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    Burkina/Italie:Révélations italiennes sur l’assassinat de Thomas Sankara

    0-pictureUn documentaire de la chaîne publique italienne RAI3 met en cause Américains et Français aux côtés de Blaise Compaoré. « Ombres africaines », documentaire en trois parties de Silvestro Montanaro diffusé du 15 au 29 juillet en seconde partie de soirée a recueilli des témoignages de personnalités libériennes connues ou de l’ombre qui restent sans équivoque. Le site dédié à la mémoire du révolutionnaire, www.thomassankara.net, a « retranscrit fidèlement les propos dans l´ordre où ils ont été montés pour le film par le réalisateur. »Lire l’intégralité du document.

    Vous pouvez également visionner la version italienne sur le site http://www.thomassankara.net/spip.php?article786 ou

    http://www.rai.tv/dl/RaiTV/programmi/media/ContentItem-bf528d64-3c0d-44c2-bffb-70baf051624d.html?p=0 (Durée: 00:52:36)

    La suite

    http://imagazinefr.wordpress.com/2009/08/11/burkinarevelations-italiennes-sur-l%E2%80%99assassinat-de-thomas-sankara/

     



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    <xml><w:worddocument><w:punctuationkerning><w:validateagainstschemas><w:compatibility><w:breakwrappedtables><w:snaptogridincell>Vous pouvez consulter les différentes contributions à travers les liens ci-dessous

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    VOIR  LES CONTRIBUTIONS<o:p></o:p>

                                                    
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  • Une semaine dans l’enfer du « chemin d’avenir » (le 30/12/2009 à 09h59)

        
                                     

        Une semaine dans l’enfer du « chemin d’avenir »


    Dans un univers totalement régenté par les arias et aléas générés par la gestion calamiteuse du système Sassou, je sacrifie volontiers l’exhaustivité du récit au seul profit de la profondeur de l’analyse. On peut retourner la question dans tous les sens, la fange est seul maître des lieux. Tous ceux qui avaient cru à la construction d’une nation riche et prospère, réalisable avec les pétro-CFA abondants cette dernière décennie, ont déchanté depuis.

    C’est triste. Catastrophique. voir ce que le Congo est devenu sous les coups de boutoir des prédateurs qui l’ont capturé, donne à penser que ce pays n’est plus soudain que le siège d’une nouvelle faune de perroquets dont le seul projet consiste à meubler les caprices d’un homme en mal d’ambitions pour son pays, qui joue au tyranneau de village.

    Dans toutes les conversations, épiées par la « Securitate » congolaise, elle-même sous l’emprise d’une paranoïa sécuritaire, c’est la désillusion généralisée : au Congo de, seule la politique paye. Les dribles, feintes machiavéliques et autres tacles stupéfiants du monarque à ses adversaires politiques, sont considérés comme une marque de génie.

    Un talent inouï de politicien! on se souvient du dithyrambique des portraits jamais conçu dans les colonnes d’un journal du continent africain en l’honneur d’un dictateur par une des figures majeures de l’afro-conscience Théophile Obenga qui ne se gêna pas pour proclamer, superbe de ridicule, pour la gloire du distributeur attitré de la rente pétrolière : « un nouvel épithalame pour le Congo ». Ce n’était plus de la mystification politique ; c’était un délit conceptuel et intellectuel.

    Un affreux rapt éthique

    Une mentalité importune, nourrie par la corruption a allègrement pris le dessus sur les grandes vertus du travail bien fait, de l’excellence, de l’émulation. Depuis l’aéroport, les agents de douanes n’ont plus qu’une seule motivation et leur technique, bien rôdée: jeter la suspicion sur les biens des paisibles voyageurs pour exiger des droits de douanes qui ne prendront pas la direction du trésor public mais évidemment, celle de leurs poches sans fond.

    Un pays transformé en casino grandeur nature

    La dure réalité vous nargue, une pauvreté tenace, agressive et, presque structurelle s’est obstinément installée au Congo. Elle est chaque jour révélée par des scènes surréalistes, d’un père au bord du trottoir, derrière un comptoir de fortune, sur lequel sont exposés deux doigts de bananes, à l’attente d’un hypothétique client. De telles scènes, côtoient les turpitudes des adeptes de l’argent facile, ceux qui font partie du clan des prédateurs ou qui reçoivent la contrepartie du militantisme politique: villas, gardes de corps, comptes en banques, véhicules, chauffeurs, etc. ils réussissent à tirer leur épingle du jeu, ces petits vauriens, incultes, tricheurs et assassins de bas étages ; tous, camouflés sous les manteaux des clubs et associations véreux. Des mots, rien que des mots vilains, vides et suspects, pour maquiller la médiocrité et la soif de grandeurs malsaines qui ruinent leurs âmes...

    Dans ces conditions, dégoulinant de médiocres et mafieuses actions, la scène congolaise, déjà honteuse, sent la gadoue. Mais elle n’a pourtant pas montré toute sa face hideuse. Elle est en train de se dégrader de plus belle, ces jours-ci. Dans un pays où la vie humaine était encore sacrée, on investirait plus dans les ambulances et autres structures hospitalières ; or, au Congo, seules les activités relatives à la gestion de la mort sont florissantes, les corbillards flambants neufs rivalisent d’imagination dans leurs prestations macabres.

    Un ami, rentré il y a quelques temps au pays, par le biais de la proximité ethnique de son épouse avec le clan au pouvoir, m’a fait visiter quelques grands centres de décisions économiques qui comptent à Pointe-Noire (total, Agip, le port, l’aéroport, la direction de la police, atc etc..), il connaissait presque tous les directeurs généraux. « Qu’as-tu remarqué ?» m’a-t-il lancé à la veille de mon retour. En toute objectivité, je réponds:« rien de spécial en dehors de l’embonpoint généralisé de ces « décideurs ». -« oh mince ! Quelle cécité pour un observateur averti comme toi », continue-t-il avec délectation. Il poursuit : « tous ces responsables sont originaires du nord du pays, ils ne sont pas forcement les meilleurs dans leur domaine respectif, leurs adjoints presque tous du sud font le travail à leur place. Je le déplore, mais ce n’est pas en France qu’on fera changer les choses ».

    Du tribalisme d’Etat à l’état pur

    Mon ami, du reste brillant garçon, tient toujours à signaler qu’il est dans le privé et qu’il n’abandonnera jamais le combat qu’il mène sur place contre l’incurie du régime de.

    Hier, avant Sassou, tous nos aînés, qui terminaient des études à l'étranger, étaient pressés de rentrer au pays en quittant, qui, la France, qui, l'Allemagne, les usa, le japon, l’URSS, la Belgique, etc., pour venir travailler au Congo, et se mettre au service du pays. Aujourd’hui, nos enfants nous disent : « (...) je n’irai pas travailler au Congo. Le pays de mes parents n'a rien à me proposer »...

    Et ils sont, ainsi, des milliers de jeunes congolais, du pays ou de la diaspora désabusés qui ne rêvent plus qu’une chose : faire carrière en dehors de ce pays béni des dieux, mais maudit par ses propres enfants. Les plus désespérés d'entre eux n’ont plus que l’Europe ou le canada comme perspective. Parce que l'Afrique et ses roitelets du genre Sassou, Ali bongo, Paul Biya..., parce que le Congo de et ses chefs guerriers, ses cobras, ses ex-ninjas qui continuent de semer la désolation dans le pool, ses rebelles repentis, ses malfrats politiques avides de sang juvéniles pour asseoir des pouvoirs démoniaques et incompétents, n'ont rien à offrir à leurs jeunesses. rien d’autre que l’amertume pour les idéalistes déçus, la menace d’un infarctus, des conteneurs d’alcool pour ‘‘idiotiser’’ les jeunes, la bible pour les paradis artificiels que sont les églises de réveil qui ont désormais pignon sur rue, et l’art de la reptation indigne, pour les caméléons politiques, uniquement soucieux de… faire bouillir leurs marmites grosses comme des chaudrons du diable.

    Le roi n’a plus rien à proposer… même ses supporters les plus intéressés, une fois leurs préoccupations de ventre et de bas-ventre mises de côté, savent qu’une vraie rupture est inéluctable. Mais il n’en a cure, son attitude étant celle qu’adoptent les fâcheux. Or, les enjeux de la nation dépassent les ambitions égocentriques d’un homme qui, d’une certaine manière, s’agrippe au pouvoir que parce qu’il connaît le poids de ses casseroles (disparus du Beach, pillage à grande échelle etc..). Il sait ce qui l’attend. Après s’être amusé avec les comptes de la nation et posé des actes aux antipodes de ses engagements électoraux, son destin, comme celui de ceux qui continuent de l’accompagner dans sa folle cavalcade, est tout tracé.

    Djess Dia Moungouansi – Membre du « cercle de réflexion la rupture ».


    Le blog de Djess

    http://demainlecongo.oldiblog.com
































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     QUELS CAPITAINES D’INDUSTRIE POUR LE CONGO DE DEMAIN ? UN IMMENSE DEFI. (le 28/11/2009 à 14h31)

     

    QUELS CAPITAINES D’INDUSTRIE POUR LE CONGO DE DEMAIN ? UN IMMENSE DEFI.<o:p></o:p>

    Qu’un manque de cohérence conduise à une multitude de problèmes n’est guère surprenant. Mais pourquoi ce manque de cohérence ? Là est la question. Pourquoi le régime de Sassou  se pâme d’aise pour avoir  « conquis » le statut de PPTE pour notre pays ? Eh ben, ce subterfuge comme on le sait, ne sert qu’à subjuguer les institutions financières internationales, car, les vautours de « La Nouvelle Espérance »  et de  son avatar  « le chemin d’avenir », s’en donnent à cœur joie et s’acharnent copieusement sur les abondantes recettes pétrolières aggravant chaque jour l’apoplexie de l’économie congolaise.

    Pire encore,  les autorités de notre pays n’ont jamais voulu comprendre  que ces recettes pétrolières exorbitantes sont une chose, mais le développement d’un pays  est une véritable transformation de la société. L’exploitation excessive de notre pétrole  peut aider à créer une économie duale- une économie où existent des poches de richesse-, mais une économie duale n’est pas une économie développée !

    Sans vouloir rentrer dans des détails abscons, il convient de rappeler  que mal géré, l’afflux massif d’argent  peut parfois constituer  une véritable entrave au développement, en vertu du mécanisme que les économistes ont baptisé par «  le mal néerlandais » : l’entrée massive des capitaux  provoque une appréciation de la devise qui rend les importations meilleurs marché et les exportations  plus chères.

    Avec l’abondance de ressources financières, il y a actuellement  une certaine modification des  incitations. L’obsession de ces prédateurs  nationaux se  résume dans une  appropriation de la rente pétrolière  en oubliant les fondamentaux d’une création de richesses. Le corollaire à cet état de fait c’est que ceux qui sont invités à participer au marché de la redistribution de cette rente  ne sont pas inspirés par des investissements viables : on assiste à une course  frénétique  de constructions et d’achats de bâtisses, qui rivalisent de laideur, tant elles sont imprégnées de la misère du peuple congolais.

    Il incombe donc à l’Etat de mettre en place les instruments d’une gestion économique efficace et de créer un environnement organisationnel et institutionnel propice aux affaires. Il doit également encadrer les  lois du marché qui ne peuvent aucunement fonctionner sans  garde-fous et sans organisation.

    La relance du secteur privé dans un cadre nouveau de partenariat avec le secteur public doit passer par la promotion d’une culture entrepreneuriale se substituant à la culture prédatrice et prévaricatrice longtemps véhiculée par « <st1:personname w:st="on" productid="la Nouvelle Esp←rance">la Nouvelle Espérance</st1:personname> » que « Le chemin d’avenir » va mettre à jour.

    Il n’est pas vain de rappeler que le développement du secteur privé ne devrait pas se résumer seulement à la cession de toutes les entreprises du secteur public à <st1:personname w:st="on" productid="la Multinationale Bollor←"><st1:personname w:st="on" productid="la Multinationale">la Multinationale</st1:personname> Bolloré</st1:personname>, mais il faut aussi susciter les repreneurs locaux en promouvant l’actionnariat populaire afin de contribuer à l’émergence d’un capital privé national.  La confiance, élément essentiel dans le monde des affaires est inexistante. Ces autorités pensent à tort que les problèmes congolais seront exclusivement résolus par des investisseurs étrangers en excluant les nationaux.

    De fait, lorsqu’il s’agit concrètement de favoriser, stimuler les créations d’entreprises, les choses deviennent plus vagues. Quelles approches et quelles modalités pour mettre en place des structures à la fois souples et rigoureuses à même de capter une partie de l’énergie du secteur informel pour l’intégrer à l’économie « institutionnelle » ? Les réponses, hélas, sont bien souvent d’essence fiscale, ce qui est tout à fait insuffisant. Pis, cela aboutit plutôt à faire disparaître des pans entiers d’activités, auxquels l’on n’a pas laissé un temps suffisant pour se structurer et évoluer harmonieusement.

    La plupart des entrepreneurs nationaux existants, ne sont pas nés des dynamiques économiques endogènes, mais des logiques clientélistes de redistribution de la rente. Incapables de survivre à la rigueur qu’impose la gestion des affaires, certains disparaissent à chaque alternance politique. « La municipalisation  accélérée », qui n’accélère que le poids des comptes en banque de cette nouvelle race d’entrepreneurs véreux, est un frein d’une puissance insoupçonnée contre l’éclosion des vrais capitaines d’industrie. D’ailleurs,  les pseudos chantiers entrepris par ces vautours de l’intérieur ne survivent jamais dès que l’euphorie de cette funeste campagne s’estompe  et  tombent en ruine.

    Pour donner la possibilité à des talents d’éclore, certains pays ont créé des pépinières d’entreprises, car de même que certaines variétés végétales ont besoin de serre, les entreprises, pour germer et survivre ont besoin du bon terreau. Et, pour rester dans la veine botanique, on peut même ajouter que ces nouvelles pousses ont besoin de tuteurs qui les aident à échapper au maquis administratif toujours susceptible de les étouffer. Au-delà des modes et des crises de croissance, certains exemples devaient continuer d’inspirer. Ainsi, si le Congo ne peut créer sa « Silicon Valley » ou son « Sophia Antipolis », au moins peut-il trouver un cadre - au propre comme au figuré - favorable à la libération des initiatives économiques locales ! Faute de quoi, les soubresauts continueront à agiter notre pays dont les décideurs, parfois bien formés, mais plombés par un environnement malsain, finissent par ressembler à s’y méprendre à un pilote qui, simultanément, accélère avec énergie et freine avec une même ardeur.

    Les nationaux doivent être encouragés dans  la création d’entreprises conçues pour la transformation des produits sur place dans le but de les exporter, car, n’exporter que les produits de base est un véritable acte manqué comme diraient les psychanalystes. Compte tenu des réalités de la globalisation, il est urgent de les intégrer  avantageusement et de changer de modèle de référence en optant pour des pays émergents en pleine possession de leur processus d’industrialisation, exploiter des positions dominantes en inondant par exemple le marché d’Afrique Centrale de produits « made in Congo ». Il faut en outre donner le goût du travail et de l’entreprenariat, tuer le mythe du diplôme qui continue à faire rage dans notre pays, changer de mentalité et se méfier des fonds empruntés.

    Il faut surtout une promotion tous azimuts d’exportation des produits industriels à forte valeur ajoutée. Il faut viser l’exportation. Une exportation pilotée par nous et non par les bailleurs de fonds. L’exemple de <st1:personname w:st="on" productid="la Tha￯lande">la Thaïlande</st1:personname> et son riz peut nous inspirer : en effet au moment de la crise dans ce pays, beaucoup d’entreprises avaient mis la clé sous la porte. Tous ces chômeurs se sont retrouvés à la campagne et se sont adonné à l’agriculture plus précisément la riziculture. Résultat, la production de riz a atteint des sommets jamais égalés. Les thaïlandais ont considéré le riz comme leur pilier central et ont décidé de rebâtir leur économie en s’appuyant sur cette céréale. A partir de ce moment, le riz qui était un élément banal est devenu un produit industriel, sophistiqué. Leur riz devenait prisé à travers le monde et les campagnes se sont retrouvées du coup avec des revenus énormes à l’instar de l’Etat. C’est ainsi que <st1:personname w:st="on" productid="la Tha￯lande">la Thaïlande</st1:personname> a commencé  à relancer la machine, à recréer les banques, les usines etc. il faut citer l’envie de réussir. Il y a un dépassement permanent de soi dans leur esprit que nous n’avons pas encore. Nous ne sommes pas prêts à affronter les difficultés.

    Les abondantes recettes pétrolières peuvent aisément desserrer certaines contraintes financières. Mais il faut auparavant sensibiliser les congolais à l’entreprenariat et reformer le système de formation pour le rendre apte à favoriser l’émergence de l’économie qui est inexistante. Il faut repenser le développement. Cela fait cinquante ans que nous faisons venir les investisseurs. Si nous sommes toujours sous développés il faut s’arrêter, constater l’inefficacité d’une telle façon de procéder et en changer.

    Le goût du travail doit rimer avec la naissance de nouveaux capitaines d’industrie  nationaux. Une subtile distinction  est nécessaire entre ces vautours sans foi ni loi qui vampirisent  chaque jour l’économie congolaise et les authentiques investisseurs nationaux  qui font face à des conditions d’attribution de crédits extrêmement sévères. Ces conditions sont d’ailleurs d’autant plus draconiennes qu’un dérapage du genre de celui du Crédit Lyonnais en 1992-1993, même ramené aux proportions africaines n’a jamais vu le jour au sud du Sahara. Le scandale politico-financier mené tambour battant par  Salu Humberto BRADA n’a été rendu possible que par le laxisme des autorités congolaises au mépris des intérêts des congolais déjà plongés dans une extrême indigence.

    Il est opportun de toujours mettre en avant quelques composants du contrat social qui font avancer une société : les pauvres doivent participer aux gains quand la société prospère, les riches aux souffrances quand elle est en crise. Le Congo actuel ressemble à l’Angleterre du XIXe siècle  où la paupérisation augmentait  alors globalement le pays s’enrichissait. Les taux de croissance  records que connaissent notre pays, exclusivement engendrés par la valorisation de cette rente, n’auront aucun effet positif dans l’amélioration des conditions de vie de la population, sans politique  volontariste du gouvernement. Une célèbre métaphore  nous rappelle que même si  «  la marrée montante soulève tous les bateaux », il n’en demeure pas moins qu’elle projette les embarcations les plus frêles contre les rochers de la côte et les réduit en miettes, surtout  quand elle monte vite.

    Il est illusoire de vouloir s’adapter aux soubresauts de la mondialisation en ne comptant que sur nos recettes pétrolières et sur les investissements étrangers. Dans notre pays, en dehors d’une   main d’œuvre bon marché, nous avons une abondance de produits de base. Ces deux facteurs nous permettraient de jouer pleinement notre partition dans la mondialisation, pourvu qu’ils soient combinés avec intelligence par des investisseurs  congolais.

    D’aucuns diront : encore des théories rébarbatives sans lendemain, l’avenir du Congo serait ailleurs. N’arrêtons pas de réfléchir . « L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit ». Aristote

    Djess dia Moungouansi<o:p></o:p>

    Le Blog de Djess<o:p></o:p>

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    <xml><w:worddocument><w:punctuationkerning><w:validateagainstschemas><w:compatibility><w:breakwrappedtables><w:snaptogridincell> La manipulation ethnique :  le péril congolais.

    </w:snaptogridincell></w:breakwrappedtables></w:compatibility></w:validateagainstschemas></w:punctuationkerning></w:worddocument></xml><o:smarttagtype namespaceuri="urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" name="PersonName"></o:smarttagtype><xml><w:worddocument><w:punctuationkerning><w:validateagainstschemas><w:compatibility><w:breakwrappedtables><w:snaptogridincell>

    Dans notre longue et laborieuse quête d’un système de gouvernement  idoine pour le Congo, nous avions il y a quelques temps, avec d’autres patriotes,  exploré les vertus du fédéralisme. La réflexion avait été dévoyée par  certains bornes politiques qui avaient  flétri ce système,  en portant sur les fonts baptismaux,  le présidentialisme à la congolaise , source de dérives notamment celle de  se muer en  dictature constitutionnelle.  Par conséquent, je me garderais  ici de m'étaler sur ce changement de paradigme induit par la mondialisation, qui explique cet attrait constant que le monde des États Nations a de plus en plus envers les fédérations, qui paraissent répondre le mieux sur le plan politique, aux besoins inhérents à la diversité dans toute sa complexité.


    Une constante : depuis l’indépendance,  l'utilisation subliminale de l'ethnicité reste la  figure classique de la chorégraphie politique dans notre pays, toujours pour le pire. Ainsi, à défaut  d’utiliser  la diversité ethnique comme un socle autour duquel devrait se bâtir toute stratégie de développement, les grands acteurs politiques congolais se sont livrés à une instrumentalisation ethnique en règle, dans le but de s'approprier l'État pour ainsi extraire les avantages liés à sa confiscation exclusive. Avec l'avènement du multipartisme, ils se sont donc repliés sur leur base ethnique en leur faisant miroiter l'imminence du contrôle ou de la perte de l'État.


    Pour conjurer la catastrophe et aider à préparer notre pays à affronter la nouvelle donne internationale de plus en plus complexe, toute réflexion devrait s'interdire de distribuer l'aménité ni de séduire inutilement, elle doit armer. Comprendre pour s'armer contre les basses stratégies de ceux qui tirent doctement les ficelles dans le clair-obscur, exige un éclaircissement de l'approche conflictuelle des ethnies.

    Disons-le d'emblée : la polysémie autour du concept d'ethnie n'en fait pas un impedimenta. Au contraire, la diversité ethnique reste un socle autour duquel devrait se bâtir toute stratégie de développement. Il est urgent d'appréhender la volonté humaine qui s'ingénue chaque jour à transformer le domaine ethnique comme un lieu de chaos, de l'anarchie et de l'explosion de toutes les forces anti-culturelles.


    Les leaders véreux, adeptes de la manipulation  ethnique ne sont pas l’apanage d’un seul parti politique ni d’une seule ethnie. Cependant, pendant la  longue période du pouvoir  Pctiste, notamment   ces dernières années, c’est   l’ethnicité qui éclate dans toute son horreur.


    Les électeurs du Pool, orphelins de Kolelas qui s’était inventé un rôle messianique, ne sont pas sortis de l’auberge. Ils risquent désormais de tomber dans les griffes envoutantes du Pasteur  NToumi, l’actuel allié de Sassou qu’il  qualifia jadis de  « illuminé (…) à la tête de bandits armés et de secte mystico-religieuse sans programme politique ». (1)


    Alors que les dépouilles des victimes jalonnées par Sassou pour accéder au trône, étaient encore fumantes, contre toute attente, M'Béri Martin, ex-numéro deux du régime Lissouba, rejoint Sassou. Ce signal fort, a permis à Sassou de légitimer son coup d'Etat et de poursuivre son oeuvre macabre dont nous n'avons pas encore fini de payer la lourde facture. Pour avoir le soutien de certaines âmes fragiles de sa région, son leitmotiv était de servir de bouclier psychologique contre les éventuelles fureurs destructrices de Sassou, quand il voudra punir ceux qui avaient osé le priver de " son " pouvoir pendant plus de 5 ans. Sans scrupules, Sassou foula aux pieds cet accord tacite et fit dévaster avec maestria ces régions, par ses sbires angolais et hutus rwandais, sans que l'allégeance de M'Béri envers cette dictature ne serve à quelque chose. Le but inavoué de son ralliement, de même que ceux de Moukouéké et Tamba-Tamba étaient  donc d'acquérir une parcelle de pouvoir politique permettant l'accumulation des richesses grâce à la prédation organisée au sommet de l'Etat. Il ne se font  pas prier. Munari, ex-directrice de cabinet de Lissouba  est celle qui a fait ce grand écart inimaginable en soufflant le chaud et le froid.


    Le régime lissoubien fut caractérisé par la prise en otage de tout un pays en s'appuyant sur les ressources ethno-régionale. En dehors de l'inopportunité de sa théorie de " tribu-classe " aux fondements hasardeux, une autre stratégie plus dévastatrice et plus insidieuse avait les faveurs de ce régime. Le saviez-vous ? Le manque d'enthousiasme des leaders dans l'amélioration des conditions de vie des populations n'était pas fortuit, il obéissait à une stratégie de paupérisation de la base électorale pour l'avoir à sa merci pour des combats futurs.

    La vassalité puis l'allégeance des populations à l'égard des leaders ont été aisément obtenues en accentuant leur paupérisation. En clochardisant délibérément les jeunes, l'enrôlement du grand nombre d'entre eux dans les milices du pouvoir, conçues pour la réalisations de leurs desseins bassement matériels , s'est fait sans peine. Les populations sont ainsi victimes d'une violence insidieuse dont ils sont dans l'impossibilité de s'affranchir, car l'asymétrie de l'information qu'ils reçoivent des leaders augmente leur obscurantisme.

    Quant à Sassou, en revenant au pouvoir dans les conditions que l'on sait, il s'était très tôt inventé des alliés fidèles : la violence et la terreur. Il va les entretenir, les distiller à dose homéopathique au moindre soubresaut. Dès sa prise pouvoir en Octobre 1997, il annonce sans ambages à tous ses supporters venus nombreux le soutenir à un de ses meetings de victoire, qu'ils étaient revenus aux affaires, ce qui supposait une jouissance insouciante et inespérée des avantages conférés aux serviteurs de l'Etat. Le retour de l'ordre Kaki, avec lui le prestige et l'accumulation de richesses inespérées sur fond d'une mise à jour du " Yaka Noki noki " qui avait fait ses preuves autrefois dans l'accentuation de la dysharmonie sociale.

    L'euphorie de cette victoire militaire sur ses adversaires de 1997, conjuguée à la force de persuasion des marchands de la peur, avaient fini de convaincre les plus réticents de ses partisans qui croyaient encore aux vertus démocratiques. Désormais, chaque chute entraînerait la leur également. En liant son destin ombrageux au leur, le piège se referme sur tout le monde. On se sent complice d'une barbarie.

    Quelques réalisations tape-à-l'œil, comme la construction de l'aéroport militaire d'Ollombo, ou la construction des bâtisses hideuses à Oyo, sans réels effets d'entraînement sur l'amélioration des conditions de vie des populations, renforce la fascination des populations à l'égard de Sassou.

    Si la manipulation est incontestablement ethnique, on ne peut aucunement la confondre avec une volonté ethnique de domination. La vitalité du marché d'allégeances reste soutenue par les deux faces du miroir aux alouettes qui sont : l'espérance du contrôle de l'Etat et la crainte de la perte des avantages liés à l'accaparement de celui-ci. Les faits nous livrent une toute autre réalité. Sous Lissouba, seuls ceux qui gravitaient autour de " la bande des quatre " avaient réussi à rentabiliser leur allégeance. Partout ailleurs, la désillusion fut massive.

    La base ethno régionale de Sassou végète dans la misère totale, alors que les Nguesso, devenus fous par les recettes pétrolières exorbitantes, s'inventent des destins susceptibles de faire rougir les Duvalier. Dans l'histoire d'Afrique, peu de dictatures ont brillé par tant de mépris à l'égard de leur peuple. Les dernières turpitudes évoquées par «  La lettre du Continent n° 579 »  mettent à nu  une pseudo  confrontation ethnique sur fond de gestion de la principale ressource du Congo qu’est le pétrole. Elle  opposerait Mbochi d’Ollombo et Mbochi de Boundji. Elle ne concerne que les fils d’un même périmètre du territoire national. Un flagrant délit de « tribalisme gouvernemental ».  
    D’un côté il y a Blaise Elenga ( d’Ollombo) qui serait soutenu par Claudia Sassou et Bouya, de l’autre, Denis Gokana ( Boundji) qui aurait le soutien de Rodolphe Adada. C’est le Congo actuel, où un clan de mafieux s’empare de la principale ressource du pays.


    Alors que faut-il faire ?  Souffrir ? Rire ? Sourire ?
    Non ! La question est trop grave. Notre pays  continue à offrir l’image d’un enfant qui tombe dans un puits. Les témoins de la scène s’arrêtent à la margelle et personne n’ose entrer dans le puits pour sauver le pauvre innocent. Le pays est à sauver. Et comme pour  la fameuse jarre de Ghezo  Roi d’Abomey, l’apport de tout un chacun est appelé à être décisif.


    (1 ) Le Monde   du 21 mars 2003


    Djess dia Moungouansi  (Membre du Cercle de Réflexion <st1:personname productid="LA Rupture" w:st="on">LA Rupture</st1:personname>)


    Le blog de Djess :

    http://demainlecongo.oldiblog.com


    A lire également sur

    http://www.congoplus.info/fr/actualites-news-basango-nsangu/au-fil-des-jours/1122-la-manipulation-ethnique--le-peril-congolais.html

    http://www.congo-internet.com/welcome/index.php




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