à n’en point douter à la croisée des chemins, là où on doit éviter que notre destin méandre, en lui imposant la rectitude et affronter cette réalité qui nous nargue avec violence. Pour cette raison, la résignation ne doit pas être notre allié. Une nation ne peut être construite que par des patriotes, prêts à faire des sacrifices, chacun à son niveau, et non par des fossoyeurs comme ceux qui sont actuellement aux commandes de notre pays. Ceux là qui ont malheureusement à la place d'un cœur qui bat, sensible, capable de compassion, une authentique pierre. Ils n’ont pas non plus des yeux d'humains capables de verser des larmes ni de voir la misère effroyable qu’ils répandent délibérément pour transformer le Congo en cloaque, mais ils ont des yeux de Condor qui fixent le soleil sans ciller.

    Quand on voit des moments de doute que connaissent même certaines grandes démocraties, on est persuadé d’une chose : toute œuvre humaine est imparfaite et la construction d’une nation ne finit jamais, tel Sisyphe, condamné à faire rouler sur la pente d’une montagne un rocher retombant toujours avant d’avoir atteint le sommet. Le Congo a les ressources nécessaires pour relever les grands défis, pour peu que l’espace politique reprenne ses droits et se mettre
     au service du développement et du progrès social.



    Djess dia Moungouansi<o:p></o:p>

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    Le blog de Djess<o:p></o:p>

    http://demainlecongo.oldiblog.com<o:p></o:p>

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